En cette fin d'après-midi, il fait frais. Le soleil amène encore quelques uns de ses rayons (je trouve ça lourd comme structure, mais c'est juste mon avis. J'aurais plutôt mis "quelques rayons". Même si j'ai saisi l'intention de personnifier le soleil (et les autres éléments), j't'assure qu'à lecture c'est lourd et ça a un côté pompeux. Du moins à mes yeux) sur cette cour où je me trouve, mais le vent s'impose pour me tenir compagnie. J'aime qu'il soit là avec moi (c'est qui, 'il' ? Ce n'est pas clair). Grace à lui, mes sens semblent bien plus vivaces. Sa caresse fraîche (ce n'est qu'ici qu'on comprend qu' "il" est le vent, c'est trop loin, on a le temps de buter, il faut assurer une fluidité, je pense) me donne l'impression d'un amant habile, (ici il fat une virgule, sinon ta phrase est trop longue à lire d'une traite, et pas évidente) qui sait comment me faire ressentir le plus sensuel des frissons, ; (ici, j'aurais mis un point virgule, ça semble plus logique que ta structure de base) celui-là même qui part d'un point très précis pour se répercuter dans tout mon être. Mes cheveux deviennent autant d'armes dont il prend possession pour me chatouiller le visage. Il aime que je les laisse libres. Il me le dit souvent. Un son, une parole, un bruit. Celui de mon étrange compagnon sur la nature. Les arbres sonnent le carillon de son passage. Les feuilles au sol, la plainte de leur solitude soudaine. Car, face au vent, tout le monde ploie (faux ! Comme dirait l'empereur dans Mulan : "qu'importe que le vent hurle, la montagne jamais ne ploie devant lui". Oui bon, on a les références qu'on a XD :D Enfin du coup cette phrase à une répercussion de "faux", de pas naturel :/). Même ce grand arbre, celui qui se pare de belles couleurs en été (c'est qui/quoi cet arbre ? Quel est son but ? Je ne sais pas pourquoi tu fais cette emphase sur lui, ce n'est pas clair. Quand tu parles des arbres dans leur globalité, je comprends, j'adhère. Là, appuyer sur un arbre comme ça de but en blanc on sait pas pourquoi, non. Enfin ce n'est que mon avis bien-sûr), se retrouve démuni par son passage. Et moi je l'aime, car j'aime (essayer un effet de répétition pour instaurer une dynamique, mettre en exergue quelque chose, oui. Mais là c'est mal tourné, il aurait fallu que le second "j'aime" se lise un peu plus loin) sa caresse, j'aime les émotions qu'il suscite, mais surtout, j'aime savoir que je ne serais jamais seule. Quand je me sens loin du monde, il m'accompagne me chantant ses victoires sur la nature. Mais, toujours, le monde revient à moi. Aujourd'hui, il prend la forme d'un chaton qui, de ses grands yeux jaunes, me dit qu'il a besoin de mon aide. Il voulait sortir, jouer avec les feuilles. Mais maintenant, il a froid. Il veut retourner dans la sécurité de la maison, retrouver sa chaleur. Alors, je le prends dans mes bras, et, non sans un dernier regard, un dernier baiser, je dis "au revoir" à cet(? Le vent ? L'arbre ? Le monde ?) étrange ami. Car, avec lui, ce n'est jamais un "adieu". Je sais que si demain je l'appelle, il sera là, et m'aimera toujours autant.
le monde revient à moi. Aujourd'hui, il prend la forme d'un chaton"il" a été le vent pendant toutes les phrases précédentes, donc je m'attendais un instant à ce qu'il le soit à nouveau.
Grace à lui, mes sens semblent bien plus vivacesJe préférerais quelque chose autour d'un verbe comme "aviver", "aiguiser" etc, plutôt que le un peu mou "sembler".
J'aime le mouvement du texte, on sent un côté plus détendu, plus libre que dans tes autres textes. La longueur des phrases ne me dérange pas. Tout me semble dit très naturellement.
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec la remarque d'Iva sur "même cet arbre" : je pense que l'idée qu'on revient vers la cour où tout commence passe assez bien. Mais il y a toujours matière à clarifier.
L’ambiguïté que je note est plus là :Citerle monde revient à moi. Aujourd'hui, il prend la forme d'un chaton"il" a été le vent pendant toutes les phrases précédentes, donc je m'attendais un instant à ce qu'il le soit à nouveau.
Autre phrase où il y a matière à un peu d'améliorations :CiterGrace à lui, mes sens semblent bien plus vivacesJe préférerais quelque chose autour d'un verbe comme "aviver", "aiguiser" etc, plutôt que le un peu mou "sembler".
En réalité, je l'ai écrit sur mon téléphone, alors que j'étais assise dans le jardin à attendre que mon chaton se soit bien dégourdi les pattes.
Donc, ça fait que je l'ai posté vraiment pendant l'inspiration du moment, peut-être pour partager ce que j'éprouve envers le vent. Donc, tu viens de lire un texte que je n'ai pas pris le temps de retravailler, qui vient du cœur et de rien d'autre. D'où :
-des répétitions, qui ne se voient pas forcément sur un format téléphone (je l'ai vraiment posté via mon mobile ^^ ), mais que je sais être des erreurs fréquentes à corriger dans mes textes.
-quelques sensations peu claires pour un lecteur extérieur (l'arbre est celui qui prend beaucoup de place dans le jardin, mais je ne voulais pas qu'il soit trop personnel : "un arbre", que n'importe qui puisse voir un arbre dont il connait les couleurs d'été et qu'il voit disparaître en automne).
-des phrases longues et lourdes (mon père aimait me surnommer Proust quand je lui montrais mes devoirs de français ^^ )
Je vais prendre tous tes commentaires en considération et retravailler ça, le relire dix fois pour m'assurer que mes phrases ne fassent plus trois lignes et qu'il soit plus aéré car je parle du vent et donc quelque chose de léger qui n'admet pas le manque d'espace.
P.S. : J'ai pensé à ce passage de Mulan :coeur: , mais pour moi, à sa façon, même si la montagne ne ploie pas, les arbres perdent en beauté et en vigueur (un peu comme un chien sorti du toiletteur -vive l'image ;D -). Bon, je dis Mulan, mais en vérité c'est Shan Yu :coeur: , sa voix :coeur:, et l'un de ses hommes que j'ai surnommé le Rat :coeur: :-[ .
Simplement, j'ai fait part de ce qui m'a dérangée/chagrinée pour une lecture optimale. :)
Sauf la fin avec le chaton qui m’a donné l’impression de recevoir une bouilloire sur la tête. Ceci a eu le mérite de me faire émerger du rythme pour réactiver mes neurones en mode « Wait, j’ai du louper un épisode. Je vais relire ».
Une fin confuse, mais sympa quand même.
J'ai lu le produit fini, j'aiiiiiiiiiiiiiiiiime !!!!!
J'aimais le fait que l'évocation soit implicite, j'ai été un tout petit peu désappointée par le fait que tu le nommes concrètement, ton amant le vent haha, justement parce que j'aimais le côté implicite, mais j'avoue que je chipote uniquement parce que je savais de base que c'était du vent que tu parlais :D
"Tu m'accompagneS" ;)
"Je serai", car le conditionnel n'est pas explicite (ni vraiment implicite, enfin je trouve)
Enfin là j'ai envie de dire ça frôle la perfection, j'ai vraiment rien à redire, je chipote définitivement.
J’avance seule dans la rue bruyante. Mais je n’entends rien. Je cherche une issue. Cela me semble si impossible. Les gens se resserrent autour de moi. Que cherchent-ils ? Que me veulent-ils ? Une femme me bouscule. Elle court vers ce joli collier. Deux autres discutent. Leurs poucettes prennent de l’espace. Et leurs bébés hurlent. Encore une bousculade. Je suis le mouvement de la foule. Sans le vouloir. J’étouffe…Ca ne marche pas tout à fait, c'est dommage. Il n'y a que les dernières phrases où je sens l'étouffement (à partir de "Encore une bousculade") - et cet étouffement je le connais bien.
CiterJ’avance seule dans la rue bruyante. Mais je n’entends rien. Je cherche une issue. Cela me semble si impossible. Les gens se resserrent autour de moi. Que cherchent-ils ? Que me veulent-ils ? Une femme me bouscule. Elle court vers ce joli collier. Deux autres discutent. Leurs poucettes prennent de l’espace. Et leurs bébés hurlent. Encore une bousculade. Je suis le mouvement de la foule. Sans le vouloir. J’étouffe…Ca ne marche pas tout à fait, c'est dommage. Il n'y a que les dernières phrases où je sens l'étouffement (à partir de "Encore une bousculade") - et cet étouffement je le connais bien.
Quelques pistes que je vois :
- commencer plus agressivement : "Je cherche une issue" devrait avoir la priorité sur le relativement tranquille "J'avance seule dans la rue bruyante"
- un peu de confusion sur le lieu : la femme qui court vers le collier fait penser à une galerie commerciale plutôt qu'à une rue, même commerciale
- "Deux autres discutent." : le verbe est trop léger. "Prendre de l'espace" : trop abstrait.
- le paragraphe va un peu trop de "ils", "les gens" vers des personnes précises "une femme", "deux autres", "leurs poussettes" ; bref, réduit le nombre de personnes au lieu de l'augmenter ; il peut y avoir des images précises mais elles doivent rester au milieu d'une augmentation de la confusion, de la foule.
Il n'y a que la toute fin, peut-être. La touche est mignonne mais la formule peut-être pas encore la bonne. Déjà la virgule entre "mais" et "une fois" que je n'aime pas trop, puis il y manque un petit quelque chose. Peut-être une pointe de reproche, de réprimande ? Dans l'esprit de "petit coquin".
quelques morceaux de bœuf qui suspendent mollement contre une cuissequi pendent ou qui sont suspendus
Ok, ça va te sembler très pointilleux mais... Pour moi, la ponctuation distrait un peu. (toujours pour le premier paragraphe)
Tu mets un point après les guillemets, ce qui est techniquement correct, mais du coup ça fait une triple fermeture à chaque fois (ponctuation de fin de phrase, guillemet fermé puis point).
Solution la plus simple : des virgules (ou tirets, points-virgules...) à la place de certains points.
Solution trop audacieuse pour marcher : mettre les paroles en italique plutôt qu'entre guillemets. Mais je n'y crois pas trop.
Et pour une remarque plus pied-sur-terre :Citerquelques morceaux de bœuf qui suspendent mollement contre une cuissequi pendent ou qui sont suspendus
Et répétition "morceaux de boeufs"/"morceau de fromage" dans un paragraphe où il y a déjà beaucoup de répétitions volontaires.