Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: ernya le 23 Février 2009 à 18:10:35

Titre: Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 23 Février 2009 à 18:10:35
Nouveau texte!
Alors, vous verrez, rien de révolutionnaire, j'ai simplement essayé de développer un peu pour une fois et d'avoir des personnages. J'avais pensé à un autre titre bien plus simple mais il vous aurait tout de suite dit de quoi ça parlait donc bon.
ça fait environ une dizaine de pages word donc je vais le poster en trois fois
Autant vous prévenir tout de suite, j'ai eu du mal avec les points de vue et le narrateur, donc faites bien attention aux blancs typographiques, ça doit aider (c'est pas non plus très compliqué) mais si jamais ça coince vraiment, dites-le moi, j'expérimente, lol
Bonne lecture!






Lorsqu’elle rentra, elle le retrouva affalé sur son bureau. L’encre était renversée et des monceaux de papiers traînaient un peu partout. Elle en ramassa un et lut le début d’une lettre de rupture.
-Charmant. C’est pour qui ?
-A ton avis, répliqua-t-il.
Elle haussa les épaules comme si cette question ne la concernait pas.
-As-tu besoin d’inspiration ? demanda-t-elle en l’enlaçant.
Il la repoussa, écoeuré.
-Tu es saoule.
-Non, pas encore.
-Chienne !
-Comment ! Tu écris des inepties dénuées de la moindre brindille de charme et de style et tu oses m’insulter, moi !
Elle s’était dressée, fulminante. Furieux, il se leva aussi et ils se contemplèrent, attendant tous deux que l'autre se jette en première ligne. Finalement, elle lui rit au nez. Lorsqu’il s’énervait, il avait toujours un léger tressaillement au niveau de la joue. Mortifié, il rougit et dans un mouvement brusque, il prit son chapeau et sa veste, et sortit. Elle lui cria qu’il pleuvait, mais il ne revint pas. Elle haussa les épaules et ramassa les papiers froissés pour les jeter au feu. Il reviendrait ivre d’amour. Ils revenaient toujours.
Et il revint en effet, mais lorsqu’il la vit, étalée sur son lit, il se représenta Eve et le serpent, et, dans un repentir qui n’avait rien de chrétien, il se précipita sur elle et la fit dégringoler de son piédestal. Elle se répandit en cris et en menaces, il lui jeta ses volants et ses bas au visage pour qu’elle débarrasse le plancher. Elle se rhabilla, prit un temps infini, savoura chacune des secondes de son impatience. Elle était joueuse et croyait avoir la main. Mais ce fut celle de l’homme qui l’agrippa par ses belles boucles brunes et qui l'envoya sans ménagement au trottoir.


Elle était là, misérable, recroquevillée dans un coin de rue, ses fesses posées sur un vieux carton humide. Elle semblait pâle, mais peut-être était-ce simplement dû à cette poudre blanche qui ternissait son visage.
Il la regarda longuement. Quelque peu effrayé – elle semblait étrangère. Mais sous ses volants déchirés, il put admirer des jambes fines, des jambes qui le fascinaient. La chaleur s’empara de lui, il se sentit suer ; elle tourna la tête vers lui.
La couleur de ses yeux était indéfinissable : la violence des mers déchaînées, la feuille qui s’ouvre à la lumière, la couleur du soleil couchant, tout cela, il croyait le voir. Mais au milieu de ce déferlement d’images, au fond, dans les infimes recoins de ces pupilles, il y avait autre chose qui oscillait entre la détresse et la fierté.
Intrigué, il resta un petit moment les bras ballants avant d’ordonner : « Dis-moi ton nom ». Elle eut un bref sourire et répondit doucement « je n’en ai point », mais elle ajouta aussitôt, presque contre son gré, «  je n’en ai que trop » et ses yeux se baissèrent comme vaincus. Il ne comprit pas, comment aurait-il pu ? Mais la première réponse lui plut.
-Viens.
Il avait voulu prendre un ton déterminé mais sa voix se fit suppliante.
Elle ne sembla pas réagir. Une bourrasque s’engouffra, elle frissonna, prit enfin conscience qu’elle avait froid. Il lui fallait de la chaleur, rapidement ; elle dépérissait.
Elle se leva, il sourit.
Il la conduisit dans une petite ruelle. Il monta l’escalier craquetant, qui sentait curieusement les forêts des voyages d’autrefois, vers une petite mansarde, une de celles où elle avait souvent vécu.
Elle se figea devant un vieux monsieur et planta profondément ses yeux dans les siens. Il cilla, et, rassurée, elle laissa son regard vagabonder ; il s’attarda sur la miche de pain posée sur la table. Cela lui rappela les journées d’antan. Depuis, c’étaient toujours ces plaisirs, ce vin rouge infect ou parfois, chez les plus favorisés par la fortune, des gâteaux crémeux. Mais une miche de pain ! C’était la simplicité, le retour à une vie digne de ce nom. Une vie détestable.
Le garçon lui tendit une part qu’elle dévora et le vieillard grommela. Un silence s’installa. Un silence pesant. Le vieil homme s'en lassa le premier et elle ne put retenir un soupir de satisfaction lorsqu’il referma la porte derrière lui.
-Il n’est pas méchant. Juste un peu grognon, tenta de la rassurer le jeune garçon.
 Elle ne répondit pas et chercha du regard où pouvaient se cacher les vieux livres poussiéreux qu’elle se plaisait à feuilleter.
-Que lis-tu ? demanda-t-elle finalement, ne trouvant rien.
Il la jaugea, perplexe.
-Les livres des autres n’ont rien à m’apprendre.
Un prétentieux. Cela ne la changerait guère.
Il lui indiqua d’un mouvement évasif la couche non loin et lui dit, comme si c’était une raison, que le vieux était sorti.
Elle sourit.

Mais que deviennent les amours d’antan ? Elles fondent comme neige au soleil, auréolées de reflets pourpres et se transforment en torrents.


Musette, musette, serais-tu donc en train de courir à ta perte ? Tu aimes batifoler et dominer et voilà que tu quémandes des bouts de pain devant un gamin. Tu l’aimais donc ce poète qui a eu la grandeur d’oser flanquer à la porte ma chère musette ? Quelle tristesse ! Allons,  Musette, viens enfin t’étendre sur ma couche, le poignard soigneusement dissimulé sous l’étoffe de ta poitrine. Nous jouterons bien plus ardemment qu'avec ton paladin !

Lorsqu’elle s’éveilla le lendemain, elle vit l'adolescent à ses côtés qui la regardait en souriant. Il était bien jeune. Mais il était beau, et c’était bien la seule raison qui avait pu la pousser à suivre ce jouvenceau. Seulement il lui manquait ces mains noircies d’encre, ces yeux fatigués des pages déchirées de rage, ce bouillonnement intérieur qui les rendait tantôt inertes, tantôt fougueux. Lui n’avait rien de tout cela, il était désirant.
Ah ! Comme elle le regrettait son poète. Lui seul aurait su instiller en elle ses germes de désir, lui seul aurait su la tenir dans des bras faussement virils.
Mais ce n’était qu’un enfant. Un joli minois, sournois, émoustillé. Il la faisait sourire de pitié. Et pourtant, réduite à cette bienveillance intéressée, elle lui autorisait une caresse, un volant. Mais son cœur et son esprit fuyaient déjà dans un certain coin de Paris.


Elle le vit, rayonnant de bonheur, dans les bras d’une femme qu’il n’aimait pas, qu’il ne pouvait aimer. Docile mais naïve, que pouvait-elle lui donner ? Tout chez elle respirait la médiocrité. Quoi ? Le talent détruit par la première paysanne dépenaillée venue ? Son poète jouissant entre ces chairs veineuses ?
Blêmissante, elle s’en alla loin de la rue maudite, ses volants voltigeant impétueusement derrière elle. Elle dévala les marches boisées et fracassa la porte contre le mur. Le jeune garçon, surpris, se hâta de ranger le sac rebondi sous la latte du lit. Ses yeux s’effrayèrent en la voyant aussi ivre de colère.
-Que se passe-t-il ?
-M’es-tu dévouée ? haleta-t-elle.
Il la regarda avec un air hébété. Puis, reprenant le courage qu’elle attendait, il affirma, bombant le torse :
-Je le suis.
-Je veux que tu me venges. Je veux que tu laves dans des marées écumantes mon honneur et mon affront.
Il ne sembla pas comprendre ; elle lui expliquerait en temps voulu, elle préparait déjà les différents actes de son plan.

suite (http://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=1870.msg30445#msg30445)
Titre: Re : Mais que deviennent les amoures d'antan ?
Posté par: Matt le 23 Février 2009 à 19:06:07

Bonsoir,

---------------------------

Citer
il prit son chapeau et sa veste et sortit.

Je suggère une virgule après "et sa veste".

Citer
Il reviendrait ivre d’amour. Ils reviennent tous.

Explications sur le choix du temps ?

Citer
il se représenta Eve et le serpent

 :)  (pourquoi ?)

Citer
Un silence s’installa. Un silence pesant.

Répétition. (voulu je suppose...)

Citer
Juste un peu grognon, tenta de la rassurer le jeune garçon

"de rassurer le jeune garçon"  - pourquoi un "la" avant rassurer...

Citer
Mais que deviennent les amoures d’antan ?

"amours" (mais avec un "e" qui c'est, ça existe peut-être  :noange:)

Citer
Musette, musette, serais-tu donc en train de courir à ta perte ?

Miroir, miroir  :)

Citer
Tu n’est qu’une pâle figure destinée à errer derrière ces fantoches

"tu n'es..."

Citer
Allons, cessons ce combat frigide et viens enfin t’étendre sur ma couche, le poignard soigneusement dissimulé sous l’étoffe de ta poitrine.

Ce deuxième "allons", je l'aime pas trop !

Citer
son cerveau enflammé ourdissait déjà l’anathème.

Tu peux m'expliquer ?

---------------------------

Dis-moi, t'aime beaucoup les histoires sur les muses et les poètes  :)

Il y a quelques passages flous pour ce début mais j'attends la chouite pour avoir une meilleure impression sur ton texte.

Bonne continuation !
Titre: Re : Mais que deviennent les amoures d'antan ?
Posté par: Gros Lo le 23 Février 2009 à 19:28:20

Ah cool je lirai ça, là j'dois filer ; juste, oui au pluriel ça reste "amours", c'est que l'adjectif qui les qualifie qui est à mettre au féminin pluriel.

(je le sais parce que j'ai eu un zéro une fois au scrabble en jouant ça. Amoures. xD bref.)
Titre: Re : Mais que deviennent les amoures d'antan ?
Posté par: ernya le 23 Février 2009 à 19:43:31
Citer
il prit son chapeau et sa veste et sortit.
Je suggère une virgule après "et sa veste".
hum... mouip, je sais pas, peut-être, je vais voir

Citer
Il reviendrait ivre d’amour. Ils reviennent tous.
Explications sur le choix du temps ?
le premier avec le conditionnel, c'est la supposition de musette, le deuxième c'est du présent de vérité générale: en gros puisque les poètes reviennent à chaque fois auprès d'elle, celui-ci fera de même

Citer
il se représenta Eve et le serpent
:)  (pourquoi ?)
ah ça... il la craint, il craint son emprise, ce n'est qu'une image :P

Citer
Un silence s’installa. Un silence pesant.
Répétition. (voulu je suppose...)
oui

Citer
Juste un peu grognon, tenta de la rassurer le jeune garçon
"de rassurer le jeune garçon"  - pourquoi un "la" avant rassurer...
euh oui... je sais plus  ><
on rassure quelqu'un... bref... je vais vérifier et peut-être changer la phrase

Citer
Mais que deviennent les amoures d’antan ?
"amours" (mais avec un "e" qui c'est, ça existe peut-être  :noange:)
oui, vieille écriture, j'utilise les deux, mais là je parle des amours de musette, c'est pour ça

Citer
Tu n’est qu’une pâle figure destinée à errer derrière ces fantoches
"tu n'es..."
oups!

Citer
Allons, cessons ce combat frigide et viens enfin t’étendre sur ma couche, le poignard soigneusement dissimulé sous l’étoffe de ta poitrine.
Ce deuxième "allons", je l'aime pas trop !
je vais y réfléchir

Citer
son cerveau enflammé ourdissait déjà l’anathème.
Tu peux m'expliquer ?
hum... problème de voc ? l'anathème, c'est en gros la malédiction, en fait là, c'est le "complot" qu'elle veut mettre en place, que tu comprendras( j'espère!) dans la suite ;)

Dis-moi, t'aime beaucoup les histoires sur les muses et les poètes  :)
oui, c'est pour ça que je disais que ça n'avait rien de révolutionnaire :D
et oui, j'adore l'image du couple poète-muse

Il y a quelques passages flous pour ce début mais j'attends la chouite pour avoir une meilleure impression sur ton texte.
alors oui, tout n'est pas super clair, si jamais c'est vraiment incompréhensible, n'hésite pas à me le dire, mais autant te prévenir, c'est souvent quelque peu elliptique chez moi :P



merci d'avoir lu! je posterai la suite un peu plus tard^^


Lo':oui prends ton temps
t'es sûr ?
lol
bon, bon
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Matt le 23 Février 2009 à 20:59:04
Citer
si jamais c'est vraiment incompréhensible, n'hésite pas à me le dire, mais autant te prévenir, c'est souvent quelque peu elliptique chez moi

Il n'y a pas de soucis. De toute manière quand un texte est incompréhensible, je le dis "haut et fort"  :)

Et puis concernant tes textes, je ne pense pas que ce soit souvent "elliptique" comme tu dis. Tu écris de très belles choses. Par exemple le texte ou tu crées un dialogue entre un auteur et un personnage de livre, j'ai beaucoup aimé. Donc ne te dévalorise pas, un auteur ne peut se permettre ceci.
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Gros Lo le 24 Février 2009 à 01:03:51
Citer
et qui la flanqua sans ménagement au trottoir.
au? pas "sur le" ?


Citer
il put admirer des jambes fines, des jambes qui le fascinaient, l’émoustillaient
j'trouve que émoustiller va pas trop ici, c'est pas vraiment dans le ton du passage.


Citer
L’éclair de lucidité, l’hérissement ; elle prit enfin conscience qu’elle avait froid. Il lui fallait de la chaleur et rapidement ; elle dépérissait.
le hérissement, non? à vérifier. Le "et rapidement" accroche un peu (pinaillamment parlant) à la lecture.


Citer
Depuis, c’étaient toujours ces plaisirs, ce vin rouge infecte
infect


Citer
Heureusement, le premier qui s’en lassa fut le vieil homme
un peu lourd comme formulation j'trouve


Citer
Mais que deviennent les amours d’antan ? Elles fondent comme neige au soleil, auréolées de reflets pourpres et se transforment en torrents.
joli, et... je sais plus pourquoi j'ai relevé. Ah, si : ça me fait penser à la Complainte des Rohirrim... "ils ont passé comme la pluie sur les montagnes, comme le vent dans les prairies"...


Citer
Musette, musette, serais-tu donc en train de courir à ta perte ?
j'aime bien le côté mi-comptine mi-oraison lol


Citer
voilà que tu quémandes des trognons de pain
trognons? pas plutôt quignons ? (et du coup ça fait un peu bizarre avec quémandes, point de vue sonorités)


Citer
Vois-tu ta poésie est vaine
une virgule après "vois-tu", j'pense


Citer
gloups                      cessons ce combat frigide



Citer
lui seul aurait su la tenir dans des bras faussement viriles.
virils


Citer
Un joli minois, sournois et émoustillé
là ça passe bien mieux, c'est bien dans l'esprit du passage, "émoustillé" (tu peux peut-être enlever le "et" pour que ça fasse pas trop répétition, "et é". Enfin c'est une... suggestion)


Citer
son cerveau enflammé ourdissait déjà l’anathème.
lol ça fait un peu "mot du jour" !


**

donc globalement j'aime vraiment beaucoup, c'est super bien écrit, à la fois soutenu et fluide, et le premier paragraphe est top, surtout quand on sait déjà de quoi il est question (enfin au niveau des personnages).
J'aime bien le titre aussi.
Pour les points de vue narratifs ça ne me gêne pas mais c'est peut-être parce que j'ai pas encore tout saisi, on verra dans la suite...

'oilà ! la suite ?

(edit : juste le passage qui commence avec "musette" que j'aime pas trop [le passage, pas "musette"]... enfin si, mais moins ; disons qu'il est un peu [trop?] dans la lignée de tes précédents textes sur le sujet, j'aime pas trop ce ton-là.)
Titre: Re : Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 24 Février 2009 à 01:28:59
Citer
et qui la flanqua sans ménagement au trottoir.
au? pas "sur le" ?
lol, je l'attendais celle-là! :mrgreen:
oui donc j'ai hésité et j'ai opté pour "au" pour l'éventuelle connotation que ça ferait germer dans vos esprits, mais peut-être aussi parce que dans mes premeirs jets, il y avait plus de précisions sur d'où venait la Muse
donc "au trottoir" pour  faire référence à l'expression "faire le trottoir" en fait :-[
mais si ça passe vraiment pas, je change

Citer
il put admirer des jambes fines, des jambes qui le fascinaient, l’émoustillaient
j'trouve que émoustiller va pas trop ici, c'est pas vraiment dans le ton du passage.
oui, peut-être, je devais être influencée par notre extrait de l'an dernier de Boule de Suif :-¬?

Citer
L’éclair de lucidité, l’hérissement ; elle prit enfin conscience qu’elle avait froid. Il lui fallait de la chaleur et rapidement ; elle dépérissait.
le hérissement, non? à vérifier. Le "et rapidement" accroche un peu (pinaillamment parlant) à la lecture.
si j'enlève le "et" ça passe ?
et sinon je sais pas pour le "l'" ou "le"

Citer
Heureusement, le premier qui s’en lassa fut le vieil homme
un peu lourd comme formulation j'trouve
ouip

Citer
voilà que tu quémandes des trognons de pain
trognons? pas plutôt quignons ? (et du coup ça fait un peu bizarre avec quémandes, point de vue sonorités)
oui, pas faux, je dis ça à l'oral mais ça se dit sûrement pas  ><

Citer
Vois-tu ta poésie est vaine
une virgule après "vois-tu", j'pense
ok

Citer
Un joli minois, sournois et émoustillé
là ça passe bien mieux, c'est bien dans l'esprit du passage, "émoustillé" (tu peux peut-être enlever le "et" pour que ça fasse pas trop répétition, "et é". Enfin c'est une... suggestion)
je prends!

Citer
son cerveau enflammé ourdissait déjà l’anathème.
lol ça fait un peu "mot du jour" !
lol, ben nan, anathème, ça se dit :-¬?
et puis venant de toi :-¬? :mrgreen:


pour tout ce qui est des fautes :-[ et même trois fois :-[

sinon je suis contente que ça te plaise ! :)
j'espère qu'à la fin, vous me direz que justement c'est pas comme mes autres textes de muse, enfin on verra bien

Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Gros Lo le 24 Février 2009 à 02:08:16


Citation de: ernya
Citer
Citer
et qui la flanqua sans ménagement au trottoir.
au? pas "sur le" ?
lol, je l'attendais celle-là! :mrgreen:
oui donc j'ai hésité et j'ai opté pour "au" pour l'éventuelle connotation que ça ferait germer dans vos esprits, mais peut-être aussi parce que dans mes premiers jets, il y avait plus de précisions sur d'où venait la Muse
donc "au trottoir" pour  faire référence à l'expression "faire le trottoir" en fait :-[
mais si ça passe vraiment pas, je change
oui ça m'a effleuré l'esprit, enfin je me suis pas fait la remarque explicitement, mais j'ai "senti la connotation sans en déterminer la provenance" on va dire (comme ça arrive souvent quand on -je- lit un texte xD). Comme tu veux.




Citer
Citer
Citer
L’éclair de lucidité, l’hérissement ; elle prit enfin conscience qu’elle avait froid. Il lui fallait de la chaleur et rapidement ; elle dépérissait.
le hérissement, non? à vérifier. Le "et rapidement" accroche un peu (pinaillamment parlant) à la lecture.
si j'enlève le "et" ça passe ?
et sinon je sais pas pour le "l'" ou "le"
j'ai vérifié, la phonétique met une apostrophe donc c'est aspiré, donc "le". Ouais pour supprimer le "et" ça va mieux après.


Citer
Citation de: Loredan
Citer
son cerveau enflammé ourdissait déjà l’anathème.
lol ça fait un peu "mot du jour" !
lol, ben nan, anathème, ça se dit :-¬?
et puis venant de toi :-¬? :mrgreen:
je le sentais venir lol, oui oui ça se dit, mais "ourdir" est un verbe assez précieux, genre plus orienté tragédie racinienne, et la place du "déjà" renforce l'idée de la tournure précieuse ; du coup avec "anathème" ça fait un peu trop je trouve. Mais c'est personnel peut-être.




Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 24 Février 2009 à 03:10:15
Elle se rendit au café où il allait souvent. Il y était. Elle commanda un verre d’absinthe et s’assit, effrontément, sous les yeux du poète. Un éclair d’inquiétude. Nerveux, il attrapa son journal et fit mine de le lire, mais c’était impossible. Il ne pouvait oublier sa présence. Finalement, il se leva et se rapprocha d’elle.
-Déjà lassée ? On revient à ses anciennes amours ? Je ne te croyais pas aussi faible.
-Ne comprends-tu donc point que c’est moi qui décide ? Tu es mien, comme tous les autres. Méfie-toi de cette femme pour qui tu as tant d’estime, c’est elle qui te fera chuter.
Elle se leva et sortit. Magistrale mais le coeur haletant.

Mais que deviennent les amours d’antan ? Elles fondent comme neige au soleil, auréolées de reflets pourpres et se transforment en torrents.

Failli. Il avait osé faillir. Excédée, elle avait giflé le jouvenceau, elle s’était répandue en récriminations jusqu’à ce que sa voix vacille. Désormais lasse, elle s’était assise, une coupe à la main et regardait, morose, ce rejeton d’homme contrit dans son coin. Son plan échouait et sa peau dépérissait. Avide de baisers, condamnée à siroter ce vin crasseux tandis que l'autre, là-bas, le défaisait. Mais tout au fond, un coin sombre de sa tête méditait. Il fallait trouver le moyen d’écraser cette vile femelle qui osait se mettre en son chemin.


Ah ! Musette ! Tu m’apportes bien du souci. Pourquoi faut-il toujours que tu fasses ta mauvaise tête ? Tu veux jouer, n’est-ce pas ? Ce jeu sera cruel, ma douce. Je le broierai, ton petit cœur de glace, et c’est à genoux que tu viendras à Cupidon, je t’en fais le serment. Ce poète-là, tu l’aimes donc au point de le perdre, de te perdre ? Sans ton cher et tendre, la poésie en pâtira et tu le sais bien mieux que moi. Que fera Phébus étincelant ? Crois-tu que ta vie ici-bas te protège des foudres célestes ?


Lorsqu’elle s’éveilla, la paysanne ne put comprendre pourquoi elle avait osé gifler le jeune galant qu’elle avait rencontré la veille. Il avait été entreprenant et ses mains qui avaient voulu la déshabiller, n’étaient-elles pas blanches ? Lorsque l’on a de si belles mains, on ne peut être qu’un ange. Et, il était jeune ; le poète, lui, avait déjà vécu les vicissitudes de la jeunesse. Il fallait toujours qu’il écrive, le soir, à la lumière d’une bougie tremblante, des pages noircies d’encre. Elles parlent de toi, ma douce, lui disait-il en l’embrasant sur le front comme l’on fait à une enfant. Il y avait aussi ses colères. Des colères d’écrivain. Cela ne la concernait pas. Mais lui, il avait quelque chose d’attachant, un petit air de fripon sous son visage d’enfant. Il faudrait le revoir. Contempler de nouveau ces cheveux fauves comme les broussailles, ces petits yeux vifs et ces longues enjambées tressaillantes.


Musette parcourut en vain tous les cafés et les ponts des désespérés à la recherche d’un poète en peine. Elle en vit et elle s’éloigna rapidement, les lèvres pincées, ses yeux cherchant toujours le même. Et, pendant des jours, la malheureuse aux peines muettes traîna ses voiles sales et déchirés derrière elle. Elle ne répondit à aucune supplique, regarda froidement ces échevelés qui, la plume rêche et crissante, inondaient leurs feuillets de purin. Chaque soir, elle hurlait sourdement, étouffant des sanglots qui auraient voulu jaillir en torrents. Elle assistait, impuissante, à la lente dégradation de sa chair : ses yeux perdaient de leur éclat, son corps se raidissait, parcouru de tremblements et ses pas se faisaient eux-mêmes incertains et hagards, perdus dans les allées de sa tristesse.


Elle l’avait retrouvé. Fuyant comme un voleur. Elle l’avait suivi jusque que devant la mansarde. Elle avait entendu cette voix de femme. Une rivale dont il fallait qu’elle se débarrasse. Jamais elle n’avait été aussi jalouse, jamais ce sentiment de rage intestine n’avait été aussi violent. Un fol amour la poussait, guidait ses pas dans les rues parisiennes. Elle n’avait jamais eu de chance. Paris était pour elle l’espoir d’une vie meilleure, une vie rythmée par les douceurs de l’amour dont on l’avait tant bercée. Et, à peine arrivée, un poète s’attachait à elle, elle, une paysanne. Et il y avait aussi ce jeune garçon, ce noble redresseur de torts. Jamais elle ne pourrait être plus heureuse. Mais il fallait que cette vipère existe ! Qu’elle tente de lui voler ceux qu’elle aimait. Elle avait bien trop pâti pour souffrir une telle fortune. Fortune ! Elle se mit à ricaner. Le remède se dessinait sous ses yeux. Il suffisait de l’accuser. Elle vivait chez le jeune garçon, chez le voleur. Il faudrait jouer serré, se servir du butin du garçon pour faire tomber la garce. Débarrassée d’elle, il lui serait facile de conquérir ce jeune cœur.


Ne faisant plus confiance aux talents de séduction du garçon, la muse le suivait dans chacune de ses entreprises, et, à chaque nouvelle rencontre, les flots de sa colère se faisaient plus impétueux, menaçaient de franchir les portes branlantes de sa raison. Le garçon mettait de la bonne volonté, mais quelque chose la laissait perplexe. Comment des yeux de paysanne pouvaient-ils luire avec autant d’éclat ? Comment avait-elle pu accepter aussi facilement la morale parisienne et tous ses vices ?
Ses yeux noirs scrutèrent profondément la jeune fille comme s’ils avaient voulu la dépecer. Et elle comprit. Elle ne put retenir un hurlement qui n’avait rien d’humain et s’enfuit. Lui ! Il avait osé ! Il avait bafoué toutes les règles et avait voulu la piéger, elle !
Pendant des heures, elle chercha, manigança dans son coin. Elle trouva enfin dans les recoins les plus sombres de la capitale le poison qui lui fallait. Elle attendit le moment propice. C’était une belle journée pluvieuse et jamais elle n’avait vu son garçon plus prêt à l’aider dans ses machinations diaboliques - mais cela lui avait coûté des caresses bien plus intimes. Elle avait tout préparé dans les moindres détails. Elle avait même écrit une fausse annonce au poète en prenant le nom d’un de ses amis - qu’elle ne pouvait souffrir– le priant de le rejoindre pour une joute poétique au café de la rue Hautefeuille. Elle voulait qu’il voit cela, qu’il souffre. Seule la souffrance est belle.
La jeune paysanne et le garçon parlaient gaiement lorsque le poète entra dans le café. La fille buvait des yeux celui pour qui son cœur s’enflammait. Elle buvait, ivre, jusqu’à la lie et la coupe et son amant. Les douleurs devinrent alors insoutenables et elle ne put retenir le flot de sang bouillant. Il y eut des cris et elle s’effondra, crachant un liquide noir. Le poète devint comme fou et dans un même mouvement voulu se jeter sur son aimée et sur son assassin ; tandis qu’au-dehors, ruisselante, la muse se délectait de ses hurlements de douleur. Comme ils étaient poignants, les déchirements de son âme. Elle ferma les yeux afin de pouvoir se repaître de cette douce mélodie.
On s’affaira autour d’elle, il y eut des bruits de lutte, mais le long râle ne faiblissait pas.
Lorsqu’elle rouvrit les yeux, on emmenait, les poings liés et beuglant, le jeune voleur. Elle sourit et s’élança d’un pas enjoué vers la butte de Montmartre, défier le gardien des amours heureuses.


suite et fin (http://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=1870.msg30464#msg30464)
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Matt le 24 Février 2009 à 13:38:53

Bonjour,

---------------------

Citer
Elle commanda un verre d’absinthe et s’assit, effrontément, sous les yeux du poète.

L'absinthe, pourquoi ? parce que...  :)

Citer
On revient à ses anciennes amoures ?


J'aime pas trop la tournure dont tu le dis.

Citer
Failli. Il avait osé faillir.


Pourquoi commencer ce paragraphe ainsi ?

Citer
Tu t’éloignes de ton devoir, Muse, tu souilles ton honneur dans une fange plus noire que le venin de ton cœur.

Pauvre muse, dans la fange...  :)

Citer
Elle ne répondit à aucune supplique, regarda froidement ces échevelés qui, la plume rêche et crissante, inondaient leurs feuillets de purin.


Peux-tu m'expliquer ce passage ?

---------------------

Cette partie est bien mieux, bien qu'un moment j'ai eu un peu de mal à voir si tu parles du poète ou de la muse car tu parles d'un autre homme et d'une autre femme, j'ai peut-être pas bien compris, je vais le relire. Sinon je me demande s'il y a du vécu dans tes textes entre la muse et le poète ?   :) 


Titre: Re : Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 24 Février 2009 à 14:23:31
Citer
Elle commanda un verre d’absinthe et s’assit, effrontément, sous les yeux du poète.

L'absinthe, pourquoi ? parce que...  :)
parce que :mrgreen:
lol, bon, déjà parce que j'adore l'absinthe ( niveau couleur, j'ai jamais essayé, lol!) et ensuite parce que ça rentre un peu dans le côté provocation
en fait c'est pas déterminant pour le récit quoi! :D

Citer
On revient à ses anciennes amoures ?


J'aime pas trop la tournure dont tu le dis.
déjà, j'ai corrigé puisqu'il n'y a pas de "e"
quant à la formulation, c'est de la provocation, enfin, il se moque d'elle et de son "inconstance"

Citer
Failli. Il avait osé faillir.

Pourquoi commencer ce paragraphe ainsi ?
parce qu'il faut commencer :mrgreen:
ça commence dans la précipitation (brièveté et incompréhension pour le lecteur) parce que c'est du discours indirect libre
si tu veux c'est pour la rapidité, pour arriver directement à ce que pense la Muse
( je sais pas comment expliquer en fait)

Citer
Elle ne répondit à aucune supplique, regarda froidement ces échevelés qui, la plume rêche et crissante, inondaient leurs feuillets de purin.


Peux-tu m'expliquer ce passage ?
les écheveulés ce sont les poètes dont elle se moque parce qu'il n'y arrivent pas donc il s'arrachent les cheveux :mrgreen:
et le "purin" c'est une image, pour elle, c'est abject ce qu'ils écrivent

Cette partie est bien mieux, bien qu'un moment j'ai eu un peu de mal à voir si tu parles du poète ou de la muse car tu parles d'un autre homme et d'une autre femme, j'ai peut-être pas bien compris, je vais le relire. Sinon je me demande s'il y a du vécu dans tes textes entre la muse et le poète ?   :) 
oui, c'est justement à ça dont je pensais pour les points de vue
il y a Cupidon, musette, et une autre femme "la paysanne" comme points de vue dans cet extrait
et il y a trois hommes: Cupidon, le jeune garçon voleur qui l'a rencontrée sur le carton et le poète
voilà, j'espère que ça s'éclaire



du vécu?  ???
ben non, lol, je ne suis pas muse et encore moins poète :mrgreen:
donc non pas de vécu, diverses inspirations livresques sans doute ^^



merci de suivre^^
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Gros Lo le 24 Février 2009 à 14:56:25


Je passe vite fait, sinon j'aurai pas mon train xD

Citer
Je le broierai ton petit cœur de glace
une virgule qui manque

Citer
Comme ils étaient poignants les déchirements de son âme.
pareil


l'image du feu d'artifice est un peu en-dessous du reste du texte. Pour le reste j'aime toujours, mais j'ai dû le lire un peu vite et entrecoupé, donc j'aurais + aimé en conditions normales ! je relirai tout avant d'attaquer la fin.
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 24 Février 2009 à 15:20:55
ok, je corrige

hm...mouais, je sais pas trop pour le feu d'artifice, peut-être
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 24 Février 2009 à 18:37:08
(suite et fin.... la fin... j'en suis pas satisfaite)




Son poète, désespéré, se morfondait nuits et jours. Il avait cessé d’écrire la moindre ligne, ses larmes se mêlant sans cesse à l’encre noirâtre. Il était si beau, si torturé. Jamais elle n’avait vu de regard si poignant, de sanglots si mélodieux. Et pourtant, elle attendait, la douleur n’était pas assez grande ou bien peut-être l’était-elle trop. Il fallait qu’elle attende que la rage transperce de part en part ce corps chéri et alors, la poésie pourrait s’y lover langoureusement.
Chaque jour, elle observait les différents signes, se délectait de chaque larme, de chaque coup de poing dans la glace et de chaque goutte de sang qu’il faisait perler.
Elle attendit de longues semaines durant lesquelles son cœur ne cessa de s’échauffer, de s’imaginer déjà la caresse de son corps tremblant, sa main effleurant doucement sa poitrine et le doux baiser sur ses lèvres atrocement salées.
Et un jour, ne pouvant plus museler les élans de son cœur aboyant, elle pénétra dans la pièce, à l’aube, et s’approcha du lit sur lequel il s’est jeté la veille au soir. Elle resta assise auprès de lui, s’imprégnant de sa vue, respirant l’odeur légère de fatigue et de sueur qu’il dégageait.
Il s’éveilla. Durant un moment il parut être émerveillé de cette vue matinale, mais très vite il la vit et se leva furieusement. Elle lui sourit timidement et voulut toucher son visage. Il repoussa sa main avec violence et chercha avec quoi il pourrait frapper ces yeux d’une douceur révoltante. Ne trouvant rien, il retrouva sa voix et l’insulta de tous les noms. Et elle continua de sourire. Odieusement.
Elle se rapprocha, l’obligeant à reculer. Mais lorsqu’il heurta le mur, elle s’arrêta, parut soudainement renfrognée et sans mot dire, s’en retourna.

Cupidon remua le ciel, tempêta, et réussit, sans grande peine, à rallier Phébus à sa cause. Il sut attiser avec talent la colère divine, ranimer la haine contre sa musette qui avait eu le si beau rôle durant toutes ces années. Il n’eut guère besoin de plaider  – cela n’ayant jamais été son fort- les faits parlaient pour lui. On pleurnicha sur la mort tragique de la pauvre paysanne dont on ne s’était point soucié, on se révolta devant les cernes du poète et devant la décomposition d’un tel talent.
Jamais on ne l'avait autant soutenu. Il allait l'obtenir sa musette, de force.


Mais que deviennent les amours d’antan ? Elles fondent comme neige au soleil, auréolées de reflets pourpres et se transforment en torrents.


Le pauvre garçon dut faire face à l’atroce vérité. Cette vile femme l’avait berné, trompé et jeté en prison à sa place. Elle avait assassiné de sang froid la jeune paysanne et c’est lui qui écopait de sa peine. Il supplia, fit des promesses, donna toutes les adresses qu’il connaissait pour qu’on la retrouve mais c’était peine perdue et il le savait, il n’avait jamais réussi à la poursuivre, cette femme qu’il avait aimée. Il savait que la maréchaussée ne pourrait lui mettre la main dessus. Et il restait un voleur, ils avaient trouvé tous les maigres restes de ses larcins. Peut-être que le vieux le sortirait de ce trou piteux, peut-être. Le vieux aussi, il était parti. Il avait été sage, il avait senti l’arrivée de la tempête. Et pourtant, elle était alors si belle et semblait si seule, si démunie. Elle n’avait pas même un nom, comment pouvait-on se souvenir d’elle ? Pourquoi s’en soucier, maintenant ? Cela n’avait plus d’importance.


Le poète répondit avec lassitude aux questions empressées des agents. Il avoua qu’il la connaissait ou du moins qu’il avait cru la connaître. Mais il se refusa à évoquer une quelconque liaison. Comment aurait-il pu s’attacher à une pareille femme ? Il leur parla très peu en réalité, d’une voix monocorde, encore pâteuse du goût de la lie. Il poussa quelques exclamations de désespoir, mais ses traits tirés parlaient pour lui : il semblait au bord de l’épuisement et sombrait lentement vers la folie.
Lorsqu'enfin ils se retirèrent, le mot de fou effleurait leurs lèvres. Il l’entendit ou crut l’entendre et il se mit lui-même à le répéter tout bas. Il commençait même à le croire et presque à s’en réjouir.


C’était un véritable rassemblement, beaucoup de monde était venu. Au centre, superbe et enflammé, se tenait Phébus. Sa voix vibrait de colère. Musette n'en menait pas large. Il se rapprocha pas à pas et à chaque nouvelle enjambée, c’était un cri, un reproche, une sentence de plus qui glaçait ses oreilles. L’arrêt fut irrévocable : l’éloquence devait se joindre à l’amour. Cupidon souriait de toutes ses dents. Il avait gagné son combat, elle devait céder et oublier toutes les jouissances du monde terrestre. Elle implora du regard une éventuelle clémence, voulut persuader Phébus de l’imminence d’une poésie dont il pourrait être fier, mais rien n’y fit. Déshonorée et effondrée, elle fut laissée seule avec Cupidon. Se délectant de son humiliation, il s’amusa à lui arracher un à un les voiles dont elle se parait. Elle s’efforça de rester digne, mais lorsqu’il ne lui en resta plus qu’un, elle le serra fortement contre sa poitrine. Cupidon fronça les sourcils, outré d’une telle résistance ; il se mit à lui évoquer sa gloire et tout ce qu' elle avait perdu. Elle ne répondit rien, serrant les dents, pressant son voile. Furieux, il ramena brutalement une de ses mèches en arrière et lui susurra à l’oreille les réjouissances qu’il prévoyait. Elle se retint de lui cracher au visage mais son regard noir remplit cet office. Il la dénuda totalement et la poussa sur le marbre dur et froid. Elle frémit, hoqueta, ferma les yeux ; se rendit.

Épuisé d’une si belle victoire, Cupidon ne tarda pas à s’assoupir. Se dégageant de lui, elle se rhabilla et aperçut en contrebas, derrière les nuages, le monde, le sien. Elle surprit une larme sur sa joue, qu’elle essuya vivement. Cela ne devait plus avoir d’importance. Mais lorsque son regard se posa de nouveau sur le jeune dieu étendu, un frisson la parcourut. Elle aurait voulu frapper ce corps gisant, lacérer ce visage au rictus insoutenable. Son regard retourna vers le monde et elle s’y rendit.
Dans une course éperdue, elle se jeta dans les rues parisiennes, trébuchant de nombreuses fois sur les dalles ruisselantes. Elle courut à en perdre haleine, le cœur déchiré de fatigue et de peur. Elle bondit sur la porte ; il ouvrit et ils se firent face. Avant qu’il n’ait pu faire le moindre geste, elle se précipita sur lui ; il recula. Elle tomba à terre. Son corps était parcouru de tremblements incontrôlables, elle lui fit pitié. Il s’approcha d’elle et tenta de la réchauffer en la frictionnant à une vieille couverture qui traînait sur le plancher depuis des jours. Mais lorsqu’elle voulut le remercier et qu’elle leva les yeux vers lui, il la gifla sèchement.


Mais que deviennent les amours d’antan ? Elles fondent comme neige au soleil, auréolées de reflets pourpres et se transforment en torrents.


Il ne s’étonna pas de découvrir l’absence de musette à son réveil. Il n’en attendait pas moins d’elle. Et elle était si prévisible qu’elle ne pouvait être que chez son poète.
Il sourit. La soirée s’annonçait sous d’heureux auspices, musette reviendrait enflammée ; il lui accorderait le premier coup et lui répondrait sur le même ton. Elle finirait par se prendre au jeu et s’attendrirait devant la grâce des anges.
Le poète ne serait plus qu’un pantin entre ses mains, un être d’élection à qui elle soufflerait la quintessence du langage des vallons d’Ascra. Elle ne passerait plus ses nuits à veiller sur la flamme évanescente, elle irait se blottir dans la douce chaleur de ses plumes blanches. Et, parfois, elle en arracherait une pour le poète le plus méritant et alors l’écriture sera vraie car rutilante.


Elle attendit. Les yeux du poète étaient noirs, comme ils l’avaient toujours été. Ils reflétaient un voile de colère derrière des flots de tristesse et de faiblesse. Elle soutint ce regard, le corps tendu d’attente, les lèvres frémissantes.
Le poète se releva et alla passer la tête par la fenêtre, comme pour attraper une goulée d’air frais après la noyade qui menaçait ses yeux. Elle vit ses épaules s’affaisser mais les sanglots ne vinrent pas.
Elle se releva et s’approcha de la table de travail. Elle lut les quelques lignes qu’il avait jetées et son cœur se serra : l’écriture serpentine n’aurait pu être plus déchirante.  Son poète avait su arriver au sommet du désespoir et des chants douloureux sans son aide. Il était véritablement digne d’elle, digne de son âme et de ses vers. Qu’importe ce que dirait Phébus ou Cupidon, la preuve de sa gloire se tenait là, sur cette misérable table bancale.


Il attendit longuement sa musette, mais elle ne vint pas. Elle ne quitta pas son poète. La jalousie mêlée à la démence fiévreuse s’empara de lui et il bondit retrouver le beau cithariste. Mais Phébus refusa d’entendre parler de la moindre vengeance. Il lui chanta les vers dont la Muse s’était déjà éprise et lui affirma qu’il en était fier. L’éloquence s’était jointe à la douleur mais aussi à l’amour. Cupidon n’y était certes pour rien, mais Phébus ne pouvait que s’en réjouir.
Clôture.


Elle s’approcha du poète et osa poser sa main sur son bras. Elle était glacée, glacée d’effroi et d’espoir. Il ne sembla pas réagir ou du moins, il ne la repoussa pas. Elle posa alors, avec une douceur infinie, sa joue contre sa chemise ; enfouissant son nez dans le creux de son épaule. Il ne fit aucun mouvement, mais elle sentit son cœur s’accélérer. Ils restèrent ainsi durant de longues minutes jusqu’à ce que le poète se dégage brusquement pour refermer la fenêtre. Des gouttes perlaient sur son visage, traçant de longues traces sinueuses sur ses tempes. Elle ne pouvait le quitter des yeux, le cœur pétri d’angoisse et d’espérance. Mais il semblait calme, apaisé et lorsqu’il se résolut à relever ses yeux, elle vit un sourire s’y dessiner en creux.

Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Matt le 24 Février 2009 à 19:20:35

Bonsoir,

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Citer
Son poète, désespéré, se morfondait nuits et jours. Il avait cessé d’écrire la moindre ligne, ses larmes se mêlant sans cesse à l’encre noirâtre. Il était si beau, si torturé. Jamais elle n’avait vu de regard si poignant, de sanglots si mélodieux.


Très beau début, peut-être parce que je suis dans cet état là en ce moment.

Citer
Il fallait qu’elle attende que la rage transperce de parts en parts ce corps chéri et alors, la poésie pourrait s’y lover langoureusement.


C'est pas la première fois que je dis ça mais le mot "lover" dans un texte pour moi ne passe pas trop, ça déforme un peu la phrase...enfin faut voir.

Citer
Chaque jour, elle observait les différents signes, se délectait de chaque larme, de chaque coup de poing dans la glace et de chaque goutte de sang qu’il faisait perler.

Explication pour la fin. "qu'il faisait perler", c'est pas strange ceci ?

Citer
Et un jour, ne pouvant plus museler les élans de son cœur aboyant, elle pénétra dans la pièce, à l’aube, et s’approcha du lit sur lequel il s’est jeté la veille au soir.

Tu commences par "un jour" puis beaucoup plus loin tu dis "à l'aube", centre un peu mieux tes mots.

Citer
Il remua réellement le ciel

Pourquoi tu écris "réellement" ? je comprends vraiment pas pourquoi tu places ce mot "ici".

Citer
Le pauvre garçon dut faire face à l’atroce vérité.

Revoir la forme je pense, surtout pour cette introduction à ce paragraphe.

 
Citer
Peut-être que le vieux le sortirait de ce trou piteux, peut-être.

C'est qui le vieux ? (celui de Kaamelot dont parle Perceval, non sérieusement ?)

Citer
il se mit à lui évoquer sa gloire et tout ce que elle, elle avait perdu.


"ce que elle, elle avait"  (pas beau ce double "elle")

Citer
Il ne s’étonna pas de découvrir l’absence de musette à son réveil. Il n’en attendait pas moins d’elle. Et elle était si prévisible qu’elle ne pouvait être que chez son poète. Le poète… C’était lui qu’il aurait dû frapper et non pas cette pauvre jeune femme. Tout aurait été bien plus simple. Oui, mais le jeu aurait été moins amusant et la colère de Phébus moins éclatante.


Le jeu ? c'est vraiment cruel  :'(

Citer
Le poète ne serait plus qu’un pantin entre ses mains, un être d’élection

Un être d'élection ? ya pas mieux ?

Citer
Mais il semblait calme, apaisé et lorsqu’il se résolut à relever ses yeux, elle vit un sourire s’y dessiner en creux.


"en creux" ?  ><  (je vois pas...)

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Pour cette partie il y a je pense beaucoup de choses à revoir.

La description du combat entre les personnages, je la trouve pas réussie, mais bon ceci est et restera "mon avis". D'autres aimeront peut-être. Je regrette la fraîcheur de ta deuxième partie que l'on ne retrouve pas beaucoup ici. A méditer.
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 24 Février 2009 à 19:44:28
Citation de: Leblanc-Matthieu link=topic=1870.msg30471#msg30471
Citer
Il fallait qu’elle attende que la rage transperce de parts en parts ce corps chéri et alors, la poésie pourrait s’y lover langoureusement.

C'est pas la première fois que je dis ça mais le mot "lover" dans un texte pour moi ne passe pas trop, ça déforme un peu la phrase...enfin faut voir.
ça déforme la phrase ? ???
j'ai pas compris
j'ai mis "lover" pour l'image, tu vois, la poésie vient se fondre dans la douleur et puis "lover" c'est doux comme image

Citation de: Leblanc-Matthieu link=topic=1870.msg30471#msg30471
Citer
Chaque jour, elle observait les différents signes, se délectait de chaque larme, de chaque coup de poing dans la glace et de chaque goutte de sang qu’il faisait perler.
Explication pour la fin. "qu'il faisait perler", c'est pas strange ceci ?
oui c'est bizarre, j'avais mis "qu'il versait", mais bon, verser pour une goutte, c'est un peu excessif, alors qu'une goutte, une perle, donc perler :P

Citation de: Leblanc-Matthieu link=topic=1870.msg30471#msg30471
Citer
Et un jour, ne pouvant plus museler les élans de son cœur aboyant, elle pénétra dans la pièce, à l’aube, et s’approcha du lit sur lequel il s’est jeté la veille au soir.
Tu commences par "un jour" puis beaucoup plus loin tu dis "à l'aube", centre un peu mieux tes mots.
centrer mes mots ? j'ai pas compris non plus
là "un jour", c'est synonyme de "à un moment donné"

Citation de: Leblanc-Matthieu link=topic=1870.msg30471#msg30471
Citer
Il remua réellement le ciel
Pourquoi tu écris "réellement" ? je comprends vraiment pas pourquoi tu places ce mot "ici".
hum, ça passe peut-être pas, je veux bien l'admettre
j'ai mis l'adverbe parce que je parles reéllement du ciel, d'habitude on dit "je remuerai ciel et terre pour...." sauf que là, c'est pas une image, enfin si mais bon, ça serait une métonymie ou synecdoque
bref

Citation de: Leblanc-Matthieu link=topic=1870.msg30471#msg30471
Citer
Le pauvre garçon dut faire face à l’atroce vérité.
Revoir la forme je pense, surtout pour cette introduction à ce paragraphe.
je suis d'accord

Citation de: Leblanc-Matthieu link=topic=1870.msg30471#msg30471
Citer
Peut-être que le vieux le sortirait de ce trou piteux, peut-être.
C'est qui le vieux ? (celui de Kaamelot dont parle Perceval, non sérieusement ?)
lol, c'est le vieillard du début qui part en grommelant

Citation de: Leblanc-Matthieu link=topic=1870.msg30471#msg30471
Citer
il se mit à lui évoquer sa gloire et tout ce que elle, elle avait perdu.


"ce que elle, elle avait"  (pas beau ce double "elle")
oui mais c'est fait exprès pour insister
Cupidon et musette "se mènent une guerre", ils cherchent à prendre le dessus l'un sur l'autre donc il insiste sur leurs différences d'où l'insistance du pronom

Citation de: Leblanc-Matthieu link=topic=1870.msg30471#msg30471
Citer
Le poète ne serait plus qu’un pantin entre ses mains, un être d’élection

Un être d'élection ? ya pas mieux ?
si on pourrait trouver mieux mais c'est pour dire qu'en gros, pour Cupidon, la Muse choisit un seul poète et puis basta

Citation de: Leblanc-Matthieu link=topic=1870.msg30471#msg30471
Citer
Mais il semblait calme, apaisé et lorsqu’il se résolut à relever ses yeux, elle vit un sourire s’y dessiner en creux.


"en creux" ?  ><  (je vois pas...)
dedans, à l'intérieur, au fond
mais bon c'est vrai qu'à part l'homéotéleute "yeux"/"creux", cette dernière phrase est pas top

Citation de: Leblanc-Matthieu link=topic=1870.msg30471#msg30471
La description du combat entre les personnages,
quel combat ? parce que à proprement parler il n'y en a pas :P
ou alors il y en a plusieurs, la seène Cupidon/musette et la scène poète/musette



sinon, je comprends bien et je suis d'accord que cette dernière partie est un peu en-dessous, la fin est un peu bâclée ( en fait, ce sont vraiment les deux derniers paragraphes que j'aime pas, le reste, je ne le changerai sûrement pas)

ben sinon merci d'avoir suivi :)
tu pourrais me donner un avis général ? ;)
j'ai bien compris que t'aimais pas cette dernière partie mais l'ensemble du texte, tu en penses quoi ?
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Matt le 24 Février 2009 à 20:24:16

Dans l'ensemble je trouve ton texte bien en dessous de tes autres textes mais comme c'est un essai je pense que c'est normal. L'écriture se forge dans tous les essais et c'est bien d'essayer, ça donne l'envie de continuer.

Sinon comme je l'ai déjà dit il me semble,  il y manque une certaine fraîcheur. Il y a des passages flous, des personnages moins attachants ou "presque" absents. Et c'est un peu "méli-mélo" entre-eux, c'est souvent qui est qui ou de quoi on parle ? ajoute un dialogue pour donner plus de dynamisme s'il le faut. Et quand j'ai dit "bataille" je crois que le mot est juste, et tu t'envoles dans quelque chose de confus. Ce que l'on constate à la fin. Donc revois la dernière partie, je ne vois vraiment pas ce que tu veux que je te dise d'autre. Surtout que si tu trouves toi-même qu'il y a un problème à un endroit alors c'est quasi sûr le lecteur va s'en rendre compte.

Voilà, d'autres questions ?
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 24 Février 2009 à 20:43:57
ok, bon c'est rapé! ><

alors!

une fraîcheur, tu entends quoi exactement par fraîcheur ?
les passages flous, j'ai prévenu, c'est à cause des changements de points de vue, mais d'un autre côté, s'il y a toujours le même narrateur et ben j'avancerai jamais donc bon. Si tu as des exemples précis de là où c'est flou, là où tu piges plus rien, ça m'aiderait.
Pour les personnages "moins attachants", je relève le "moins", ça veut dire qu'il y en a qui le sont donc ça c'est important pour moi, j'ai jamais de personnages donc j'espère en avoir cette fois-ci. Mais du coup, certains sont moins consistants, mais ça, c'est inévitable (enfin si tout le monde s'accorde à dire que untel sert à rien, je m'inclinerai, lol!)

ensuite :  Et c'est un peu "méli-mélo" entre-eux, c'est souvent qui est qui ou de quoi on parle ?
là, tu parles bien du lecteur ? parce que les personnages se comprennent entre eux
et oui, c'est vrai, je le reconnais que c'est pas archi super clair, mais d'un autre côté, je ne veux pas que ce soit tout propre bien joli, tout clair ; donc s'il y a des zones d'ombres, pour moi, ce n'est pas grave, maintenant cela ne veut pas dire qu'il faut que vous n'y compreniez rien donc encore une fois, dis-moi ce que tu n'as pas compris pour que je vois si c'est grave ou non ;)
quant au dialogue, j'ai hésité à en mettre, surtout pour le poète et la muse, mais j'aime pas les dialogues, j'ai toujours l'impression que c'est d'un "plat" affligeant et comme ça concerne l'amour, la platitude menace plus que jamais  :mrgreen:
donc pour le dialogue, je verrai

et la fin est confuse ? :(
je veux dire pour moi, la fin ( son problème), c'est que... elle est très ouverte, rien n'est vraiment clairement établi, on voit se dessiner une réconciliation entre musette et le poète et l'amour renaître, sauf que c'est un "happy end" dit de manière très suggestive, ça, je te l'accorde

en fait ce qui me gêne, c'est que vous vous disiez en lisant les dernière lignes: "mais il n'y a pas de fin"
mais c'est tout ce qui me gêne :P
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Matt le 24 Février 2009 à 21:02:47
Citer
une fraîcheur, tu entends quoi exactement par fraîcheur ?

Mettre un peu plus de vie.

Citer
s'il y a toujours le même narrateur et ben j'avancerai jamais donc bon. Si tu as des exemples précis de là où c'est flou, là où tu piges plus rien, ça m'aiderait.

Là tout de suite je ne peux pas dire, il faut que je relise le tout. Mais c'est souvent dans de longues parties descriptives il me semble.

Citer
Pour les personnages "moins attachants", je relève le "moins", ça veut dire qu'il y en a qui le sont donc ça c'est important pour moi, j'ai jamais de personnages donc j'espère en avoir cette fois-ci.

Comment ça "jamais" ? tu veux dire au sens de "bien construit" ? c'est pas necessaire, il suffit d'un petit truc qui les distingue bien des uns et des autres et là le lecteur s'attache à ses personnages. C'est pour ça que je dis que le dialogue peut être interessant mais tu n'es pas obligé, tu es maître de tes mots.

Citer
Mais du coup, certains sont moins consistants, mais ça, c'est inévitable

Oui, or ici à part "le vieux"...

Citer
mais j'aime pas les dialogues, j'ai toujours l'impression que c'est d'un "plat" affligeant et comme ça concerne l'amour, la platitude menace plus que jamais

Mais voilà si tu pars en te disant "j'aime pas", tu ne sais pas si ce que tu vas faire sera bien ou pas. Et puis après ce que j'ai lu dans ton dernier texte je pense que tu peux très bien le faire. Moi personellement je l'utilise que très rarement en poésie, et souvent quand je l'utilise il m'aide à construire mon texte car d'une part on donne une voix au personnage et d'une autre part, on donne une voix au texte, donc une meilleure ambiance, une atmosphère plus grande...
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: soraSKT le 25 Février 2009 à 17:40:17
Si je puis permettre, je ne serai pas aussi critique (dans le bon sens du terme) que l'ami Leblanc, mais je voulais juste appuyer sa dernière remarque sur l'utilisation du dialogue et de l'incidence de ce dernier sur ton écrit.

Personnellement poésie ou pas j'ai peine à croire qu'un dialogue puisse être "plat" s'il est bien amené et bien fait. Au contraire, de prime abord, je pense plutôt que le dialogue dynamise plus qu'il ne lasse.
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 25 Février 2009 à 18:00:46
justement! il faut qu'il soit bien fait et un dialogue, rien n'est moins évident à faire
et puis j'ai quand même fait de tous petits mini dialogues, lol
enfin bon, j'essayerai d'en faire plus la prochaine fois!


sinon, tu as tout lu ? tu pourrais me dire ce que tu en penses ? ;)
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Leia Tortoise le 25 Février 2009 à 18:09:17
J'ai lu! C'est assez étrange, et peut-être un peu trop long (en tout cas à mon goût), mais j'aime assez...
Enfin, j'ai surtout aimé le début, l'ambiance était très bien plantée, c'était intriguant, les personnages étaient intéressants et mystérieux...
Et puis après je me suis un peu lassée, à vrai dire.

Mais c'est quand même le texte le plus abouti, le plus creusé que tu nous livres là, je pense.  :)
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 25 Février 2009 à 18:26:49
merci Leia!
ça me fait vraiment plaisir ce que tu me dis là, j'ai essayé de faire plus abouti comme tu dis dans ce texte-ci, donc je suis contente^^
par contre, je comprends parfaitement pour la longueur, l'essoufflement, je pense que vers la fin, d'ailleurs non, je ne pense pas je le sais, vers la fin, j'ai perdu le "souffle" que j'avais au début et ça s'est vu dans l'écriture
bon, donc il faut que je revitalise encore, mais ça va venir, lol
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Maïa Hold le 27 Février 2009 à 16:55:52
Alors, j'ai juste eu le temps de lire le premier post.  J'aime beaucoup ta façon d'écrire, l'histoire m'intéresse au plus haut point, j'adore ce genre de choses. J'aime bien la façon brève que tu as de présenter les choses, ce ton un peu cassant, très rythmé, ça me plait.
Pourquoi dis-tu que tu as essayé d'avoir des personnages? En tout cas, ceux là ont l'air bien réussis. La fille a l'air très complexe, le genre d'héroïne dont on ne se lasse jamais et qui est pleine de surprises. Par contre, est-elle une prostituée? Le fait qu'elle revienne voir le jeune homme met en doute ce que j'avais cru comprendre...

J'ai relevé quelques petites choses, je n'ai pas le temps de lire les posts des autres, j'espère que je ne les répèterais pas.

"qui la flanqua sans ménagement au trottoir." Je ne pense pas que "au trottoir" soit correct...
"tout cela, il croyait le voir" J'aurais plutôt dit: "il croyait voir tout cela", c'est un peu moins lourd..
"ses yeux se baissèrent comme vaincus." Je ne trouve pas ça très clair. Des yeux vaincus? J'ai du mal à me représenter la chose.
"Une bourrasque s’engouffra," J'ai l'impression qu'il manque quelque chose, peut-être l'endroit où s'engouffre cette bourrasque...
"Il monta l’escalier craquetant" Craquetant existe? [ La flème d'ouvrir le dico, j'te croirais sur parole..]
"les forêts des voyages d’autrefois" Quels voyages? Ceux qu'a fait le fille, ou l'homme? Je ne comprend pas très bien, tu devrais soit préciser, soit changer de métaphore, je pense.
"Cela lui rappela les journées d’antan. [...] Mais une miche de pain ! C’était la simplicité, le retour à une vie digne de ce nom. Une vie détestable." J'ai pas vraiment compris ce passage... C'est un peu vague. Tu présente des éléments sans les préciser, surtout quand tu parles du passé et de la vie.
"ce combat frigide " Frigide n'est peut-être pas l'adjectif le mieux indiqué...
"La poésie déchirée et déchirante ne saurait être perdue pour une mijaurée aux chevaux empaillés." Je n'ai pas compris cette phrase, le rapport avec les chevaux empaillés...

Je lis la suite dès que je suis de retour chez moi, mardi, je pense.
Titre: Re : Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 27 Février 2009 à 17:20:31
Pourquoi dis-tu que tu as essayé d'avoir des personnages? En tout cas, ceux là ont l'air bien réussis.
parce que d'habitude, il est vrai que mes personnages sont un peu inconsistants, du moins, c'est l'opinion que j'ai en voyant les textes des autres membres :P

  Par contre, est-elle une prostituée? Le fait qu'elle revienne voir le jeune homme met en doute ce que j'avais cru comprendre...
non, ce n'est pas une prostituée, elle est certes un peu volage( à ce moment du récit du moins) mais ce n'est pas une prostituée

"qui la flanqua sans ménagement au trottoir." Je ne pense pas que "au trottoir" soit correct...
en soi, non, mais c'est parce que ça n'a pas le même sens que "sur le trottoir", "au trottoir", pour faire référence à "faire le trottoir"
non, je ne me contredis pas, lol
pour le poète, elle est une "prostituée" parce qu'elle est volage donc il la chasse et la remet là où c'est sa place ( pour lui, il est jaloux et blessé)

"tout cela, il croyait le voir" J'aurais plutôt dit: "il croyait voir tout cela", c'est un peu moins lourd..

c'est vrai mais je pense que je vais garder comme cela pour le rythme
"ses yeux se baissèrent comme vaincus." Je ne trouve pas ça très clair. Des yeux vaincus? J'ai du mal à me représenter la chose.
c'est une image, elle respecte le vieil homme, n'ose plus le dévisager

"Une bourrasque s’engouffra," J'ai l'impression qu'il manque quelque chose, peut-être l'endroit où s'engouffre cette bourrasque...
oui, mais l'ellipse est voulue, c'est pour le rythme, rapidité comme rapidité des émotions, le fait qu'elle revienne peu à peu à ce qui se passe

"Il monta l’escalier craquetant" Craquetant existe? [ La flème d'ouvrir le dico, j'te croirais sur parole..]
je ne suis pas sûre mais j'aimais bien l'idée

"les forêts des voyages d’autrefois" Quels voyages? Ceux qu'a fait le fille, ou l'homme? Je ne comprend pas très bien, tu devrais soit préciser, soit changer de métaphore, je pense.
oui, ceux de la fille, ce n'est pas très important, en effet, c'est plus fait pour intriguer

"Cela lui rappela les journées d’antan. [...] Mais une miche de pain ! C’était la simplicité, le retour à une vie digne de ce nom. Une vie détestable." J'ai pas vraiment compris ce passage... C'est un peu vague. Tu présente des éléments sans les préciser, surtout quand tu parles du passé et de la vie.
la miche de pain, c'est pour elle, le passé, l'innocence, l'enfance
elle est prise par ce sentiment de nostalgie du temps où elle n'avait pas à inspirer les hommes, mais finalement elle repousse cette nostalgie " une vie détestable"

"ce combat frigide " Frigide n'est peut-être pas l'adjectif le mieux indiqué...
oui, il peut choquer, mais c'est voulu, et puis, justement le personnage voudrait une relation plus charnelle

"La poésie déchirée et déchirante ne saurait être perdue pour une mijaurée aux chevaux empaillés." Je n'ai pas compris cette phrase, le rapport avec les chevaux empaillés...
alors là!
c'est moi qui ai tapé n'importe quoi! c'est "cheveux"



en tout cas, je suis contente que ça te plaise et merci pour tous tes compliments ^^
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Maïa Hold le 02 Mars 2009 à 20:13:39
Merci pour tes précisions. Tu sais, mes remarques sont juste de petites choses qui me passent par la tête quand je lis, libre à toi de modifier ou non ton texte. Je trouve que tu as parfaitement raison de vouloir garder ce rythme, il met bien en valeur les actions et correspond tout à fait à l'intrigue.
Je m'attaque à la suite, n'ayant toujours pas le temps de lire les commentaires des autres, que j'espère ne pas répéter.

"auréolées de reflets pourpres " Pourquoi pourpres? Quand la neige fond au soleil, les reflets sont plutôt gris ou orangés, il me semble...

"Ah ! Musette ! Tu m’apportes bien du souci. Pourquoi faut-il toujours que tu fasses ta mauvaise tête ? [...]Muse, tu souilles ton honneur dans une fange plus noire que le venin de ton cœur." Je n'ai pas compris qui parlait.

", n’étaient-elles pas blanches ?" L'idée est bien, de  faire référence aux mains blanches par opposition aux mains toujours noires du poète, mais je trouve que tu l'exprime un peu maladroitement, c'est dommage.

"meurtrissait sa belle gorge de douleurs intimes." Je trouve que ce n'est pas très clair, on ne sait pas vraiment ce qui lui meurtrit la gorge.

"Elle avait bien trop pâti pour souffrir une telle fortune. Fortune ! Elle se mit à ricaner. " Là, je trouve que le jeu de mots est un peu maladroit. A moins que 'fortune' ait un double sens que j'ignore...

Après, je trouve ça globalement assez confus, enfin moi, j'ai pas saisi tout de suite des tas de choses.

"Ne faisant plus confiance aux talents de séduction du garçon, elle le suivait dans chacune de ses entreprises,[...]Lui ! Il avait osé ! Il avait bafoué toutes les règles et avait voulu la piéger, elle !" Dans ce passage, tu change très rapidement de sujet, tu parle du garçon, puis de la paysanne, qui en fait est la nouvelle amante du poète,  et le 'lui', j'ai toujours pas compris qui c'est.

"Cupidon resta le seul à plaindre sa musette. " Qui est Cupidon?

"d’une voix monocorde, encore pâteuse du goût de la lie." Tu parles ensuite du poète, ce qui me déstabilise puisque cette partie laisse penser que tu parles du voleur ( c'est lui qui a bu en compagnie de la morte ).

"N’y a-t-il pas plus belle fin pour un poète que de finir fou à cause d’une muse ?" Il sait qu'elle est à l'origine de la mort de la paysanne?

L'histoire avec Phébus et Cupidon est un peu confuse, je trouve. A la fin de ton texte, j'ai compris qu'il s'agissait d'une sorte d'image que tu exprimais pour expliquer la difficulté à concilier amour et poésie. Mais avant les derniers paragraphes, j'avais pas compris du tout.

Sinon, j'aime toujours autant, bien que le début m'a plus entrainé que la suite. J'ai trop l'habitude des textes descriptifs et je suis assez déstabilisée par ta façon de passer sur tous les détails, les noms, les lieux, les changements de personnages, les actions annexes. Tu te concentre sur une seule chose, ça donne une dimension lointaine à ton texte, je trouve ça superbe. Et ce que j'aime aussi, c'est que tu sais captiver, étant donné que tu laisse au lecteur une grande part d'imagination.
Je pense pourtant que tu pourrais beaucoup plus exploiter tes idées, qui restent parfois un peu vagues. Par exemple, dans mon précédent commentaire, j'avais relevé que tu avais évoqué des voyages. Vu que tu fais des flash-back qui nous parlent de ton personnage, je pense que tu pourrais intégrer cet élément dont tu as parlé précédemment...

 
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 02 Mars 2009 à 20:45:46
oui, je le disais à matt' justement, c'est quelque peu elliptique ( parfois) chez moi et ce texte-là, c'est très elliptique
mais justement ça m'intéresse de voir ce que vous parvenez à comprendre et ce qui reste profondément obscur
puisque ce mystère vous intrigue, autant le garder, maintenant si vous ne comprenez plus rien, ça ne va plus


"auréolées de reflets pourpres " Pourquoi pourpres? Quand la neige fond au soleil, les reflets sont plutôt gris ou orangés, il me semble...

en fait, tout ce "refrain" est une image, "pourpre", renvoie selon mon idée au sang ( connote donc une idée de violence, de souffrance)

"Ah ! Musette ! Tu m’apportes bien du souci. Pourquoi faut-il toujours que tu fasses ta mauvaise tête ? [...]Muse, tu souilles ton honneur dans une fange plus noire que le venin de ton cœur." Je n'ai pas compris qui parlait.
c'est Cupidon justement, le même du début qui disait "Musette, musette"


", n’étaient-elles pas blanches ?" L'idée est bien, de  faire référence aux mains blanches par opposition aux mains toujours noires du poète, mais je trouve que tu l'exprime un peu maladroitement, c'est dommage.
hé! j'avais même pas vu ça! :D
blanche, c'était plus pour connoter l'innocence, amsi du coup, c'est encore mieux!
et puis "blanches" faisait un jeu de sonorité  avec "ange" ( juste après dans le texte)

"meurtrissait sa belle gorge de douleurs intimes." Je trouve que ce n'est pas très clair, on ne sait pas vraiment ce qui lui meurtrit la gorge.
hum... oui, c'est pas clair
je voulait trouver une image pour la gorge nouée: tu sais quand tu es en colère ou alors super tendue, parfois tu as un mal de gorge horrible, c'est ça :-[

"Elle avait bien trop pâti pour souffrir une telle fortune. Fortune ! Elle se mit à ricaner. " Là, je trouve que le jeu de mots est un peu maladroit. A moins que 'fortune' ait un double sens que j'ignore...
faut citer la fin pour comprendre
il y a un jeu sur le double sens de fortune: le sort ( première occurence du mot) et l'argent (deuxième occurence)

"Ne faisant plus confiance aux talents de séduction du garçon, elle le suivait dans chacune de ses entreprises,[...]Lui ! Il avait osé ! Il avait bafoué toutes les règles et avait voulu la piéger, elle !" Dans ce passage, tu change très rapidement de sujet, tu parle du garçon, puis de la paysanne, qui en fait est la nouvelle amante du poète,  et le 'lui', j'ai toujours pas compris qui c'est.
lui, c'est Cupidon, là, oui, c'est sûrement pas clair, j'ai mis quelques petits indices, mais c'est vrai que ce n'est pas limpide
docn je t'explique: Cupidon est furieux que la Muse soit amoureuse du poète et tente tout pour le récupérer, il enflamme donc la jeune paysanne d'un amour pour le voleur ( dans le texte, je dois dire quelque chose comme "un fol amour la guidait")

"Cupidon resta le seul à plaindre sa musette. " Qui est Cupidon?
Tu ne sais pas qui est Cupidon ? c'est le dieu de l'amour et donc ici, celui qui dit "musette, musette"

"d’une voix monocorde, encore pâteuse du goût de la lie." Tu parles ensuite du poète, ce qui me déstabilise puisque cette partie laisse penser que tu parles du voleur ( c'est lui qui a bu en compagnie de la morte ).
lol, c'est amusant, tu fais des rapprochements auxquels je n'ai même pas pensé ;D
donc non, là, je parle bien du poète ( qui boit pour oublier son malheur, oui, je prône que l'alcool aide à l'inspiration, lol)

"N’y a-t-il pas plus belle fin pour un poète que de finir fou à cause d’une muse ?" Il sait qu'elle est à l'origine de la mort de la paysanne?
pas vraiment en fait même si ça paraît un peu gros, mais à la limite, là ne serait pas le problème, une Muse est symbolique qu'importe qu'elle ait commis ce crime
en fait, mes personnages sont tous dans la passion, ils ne raisonnent presque plus (quoique la Muse est peut-être celle qui ait encore sa raison) donc leurs actes et leurs discours sont quelques peu étranges

L'histoire avec Phébus et Cupidon est un peu confuse, je trouve. A la fin de ton texte, j'ai compris qu'il s'agissait d'une sorte d'image que tu exprimais pour expliquer la difficulté à concilier amour et poésie. Mais avant les derniers paragraphes, j'avais pas compris du tout.
oui et non, certes il y a forcément l'image de l'amour et de la poésie ( le couple que devraient former la Muse et Cupidon) mais cela reste réel : Cupidon n'est pas une image


voilà, en tout cas, je suis contente que tu essayes de comprendre, c'est ce qui m'aide le plus, tant pis si vous faites de fausses hypothèses, du moment que je puisse voir si vraiment ça coince ou pas ;)


donc pour l'instant vous avez l'air tous unanimes sur la confusion qui survient dès le deuxième post et en particulier avec Cupidon, je note et je vous redirai ça ;)
Titre: Re : Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Gros Lo le 03 Mars 2009 à 18:54:01

pour la dernière partie :


Citer
Et pourtant, elle attendait, la douleur n’était pas assez grande ou bien au contraire peut-être l’était-elle trop
un peu lourd sur la fin, ou bien + au contraire+ peut-être... en supprimer un serait peut-être bien


Citer
Il fallait qu’elle attende que la rage transperce de parts en parts ce corps chéri
de part en part


Citer
et sombrait lentement vers la folie languissante.
Lorsque enfin ils se retirèrent, le mot de fou effleurait les lèvres de chacun.
que l'article de "folie" soit défini m'a fait un peu bizarre. Ensuite, c'est "lorsqu'enfin" je pense. Et je trouve la formulation un peu lourde, pour la dernière proposition


Citer
N’y a-t-il pas plus belle fin pour un poète que de finir fou à cause d’une muse ?
un peu lourd aussi, c'est une phrase importante, peut-être que tu pourrais la condenser +


Citer
Mais soudain, une violente douleur la prit ; elle devait regagner les champs célestes. C’était un véritable rassemblement, beaucoup de monde était venu. Au centre, superbe et enflammé se tenait Phébus.
un peu rapide j'trouve, le "soudain" et l'enchaînement rapide nuit un peu à l'effet global de réel j'trouve. Ensuite, j'aime jamais "véritable" dans ce genre de constructions, mais c'est perso. Et puis une virgule après "enflammé", non ?


Citer
les voiles dont elle se paraît.
parait


Citer
elle le serra fortement sur sa poitrine
j'aurais mis "contre" à la place de "sur"


Citer
sa gloire et tout ce que elle, elle avait perdu.
tout ce qu'elle


Citer
Elle ne répondit rien, serrant les dents tout comme elle pressait son voile.
tu pourrais peut-être insister davantage sur le parallélisme, le "tout comme" est assez lourd et puis c'est dommage qu'il y ait d'un côté un participe présent, de l'autre un imparfait. "Elle ne répondit rien ; serrait les dents, pressait son voile" ?


Citer
Épuisé d’une aussi belle victoire,
j'aurais mis "si" et pas "aussi"


Citer
Dans une course éperdue, elle parcourut les rues parisiennes
on entend beaucoup de "u" lol (tu m'as dit de pinailler je crois ?), et "course" et "parcourut" sont assez proches, j'aurais vu autre chose à la place de "parcourut" (d'autant qu'on a le verbe courir juste après)


Citer
La soirée s’annonçait sous d’heureux offices
offices ? auspices ?


(Ascra ?)


*


voilà, j'ai un peu moins apprécié la fin, parce que je préfère les passages avec le poète que ceux avec Cupidon, et j'te trouve plus à l'aise dans la relation Muse/poète. En fait, et plus généralement, je trouve pas beaucoup d'intérêt au personnage de Cupidon, une fois posée la nécessité d'un troisième larron pour le triangle amoureux.

je crois que je préfère toujours le tout début. En fait, j'ai l'impression que le schéma narratif... pèche un peu. L'élément perturbateur, les péripéties, l'élément de résolution. Ce que je préfère dans le texte c'est la situation initiale et la situation finale lol

donc j'aime beaucoup le tout début, et les passages avec Cupidon me semblent un peu plus fades que le reste. D'une manière générale, j'ai bien aimé ^^ mais je préfère Au-delà du chemin argenté je crois.
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 03 Mars 2009 à 19:13:45
alors "oui" à tout en gros :P

juste ça qui continue de me chiffoner
Citer
sa gloire et tout ce que elle, elle avait perdu.
tout ce qu'elle
ouais mais du coup, je peux plus faire l'insistance donc je sais pas
c'est vraiment incorrect "ce que elle " ?

Citer
Elle ne répondit rien, serrant les dents tout comme elle pressait son voile.
tu pourrais peut-être insister davantage sur le parallélisme, le "tout comme" est assez lourd et puis c'est dommage qu'il y ait d'un côté un participe présent, de l'autre un imparfait. "Elle ne répondit rien ; serrait les dents, pressait son voile" ?
oui, c'est vrai, c'est lourd mais du coup avec ta proposition, on fait le rapport ( que disait le "tout comme") ?


Ascra... lol, j'ai peut-être des notes de merde, mais au moins, j'apprend des choses en latin, lol
Ascra ce serait là où se trouve le vallon des Muses :mrgreen:
voilà, j'ai un peu moins apprécié la fin, parce que je préfère les passages avec le poète que ceux avec Cupidon, et j'te trouve plus à l'aise dans la relation Muse/poète.
totalement d'accord !  :P
je pense aussi que le personnage de Cupidon et ses discours sont le truc le plus nul de ce texte

je crois que je préfère toujours le tout début. En fait, j'ai l'impression que le schéma narratif... pèche un peu. L'élément perturbateur, les péripéties, l'élément de résolution. Ce que je préfère dans le texte c'est la situation initiale et la situation finale lol
lol, ben au moins, ça finit bien, lol
oui, oui, je sais, je m'en rends compte, ça s'est emballé vers la fin donc c'est moins "bien" écrit et moins crédible
d'ailleurs, t'as bien aimé la fin ?
parce que j'étais presque assurée que tout le monde allait me dire que ça n'allait pas, mais bon, le texte commençait vraiment à partir en live et... bref

et dernière question: t'as tout tout compris ou tu ressens comme les autres un moment où tu as décroché ( au niveau du sens) ?



merci pour le pinaillage sinon :)
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Gros Lo le 03 Mars 2009 à 19:29:42

Citer
c'est vraiment incorrect "ce que elle " ?
je crois... autant que si tu disais "lorsque il"...


Citer
oui, c'est vrai, c'est lourd mais du coup avec ta proposition, on fait le rapport ( que disait le "tout comme") ?
j'pense... faudrait demander aux autres



Citer
d'ailleurs, t'as bien aimé la fin ?
parce que j'étais presque assurée que tout le monde allait me dire que ça n'allait pas, mais bon, le texte commençait vraiment à partir en live et... bref
ouais, enfin la toute fin, oui, avec le poète. Mais donc ça veut dire qu'ils... œuvrent de nouveau ensemble, non ? ou bien c'était un sourire ironique ?...


Citer
et dernière question: t'as tout tout compris ou tu ressens comme les autres un moment où tu as décroché ( au niveau du sens) ?
je pense que j'ai tout compris... mais j'ai relu avant les deux premiers passages




Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 03 Mars 2009 à 19:34:49
parfait!
si un lecteur comprend c'est déjà ça! lol

et non, ce n'est pas ironique, j'ai tenté de finir sur une fin un peu plus optimiste pour une fois :mrgreen:
mais évidemment dit de manière très voilée :mrgreen:
et la suite n'est pas dite, lol!
mais tel que je le concevais oui, ils oeuvrent de nouveau ensemble ^^
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Kailiana le 05 Mars 2009 à 13:21:43
Premier envoi :
Citer
le premier se jette en première ligne
répét premier
Citer
Ils reviennent tous.
revenaient ?

Citer
et qui la flanqua sans ménagement au trottoir.
ça m'avait pas choqué, et avec tes explications je suis complètement d'accord pour le "au"

Deuxième envoi
Citer
qui osait se mettre en son chemin.
en travers de son chemin ?
Sinon pour le passage au "tu", la première fois ça m'a un peu dérangée, et ici ça me dérange toujours un peu. Je trouve le changement bizarre, faudrait peut-être mettre en italique (ou comme tu utilises déjà l'italique ailleurs le mettre dans une autre police) ou alors mettre des étoiles * pour séparer les parties, je sais pas trop... pour l'instant je trouve que ça fait un peu bizarre, c'est pas dans la continuité. Mais je changerai peut-être d'avis, à voir.
Citer
Et, il était jeune
j'aime pas trop
Citer
lui disait-il en l’embrasan
embrassant

Troisième envoi
Citer
Musette regardait avec ravissement le tumulte des élans du poète, bercée par le vent. Mais soudain, une violente douleur la prit ; elle devait regagner les champs célestes. C’était un véritable rassemblement, beaucoup de monde était venu. Au centre, superbe et enflammé, se tenait Phébus. Sa voix vibrait de colère. Il se rapprocha pas à pas et à chaque nouvelle enjambée, c’était un cri, un reproche, une sentence de plus qui glaçait ses oreilles. L’arrêt fut irrévocable : l’éloquence devait se joindre à l’amour. Cupidon souriait de toutes ses dents. Il avait gagné son combat, elle devait céder et oublier toutes les jouissances du monde terrestre. Elle implora du regard une éventuelle clémence, voulant persuader Phébus de l’imminence d’une poésie dont il pourrait être fier, mais rien n’y fit. Déshonorée et effondrée, elle fut laissée seule avec Cupidon. Se délectant de son humiliation, il s’amusa à lui arracher un à un les voiles dont elle se parait. Elle s’efforça de rester digne, mais lorsqu’il ne lui en resta plus qu’un, elle le serra fortement contre sa poitrine. Cupidon fronça les sourcils, outré d’une telle résistance ; il se mit à lui évoquer sa gloire et tout ce qu' elle avait perdu. Elle ne répondit rien, serrant les dents tout comme elle pressait son voile. Furieux, il ramena brutalement une de ses mèches en arrière et lui susurra à l’oreille les réjouissances qu’il prévoyait. Elle se retint de lui cracher au visage mais son regard noir remplit cet office. Il la dénuda totalement et la poussa sur le marbre dur et froid. Elle frémit, hoqueta, ferma les yeux ; se rendit.
J'aime bcp moins tout ce passage, je trouve qu'il n'est pas trop en accord avec el reste, le début surtout est trop abrupt à mon gout (avant c'était ancré dans le réel même si y'avait la muse/cupidon, alors que là tout d'un coup tu passes aux "champs célestes" dans prévenir)


Faut que je partes j'ai pas le temps de faire un commentaire général et de lire les autres comment', je fais ça à mon retour.

edit :

Alors j'ai reparcouru en diagonale le tout.
Pour les passages "tu", à la première lecture j'avais pas compris ce que ça faisait là. Ensuite j'ai finalement compris que c'était Cupidon qui parlait.
Pour le passage du 3eme envoi que j'avais pas aimé, en fait plutôt que d'atténuer ce passage, ce serait peut-être intéressant de mieux faire le lien en rajoutant des trucs avant pour qu'on se rende un peu plus compte qu'il y a des personnages "célestes", enfin je sais pas.

Donc d'une manière générale.
La 1ere partie j'ai beaucoup aimé
La 2eme j'étais un peu perdue, j'avais cru comprendre la première partie puis dans la 2eme je me suis rendue compte que y'avait plus de personnes que prévu, et j'avais du mal à m'y retrouver, je n'arrivais pas à comprendre qui parlait, mais j'arrivais quand même à lire et à voir le déroulement général
La 3eme partie, je crois que j'ai moins aimé mais c'est là que j'ai vraiment commencé à comprendre qui était qui et leurs relations et lorsque j'ai reparcouru le texte, ça m'a permis de comprendre (dans tout le texte, même les deux premières parties) qui était qui et ce qui se passait
La toute fin par contre j'aime bien. En fait c'est le passage avec Cupidon dans la 3eme partie que j'apprécie moins (je crois)

Par contre y'a un gros truc qui me pose problème : presque tout le temps, j'avais l'impression que le poéte et le jeune garçon était une même personne. Mais avec quelques petits détails ça colle pas, j'ai le pressentiment que ce sont deux personnes différentes. Seulement y'a plusieurs passages où je ne sais pas duquel des deux on parle (surtout dans les posts 1 et 2)

Après re-relecture (enfin plutôt "parcourure", je relis pas mais regarde rapidement les passages où des trucs ont pu m'échapper xD) :
En fait j'ai compris pourquoi j'avais pas compris (hem)

1er post : dans le dernier paragraphe, faudrait au moins mettre une fois "poéte" pour comprendre que c'est de lui dont il s'agit (c'est bien ça au moins ?)

2eme post :
Citer
Failli. Il avait osé faillir. Excédée, elle l’avait giflé

(faut que je parte dsl je re-continue après xD)
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 05 Mars 2009 à 14:24:35
lol!
ben déjà je te remercie d'avoir reparcouru le texte!

pour la répétition "premier", je note pour changer
mais c'est bien "reviennent" ( c'est une présent d'habitude ou de vérité générale)

pour les passages de Cupidon, j'ai hésité à les mettre en italique et puis le récit à continuer et donc du coup, j'ai préféré garder comme ça
mais je comprends parfaitement que ça soit bizarre ( mon narrateur est un peu schizo, lol)


et pour les "champs célestes", je suis d'accord, d'ailleurs tu n'es pas la seule à l'avoir dit
et je reconnais que la transition est vraiment grossière

pour la confusion poète/ jeune homme, je suis d'accord, c'est pas super clair, il me semble que j'ai essayé de mettre des indices mais bon, c'est vrai que moi, je sais de qui je parle :-[


hum... Cupidon.... vous en pensez quoi ? je peux pas l'éliminer donc faudrait que je change ce qui ne va pas avec lui
il est pas assez développé ? il n'est pas intéressant ? il faudrait plus ou moins en parler ?


par contre pour le premier post, non!
le dernier paragraphe c'est entre la Muse et le jeune garçon
( La Muse ne se retrouve face au poète que vers la fin)

et pour le passage que tu as cité " Failli etc", pareil, on parle du jeune garçon
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Matt le 05 Mars 2009 à 14:38:16

Pour Cupidon tu peux peut-être lui trouver "un style" particulier de manière à plus le remarquer dans ton texte et surtout pour faire moins de confusion en séparant bien les choses...
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Kailiana le 06 Mars 2009 à 19:11:57
Citer
( La Muse ne se retrouve face au poète que vers la fin)
Alors j'ai vraiment rien compris finalement  :-[

Déjà c'est qui l'homme du premier paragraphe premier post ?

Et dès le premier paragraphe du deuxième post, y'a Il y était. Elle commanda un verre d’absinthe et s’assit, effrontément, sous les yeux du poète. donc il s'agit du poète, non ?

Je suis perdue maintenant >< Finalement c'est qui, le poète ?


Citer
hum... Cupidon.... vous en pensez quoi ? je peux pas l'éliminer donc faudrait que je change ce qui ne va pas avec lui
il est pas assez développé ? il n'est pas intéressant ? il faudrait plus ou moins en parler ?
Uh... je sais pas trop. Je pense que ce qui me gène est surtout la compréhension ; Cupidon vient après, il est très possible que je l'apprécie plus si je comprends tout  :-¬?
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 06 Mars 2009 à 19:24:04
bon
*retrousses ses manches*

le tout premier paragraphe c'est le poète, le seul, l'unique, lol

il n'y a qu'un poète ( l'homme du tout tout début et de la toute toute fin)

en gros, il me semble que dès qu'il y a blancs typographique, il y a changement de point de vue ( en gros, doit y aoir deux-trois exceptions)

dans le début, le point de vue c'est surtout le narrateur, puis le narrateur c'est aussi le jeune homme ( voleur), le point de vue du poète, c'est surtout après

ensuite, oui, la scène dans le café avec l'absinthe c'est bien entre la Muse et le poète


je sais pas trop quoi dire de plus que faire attention aux blancs :-[
je reconnais que c'est pas simple


si vous voulez, ça me saoule un peu parce que bon, un auteur n'est pas censé donner la note explicative du texte, mais je peux t' ( vous) expliquer en gros les points de vue, ce qui se passe
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Kailiana le 06 Mars 2009 à 20:53:09
Citer
le tout premier paragraphe c'est le poète, le seul, l'unique, lol
C'est ce que j'avais pensé. Mais alors pourquoi tu m'as dis "( La Muse ne se retrouve face au poète que vers la fin)" ? xD

Citer
en gros, il me semble que dès qu'il y a blancs typographique, il y a changement de point de vue ( en gros, doit y aoir deux-trois exceptions)
et c'est aussi l'impression première que j'avais eu, seulement les deux-trois exceptions ont suffit pour m'embrouiller et pour me faire demander si c'était bien le cas  :-[

Bon attends le plus simple c'est que je te dise ce que j'ai compris  :mrgreen:


premier paragraphe : le poète met la Muse au trottoir
deuxième : la Muse est recueillie par le jeune garçon
-> en fait ici ce qui peut induire en erreur c'est le "-Les livres des autres n’ont rien à m’apprendre./Un prétentieux. Cela ne la changerait guère." : on peut penser que le garçon écrit lui aussi (au début c'est dur de comprendre qu'il y a plusieurs perso donc on s'embrouille de tout...) et qu'il dit ne lire que ce qu'il écrit lui-même. Parce qu'en fait avec la question "que lis-tu", j'avais l'impression que la muse savait que le garçon lisait
3e : "tu" : pdv de Cupidon
4 : tjrs la muse avec le jeune
5(dernier) : c'est là que je suis perdue
Ah non je viens de comprendre  :mrgreen:
En fait Elle le vit, rayonnant de bonheur, dans les bras d’une femme qu’il n’aimait pas, qu’il ne pouvait aimer. Docile mais naïve, elle ne connaissait pas cet embrasement du langage qui apporte la jouissance inaltérable. Que pouvait-elle lui donner ? Tout chez elle respirait la médiocrité. La poésie déchirée et déchirante ne saurait être perdue pour une mijaurée aux cheveux empaillés. Quoi ? Tant de beauté, la grâce des catacombes et des sépulcres remplacés par les mots mièvres et insipides de l’amour rosé ? Le talent détruit par la première paysanne dépenaillée venue ? Son poète jouissant entre ces chairs veineuses ? -> là elle parle du poète. Mais c'est dur à comprendre à cause du "le" du début qui parait renvoyer au jeune du paragraphe précédent
et ensuite elle va rejoindre le jeune pour lui demander de la venger du poète qui en aime une autre, mais faut vraiment pas louper "jeune garçon" pour comprendr (j'avais du lire trop vite) d'autant que tu sautes pas de ligne (faudrait peut-être sauter une ligne avant "elle dévala")

[les 5 premiers paragraphes du 2eme post, mtn ça va]

l'avant dernier du 2eme post : là j'ai plus de mal. En fait c'est le "fuyant comme un voleur" qui me pose problème : j'ai l'impression que c'est le poète, seulement "voleur" renvoie au jeune...
Et puis :
Citer
Et, à peine arrivée, un poète s’attachait à elle. Un poète, elle devenait une muse, une inspiratrice ! Et il y avait aussi ce jeune garçon, ce noble redresseur de torts. Jamais elle n’aurait pu être plus heureuse. Mais il fallait que cette vipère existe ! Qu’elle tente de lui voler ceux qu’elle aimait. Elle avait bien trop pâti pour souffrir une telle fortune. Fortune ! Elle se mit à ricaner. Le remède se dessinait sous ses yeux. Il suffisait de l’accuser. Elle vivait chez le jeune garçon, chez le voleur. Il faudrait jouer serré, se servir du butin du garçon pour faire tomber la garce. Débarrassée d’elle, il lui serait facile de conquérir ce jeune cœur.
"un poète s'était attaché à elle" passerait peut-être mieux, je sais pas
ensuite j'ai l'impression qu'elle est heureuse que le jeune l'aime, seulement elle va se débrouiller pour l'utiliser sans arrières pensées et du coup le perdre, c'est un peu contradictoire avec sa haine de la femme qui lui vole ceux qu'elle aime (d'ailleurs cette femme ne lui vole que le poète, donc pourquoi CEUX au pluriel ?)

dernier paragraphe :
"Comment des yeux de paysanne " -> la paysanne, c'est la femme qui a séduit le poète ? et que le jeune essaie de séduire sans succès ? mais elle ne m'avait pas l'air d'être une paysanne, du coup ça me perd  :-\  [après relecture de ce qui précède : si, ok, j'avais loupé le "la première paysanne " de la fin du post ; mais c'est en bonne partie parce que cette femme, d'après les réactions de la muse, ne me donnait pas du tout l'impression d'être une paysanne, je sais pas pkoi...]
"La fille buvait des yeux celui(le jeune) pour qui son cœur s’enflammait." -> mais j'avais compris que le jeune n'avait pas réussi à la séduire d'après le "Ne faisant plus confiance aux talents de séduction du garçon" ><


3eme post :
"Le pauvre garçon dut faire face à l’atroce vérité." -> mtn, je comprends que c'est le jeune. Je me souviens qu'à la première lecture, j'avais eu l'impression que c'était le poète et que l'expression était là pour montrer à quel point il était dans un état pathétique , sauf que ça cadrait pas avec la suite, mais ça peut quand même tromper
"Il répondit avec lassitude aux questions empressées des agents." -> tout le paragraphe pourrait presque être le jeune garçon, jusqu'à "N’y a-t-il pas plus belle fin pour un poète q" qui fait comprendre que c'est le poète ; mais ça serait bien de le comprendre plus tôt dans le paragraphe
Le passage avec les chps céleste : un peu abrupt toujours même si on comprend
"Le jeune homme blessé s’en alla étouffer, loin des hauteurs célestes," -> c'est Cupidon, sauf que "jeune homme" renvoie plutôt au jeune voleur
[/color]


Bon, maintenant j'ai compris  :mrgreen:
(je relis pas mes remarques faut que j'aille manger j'espère que c'est compréhensible  :-[)
En fait c'est à cause de petits détails je crois que j'avais pas compris. Ou alors j'avais fait une lecture trop rapide, je sais pas (ou les deux). Mais c'est dur de savoir qui est qui (qui sont les "il") dans chaque paragraphe aux premières (surtout LA première) lecture, et du coup il suffit de tous petits trucs pour m'embrouiller  :-[ Je sais pas si ça vient de moi qui ais eu du mal sur le texte, apparemment Lo' et d'autres avaient compris...
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 06 Mars 2009 à 21:14:29
Kail', sincèrement, merci de toute relire comme ça, ça me touche vraiment :-[

alors:

oui, le poète et la muse se retrouvent plusieurs fois ensemble (trois fois si je ne me trompe plus, lol : début, dans le café, fin)

pour la scène muse/ jeune voleur du début: en fait, la muse suit ce garçon et ne comprend pas vraiment pourquoi elle l'a suivi puisqu'elle n'est attirée que par des poètes, elle pense donc logiquement que le garçon en est un, ce qui est faux et ce dont elle se rend compte

pour "fuant comem un voelur", c'ets bien pour le voleur


alors attention révélation!
et là tout va s'éclairer :mrgreen:
alors le gros gros gros truc pas du tout explicite c'est le rôle de Cupidon
il menace la Muse ( dans un des discours), et ensuite je mets un "fol amour la poussait"  pour la paysanne et je mets aussi la Muse qui s'énerve " Lui, il avait osé... Cupidon,etc "
 et plus tard, Cupidon dit qu'il aurait dû s'occuper du poète...
donc ces indices ( oui, faut de bons yeux, je sais :-¬?) laissent sous-entendre que Cupidon a touché par ses flèches la paysanne ( pour qu'elle s'éprenne du jeune voleur et tente donc de mettre à l'écart la muse), sauf que comme vous le voyez, manque de bol, la supercherie est découverte par musette qui élimine la paysanne
 vous avez suivi ? :mrgreen:

donc ça doit expliquer pourquoi finalement la paysanne se retrouve avec le voleur alors que les jeux de séduction marchait pas, Cupidon est passé par là :-¬?


hum, paysanne parce qu'elle vient pas de Paris ( ben quoi ? la Muse a droit d'être une parisienne pure et dure sinon une parnassienne :mrgreen:) et que en gros, ben, pour la muse, c'est une paysanne (un peu comme Rimbaud qui s'accusait d'être paysan... en fait, Rimbaud m'a beaucoup inspiré, je crois...)

pour tout ce qui est confusion "jeune homme" tout ça, je vais faire en sorte d'éclaircir, promis, dès que j'aurais le courage de me replonger dans le texte ;)



et ne t'en fais pas, ce texte n'est pas d'une grande clarté, lol
Lo' a compris, mais bon, il avait relu et puis, peut-être qu'il savait déjà un peu, non ? Lo' ? ernya, muse, poète, le lien a dû être on ne peut plus évident pour toi :mrgreen:

donc Lo' serait l'exception, lol


encore merci, Kail' pour ton travail acharné dans la recherche du sens :P
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Gros Lo le 06 Mars 2009 à 21:22:15


Ouais j'savais le thème moi.

M'enfin venant de toi je pense que j'aurais vite tilté mdr

par contre à première lecture c'était embrouillé du côté du jeune mec.
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Kailiana le 06 Mars 2009 à 21:38:26
(oui enfin pour le thème de muse je m'en étais également doutée dès le début xD)

Citer
Kail', sincèrement, merci de toute relire comme ça, ça me touche vraiment
c'est pas toi qui avait relu 10 000 fois mon texte le nid de l'araignée ? je sais plus, enfin de toutes façons ça change rien xD mais bref ça m'énervait de pas comprendre et pour avoir également fait des textes qui me paraissaient limpides mais auxquels les lecteurs ne comprenaient rien et ça m'énervait m'énervait m'énervait *tousse* (ben oui lorsque quelqu'un m'avait dit "je trouve le texte très poétique, les images très belles, mais j'ai rien compris, mais en fait je m'en fiche c'est quand même beau", ça m'était vraiment resté en travers de la gorge xD) bref revenons à nos moutons : sachant quel effet ça fait de ne pas être compris, je me suis dit que faire ce commentaire pourrait t'être utile pour savoir ce qui m'avait posé problème  :noange:

Citer
pour la scène muse/ jeune voleur du début: en fait, la muse suit ce garçon et ne comprend pas vraiment pourquoi elle l'a suivi puisqu'elle n'est attirée que par des poètes, elle pense donc logiquement que le garçon en est un, ce qui est faux et ce dont elle se rend compte
à éclairer alors

Citer
pour "fuant comem un voelur", c'ets bien pour le voleur
alors en fait dans ce passage, c'est le jeune voleur qui est séduit par la paysanne ? j'avais compris que tu parlais du poète, étant donné que tu reparlais du poète après (mais aussi du jeune c'est vrai...)
Citer
Ne faisant plus confiance aux talents de séduction du garçon
en fait c'est ça qui n'est pas clair du tout et qui m'a vraiment induite en erreur je pense


Citer
hum, paysanne parce qu'elle vient pas de Paris
ok, je comprenais paysanne vraiment paysanne donc ça me posais problème  :-[

Ensuite le coup de Cupidon, j'avais compris qu'il avait influencé la paysanne pour qu'elle séduise le poète, ok.
Seulement j'avais compris que la paysanne résistait à la séduction du jeune homme (en fait que la muse utilisait le jeune voleur pour séduire la paysanne pour que la paysanne quitte le poète  :-¬? j'sais pas où je suis allée chercher ça... enfin si : c'est parce que la muse avait dit au voleur "je veux que tu me venges", et j'imaginais que c'était la solution) et bref j'avais compris que Cupidon avait fait justement que la paysane ne tombe PAS amoureuse du voleur xD

Bref j'étais "un peu" à côté  :-¬?
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 06 Mars 2009 à 22:00:42
lol, si, j'avais rerelu le Nid de l'araignée :P

non, non, t'étais pas côté!

bon allez, autant le dire de façon à que tout soit bien clair:
la Muse se rend rapidment compte que le poète, et bien, elle l'aime, c'est pas qu'un petit jeu poéticoclibertin avec lui donc elle veut s'unir avec lui de nouveau
et pendant ce temps où ça mûrit dans son esprit, elle est chez le jeune voleur
sauf qu'elle aprend que la poète s'est entiché d'une paysanne et là, c'est plus possible :mrgreen:
comme le jeune voleur ne jure que par la muse, elle l'exploite et lui dit de séduire la paysanne ( pour que musette récupère le poète)
le jeune homme obéit ( parce qu 'elle a de beaux yeux, xD) mais bon, quand on est amoureux d'une autre, pas facile d'être sincère avec une fille dont on n'a rien à faire ( la paysanne en l'occurence), donc ça foire et elle le gifle
et ce jeu libertin de musette ça agaçe Cupidon qui éprend la jeune femme du jeune voleur (c'est un peu idiot, mais Cupidon n'est pas intelligent dans ce texte, lol) et c'est pour ça que la paysanne devient folle de jeune voleur


voilà, si ce n'est toujours pas clair, dîtes!


sinon, oui, donc je reverrai un peu tout ça ( formulation de ce qui était moche, les "jeunes" trompeurs etc, mais bon, je laisserai sûrement ça un peu flou quand même, je verrai)

Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Kailiana le 06 Mars 2009 à 22:18:57
Ok, ben j'avais presque compris alors  :mrgreen:

C'est le
Citer
et ce jeu libertin de musette ça agaçe Cupidon qui éprend la jeune femme du jeune voleur
que j'avais pas du tout saisi. Disons que ça me parait bizarre parce que du coup il fait ce que voulait la Muse...
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Matt le 06 Mars 2009 à 22:31:17

Citer
-Charmant. C’est pour qui ?
-A ton avis, répliqua-t-il.
Elle haussa les épaules comme si cette question ne la concernait pas.
-As-tu besoin d’inspiration ? demanda-t-elle en l’enlaçant.
Il la repoussa, écoeuré.
-Tu es saoule.
-Non, pas encore.
-Chienne !
-Comment ! Tu écris des inepties dénuées de la moindre brindille de charme et de style et tu oses m’insulter, moi !

J'avais pas vu tes modifications. Finalement tu t'en sors bien avec le dialogue, ça ajoute de la vie à ton texte et présente mieux tes personnages. De plus tu as je pense su utiliser le dialogue aux bons moments de ton texte et le fait pour cette partie d'en avoir pas tellement mis est très bien. Le texte coule déjà beaucoup mieux. Bravo pour l'effort ! et surtout pour l'humour, ce que j'apprécie dans tes textes. Je sais plus si je te l'avais déjà demandé mais tu fais du théâtre par hasard ?

Citer
Intrigué, il resta un petit moment les bras ballants avant d’ordonner : « Dis-moi ton nom ».
Elle eut un bref sourire et répondit doucement « je n’en ai point », mais elle ajouta aussitôt, presque contre son gré, «  je n’en ai que trop » et ses yeux se baissèrent comme vaincus.

Une muse sans nom, zut ! comment il va faire pour l'appeler alors dans ses rêves...  :)  et toi la chose, la femme, ah non, la Muse, pardon...

Pour la suite je te dis ça demain.
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 06 Mars 2009 à 22:37:56
matt' ?
je comprends pas :-[

je n'ai pas fait de modif ( enfin, quelques petites fautes, c'est tout)
donc le dialogue était déjà comme ça ><

sinon, oui, j'ai fait du théâtre ( pendant trois an en option au lycée ;))

en tout cas, merci^^
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Matt le 07 Mars 2009 à 14:17:05

Dans mes commentaires j'avais demandé "un dialogue" donc du coup en relisant le premier envoi j'ai cru voir des modifications... mais houlà, je dois avoir quelques soucis de mémoire, faudrait que j'imprime les textes que je lis avec mes commentaires pour éviter ce genre d'erreurs. Ceci dit, après avoir lu, relu, et re-relu je trouve que le premier envoi (pour le moment) est meilleur que le 2 et le 3ème envoi.
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 13 Avril 2009 à 11:33:02
bon, j'ai fait quelques petites modif
normalement c'est censé être plus clair au niveau des personnages, les "il" et les "elle" sont normalement élucidés dans chaque paragraphe

comme Cupidon n'était pas le personnage le plus intéressant, il apparaît en moins de lignes

voilà, je ne sais pas si c'est toujours un peu flou ou pas

si jamais vous avez le temps ou la motivation de relire pour ceux qui connaissent déjà, vous avez toute reconnaissance :P
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: un amateur... le 17 Avril 2009 à 14:15:43
Ce texte sent à plein nez l'experience personnelle!!! (((((lol)))))

Sinon, j'aime pas trop ce genre de texte, mais celui la ne me donne pas de nausées( ((en fait ce genre de phrases dans ma bouche, enfin.....dans mon clavier est un COMPLIMENT))) :P ;D
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 17 Avril 2009 à 14:27:21
ah?

lol, il faudra que je milite contre ceux qu'ils veulent voir l'expérience perso partout, xD
et puis avec une Muse, un poète et Cupidon...
bref


en tout cas, si t'as lu tout ça sans trop aimer, c'est cool :P

sinon, des reproches ? :mrgreen:
trop long, plat, personnages pas intéressant ?
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Verasoie le 04 Mai 2009 à 10:55:46
Alors,
Bon, d'une, il est très intriguant de commencer un texte où il y a 4 pages de messages, on se demande ce qui a motivé un tel engouement de commentaires :mrgreen: et je ne suis pas déçue. Je suis même très agréablement surprise, parce qu'en fait le titre ne me tentait pas du tout :[

Citer
Il lui indiqua d’un mouvement évasif la couche non loin et lui dit comme si c’était une raison que le vieux était sorti.

Rien compris à cette phrase.

C'est le seul truc que je citerai, lol. Globalement pour le reste :
Le manque de dialogues (enfin, j'ai cru lire que c'était une remarque mais je sais plus de qui), perso, ça m'a pas gênée (enfin peut être parce que je fais pareil personnellement), je n'y ai pas vu de lourdeurs...

J'adore le cadre, le cocktail mansarde-poète-absinthe est réussi.

Les passages qui commencent par "Musette", dans la première et deuxième partie, je les trouve vraiment bien écrits, comme de la poésie en prose. Même si je comprenais pas ce qu'ils faisaient là. Vraiment sympas.

Le personnage de la femme me plaît beaucoup. Enfin je dirais pas que je m'y identifie pour ne pas susciter d'interrogations étranges de vos parts :mrgreen: mais en tout cas il m'est très sympathique dans sa façon de penser et dans ses réactions, mdr.

La fin... je comprenais plus rien du tout, lol. Enfin je comprenais très bien ce qui arrivait aux personnages mais absolument pas pourquoi tout d'un coup on leur donnait leurs noms mythologiques O_o

En fait dès le départ je ne comprenais pas ce qu'il y avait à remarquer au niveau des blancs typographiques, disons que j'avais l'impression de très bien suivre l'intrigue sans effort particulier... j'ai compris après que tu parlais des changements de point de vue, entre le poète et le garçon (en fait j'avoue qu'à cause de ta remarque je me suis demandé si on ne changeait pas aussi de personnage pour la fille, mdr.)
Ce qui doit donc vouloir dire que non, le lecteur n'est pas perdu au niveau du changement de points de vue du début, j'imagine. :P

Après avoir reparcouru un peu le texte en diagonale, je pense que j'ai mieux compris. Je te suggérerais de ne pas faire attention au changement de point de vue poète-garçon (le blanc typographique est tout à fait suffisant, le narrateur est de toute façon le même d'un point de vue à l'autre, et la femme sert de fil rouge). Mais c'est surtout le changement de point de vue "personnages terrestres" et "mythologie" qui est gênant, je n'avais pas compris avant de lire les premières remarques de Kailiana que celui qui parle de "Musette" était Cupidon. La proposition que je te ferais, ce serait de mettre les passages mythologiques en italique.

En fait, sans méchanceté, je ne comprends pas vraiment pourquoi tu as tenu au parallèle Terre-Mythologie, parce que déjà sans ça, l'histoire du texte me plairait énormément comme j'ai dit au dessus, d'autant que la façon dont il est écrit est vraiment aboutie.

D'un autre côté j'ai de la peine à dire ça parce que les passages avec Cupidon, je les trouve vraiment bien écrits... quand il s'adresse à Musette, ou le passage où il la dénude (et plus si affinités), c'est top. Mais ils me donnent l'impression d'être peu ou mal reliés au texte. Peut être introduire le parallèle plus tôt dans la première partie ? Je sais pas trop...

Bref, désolée, j'ai écrit un pavé xD
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 04 Mai 2009 à 11:20:37
lol, bah écoute un pavé avec un si gentil commentaire, il n'y a aucun problème, lol.

parce qu'en fait le titre ne me tentait pas du tout :[
mouip
au début sur word, c'était juste intitulé "Musette", mais je me suis qu'on aurait su dès le départ que ça parlait d'une muse, enfin bon

Citer
Il lui indiqua d’un mouvement évasif la couche non loin et lui dit comme si c’était une raison que le vieux était sorti.
Rien compris à cette phrase.
euh... peut-être un peu longue en effet
en gros, il lui propose tout bêtement de s'allonger sur la couche, mdr

Les passages qui commencent par "Musette", dans la première et deuxième partie, je les trouve vraiment bien écrits, comme de la poésie en prose. Même si je comprenais pas ce qu'ils faisaient là. Vraiment sympas.
ah bon ? parce que généralement c'est ce qui a le moins plu, lol
enfin si ils passent pas trop mal tant mieux, comme je les ai déjà réduit, lol

Le personnage de la femme me plaît beaucoup. Enfin je dirais pas que je m'y identifie pour ne pas susciter d'interrogations étranges de vos parts :mrgreen: mais en tout cas il m'est très sympathique dans sa façon de penser et dans ses réactions, mdr.
ahahaha tant mieux >:D
lol

Ce qui doit donc vouloir dire que non, le lecteur n'est pas perdu au niveau du changement de points de vue du début, j'imagine. :P
parfait surtout que du coup, t'as lu la version "retravaillée", lol

Mais c'est surtout le changement de point de vue "personnages terrestres" et "mythologie" qui est gênant, je n'avais pas compris avant de lire les premières remarques de Kailiana que celui qui parle de "Musette" était Cupidon. La proposition que je te ferais, ce serait de mettre les passages mythologiques en italique.
hum, je ne me souviens plus parce que ça fait partie de mes derniers ajouts mais...
ah oui certes, je croyais que c'était plus clair dès le début que celui qui disait "Musette" était Cupidon, bon, faut que j'y réfléchisse
pour l'italique, idem, je vais voir, en fait j'ai hésité au début et finalement je ne l'ai pas fait parce qu'après les points de vue se mêlent et puis je considère que si on veut être un bon écrivain, on doit se forcer à faire en sorte que le lecteur comprenne sans signes extérieurs, mais bon, c'est dur :mrgreen:

En fait, sans méchanceté, je ne comprends pas vraiment pourquoi tu as tenu au parallèle Terre-Mythologie, parce que déjà sans ça, l'histoire du texte me plairait énormément comme j'ai dit au dessus, d'autant que la façon dont il est écrit est vraiment aboutie.
hum, je ne sais pas comment te répondre
disons que quand j'ai écrit, j'avais déjà prévu de prendre une vraie muse et donc du coup le reste de la mythologie aussi en fait...
mais je suis consciente qu'il y a un truc qui cloche avec le monde mythologique
peut-être qu'il faudrait que je l'enlève  ?
que je garde la scène Cupidon-Musette sans que Phébus et compagnie intervienne ?
t'en penses quoi ?
ou alors introduire avant le paralèlle, oui, peut-être...
faut que j'y réfléchisse!

merci beaucoup Véra! vraiment je suis ravie que ce texte te plaise! :)
Titre: Re : Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Verasoie le 04 Mai 2009 à 11:48:17
Citer
au début sur word, c'était juste intitulé "Musette", mais je me suis qu'on aurait su dès le départ que ça parlait d'une muse, enfin bon

Moi ça m'évoque les bals/la musique musette :mrgreen: j'ai mis un moment à comprendre d'ailleurs que c'était Musette pour Muse ^^

La citation, c'était surtout la deuxième partie de la phrase, je comprends pas si c'est Il lui dit "comme si c'était une raison...!" ou Il lui dit, comme si c'était une raison, ... . Enfin je sais pas si c'est clair.
Citer
et puis je considère que si on veut être un bon écrivain, on doit se forcer à faire en sorte que le lecteur comprenne sans signes extérieurs, mais bon, c'est dur :mrgreen:

L'écrivain doué ne tombe pas forcément sur un lecteur doué :D
(vous pourrez ressortir cette phrase pour me citer dans une dissertation quand je serai devenue célèbre. *sort*)

Citer
peut-être qu'il faudrait que je l'enlève  ?
que je garde la scène Cupidon-Musette sans que Phébus et compagnie intervienne ?
t'en penses quoi ?
ou alors introduire avant le paralèlle, oui, peut-être...
faut que j'y réfléchisse!

Ce serait peut être dommage de l'enlever puisque tu as pris du temps pour l'écrire, et que l'idée de départ était comme ça ; en tout cas je pense que si tu veux le garder il vaut mieux en réécrire et mieux l'introduire et l'équilibrer dans le texte, (plutôt que d'ôter les passages qui paraissent "superflus", si tu faisais ça les bons passages de maintenant deviendraient les passages superflus du nouveau texte :mrgreen: ). Le choix t'appartient *stress et responsabilité +5*

Mais de rien =)
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 04 Mai 2009 à 12:05:09
ah la virgule! oui, je pense qu'il en faut une...

hum, mouais Muse, musette, ça doit être à cause de Lo', lol
j'ai dû penser "aMusements" -)  "mumuse" -) "musette"
bref


certes pour le lecteur pas doué :D

ok, ok, mieux introduire !

encore merci!
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Jezy le 26 Octobre 2010 à 14:51:25
Citer
-Chienne !
-Comment ! Tu écris des inepties dénuées de la moindre brindille de charme et de style et tu oses m’insulter, moi !
C’est marrant, le début du dialogue me plaisait bien (le « charmant » m’a fait rire XD) mais là, ça fait tout de suite vachement moins naturel. Comme insulte, je pense pas que « chienne » soit dans le top 10… (« Connard de vieillard barbu » serait plus réaliste, mais inadapté au personnage, malheureusement)

Citer
Elle s’était dressée, fulminante. Furieux, il se leva aussi et ils se contemplèrent, attendant tous deux que le premier se jette en première ligne.
« premier » et « première ligne », ça fait un peu répétitif et redondant XD

Citer
Et il revint en effet, mais lorsqu’il la vit, étalée sur son lit, il se représenta Eve et le serpent, et, dans un repentir qui n’avait rien de chrétien, il se précipita sur elle et la fit dégringoler de son piédestal.
Joli !

Citer
Mais ce fut celle de l’homme qui l’agrippa par ses belles boucles brunes et qui la flanqua sans ménagement au trottoir.
« sur le » ?


Citer
Mais que deviennent les amours d’antan ? Elles fondent comme neige au soleil, auréolées de reflets pourpres et se transforment en torrents.

Musette, musette, serais-tu donc en train de courir à ta perte ?
J’aime ce passage ^^

Citer
Mais que deviennent les amours d’antan ? Elles fondent comme neige au soleil, auréolées de reflets pourpres et se transforment en torrents.

Ha c’est bete, je pensais voir un autre vers, une autre rime. mais je continue de trouver la phrase très belle !

Citer
et s’enfuit. Lui ! Il avait osé ! Il avait bafoué toutes les règles et avait voulu la piéger, elle !

Bon, déjà là j’ai pas compris, mais ca c’est pas grave, en général l’explication m’apparait après. Aussi, le « lui » puis le « elle », je trouve l’effet moyen.


Citer
la douleur n’était pas assez grande ou bien peut-être l’était-elle trop.
Je rajouterai peut etre une virgule entre « grande » et « ou bien »

Citer
Ne trouvant rien, il retrouva sa voix et l’insulta de tous les noms.
Trouvant/retrouva, ca fait un tantinet répétitif.

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il semblait au bord de l’épuisement et sombrait lentement vers la folie languissante.
Je comprend pas le rôle de « languissant » ici, ça vaut pas mieux de l’enlever ?

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Il ne s’étonna pas de découvrir l’absence de musette à son réveil.
Purée, j’ai mis tout le paragraphe a griller que tu parlais de Cupidon, ici !
Peut-être tu pourrais le signifier plus clairement ?



Et ben ! Quel texte ! Il m’a pas vraiment plus, trop sombre, trop… et des fois, un peu compliqué a suivre.
 Mais en tout cas, il ne m’a clairement pas laissé indifférente !
Et c’est le but premier, n’est-ce pas ?
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: ernya le 26 Octobre 2010 à 15:18:57
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-Chienne !
-Comment ! Tu écris des inepties dénuées de la moindre brindille de charme et de style et tu oses m’insulter, moi !
C’est marrant, le début du dialogue me plaisait bien (le « charmant » m’a fait rire XD) mais là, ça fait tout de suite vachement moins naturel. Comme insulte, je pense pas que « chienne » soit dans le top 10… (« Connard de vieillard barbu » serait plus réaliste, mais inadapté au personnage, malheureusement)
euh non je crois pas. Ca se passe pas au XXIe siècle l'histoire et la narration est un poil soutenu. J'aurais bien mis "salope" mais ça aurait juré avec le ton du texte

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Mais ce fut celle de l’homme qui l’agrippa par ses belles boucles brunes et qui la flanqua sans ménagement au trottoir.
« sur le » ?
non, je maintiens. Il la considère comme une putain donc "au trottoir" comme "au boulot".


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il semblait au bord de l’épuisement et sombrait lentement vers la folie languissante.
Je comprend pas le rôle de « languissant » ici, ça vaut pas mieux de l’enlever ?
moi non plus à vrai dire. Je vais l'enlever. En plus ça fait un son en "an" assez immonde.
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Il ne s’étonna pas de découvrir l’absence de musette à son réveil.
Purée, j’ai mis tout le paragraphe a griller que tu parlais de Cupidon, ici !
Peut-être tu pourrais le signifier plus clairement ?
je sais pas. En général, je déteste mettre un prénom et je mise tout sur le pronom personnel. Je trouve que ça permet de plus compatir avec le personnage. "Cupidon ne s'étonna pas..." ça rend vraiment pas à mes yeux. Ca fait vieux narrateur balzacien qui se prend pour je sais pas qui et ça crée trop de distance avec le personnage.

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Et ben ! Quel texte ! Il m’a pas vraiment plus, trop sombre, trop… et des fois, un peu compliqué a suivre.
trop sombre, XD.
Pour le compliqué, c'est pas faux, je sais bien que cette histoire de changement de point de vue est pas facile, c'est mon choix de faire un texte de cette forme, maintenant je reconnais que c'est pas encore très réussi.
Merci d'avoir commenté !
Titre: Re : Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Jezy le 26 Octobre 2010 à 16:02:56
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euh non je crois pas. Ca se passe pas au XXIe siècle l'histoire et la narration est un poil soutenu. J'aurais bien mis "salope" mais ça aurait juré avec le ton du texte
J'avoue  ::) en fait cette remarque là je l'ai faite au début du texte, quand j'avais pas encore bien cerné l'univers de l'histoire. Donc je le retire (oué, j'aurai du me relire, je sais, excuse' )

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Mais ce fut celle de l’homme qui l’agrippa par ses belles boucles brunes et qui la flanqua sans ménagement au trottoir.
« sur le » ?
non, je maintiens. Il la considère comme une putain donc "au trottoir" comme "au boulot".
A oui, dit comme ça, c'est justifié... limite on pourrait dire "bien joué !". Mais je l'avais vraiment pas perçu comme ça :S.

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je sais pas. En général, je déteste mettre un prénom et je mise tout sur le pronom personnel. Je trouve que ça permet de plus compatir avec le personnage. "Cupidon ne s'étonna pas..." ça rend vraiment pas à mes yeux. Ca fait vieux narrateur balzacien qui se prend pour je sais pas qui et ça crée trop de distance avec le personnage.
Oui bon, commencer avec "Cupidon", ça fait un peu trop bateau pour ce texte, il faudrait un truc un peu plus original, je dirais presque un peu plus subtil, mais heu, là sans aucune indications, c'est pas l'idéal non plus, trouvé-je.
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Milora le 28 Octobre 2010 à 13:26:35
J'ai pas du tout accroché.  :-[  Désolée d'avance pour mon commentaire...  :-[

Du point de vue de la forme, l'écriture est fluide, mais le texte n'est pas très clair. Par moments, on ne comprend pas (notamment parce qu'il n'y a aucun nom : au début on confond parfois le garçon et le poète. J'ai d'abord cru que c'était fait exprès, mais apparemment pas). J'ai pas saisi l'histoire de Phébus (et je vois pas trop ce que Cupidon ni les passages au "tu" viennent faire là). Et j'ai encore moins compris la phrase en italique qui revient parfois (j'avoue qu'à la fin je l'ai même sautée).

Du point de vue du fond, là ça vient de moi. Les histoires de muses et de poètes - en particulier sur le MDE, où y en a plein, et souvent sur le même ton - ça commence à me lasser pas mal.  :-[ Et puis là, la fille est une sorte de traînée, quand même ; je ne me suis attachée à aucun des personnages, et j'ai trouvé que la fin était un peu... je sais pas comment dire. Pas vraiment prévisible, mais sans originalité. Je me suis dit "quoi, il lui pardonne et c'est tout ?". La puissance des sentiments de la muse, ça m'a plutôt fait l'effet d'une hystérique qu'on devrait enfermer, j'avoue. Bon, je suis dure, désolée  :-[ C'est juste que ça m'a pas touchée, tout le texte m'est resté très... extérieur (je sais pas comment dire).

Donc voilà, il est pas mauvais au sens où ça se lit bien, mais j'aime pas le thème, j'aime pas le ton, et il manque un peu de clarté...
Comme tu vois, la moitié de mes critiques vient juste de mes goûts personnels, c'est pas forcément une question de qualité...

(Arf, j'ai l'impression de faire un commentaire super méchant... désolée !)
Titre: Re : Mais que deviennent les amours d'antan ?
Posté par: Kathya le 29 Décembre 2010 à 20:49:45
Pour ma part, j'ai beaucoup apprécié l'ambiance de ce texte qui quelque part m'a permis d'y voir plus clair sur les délires musesques du MdE. (Vrai qu'à chaque fois vous en parlez comme si y en avait dans plein de textes d'ici, alors que personnellement, c'est pas dans mes thèmes phares.)

Par contre, c'est clair que c'est pas clair. Parcourir les commentaires des autres m'a éclairé sur quelques points mais j'avais fait un net amalgame entre le poète et le jeune garçon voleur. Ce qui rend la seconde partie tout bonnement incompréhensible dans ma lecture.

Après cela, beaucoup de phrases et de tournures m'ont plu, même si j'ai gardé le sentiment rageant qu'un bout de l'histoire m'avait échappé, et pourtant, je suis en général une fervente inconditionnelle des histoires à points de vue multiples embrouillés.