Bienvenue pour ce Troisième Quart de Finale du MdE entre Meyaaaaaaaaaaa et Giiiiiiiiiiiiiiiiiiiin ! On les applaudit bien fort !
Comme d'habitude, vous aurez une semaine pour voter, soit jusqu'au 12 janvier à 10h00 !
Et comme je ne vous sens pas terriblement motivés, on repasse à des votes simples, mais n'oubliez pas d'encourager vos champion/ne/s, ça peut aider !
Meya Diablone :
Oeuvre : Helden (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,13811.msg235846.html#msg235846), de Daji
Description :
Meya Diablone est une jeune démone de la Gourmandise envoyée sur Terre pour influencer les humains à céder à la tentation de son Pôle. Effrontée et incapable de suivre les ordres, elle profite de sa vie d’humaine sans se soucier de sa mission première, malgré les nombreuses remontrances de son superviseur.
Sous sa forme terrestre, Meya arbore un physique avantageux qui lui facilite sa couverture, un travail dans une agence de Marketing. Sous forme démoniaque, sa peau prend une teinte foncée, ses cheveux s’enflamment, des griffes remplacent ses ongles manucurés, une queue prolonge sa colonne vertébrale et de petites cornes pointent sur son crâne.
Pour Meya, un seul mot d’ordre : déguster tous les mets du monde humain ! Mais derrière son apparente désinvolture, cette héroïne cachée renferme un lourd secret sur sa vraie nature et se révèle plus complexe qu’il n’y parait.
Extrait :
Mon monde est loin d’être appréciable pour des spécialistes de la Gourmandise tels que moi. La viande prolifère mais les accompagnements sont inexistants en raison de la terre infertile. Nous la mangeons donc soit crue, soit bien grillée, simplement tranchée. Les animaux qui nous la fournissent sont très différents d’ici. Ils sont bien plus gros et ne se laissent pas facilement manger. Il faut un peu de courage pour chasser. Bref, rien de très varié…
A mon arrivée dans le monde des humains, j’ai pensé qu’ils m’avaient envoyé au Paradis. J’ai passé de longs mois à découvrir une quantité incroyable de saveurs et de textures culinaires différentes. Ces superbes trouvailles sont d’ailleurs la raison de la venue plus que récurrente de mon chef… Comment voulez-vous rester concentrée sur un travail alors que tous ces plats alléchants n’attendent que vous ? Cet endroit est incroyable pour des démons comme moi !
Un jour, la curiosité m’a poussée à entrer dans un restaurant de sushis. Une explosion de senteurs et de couleurs m’y attendait. Tout un tas de petites bouchées, prêtes à être englouties en un rien de temps. Je ne reconnaissais pas cette chose crue alors j’ai préféré ne commander qu’un petit plat. Au moment même où le petit mélange de riz vinaigré, de poisson et de wasabi a rencontré mes papilles gustatives… J’ai cru atteindre le Nirvana… Le poisson… Une denrée exotique et pourtant si simple ! Du goût, de la chair, de l’onctuosité, de la force de caractère, de la fraicheur… Tout y est ! Evidemment, j’ai ensuite essayé tout ce que le menu pouvait proposer. Depuis ce jour, mes papilles sont devenues accros aux sushis. Réellement. Si je n’en mange pas au moins trois fois par semaine, je ressens un trou au fond de moi. Voici donc pourquoi je suis plus que soulagée que Gilles n’ait pas eu l’occasion de me prendre ce précieux trésor…
Fiche par Daji
Gin :
Oeuvre : Du baume au cœur (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,6456.0.html), de Say
Description :
Gin est un garçon à la frontière entre l'enfance et le monde des adultes. Il entre à la pharmacie des Idées Noires pour chercher un remède, mais pas n'importe lequel : Gin a l'esprit trop encombré des vérités du monde, a lu trop de livres philosophiques, et tient à oublier tout ça.
Gin est un garçon poignant par son innocence et la souffrance qu'il éprouve, dans un monde que pourtant il devrait à peine commencer à découvrir.
Extrait :
Le vendeur se retourna, jaugeant ce petit garçon comme s' il lui demandait la lune. Il plissa les yeux imperceptiblement, et retourna à ses rayons . Il s'affaira, s’arrêta près d'un produit, jeta un œil à Gin, le reposa, en saisit un autre, le reposa à nouveau, et réitéra le manège plusieurs fois.
Il finit par prendre l'échelle, et grimper les barreaux quatre à quatre. Il grimpa haut, très haut, si haut que Gin le perdit de vue. Il finit par redescendre, un tube blanc sans étiquette à la main.
« Monsieur, ceci est un baume pour le cœur. Je doute qu'il soit possible de trouver plus efficace à l'heure actuelle. »
Gin sembla convaincu. Cela sonnait bien.
« Il vous faudra en appliquer doucement sur votre cœur, tous les soirs, pendant une semaine. Après cela, vous serez guéri, Monsieur. Je peux vous le garantir. »
« Sur mon cœur ? Vous voulez dire sur ma poitrine ? »
« Non, Monsieur. Sur votre cœur. »
« Mais comment suis je supposé passer de la pommade sur mon cœur ? »
« En le faisant sortir de votre poitrine, Monsieur. »
« Mais comment le faire sortir ? »
« Comme il y est entré, je suppose. »
Fiche par Kerena