Je ne sais pas si mon intervention est très utile, ou si même vous pourrez la comprendre, mais voilà voilà :)
Utile ou pas, on s'en fout, discuter, c'est cool.
Mais ces mêmes choix sont avant tous influencés par notre environnement et notre société. Et je dirais que nos envies sont à considérer comme étant à part des nos choix, car de même soumise à des pressions et normes sociales, et de ce fait souvent réprimés et enfouis -on peut ici faire un lien avec notre instinct primaire, d'une supposé nature humaine - causes de nombreux maux.
Tu prêches un converti. Mais pour moi cet environnement social fait partie de ce qui nous définit (je suis un homme de presque 25 ans, etc.)
Ne penses-tu pas de ce fait que nous soyons "plusieurs" (sans toutefois parler de schizophrénie), et que notre existence pourrait résulter d'un combat entre ces différents moi ?
Peut-être. Pour le constater tous les jours dans mon propre cas, c'est clair qu'on "souffre" de toutes façons de contradictions internes, d'hypocrisie, etc. J'aurais pas appelé ça le fait d'être plusieurs mais pourquoi pas ^^
Tu prêches un converti. Mais pour moi cet environnement social fait partie de ce qui nous définit (je suis un homme de presque 25 ans, etc.)
euh, ce n'est ni le genre ni l'âge (tu pourrais aussi bien être une femme de 40 ans, ça changerait quoi ?) ni la condition qui nous défini
c'est juste le contraire
c'est en faisant abstraction de tous ces lieux communs (âge, sexe, environnement, job, etc.) que l'on a une chance de se reconnaître
je dirais que c'est le but de l'existence
le reste en comparaison (vivre sans savoir qui l'on est) est d'une extrême fadeur
je crois qu'il faut tenter de se souvenir que nous sommes beaucoup plus que ce que nous paraissons
Des arguments sinon ?
J'ai déjà explicité ma pensée plus haut, mais je vais le refaire.
Bien entendu, ça ne reste que mon avis et tout à fait criticable, mais avec autre chose que "non tu te trompes, c'est comme ça".
Il me semble illusoire de chercher à nous définir autrement que par la vie que nous menons ; par notre relation au monde, à notre environnement. En-dehors de ma manière de pensée, d'agir, de vouloir — ou de ne rien faire de tout ça — ainsi que des forces qui ont participé à la création de tout ça, je ne suis au final qu'un corps, et encore, pas le corps que j'ai actuellement.
Et du coup, contrairement à ce que tu crois, la liste non exhaustive que j'ai commencée (le nombre de paramètres est infini), on est bien loin du seul paraître.
ben par exemple juste en t'imaginant, toi, loïc, être né au Népal dans le corps d'une femme, qui aurait aujourd'hui 40 ans
l'environnement est transformé
fais cet effort d'imagination
es-tu toujours la même personne ?
Non.
quelle que soit ta réponse, tu ne pourras nier, je pense, que l'on peut au cours d'une vie, et même dans un laps de temps plus court, révolutionner sa façon de penser, ses habitudes, bref sa manière d'appréhender le monde, tout ce qui apparemment nous définit et en restant malgré tout la même personne
Je crois que c'est là-dessus que je ne suis pas d'accord avec toi. Je ne pense pas être la même personne qu'il y a dix ans, ni même qu'il y a un an, même si les changements peuvent être très relatifs. Et je crois que – pas chaque, mais beaucoup – des microchoix que j'ai pu faire m'ont fait évoluer dans un sens plutôt qu'un autre. Par exemple, je pense que je ne serais pas du tout la même personne si je ne m'étais pas inscrit sur le MdE.
ce qui nous définit nous appartient intrinsèquement, ce sont toutes ces choses que nous avons apprises/ comprises tout seul et sur lesquelles il ne nous est plus nécessaire de revenir
J'ai du mal à comprendre ce que tu entends par là.