Mon premier partage depuis que je suis inscris ici.
C'est un vieux texte à peine retravaillé. Un texte qui donne assez bien le ton de ce que je peux écrire d'usuel. Même si celui-ci est très extrême, très noir.
D'autant que le titre convient parfaitement à une première, pour le partage.
N'hésitez pas à exprimer votre ressenti vis-à-vis de ce texte ; cela me permettra aussi de me situer, rapport au site et à mon niveau.
Avertissement au lecteur: le texte qui suit porte la mention “contenu explicite” car certaine partie de ses écrits sont de nature à choquer la sensibilité des plus jeunes.
Je l'avais chopée dans cette petite rue désertée des gens, de la lumière, et de Dieu. Car si Il avait été là - et Il était là - Il était resté assis sur Son cul divin à me regarder faire, tout en astiquant Son miséricordieux appendice.
Elle était totalement à ma merci, effrayée mais ne renonçant pas à la colère et ne cédant pas à la panique. Elle me regardait, probablement à espérer le moment où elle pourrait saisir sa chance et me décoller ce qui lui tomberai sous la main pour s'enfuir en pleurant et en criant à pleins poumons afin que les villageois ne viennent à son secours et tuent l'immonde bête que je suis...
Je m'avança vers elle, plus déterminé que jamais. L'excitation commença à monter en moi. Soudain, elle n'eut plus aucun doutes ; la lame de mon couteau s'illumina à la lueur de la lune, pourtant obscurcie par les nuages de cette nuit d'automne. Maintenant, elle savait que se ne serai pas aussi facile qu'elle ne le pensait. J'avais une lame ; elle comprit que la lutte n'était pas une option, et encore moins une solution. Je vis le désespoir se dessiner sur son visage pur, et l'appétit montait en moi.
Je la plaqua contre le mur d'une main, tout en appuyant mon bistouri, qui prolongeait mon autre main, sous sa gorge. Elle ne se débattit pas, mais sa main m'échappa et, surement par reflex, me gifla. Pour seule réponse, je lui lacéra romantiquement la joue gauche. Un léger cri de douleur s'échappa de ses lèvres pour mourir au coin de la rue. Ce gémissement m'excita d'avantage. Laissant mon arme sur sa joue, je commença à lui enlever ses vêtements.
Sa jupe tomba sur ses chevilles, laissant apparaitre une étoffe en dentelle noir. Elle avait l'intention de la montrer à quelqu'un d'autre surement... Je découpa son haut et le lança aussi loin que possible derrière moi. Elle n'avait pas de soutien-gorge, et tant mieux ; presque rien n'aurait pu embellir ses seins. Il n'y avait rien à ajouter là-dessus, si ce n'est pour les cacher...
Sa respiration s'accéléra, son souffle chaud et court me caressa le cou et me fît frissonner de plaisir. Je la regarda droit dans les yeux, ses beaux grands yeux bleus... Ils ne demandaient pas pité et j'eus à ce moment précis la conviction qu'elle me comprenait... Elle me comprenait et je pris conscience que je l'aimais, du plus profond de mon âme. Cela me bouleversa. Je songea à tout arrêter ; ranger mon Opinel, m'excuser et rentrer chez moi, mais si je faisais ça elle ne me comprendrait plus et je ne l'aimerais plus... De toutes façons, il était trop tard ; pour elle et pour moi ! A ce point, impossible de faire demi-tour et de tout oublier.
D'un habile mouvement de lame, je fis céder sa dentelle qui tomba comme le font les feuilles jaunes portées par le vent d'automne. Je l'embrassa en la touchant, elle tourna la tête pour décacheter nos lèvres. Cela me vexa. On m'a pourtant toujours dit que j'embrassais bien... Le contexte sans doute.
Je l'empoignai et la jetai par terre. Elle était nue sur les pavés humides.
Elle recula lentement vers le fond de l'impasse, en se traînant. Je me déshabillai rapidement pour ne pas la perdre du regard trop longtemps. Un fois nu devant elle, je m'avançai pour un accomplissement charnel qui promettait d'être tout ce qu'il y a de plus sauvage et de plus excitant.
Je voulais la faire jouir, qu'elle ne soit pas venu pour rien. Malheureusement, si je commençai à me lancer dans des préliminaires pour la satisfaire, elle aurait pu en profiter pour s'échapper ; pour m'échapper...
Alors je décida d'y aller franchement.
De sortir ma virilité déjà bien virile et de la pénétrer. Elle émit un cri ; de plaisir, de douleur ou de tristesse, je n'en sais rien et je ne voulais pas le savoir ! Tout était plus simple ainsi.
Je vas-et-viendais en elle pendant une bonne dizaine de minute avant d'atteindre l'extase, le 7éme ciel, le nirvana (même si, étymologiquement, ce dernier mot n'avait aucun rapport avec la situation...)
Alors je lui planta mon couteau en travers de la gorge avant même d'avoir fini de cracher. Elle me regarda avec ces grands yeux tristes et pleins de larmes ; dont une coula doucement sur sa joue gauche. J'essuya cette larme avec mon doigt et le porta à ma bouche ; elle était chaude et salée, tel un nectar antique...
Ce gout allait me hanter à jamais.
Quand sa jugulaire s'arrêta de saigner, je continua à m'aventurer en elle avant qu'elle ne devienne froide et rigide ; sortis, me rhabillai, et partis. Sans remords, sans tristesse, même si mes yeux étaient embués par des larmes qui devaient provenir de mon immense allégresse. Je repliai mon couteau et le rangeai dans la poche intérieure de mon veston que je portais encore ce matin pour mon travail obscène et dégradant pour l'être humain.
Tout en marchant, je me repassais toute la scène ; C'était de loin le meilleur moment de toute ma trop courte vie ! Trop courte vie qui allait s'achever dans quelques mois ; soit par la maladie, soit par les balles de la Justice.
En rentrant dans mon appartement, j'embrassais mon fils qui dormait profondément, me déshabilla de nouveau, et me coucha aux côtés de ma femme.
Avant de m'endormir, paisiblement, je donna un nom à cette fille qui venait de voir sa vie abrégée : je l’appela...
...La Première.