Le Monde de L'Écriture
Bienvenue au Monde ! => Présentations et cérémonie de bienvenue => Discussion démarrée par: jarwal le 25 février 2009 à 07:07:26
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Je suis marié, nous avons trois enfants (ados), je suis instituteur depuis mes 19 ans. Je vis en Savoie.
J'ai passé un BAC litté/philo et je suis tout de suite entré à l'école Normale (IUFM aujourd'hui). A l'époque je vivais en Bretagne mais j'étais passionné par l'escalade et l'alpinisme et je voulais aller vivre dans les Alpes.
Mes deux dernières années de lycée, j'ai eu la chance immense d'avoir un prof de Français et une prof de philo extraordinaires. J'adorais lire et écrire et peu à peu ils m'ont permis d'avoir avec eux une relation privilégiée, des échanges extrêmement enrichissants, non seulement d'un point de vue cognitif mais surtout sur le plan humain.
Krishnamurti, Ouspensky, Platon, Gurdjieff, Camus, Sartre, Saint Exupéry, Lanza del Vasto, Gandhi, Koestler, Conrad, Steinbeck, Heminghway, Prajnanpad, Vivekananda, Sri Aurobindo, London, Moitessier, Arséniev, tout ce qu'ils m'ont fait connaître ! Tout ce que je leur dois !
J'écrivais des nouvelles, ils les lisaient, les critiquaient, m'encourageaient. Ils disaient tous les deux qu'un jour je serai édité. Une épreuve de vie déjà très lourde et l'écriture comme exutoire.
A vingt-quatre ans, j'ai écrit un premier roman. "Vertiges".Une histoire d'alpinisme. Je l'ai envoyé à divers éditeurs parisiens. Je ne connaissais rien à ce milieu... Personne n'en a voulu. Quelques réponses impersonnelles. Impossible de connaître les raisons précises de ces refus successifs. Je savais que Bernard Giraudeau adorait l'alpinisme. Je lui ai envoyé un manuscrit. Sa secrétaire m'a appelé quelques semaines plus tard. Il voulait me rencontrer. On s'est vu à Brest. Il m'a dit qu'il avait un gros problème de finances et qu'il me tiendrait au courant. Un tournage en haute montagne coûte très cher.Trois mois plus tard. Sa secrétaire au téléphone. Il avait finalement choisi le roman de Simone Desmaison "la face de l'ogre". Il en a fait un téléfilm.
Pas d'explication, plus aucune nouvelle.
Grosse déprime. J'ai tout rangé dans un placard.
Quelques expériences personnelles très douloureuses m'ont empêché d'écrire pendant de nombreuses années. Je griffonnais quelques scénarios sur des cahiers mais rien de vraiment abouti. Et puis un très gros pépin physique... Six mois d'arrêt de travail. Une période très dure psychologiquement. La fin de mes rêves d'adolescent. J'ai ressorti "Vertiges" et je l'ai recommencé. Pour tenir le coup. Avec tout ce que la vie m'avait appris.
Le premier éditeur contacté l'a accepté. "Vertiges" a eu deux prix littéraires régionaux.
Faut-il donc avoir souffert pour savoir écrire? Pour sortir de soi un écrit acceptable, faut-il donc être descendu dans les tréfonds de l'âme?
A partir de là, je me suis lancé à corps perdu (à esprit perdu) dans l'écriture. Elle m'a servi de thérapie. La vie continuait à m'asséner des coups de bélier. Je m'accrochais à mon stylo...Pour ne pas sombrer.
Un autre roman. "Plénitude de l'unité".
Mon éditeur n'en a pas voulu. Trop sombre, "une écriture trop exigeante pour le lectorat moyen auquel sa maison s'adressait"...Assez incroyable comme réponse... Incompréhension totale de ma part. Mon premier roman avait eu deux prix, pourquoi refusait-il celui-là, comment pouvait-il juger de l'accueil qui lui serait fait, pourquoi rejeter une écriture "exigeante" comme si les esprits ne pouvaient pas s'atteler à un effort inhabituel?
Finalement, je réalisais que d'avoir été édité ne suffisait pas à m'assurer une continuité. Je repartais à la case départ.
D'autres tentatives. Nouveaux refus. "Trop spirituel, trop violent, trop sombre, trop compliqué, trop philosophique..." Trop, toujours trop...L'écriture devait-elle donc rester dans un cadre restrictif, bien établi, des frontières précises? Ou bien mon écriture ne valait-elle rien?
Des wagons de questions à longueur de nuit...
Une autre histoire s'est imposée à moi. Nouveau roman. "Une étrange lumière". Le parcours chaotique d'un instituteur qui finit par enlever ses élèves. Très long. Trop long. Personne n'en a voulu encore une fois. Un éditeur m'a répondu. "Sexe, drogue, meurtre et philosophie, où voulez-vous que je range ça? Et puis, vous vous rendez compte du risque que vous prenez avec une histoire pareille par rapport à votre métier d'instituteur? Et puis, un pavé pareil, personne n'en voudra. Les gens veulent des histoires courtes et faciles à lire."
Incompréhension. Il fallait donc écrire des histoires qui pouvaient être "rangées" dans des catégories précises. Le mélange des genres était mal vu.
Où était la création si le marché imposait ses règles?
A moins, que ça soit encore mal écrit.
Des wagons de questions à longueur de nuit.
La décision de faire publier les deux autres romans avec un contrat participatif. Une énorme bêtise. Ca m'a coûté 800 euros et il n'y avait aucun suivi, aucune distribution sérieuse. Des délais de cinq à six semaines pour recevoir le livre. Et puis surtout, ce que j'appelle une arnaque dans le sens où mon manuscrit une fois accepté devait être corrigé par mes soins et que chaque correction ME serait facturé. C'était écrit dans le contrat que j'avais signé. En tout petit, en bas de page. Il leur fallait un pigeon et je roucoulais très bien !
Je voulais juste que ces livres existent pour pouvoir me consacrer à l'écriture du quatrième, qu'ils ne restent pas dans un placard comme une conception inaboutie. L'égo...Ca m'a pris deux mois pour réussir à rompre le contrat avec trois lettres recommandées avec accusé de réception. C'est quand j'ai parlé de m'adresser à un avocat que la situation s'est débloquée. Il faut savoir que ces livres à compte d'auteur ne sont pas pris par les libraires qui les considèrent comme de la "sous littérature". Pas d'invitation non plus dans les salons régionaux. Aucun article de presse.
L'image de ces contrats participatifs est désastreuse et personne ne veut s'en occuper. En fait, ces deux livres n'existaient pour personne. Je ne connaissais pas tous ces aléas. J'étais entré dans le concept avec toute mon innocence et ma naïveté...Et ma prétention. C'est grâce à ces paramètres que ces "maisons d'édition" existent...
Un autre roman. "Noirceur des cimes". Le quatrième. Tout ce que la vie m'avait enseigné, quelques expériences étourdissantes auxquelles je ne comprends pas encore grand-chose.
J'ai travaillé dix mois, tous les jours, toutes les nuits, à chaque instant de liberté sur cette histoire. Une véritable addiction. J'ai envoyé le manuscrit à un éditeur qui venait de s'installer dans la région. Il l'a pris immédiatement. Immense bonheur. Une très belle rencontre avec une jeune éditrice portée par un enthousiasme fabuleux. Un vrai contrat cette fois et des échanges merveilleux. Des articles de presse, une télé régionale, des radios, des invitations dans des salons, dans des bibliothèques, des dédicaces dans des grandes librairies. La preuve était faite. Je ne me ferai plus avoir...Compte d'éditeur et rien d'autre.
J'avais donc rompu le contrat participatif. "Plénitude de l'unité" et "Une étrange lumière" n'existaient plus. Je pensais que ce nouvel éditeur les prendrait mais le marché actuel du roman est en crise, une crise énorme, seuls quelques auteurs reconnus permettent aux maisons d'édition de survivre et cette jeune maison ne pouvait pas se permettre de couvrir les frais de deux autres titres. Il fallait d'abord qu'elle rentabilise celui qui vient de sortir. Rentabilité. Le mot clé. C'est un marché. Une entreprise. Et elle dépend de l'état général de l'économie. Le budget culture est le premier à être supprimé dans les périodes difficiles. Aucun éditeur ne sait ce que l'avenir lui réserve. Les best-sellers les font vivre. Les autres auteurs disparaissent en une semaine des présentoirs. Le bouche à oreille et la médiatisation assurent le succès ou accélèrent l'oubli. La situation de beaucoup de petits éditeurs est très tendue... La concurrence avec les grandes maisons parisiennes est impitoyable et les moyens ne sont pas les mêmes. Beaucoup de pressions sur les libraires...
Ces deux romans cherchent donc toujours preneur...
Il ne faut pas écrire avec un objectif, un espoir, une attente. Il faut écrire juste parce que ça répond à un besoin vital. Une nourriture spirituelle. En sachant que les lois du marché imposeront une réalité qui sera peut-être très douloureuse. Ne pas avoir de projet, ne pas tirer de plans sur la comète, permet de se protéger, de ne pas subir la menace de la désillusion.
Je travaille sur une nouvelle histoire. "Les Eveillés". Encore quelques pages et il sera fini. Ca fera quinze mois d'écriture quasi quotidienne. Je ne suis pas très rapide...Et surtout très difficile à me satisfaire ce qui fait que je recommence de nombreux passages. Tant que je ne sens pas "la musique" qui me plait, je recommence...
Je ne pense absolument pas en terme de catégorie, de style, de marché, d'édition, j'écris comme je le ressens. Peut-être que personne n'en voudra mais le bonheur que j'aurai eu à mener ce travail à terme suffira à me combler. Le reste, si ça arrive, ne sera qu'un supplément. L'essentiel est que je ne me trahisse pas.
Travailler. Quotidiennement. C'est une nécessité. Pour entrer dans son histoire, vivre avec ses personnages, les connaître, s'émouvoir avec eux, les accompagner, le plus beau cadeau étant de rêver d'eux la nuit, de les voir, de les entendre. De ressentir leurs peines et leurs joies.
Pendant l'écriture de "Noirceur des cimes", le personnage principal m'a appelé une nuit, dans un rêve, un appel déchirant, il allait mourir, il fallait que je vienne le sauver. Je me suis levé, j'ai allumé l'ordinateur, je lui ai dit que j'arrivais. Une situation d'urgence.
Un écrivain à qui on demandait un jour si ce qu'il avait écrit était vrai a répondu: "Bien entendu que c'est vrai puisque je l'ai inventé."
Indispensable vie commune. Vivre réellement avec ses personnages jusqu'à ce qu'ils ne soient plus à soi mais à eux-mêmes. Devenir dès lors le simple transcripteur de leurs parcours. "Je" n'écris pas, "ça" écrit en moi. A partir de là, il me semble qu'on peut parler de livres émouvants. Que l'écrivain disparaisse. Ce n'est pas le style qui importe mais la vie qu'on trouve dans le livre. Et la vie ne peut pas être inventée. Si le style l'emporte sur la vie, c'est juste qu'un exercice de style alors que le roman est une forme écrite de la vie.
Je me suis longtemps écouté parler dans mes écrits, par prétention, en pensant que c'était suffisant pour écrire quelque chose d'intéressant. Je n'avais rien compris.
J'écris pour honorer la Vie, pas ma vie. J'écris par respect. Plus par prétention. Le chemin a été long. Mais ça en valait la peine.
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waouh! et ben, ça c'est un post.
ça nous confirme que l'édition, c'est pas gagné, lol.
C'est super que t'ai écrit autant de romans sans te décourager.
Et puis c'est très intéressant ce que tus dis ( il y a pas mal de topics sur la façon dont "on" conçoit la littérature, je suis sûre que tu pourras ranimer nos débats, n'hésite pas à y aller.
sinon, tu es ici pour qu'on te connaisse un peu mieux :P
alors un petit panaché de questions:
- tu aimes lire qui comme auteurs ? ( tu en as déjà cité mais ça a peut-être changé, lol)
-film(s) préféré(s) ?
-chanteurs/compositeurs préférés ?
- écoutes-tu de la musique pour écrire ?
- rouge, blanc ou noir ?
- tu écris des poèmes?
- si tu pouvais revenir pour quelques heures à une certaine époque ce serait laquelle ?
ça sera tout et bienvenue^^
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Effectivement c'est du poste !
En tout cas Félicitation que de chemin parcouru, d'autant qu'on sent bien l'implication totale...
Sinon, je voulais juste rebondir sur la notion de "musique" dans l'écriture, je fonctionne un peu pareil, donc je comprendta position.
A la lumière de ton témoignage et de tes difficultés plus ou moins prononcées à être édité, je me demandais tout simplement, s'il n'existait pas sur le net, un site comparable à
"Mymajorcompany" ou "Myboitedeprod" qui serait dédié à l'édition et répondant au même principe. Je pense qu'après lecture de tes ouvrages, des internautes seraient susceptibles de "te financer", non?
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waouh! et ben, ça c'est un post.
ça nous confirme que l'édition, c'est pas gagné, lol.
C'est super que t'ai écrit autant de romans sans te décourager.
Et puis c'est très intéressant ce que tus dis ( il y a pas mal de topics sur la façon dont "on" conçoit la littérature, je suis sûre que tu pourras ranimer nos débats, n'hésite pas à y aller.
sinon, tu es ici pour qu'on te connaisse un peu mieux :P
alors un petit panaché de questions:
- tu aimes lire qui comme auteurs ? ( tu en as déjà cité mais ça a peut-être changé, lol)
-film(s) préféré(s) ?
-chanteurs/compositeurs préférés ?
- écoutes-tu de la musique pour écrire ?
- rouge, blanc ou noir ?
- tu écris des poèmes?
- si tu pouvais revenir pour quelques heures à une certaine époque ce serait laquelle ?
ça sera tout et bienvenue^^
Merci pour l'accueil ! :)
Pour mes auteurs préférés et bien ça n'a pas changé. J'ai rajouté Maître Eckhart, Arnaud Desjardins, Eckhart Tolle, Placide Gaboury, Elizabeth Kubler Ross, Patrice Van Ersel, Albert Low, Salim Michael, Jean Michel Terdjmann, Divid Ciussi, Jacques Vigne, Robert Powell, Eric Baret, Denise Desjardins, Henry David Thoreau, Gilles farcet, Thomas Merton...
Pour les films, ce sont ceux de Andreï Tarkovsky et notamment "Stalker". Après, il y a des choses plus classiques comme "Forrest Gump", "La ligne rouge", "K pax", "Out of Africa"...
Pour la musique, ce sont surtout les musiques de films :"lLa ligne rouge" "Out of Africa", "Mission"...notamment.
Et sinon : Sigur Ros, Mogwai, Archives, Godspeed you black emperor, Explosions in the sky, Mahavishnu Orchestra, Amiina, des musiques sans paroles la plupart du temps ou alors discrètes. J'écris toujours avec de la musique, mon MP3 me sert beaucoup !!
Couleur : blanc, comme la neige que j'aime infiniment.
Je n'écris pas de poèmes. Et j'y suis même assez hermétique...
Une époque que j'aurais aimé vivre, c'est l'exploration de l'Himalaya dans les années 1950, les premières ascensions à 8000 m...Et un peu plus lointain le début du XXème siècle et l'exploration des régions polaires. Ah!!, Nansen Shakleton, Amundsen...
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Effectivement c'est du poste !
En tout cas Félicitation que de chemin parcouru, d'autant qu'on sent bien l'implication totale...
Sinon, je voulais juste rebondir sur la notion de "musique" dans l'écriture, je fonctionne un peu pareil, donc je comprendta position.
A la lumière de ton témoignage et de tes difficultés plus ou moins prononcées à être édité, je me demandais tout simplement, s'il n'existait pas sur le net, un site comparable à
"Mymajorcompany" ou "Myboitedeprod" qui serait dédié à l'édition et répondant au même principe. Je pense qu'après lecture de tes ouvrages, des internautes seraient susceptibles de "te financer", non?
Je ne connais pas ces sites dont tu parles, je vais voir ça d'un peu plus près. Merci.
La musique que j'écoute quand j'écris, je veux toujours y "poser" mes mots comme des notes. Je choisis très précisément ce que j'écoute selon ce que j'écris...Il faut qu'il y ait une "résonnance" entre les notes et les mots... ;)
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Bienvenue jarwal !
J'ai été très touché par ta présentation car cela prouve une fois de plus que le monde de l'écriture aujourd'hui est un monde difficile. Quand je lis tout ce que tu viens d'écrire je me dis que j'ai encore beaucoup de chemins pour me faire connaître et il est vrai parfois que c'est souvent quand il arrive quelque chose à un auteur que par hasard et on ne sait pas pourquoi, les médias, les journaux ou autres s'interessent à nous. Je suis tout à fait avec toi sur "le pourquoi j'écris".
Deux, trois questions :
Visiblement tu n'aimes pas trop la poésie mais connais tu le grand "Rainer Maria Rilke" ?
Le Chevalier Noir t'inspire quoi ?
Tu aimes NCIS ?
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Bienvenue jarwal !
J'ai été très touché par ta présentation car cela prouve une fois de plus que le monde de l'écriture aujourd'hui est un monde difficile. Quand je lis tout ce que tu viens d'écrire je me dis que j'ai encore beaucoup de chemins pour me faire connaître et il est vrai parfois que c'est souvent quand il arrive quelque chose à un auteur que par hasard et on ne sait pas pourquoi, les médias, les journaux ou autres s'interessent à nous. Je suis tout à fait avec toi sur "le pourquoi j'écris".
Deux, trois questions :
Visiblement tu n'aimes pas trop la poésie mais connais tu le grand "Rainer Maria Rilke" ?
Le Chevalier Noir t'inspire quoi ?
Tu aimes NCIS ?
Bonsoir Leblanc Matthieu !
Rilke, oui, je connais et j'ai quelques citations de lui dans mes cahiers, mais ce ne sont pas des poésies mais plutôt des pensées, des réflexions..
Par contre, je ne connais ni Le Chevalier Noir, ni NCIS :-[ Qu'est-ce que c'est?
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Oui Rilke c'est plus sur la pensée et la réflexion, mais il y a aussi de la poésie.
Pour le Chevalier Noir, je voulais juste savoir ce que cela t'inspire. Pour ma part, un homme en noir n'est pas forcement mauvais.
Pour NCIS c'est une série policière. Non, je reprends, c'est "la" série policière, un must ! bientot elle va dépasser les experts.
Au plaisir de te lire !
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Oui Rilke c'est plus sur la pensée et la réflexion, mais il y a aussi de la poésie.
Pour le Chevalier Noir, je voulais juste savoir ce que cela t'inspire. Pour ma part, un homme en noir n'est pas forcement mauvais.
Pour NCIS c'est une série policière. Non, je reprends, c'est "la" série policière, un must ! bientot elle va dépasser les experts.
Au plaisir de te lire !
J'aime beaucoup le noir. Et Zorro était bien tout en noir ! ;)
Une série policière ! Ben, le problème c'est que je ne regarde pas la télé. Enfin très rarement et je n'ai jamais regardé NCIS. Mais j'essaierai une fois pour voir ça. Mais il faut que ça soit sur la 1/2 ou 3 parce que j'ai pas les autres chaînes... ::)Enfin la 5 et la 6 un peu avec beaucoup de flocons sur l'image ! ;D
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Hey !! Bienvenue ! :D
Présentation très riche et intéressante.
Bon je n'ai pas spécialement de questions après ce que tu viens de dire. Ah si, une petite :
- tu as découvert le forum comment ?
Voilà, curieuse de lire les écrits que tu proposeras.
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Bienvenue, je n'aurais qu'une question
Fraise ou Baiser ?
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Hey !! Bienvenue ! :D
Présentation très riche et intéressante.
Bon je n'ai pas spécialement de questions après ce que tu viens de dire. Ah si, une petite :
- tu as découvert le forum comment ?
Voilà, curieuse de lire les écrits que tu proposeras.
J'ai tapé "forum écriture" je crois bien, sur google... ???
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Bienvenue, je n'aurais qu'une question
Fraise ou Baiser ?
J'aime bien les fraises de mon potager et j'aime beaucoup faire des baisers à ma princesse. ::)
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Bienvenue.
Ta présentation est la plus intéressante qu'il m'a été donnée de lire.
Je t'admire vraiment pour la persévérance dont tu fais preuve. L'édition est un milieu vache pour les auteurs passionnés, je l'avais déjà constaté. D'ailleurs, c'est pour ça que j'ai envie d'être éditrice, pour essayer de changer les choses.
Ta vision du monde du livre est tout à fait juste. En tant que jeunes auteurs pleins de rêves et d'espoirs, on a tendance à oublier que ce n'est qu'un vulgaire marché économique qui doit rapporter, comme tous les autres. On veut se trouver un style, pas écrire en fonction de ce qui va plaire ou non. Pourtant, ce genre de prise de conscience est nécessaire.
Tu as réussi à m'intriguer... Nous communiquerais-tu ton nom d'auteur, que je puisse découvrir tes romans déjà publiés?
Si non, j'espère que tu postera quelques textes, que je me ferais un plaisir de lire.
En réponse à soraSKT, j'ai été récemment contactée par un site plutôt étrange, http://web-book-edition.com (http://web-book-edition.com) . D'après ce que j'ai compris, ils se proposent de "publier" des auteurs sur internet, et de les rémunérer. Je vous fais partager cela, j'ignore si cela peut vous intéresser.
En tout cas, encore bienvenue.
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Je suis pas interessé au premier chef mais il est vrai que je m'étonnais de l'absence de site de publication d'ouvrage "sponsorisé" par les internautes. J'ai pas fait de recherche sur le sujet, mais le système semblant se décliner dans la musique et le cinéma, pourquoi pas la littérature.
Quant aux oeuvres de notre ami Jarwal, c'est vrai qu'il me tarde d'y jeter un oeil, même si "j'ai peur" que ce soit implacable et sombre :p . Faudrait pas que ce soit trop déprimant ::)
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waow quelle présentation!
Très intéressant parcours! Il est bien vrai que le marché de l'édition est une sorte de business et il faut en être tout à fait conscient. On veut tous se voir un jour publier(on a le droit d'en rêver, pourquoi pas?), mais on écrit d'abord pour nous-même, pour forger notre passion et ne pas l'éteindre.
Sinon, pour ne pas faillir au rituel de présentation:
-Lis-tu de la fantasy?
-Pourquoi n'aimes-tu pas la poésie?
-Hiver ou Printemps?
-As-tu déjà entendu parler de Pratchett, Damasio, Hobb?
-Lis-tu du théâtre?
Vala, ce sera tout. J'espère que tu te plairas bien ici!
Au plaisir de te lire!
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Bonjour !
... Je suis littéralement soufflée. Ton parcours, tes expériences, tes déboires avec l'édition, tout cela m'a permis de prendre conscience de la difficulté d'écrire.
Je sais que mon histoire à moi est un projet terriblement prétentieux, mais lorsque tu as parlé de faire exister tes personnages, ça a "résonné" en moi : mes quelques personnages sont dotés d'une vie propre, comme s'ils étaient là, à côté de moi et qu'ils me racontaient leurs aventures, ou que je les vivais avec eux.
Bref, je pense que je vais réfléchir plus sérieusement à envoyer mon texte à des éditeurs, en prenant compte des difficultés. Je suis peut être un peu naïve de penser que je pourrais être publiée.
Bon, il faut bien que je te pose quelques questions, alors, voilà :
-que penses-tu des films d'Hitchcock ? De Bergman ?
-d'où te vient cette passion pour l'alpinisme ?
Ce sera tout, bonne journée !
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waow quelle présentation!
Très intéressant parcours! Il est bien vrai que le marché de l'édition est une sorte de business et il faut en être tout à fait conscient. On veut tous se voir un jour publier(on a le droit d'en rêver, pourquoi pas?), mais on écrit d'abord pour nous-même, pour forger notre passion et ne pas l'éteindre.
Sinon, pour ne pas faillir au rituel de présentation:
-Lis-tu de la fantasy?
-Pourquoi n'aimes-tu pas la poésie?
-Hiver ou Printemps?
-As-tu déjà entendu parler de Pratchett, Damasio, Hobb?
-Lis-tu du théâtre?
Vala, ce sera tout. J'espère que tu te plairas bien ici!
Au plaisir de te lire!
Bonjour et merci pour le commentaire sur mon parcours. Je suis bien content si ça peut éclairer un peu à propos des difficultés de l'édition...
Je ne lis pas de fantasy. Je ne lis plus de romans d'ailleurs, dans quelque genre que ce soit. J'ai lu les Tolkien et c'est Bilbo le hobbit que j'ai préféré.
Ce n'est pas vraiment que je n'aime pas la poésie mais elle ne m'apporte pas ce que je cherche à travers mes lectures. Maintenant, il y a sûrement des choses très belles mais je ne cherche plus.
Hiver !!! Je suis un amoureux passionné par la neige et le ski de rando et c'est déprimant pour moi de voir le printemps qui s'installe. Je déteste ranger mes skis...
Pratchett, j'ai adoré "le peuple du tapis" mais je ne connais rien d'autre de lui et je ne connais pas non plus les autres auteurs. :-[
Le théatre, non jamais...En fait, j'ai des lectures très ciblées...
Oui, je me plais déjà ici mais j'essaie de finir l'écriture "des Eveillés sur lequel je travaille depuis quinze mois et j'ai un peu de mal à me faire à l'idée que ça va s'arrêter...Alors, pour l'instant, je reste très concentré sur ce texte, je ne veux pas louper la fin...
Au plaisir.
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Bonjour !
... Je suis littéralement soufflée. Ton parcours, tes expériences, tes déboires avec l'édition, tout cela m'a permis de prendre conscience de la difficulté d'écrire.
Je sais que mon histoire à moi est un projet terriblement prétentieux, mais lorsque tu as parlé de faire exister tes personnages, ça a "résonné" en moi : mes quelques personnages sont dotés d'une vie propre, comme s'ils étaient là, à côté de moi et qu'ils me racontaient leurs aventures, ou que je les vivais avec eux.
Bref, je pense que je vais réfléchir plus sérieusement à envoyer mon texte à des éditeurs, en prenant compte des difficultés. Je suis peut être un peu naïve de penser que je pourrais être publiée.
Bon, il faut bien que je te pose quelques questions, alors, voilà :
-que penses-tu des films d'Hitchcock ? De Bergman ?
-d'où te vient cette passion pour l'alpinisme ?
Ce sera tout, bonne journée !
Je comprends tout à fait cette impression que tu éprouves vis à vis de tes personnages. Comme je l'ai dit plus haut je suis entrain de finir "Les Eveillés" et c'est une vraie déchirure de penser que je vais laisser ces personnages, comme s'ils allaient continuer leurs vies sans moi...C'est très étrange...
Les questions vis à vis de l'édition ne doivent pas à mon sens être un frein ou un fil conducteur par rapport à nos écrits. Ca serait le meilleur moyen de se trahir. Il faut juste connaître les exigences des éditeurs, orthographe, syntaxe, maîtrise générale de la langue mais pour ce qui est du contenu, ça doit rester notre propriété ! Après il ne s'agit nullement de "prétention" à mon sens mais d'un désir de partage...Ca n'est pas être "naïve" de penser qu'on peut être édité. D'autres le sont bien, il faut juste appliquer quelques règles de base. L'impression générale donné par un texte, l'impression prioritaire, c'est qu'il s'agit d'un texte abouti, achevé, travaillé, épuré, quelque chose de ciselé, comme un diamant. Nous sommes des sculpteurs. Après que la forme du bijou plaise ou non, ça relève du goût de chacun mais il serait irrespectueux de présenter un travail inachevé, c'est tout.
J'aime beaucoup Hitchcock et encore plus Bergman. L'analyse des personnages est d'une précision diabolique...
Ma passion pour l'alpinisme, j'ai mis vingt ans à comprendre d'où elle venait. C'était très morbide en fait. Il s'agissait "d'humilier la mort"...Une histoire personnelle très lourde...Ca a bien changé depuis. C'est juste pour l'amour des montagnes. Ca a pris du temps. J'aime l'altitude et l'effort qu'elle réclame, j'aime sentir mon corps en vie.
Au plaisir.
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Waouh. Magnifique présentation
Surtout la fin.
" "Je" n'écris pas, "ça" écrit en moi. A partir de là, il me semble qu'on peut parler de livres émouvants. Que l'écrivain disparaisse. Ce n'est pas le style qui importe mais la vie qu'on trouve dans le livre. Et la vie ne peut pas être inventée. Si le style l'emporte sur la vie, c'est juste qu'un exercice de style alors que le roman est une forme écrite de la vie.
Je me suis longtemps écouté parler dans mes écrits, par prétention, en pensant que c'était suffisant pour écrire quelque chose d'intéressant. Je n'avais rien compris.
J'écris pour honorer la Vie, pas ma vie. J'écris par respect. Plus par prétention. Le chemin a été long. Mais ça en valait la peine."
Ces mots-là résonnent partout dans ma tête.
Et
Ben
C'est beau quoi...
[Merci]
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Je suis désolé de n'avoir pas pu participer au forum mais depuis six semaines l'amie de mon fils est hospitalisée en cardiologie. Elle a 17 ans. Cinq arrêts cardiaques en deux heures. Quatre jours de coma. Dialyse, trachéotomie, assistance cardiaque, pontage sur une artère, opération du coeur...Un vrai cauchemar. Les jambes sont paralysées mais les orteils ont bougé il y a trois jours. Elle se bat et on l'entoure, on la soutient, on ne la quitte pas.
J'espère pouvoir un jour vous annoncer qu'elle s'en est sortie.
Bonne continuation à tous et toutes.
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Oh la pauvre :o C'est à cause d'une maladie ? Courage jarwal. Courage à tous ses proches. J'espère qu'elle s'en remettra. :(
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courage à tous ceux qui l'entourent... on espère la revoir au plus vite.
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Oui, courage à vous, et à elle surtout. 17 ans c'est vraiment jeune... J'espère de tout coeur qu'elle va s'en sortir !
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Oh la pauvre :o C'est à cause d'une maladie ? Courage jarwal. Courage à tous ses proches. J'espère qu'elle s'en remettra. :(
Merci à vous.
Charlotte avait le syndrome de Wolf Parkinson White. Il a fallu l'opérer mais les chirurgiens sont passés par l'aine. Extraordinaire ce qu'ils sont capables de faire. Personne n'avait jamais vu qu'elle était atteinte de ce problème. Ca s'est passé au lycée en cours de sport. Mon fils était là. C'est un jeune de la classe qui l'a sauvé, il a une formation de pompier. Il a fait un massage cardiaque, il a tout de suite compris ce qui se passait. Le coeur s'est encore arrêté trois fois avant l'arrivée de l'ambulance mais Thomas a continué son massage. Le coeur s'est encore arrêté dans l'ambulance et Charlotte a été déclarée "cliniquement morte" en arrivant. C'est un interne qui a encore tenté le coup et le coeur est reparti.
Charlotte n'a jamais voulu lâcher...
Je pars avec mon fils à l'hôpital jusqu'à la nuit. On reste avec Charlotte jusqu'à ce qu'elle s'endorme.
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Wow... Incroyable histoire, qui mérite vraiment de se terminer bien. J'espère vraiment que ce sera le cas.
On devrait remplacer les inutiles cours d'ECJS par une initiation au secourisme, dès le collège.
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Charlotte est entrée dans un centre de rééducation fonctionnelle. Elle peut se déplacer en fauteuil roulant. La rééducation commence demain. Avec un neuro psy également pour travailler la mémoire de fixation.
Elle se bat, elle se bat. Et mon fils l'accompagne dans son combat. Elle veut remarcher et je sais par expérience que les diagnostics des médecins ne sont bien souvent que des hypothèses. C'est l'individu qui détient la solution.
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C'est une très bonne nouvelle :)
avec un peu de repos et beaucoup de volonté et de soutien, j'espère qu'elle pourra remarcher!! ^^