Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Baloune le 26 octobre 2015 à 23:28:19
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Bonjour,
Ca faisait un petit moment que je n'avais rien posté ici..! Voici un texte récent, j'imerais bien avoir vos avis, notamment par rapport aux emplois des temps, ça mélange présent/passé/présent, je sais pas si ça fonctionne très bien..
Il y a des jours où il se sent différent. Des jours où il sort en pleine nuit marcher dehors sur le bitume pied nus, des jours où il ferme les yeux plusieurs heures pour voir les paillettes colorées danser sous ses paupières, des jours où il respire la tête en bas allongé sur son lit trop petit.
Il y a des moments flottants où il ne sait plus qui il est, et le miroir ne répond pas, répond plus, en mille morceaux sur le carrelage de la salle de bain.
Il y a des instants où le soleil lui fait plisser les yeux.
Il y a des jours durant lesquels il ne touche à rien, par peur de tout casser avec ses mains blanches, par peur de briser l'équilibre fragile qui le maintient à la surface de l'eau agitée.
Il y a des heures où il aimerait mourir pour ne plus avoir à supporter le doute qui plane au dessus de lui, prêt à l'avaler dans sa gueule sombre.
Il y a des nuits entière durant lesquelles il reste éveillé juste pour entendre encore et encore le bruit de l'eau qui coule dans la gouttière qui passe prêt de la fenêtre de sa chambre, des heures mystiques où il reste le dos collé contre le mur, assis par terre avec une tasse vide entre les doigts.
Il y a ces après midi où il court avec son ballon de basket, où il force sur ses jambes, ses genoux, ses mollets, ses chevilles, en tendant les bras, les mains, les doigts pour s'accrocher à l'anneau rouge du panier du terrain vague derrière chez lui.
Je me souviens de semaines entières où il collait ses mains contre ses oreilles, restait terrorisé dans son lit, avant d'appeler à l'aide parce qu'il comprenait qu'il ne comprenait plus rien, rien à lui, rien aux voix qui lui parlent, rien aux regards suppliants que ses amis lui adressaient.
Il y a des jours où il pleure.
Il y a des jours où il tient une corde pour le tirer de son trou, il s'y agrippe de toutes ses forces, étonné d'en avoir toujours, ces jours-là ses pieds décollent du sol et enfin il sent qu'il appartient à quelque chose qui s'appelle le monde.
Il y a eu cet instant-pause où tout s'est arrêté dans sa tête, où enfin il a pu s'approcher de qui il était.
Quand il commençait à comprendre, le monde est alors reparti, play, accéléré x32 et si proche du but il est tombé, tombé longtemps sans parvenir à retenir la peur qui lui cisaillait l'intérieur de chaque membre, chaque organe.
Il y a eu ces longues semaines pour réapprendre à marcher, rapprivoiser chacun de ses gestes. Il y eu des heures interminables entre quatre murs blancs et bleu ciel faussement apaisants, le soleil poursuivait sa course au loin et il se sentait seul, fatigué et désespéré.
Et puis il y a eu des sourires échangés, premiers depuis ce qu'il lui a semblé des années, avec une fillette qui tenait dans ses mains un gros dictionnaire français/allemand.
Il y a eu ce jour où enfin il a pu poser son pied sur le sol et s'élancer à nouveau dans les rues grises de la ville.
Des jours entiers devant lui, des jours pour recommencer.
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Salut !
Alors, globalement les changements de temps ne m'ont pas dérangée, donc de ce côté là ça va. ;D
Après y'a quelques phrases que j'aurai formulé différemment :
Des jours où il sort en pleine nuit marcher dehors sur le bitume pied nus,
Des jours où il sort en pleine nuit marcher pieds nus sur le bitume.
Quand il commençait à comprendre, le monde est alors reparti, play, accéléré x32 et si proche du but il est tombé, tombé longtemps sans parvenir à retenir la peur qui lui cisaillait l'intérieur de chaque membre, chaque organe.
(...) et il est tombé, si proche du but, tombé longtemps sans parvenir à retenir la peur qui le cisaillait de l'intérieur : chaque membre, chaque organe.
Et puis il y a eu des sourires échangés, premiers depuis ce qu'il lui a semblé des années, avec une fillette qui tenait dans ses mains un gros dictionnaire français/allemand.
Et puis il y a eu des sourires échangés, premiers depuis ce qui lui avait semblé des années, avec une fillette qui tenait dans ses mains un gros dictionnaire français/allemand.
Il y a eu ce jour où enfin il a pu poser son pied sur le sol et s'élancer à nouveau dans les rues grises de la ville.
Enfin, il y a eu ce jour où il a pu poser ses pieds sur le sol, et s'élancer de nouveau vers les rues grises de la ville.
Voilà, sinon j'aime bien l'idée, même si ce serait bien de caractériser un peu plus le personnage, histoire de s'attacher un peu à lui. ;)
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Voici mes remarques :
t le miroir ne répond pas, répond plus
ne répond pas, ne répond plus
Il y a des nuits entière
entières
qui coule dans la gouttière qui passe prêt de la fenêtre
trop de qui à mon sens, ça alourdit le style
ces après midi
ces après-midis ?
rien aux voix qui lui parlent
parlaient
il tient une corde pour le tirer de son trou
se tirer de son trou
il sent qu'il appartient à quelque chose qui s'appelle le monde
beaucoup de qui...
de chaque membre, chaque organe
de chaque organe
rapprivoiser
réapprivoiser
Il y eu des heures interminables
Il y a eu ou Il y eut
premiers depuis ce qu'il lui a semblé des années
Je trouve que la formulation est lourde
C'est joli, bien écrit, mais...
J'ai du mal à comprendre le sens du texte.