Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: RyanCoteAzur le 02 Décembre 2015 à 18:03:57

Titre: Un jour, un décès.
Posté par: RyanCoteAzur le 02 Décembre 2015 à 18:03:57
Je sens la peur et la tristesse envahir insidieusement mon esprit, me procurant des frissons. Mes poils se dressent.
Ce pompier est obligé de me traîner, de me soulever pour quitter les lieux. Je refuse de regarder cet enfant, le corps brisé tel un pantin désarticulé. Je ne me sens pas prêt, je ne l'accepte pas alors je me contente de lire sur le visage des passants l'horreur et le dégoût mêlé à la curiosité morbide, comme si cette scène d'accident n'était qu'une simple distraction dans le but d'apercevoir du sang, des larmes et des pleurs.
Malgré le calme que je m'efforce de contenir, mon cœur se serre et je me dis que la mort n'est peut-être qu'un changement de place.

Les secours médicaux entourent ce môme sans défense, si ce n'est qu'une branche de chêne pointue dans sa main droite, celle-ci absorbant la vie du gamin : son sang.
Après avoir dévisagé plusieurs de mes subalternes, je pose mon regard sur ceux qui me balaye d'un autre oeil, avant de me lever, leur adressant un signe de la tête, digne de mon autorité. Ils comprennent parfaitement où je souhaite en venir. Nous sortons tous de la pièce, restant sans voix en laissant les secours médicaux finir le travail. - Leur travail -.

Depuis le jour de cet assassinat, j'ai connu la vie ainsi : c'est une tartine de merde et il a fallu que j'en mange une bouchée tous les jours pour le comprendre. Désormais je vis de mon vivant avec le souvenir de son décès.
Titre: Re : Un jour, un décès.
Posté par: barnacle le 02 Décembre 2015 à 21:22:18
Quelques corrections rapides pour commencer :
 l'horreur et le dégoût mêlé > probablement "mêlés"
des pleures > des pleurs
m' efforce > m'efforce (espace en trop)
- Leur travai l - > travail

Ensuite, j'ai un peu de mal à entrer dans ton texte j'avoue. Je ne suis pas sûr de la scène : un flic qui tue un gosse, parce qu'il a confondu un bout de bois avec un flingue ? L'image est sans doute très claire dans ton esprit, mais pour le lecteur (en tout cas moi) ça ne l'est pas. Et l'intention que je devine est celle d'une image vive, tranche - donc où est l'essentiel est clair.
N'hésite pas à me dire si je me trompe.

Un problème plus évident est plusieurs choses plutôt mal dites :
Citer
comme si cette scène d'accident n'était que simple distraction dans le but d'apercevoir du sang
Déjà ça coulerait mieux en disant "qu'une simple distraction".
Et le "dans le but d'apercevoir" est juste mal collé au reste de la phrase, il manque au niveau logique un "ils sont là", "ils regardent cette scène pour".

Citer
Malgré le calme que je m' efforce de contenir
"contenir le calme" n'est pas idéal comme formule et dire "malgré le calme(...)" est vraiment maladroit pour la logique de la phrase. Cherche plus dans le sens de "malgré mes efforts pour garder mon calme".

Citer
la raison de vivre du gamin : son sang
Pas sûr de l'image. Le gamin a pour raison de vivre son sang ?

Puis visuellement un problème pour moi : il y a des passants curieux, mais "nous sortons tous de la pièce" ? J'ai vraiment le sentiment que ton ambition est de donner à voir quelque chose, mais tu demandes d'en deviner beaucoup en même temps...
Titre: Re : Un jour, un décès.
Posté par: SoDeb le 02 Décembre 2015 à 21:46:00
Aux très fines remarques de bernacle, j'en ajoute une petite :

Citer
je regarde ceux croisant mon regard
Répétition de regard, qui m'a dérangé à la lecture.

J'ai lu très rapidement en première lecture, et je n'ai pas compris qui était "je".
Avec le commentaire de bernacle et une seconde lecture, j'ai intégré plus d'éléments, mais effectivement, ça manque de clarté et de précision.
Titre: Re : Un jour, un décès.
Posté par: Edma le 02 Décembre 2015 à 21:51:32
Toutes les corrections ont déjà été faites. Mais je ne sais pas, ton texte me perturbe.
Déjà, il est très flou. On ne comprend pas trop où on se trouve.
Puis, la fin est pessimiste. Bon, au moins, t'as le mérite d'être honnête et de ne pas lésiner sur les mots !

Voilà, bonne continuation.
Titre: Re : Un jour, un décès.
Posté par: RyanCoteAzur le 04 Décembre 2015 à 16:15:39
Alors d'abord, bonjour à vous et merci d'avoir pris le temps de lire mon texte, qui je l'admet est peu détaillé d'un fait exprès, pour laisser place à l'imagination. Nous avons pas tous le même esprit imaginatif.
Je vous remercie également pour vos commentaires (que j'ai pris en compte, notamment corrigé les quelques fautes de frappe, ainsi que modifié certaines de mes phrases, dans le but de les rendre plus fluide).

Je vais donc là, commencer par te répondre à toi, barnacle :

Il ne s'agit non pas d'un flic qui tue un enfant, mais d'un flic qui arrive sur ce drame, inspectant les lieux.
Ensuite, pour ce qui est du sang de l'enfant, je me suis mal exprimé lors de l'écriture de la phrase, car je ne trouvais pas le mot (que je n'ai toujours pas trouvé d'ailleurs) qui dit que c'est grâce à notre sang (en quelques sortes) que nous vivons. Donc je l'ai un peu tournée d'une autre manière.

Enfin, tu me dis :
Citer
Puis visuellement un problème pour moi : il y a des passants curieux, mais "nous sortons tous de la pièce" ? J'ai vraiment le sentiment que ton ambition est de donner à voir quelque chose, mais tu demandes d'en deviner beaucoup en même temps..
Oui, comme tu l'as dis plus haut dans ton message, ça parait clair pour moi, et non pas, pour le lecteur (je m'en excuse).
On peut s'imaginer qu'au derrière de cette pièce (ce lieu) il y a par exemple, une vitre qui laisse la possibilité aux passants de voir ce qu'il se passe.

Je me suis un peu planté sur le texte, je l'ai fait à la va vite et si je modifie toutes ces petites choses la, ça reviendrait à modifier l'intégralité du texte, alors à quoi bon le faire... Autant en refaire un autre, en prenant compte de tes conseils. Je t'en remercie encore une fois, d'ailleurs.

Maintenant, SoDeb :

Merci pour ton oeil perfectionniste, ça m'a aussi dérangé en relisant la phrase. Modification effectuée.

Edma :

Je comprends chacune de tes critiques (qui sont constructives hein). Je te laisse lire l'entièreté de ma réponse pour avoir une meilleure vision du texte.