Sculptant l’orfèvre perfectionne sublime sa création amène sa foi méticuleuse, optimisant la forme légitime le fond d’opale affectionne l’organique déstructuration. La foi technique s’achève brûle et fond de son fluide liquéfié attendrit les cœurs. Un mouvement archive nettoie l’aspect lisse et tranquille mime ce qui le satisfait sans heurt.
Comme toujours, son après-midi s’est montrée parfaitement à la hauteur de mes attentes, qu’il a suscitées la veille pour me faire monter l’envie.
‘Demain, je t’emmène faire les boutique, je t’achèterai un collier.’
C’est le moment dans ces journées de week-end qu’il me dédicace à la perfection de son romantisme tout aussi à fleur de peau que mon désir d’amour. Je ne me suis jamais habituée à ce qu’il me fasse ce genre de cadeau, mais par sentiment, je me force à voir en ses manières la marque d’une affection attentionnée. Lorsqu’il m’achète un collier, il se montre toujours plus gentil qu’à l’accoutumée. Ce n’est pas un ange, en temps général, mais lorsqu’il a cette idée en tête, il est plus doux qu’un agneau. Et moi, bien évidemment, je profite, peut-être un peu naïvement, de ces moments de délicatesse. Je ne veux pas transformer ce tronc massif en fleur, mais j’apprécie que de temps en temps bourgeonne quelque chose de moins rugueux que cette écorce masculine.
‘Avant de partir, enlève ton collier, tu pourras mettre le nouveau directement pour que je t’admire durant notre journée.’
J’ai pensé à ces colliers que, enfant, j’achetais, dont les perles étaient des bonbons. Ils avaient un élastique, que je tirais pour croquer un à un les éléments de sucre.
Alors on a fait les boutiques. Je regardais les colliers, et dès que j’en aimais un, je lui demandais s’il l’aimait également. Son avis est important pour moi, car je veux qu’il me trouve belle, en plus de vouloir être belle pour moi et pour les autres. On est allés à Sculptures de femmes, on est allés à Perle ambrée, on est allés à Fleurs sur le nil. Mais depuis qu’il m’emmenait acheter ces colliers, je ne prêtais plus autant attention à ces bijoux. Parce que c’était son fétichisme et non le mien.
Alors j’en ai choisis un presque au hasard. Il me plaisait, mais connaissant son sort, j’ai préféré ne pas trop m’y attacher. Je l’ai porté avant qu’il ne le paye, et ne l’ai plus quitté de l’après-midi. Nous nous sommes promenés près de la rivière, il me racontait des choses à l’eau de rose qui me faisaient rougir. Nous nous sommes baladés dans la vieille ville, il me racontait des blagues qui me faisaient rire. Puis nous sommes allés au cinéma, il m’a proposé un film que je tenais absolument à voir avec lui, et j’ai accepté. Enfin nous sommes allés au restaurant, j’ai mangé ma salade de fruits de mer et lui son steak haricots. La partie douce de la journée s’était ainsi déroulée. Pouvait commencer la partie violente de la soirée.
J’ai remarqué que plus l’homme est romantique, plus il a besoin de violence. Je n’ai pas expérimenté assez de femmes pour savoir ce qu’il en est, mais personnellement, je suis faite du même bois. J’ai donc aimé qu’il me plaque brutalement contre le mur pour m’embrasser, une fois rentrés à la maison. J’ai aimé sa manière fougueuse de me déshabiller, tout comme j’ai aimé lorsqu’il m’a jetée sur le lit. Il m’a tiré les cheveux, m’a claquée. C’est comme ça qu’il me met en condition.
J’ai gardé le collier, selon sa volonté habituelle, et nue de toutes parts hormis du cou, je me suis offerte à sa virilité. Au bout d’un moment, il m’a retournée de ses bras puissants, et m’a dit :
‘Mets-toi à quatre pattes.’
C’était le signal. Il me caressait la gorge, d’un mouvement sensuellement étrangleur.
J’ai obtempéré, et il m’a pénétré violemment. Je lui demandais de m’insulter, et il m’insultait. Il était maître de son plaisir, tout comme moi, et nous sommes montés ensemble. Ses mains avaient tournées sur ma nuque, et enserraient le collier tout neuf.
J’ai joui, il a joui, et d’un mouvement sec, il a brisé le collier dont les perles se sont éparpillées sur le lit.