Salut salut !
portait les mains à ses reins et gardait la main posée sur son ventre : elle couvait le printemps !
Une espace en trop après reins.
Répétition de main d'autant plus malheureuse qu'elle rend la phrase incohérente (elle porte ses mains à ses reins et la garde sur le ventre).
Son petit miracle prenait racine, il bourgeonnait, déployait sa petite existence et chaque feuille qui défroissait sa grâce vert tendre dans l’amandier, semblait à Batista une petite main se dépliant peu à peu.
La dernière virgule me semble dommageable
On allait vers la fin du mois de mai : mois de Sainte Marie la vierge bénie, et chacun savait que les enfants du mois de mai étaient protégés par la sainte mère, aussi Madrita venait-elle de s’installer chez sa fille, comme si sa présence aurait le pouvoir de déclencher le travail.
Je dirais qu'il te faut une majuscule à Vierge et surtout à Sainte Mère.
L'introduction de Madrita est bizarre : tu n'expliques pas qui elle est (ça peut aussi bien être un surnom de Baptista) et fait sa description comme si tu continuais celle d'avant.
Batista se reposait à l’ombre de sa chambre, le front humide, la main posé sur la colline de son ventre.
Posée
Tu as plus ou moins déjà dit ça.
. Madrita sorti en soupirant, nerveuse et tournant comme une chatte à l’approche de l’orage.
Sortit.
Perso j'aurais préféré deux phrases, ce qui t'aurait permis de te passer d'un participe présent lourd.
Batista se leva pour baigner son visage dans l’eau fraiche, attrapant la cruche posée près de son lit : une vague chaude s’engouffra entre ses cuisses et vint d’un coup tremper le sol de la chambre.
Le double point est une erreur.
Le participe présent me semble chelou aussi. D'une manière générale j'ai un peu de mal à bien visualiser — grammaticalement — ce que tu écris dans ce passage.
le mettre au monde c’est le remettre à tout le monde.
Pas mal ça.
La répétition d'enfant dans le paragraphe est dommage.
L’envie de rester encore un moment seule avec lui devint si prenante, que rien d’autre ne compta que de bercer son ventre entre ses mains, applaquant le petit croissant nacré de sa paume au plus prés de l’enfant, chantonnant à voix basse, sans se préoccuper des larmes qui mouillaient l’oreiller, ni des douleurs qui lancinait ses reins.
La virgule à prenante est une faute à mon sens.
Sûre de ton applaquant ?
Je comprends pas l'intérêt des participes présents ici.
La souffrance montait, mais était supportable et elle n’avait besoin de personne pour parler à son petit, lui dire qu’elle l’attendait, qu’elle l’espérait, qu’elle l’aimait déjà. Elle resta couchée au mitan de son lit, invoquant le souvenir de Sandro, lui promettant de prendre soin de l’enfant, l’implorant de veiller sur eux, lui jurant d’élever leur fils de son mieux, d’en faire un homme fier et solide.
Ça fait deux paragraphes avec exactement la même structure (première phrase active, puis accumulation de participes présents)
Elle murmurant dans le soir des mots d’amour que seuls les anges devaient
Murmura
Une espace en trop avant anges
La nuit tombait doucement quand la douleur peu à peu éteint son chan
éteignit
estimant la douleur qui monte et le temps qui reste à endurer
Manquent les passés
Qu'il restait à endurer, d'ailleurs, non ?
Une vague nouvelle ruina sa vigilance : elle s’arqua de souffrance sans même s’en apercevoir
Je pense que tu peux éviter de préciser que c'est de souffrance.
Madrita avait prestement, dès le début du travail, jeté du sel aux quatre coins de la chambre et sous le lit de la future accouchée : dernière protection contre les mauvais esprits. Elle avait allumé des bougies aux pieds de la Sainte vierge, et prié Santa Margrita : il valait mieux ne froisser aucune des deux saintes patronnes, deux adorations étaient plus prudentes. A présent, ces précautions étant prises, elle pouvait se consacrer à son rôle de mère et prendre soin de sa fille. Elle l’avait embrassée, avait bassiné son front moite d’eau de lavande, lui avait frotté les pieds de gros sel pour attirer l’enfant vers le bas, et avait massé ses cuisses endolories d’huile d’amande douce, puis elle l’avait embrassée. Dés que Batista avait été capable de s’assoir, Madrita l’avait embrassé et avait réchauffé ses reins par une vigoureuse friction de vinaigre tiède, et placé sous sa nuque un coussin venu d’on ne sait où, mais qui sentait la laine d’agneau et que Batista affectionnait particulièrement. Elle l’avait embrassé encore. Elle avait préparé un café bien fort pour la sage-femme, et était allée en cuisine s’étrangler en cachette avec quelques gouttes d’alcool de figue. Elle embrassait à nouveau sa fille : baisers voluptueux à l’odeur de soleil.
Les multiples répétitions d'embrasser peuvent être supprimées, simplement en disant les choses autrement. Ça allègera le paragraphe et donnera moins l'impression d'être des fautes d'auteure.
Des accords sont mal faits.
J'ai eu un peu de mal avec ce paragraphe : à mon avis, il aurait dû venir plus haut et pas comme flashback.
Les heures passaient, éreintantes et cruelles, sans que rien ne se passe.
Faudrait plus nous le faire sentir. C'est un peu facile ça.
Soudain Batista hurla, quelque chose craqua en elle, quelque chose poussa plus fort, ouvrit plus amplement sa chair, quelque chose de plus puissant qu’elle, qu’elle ne contrôlait pas et qui dictait sa loi : dos arqué en cathédrale, cuisses ouvertes grandes comme le monde, cuisses luisantes écartées sur un miracle qui venait, qui descendait, qui forçait sa route, qui franchissait l’ultime barricade, et frayait son chemin à travers la chair bleuie de sa mère.
La première phrase est bien dans ce que j'ai l'impression que tu recherches ; le reste est un peu too much.
Elle se cabra à s’en rompre le dos : Alors, dans un éclat mouillé l’enfant se laissa tomber dans les mains de la sage-femme : épouvantablement beau
Pourquoi les doubles points ?
D'ailleurs, jamais de majuscule après.
Madrita tendit le couteau d’écaille de Sandro avec tendresse. Elle tremblait un peu la Madrita, elle avait laissé sa superbe au dehors
Cette partie du paragraphe est top.
. Lucca, s’il avait su, aurait été
Une espace en trop après le point.
Qui est Lucca ?
Elle tenait l’enfant si léger dans ses bras, à peine enveloppé d’un lange, elle scrutait son minuscule visage, passait une main douce sur son front humide, y traçait un signe de croix.
C'est bizarre ici : l'enfant est enveloppé, ok, mais après tu pars sur la mère. Il faut une vraie coupure.
Batista accueilli l’enfant dans ses bras en coupole
accueillit
Elle le baptisa de larmes de joie, perles et cristal. Et enfin, le nomma :
« Bonjour mon tout petit, bonjour Sandrino »
Hum, le fait de donner un nom fait partie du baptême, non ?
Alors je n'ai pas été convaincu, et pour le coup je pense pas que ça ai grand-chose à voir avec ce que j'ai entre les jambes.
Je vais tenter d'expliquer les problèmes que j'ai identifié.
– la chronologie de ton texte est complètement chamboulée et pour un texte comme ça, faut que ce soit très clair. Faut pas que le lecteur sorte de l'ambiance, sinon c'est mort, on n'est plus dedans, et le temps de s'y replonger, bah on arrive au bout. Garde une chronologie classique, très claire.
– justement, j'ai trouvé que ça manquait de mise dans l'ambiance. Au final, c'est très factuel. Un peu grandiloquent, parfois. Bref, faut plus nous montrer, nous y plonger. Parfois, écrire simplement est encore le meilleur moyen de faire ressentir les choses.
Voilà voilà pour mon avis, bonne continuation.