*La foule en délire piétine d'impatience*
Vous n'en pouviez plus d'attendre, vous voilà, fébrile, impatient, que dis-je, nerveux ! Vous vous en mordez les ongles chaque jour, vos doigts sont rongés jusqu'à l'os !
Mais qui sont les prochains personnages de la poule du MdE n°2 ?
Les voilà, pour votre plus grande satisfaction :
Ekaitz :
Oeuvre : Olriniens (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,16580.msg267205.html#msg267205), de Calegal.
Description :
Ekaitz est une enfant de onze ans vivant à Villevent, en l'an 3464. Il n'est qu'un petit voleur, et assassin à ses heures perdues, usant de ses rapines pour le faire vivre, lui et sa mère.
Après avoir assassiné, pendant un vol ayant mal tourné, la famille la plus riche de Villevent il se retrouve emprisonné. Il est alors sauvé par un homme inconnu, qui lui révèle qu'il est le descendant d'une lignée brimée et ostracisée, les Olriniens. Ainsi, celui-ci part avec son sauveur pour découvrir ses origines et maîtriser ses pouvoirs.
Extraits :
Ekaitz abattit le couteau encore une fois. Du sang gicla et l’éclaboussa au visage. L’homme allongé par terre gémissait en se tenant la poitrine. À plat ventre, il tenta désespérément d’atteindre le tachylexe accroché sur le mur, au fond du couloir. L’enfant le retourna et lui asséna un dernier coup, en plein cœur, cette fois mortel. La victime poussa un râle de douleur et ferma les yeux pour quitter à jamais ce monde. Ekaitz regarda le liquide rougeâtre s’étaler sur le sol. C’était la première fois qu’un de ses cambriolages tournait aussi mal. Le jeune garçon lâcha son arme et fouilla frénétiquement dans les poches du cadavre
Fiche par Zagreos
Mila :
Œuvres : Différents textes de Psykokwak
Exemple 1 (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,14686.msg245547.html#msg245547)
Exemple 2 (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,10582.msg189345.html#msg189345)
Description :
C'est une femme. Jeune adulte. Elle est l'héroïne d'un texte éponyme, et n'y intervient pas : elle y dort. Elle y dort plongée dans une profonde défonce, et le narrateur peut alors, dans un instant nocturne et suspendu, mettre en exergue la profonde complexité de l'attirance et de la séduction : Mila est maigre, Mila bave et parle dans son sommeil, et pourtant, Mila est superbe.
Mila représente l'antibeauté, la notion d'attirance irrépressible qui tient lieu de pulsion plus que de raisonnement. C'est le symbole de la beauté malgré les barrières du laid, la poésie qui essaye de s'immiscer entre les mots héroïne, baiser, briquet et rails. C'est l'archétype de la cantinière grasse et baveuse sur laquelle un collégien fantasmera pourtant un jour, c'est la notion de subjectivité face au beau. C'est cette petit femme chétive qui sourira à chacune de vos remarques et qui cherche pourtant à crever passivement le plus vite possible - et qui en devient superbe tellement tout ce qu'elle fait tient du naturel pur.
C'est le beau qui s'empourpre d'une crasse noire urbaine et qui se sublime dans un complexe mélange de divin et de maudit...
Extrait :
Son visage éteint est un véritable miracle : malgré toutes les épreuves, à travers le tumulte, elle est sublime. Des vagues brimbalent ses paupières au rythme des spasmes qui lui secouent le corps. Je ressens tout à coup l'envie stupide de la coller contre ma peau, de l'abriter, ne serait-ce qu'un instant, afin qu'elle souffle autrement qu'en chauffant la cuillère. [...] De la salive s'échappe maintenant de ses lèvres parfaites, mais, loin d'être repoussante, elle garde malgré la dépravation une pureté toute féminine : la bave embellit sa bouche comme le sucre une pomme.
Fiche par Psykokwak
Méduse :
Oeuvre : Le Radeau de Méduse (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,17148.0.html) de Loïc
(https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fimg1.wikia.nocookie.net%2F__cb20110514235307%2Fsaintseiya%2Fes%2Fimages%2F2%2F26%2FShaina_ophiuchus_no_saint_1886-1-.jpg&hash=74dc64aaf73bd5f926e6046dada65994950eb683)
(Bon, ça donne une vague idée du masque et des cheveux. Sauf que c’est des serpents.)
Description :
Méduse n’a pas été tuée par Persée. Au contraire, elle a pu le vaincre grâce à l’aide de son amie et Reine des Enfers, Perséphone. Bien plus tard, en 2015, les descendants de Persée continuent à la poursuivre. Excédée de fuir, Méduse décide d’aller trouver Athéna pour lui demander de lever sa lointaine malédiction.
Le visage caché par un masque, sa chevelure vipérine qui essaie de se faire discrète et plus que jamais seule, Méduse essaie de survivre dans un monde qui a oublié l’existence des dieux, si possible en restant discrète. Elle-même voudrait surtout pouvoir continuer à faire sa vie tranquillement mais il semble qu’on ne veuille pas lui accorder cette chance.
Bien qu’elle préfère ne pas tuer, elle y est assez souvent obligée pour survivre. Elle ne s’attendait pas, à son âge, à voir encore son cœur chavirer pour une petite humaine.
Extrait :
Elles arrivèrent au bout de la montée en soufflant et, plutôt que de l’emmener vers Fourvière, déjà toute illuminée, la fille la fit tourner à gauche. Elles marchèrent quelques minutes jusqu’à arriver à l’entrée d’un petit parc.
« Ferme les yeux. » Méduse s’exécuta et, incertaine, se laissa guider. « Assieds-toi. » Méduse fut surprise de trouver une chaise sous elle. « Ouvre les yeux. » Lyon, lumineuse, resplendissait devant Méduse. La Gorgone n’avait plus l’âge de tels émerveillements, si simples, pensait-elle. C’était faux, évidemment.
Elle se leva pour aller s’asseoir dans l’herbe avec la fille, face à la ville. Çà et là, des jeunes gens, également allongés, discutaient ou buvaient.
« C’est très beau », Méduse murmura. Selma lui sourit, du genre de sourires qui faisaient bondir le cœur de la Gorgone.
Méduse ne voulait pas se laisser aller à ça. Rien de bon n’en sortirait. Elle sentit la main de la fille caresser la sienne. La Gorgone commença par la retirer, puis s’interrompit. Les doigts sur sa main hésitèrent, puis se posèrent complètement. Méduse l’attrapa, la serra. Elle tourna la tête vers la fille qui lui sourit de plus belle. La fille avança son autre main vers le masque.
« Non. »
Méduse l’arrêta et retira sa main. Sortie de sa torpeur, elle se leva.
« Je suis désolée. »
« Non, attends, excuse-moi ! »
Méduse ne répondit pas. Elle partit en vitesse, se mit presque à courir et distança rapidement la fille. Quelques larmes commencèrent à couler sous son masque. Elle aurait dû s’écouter ; elle savait que rien ne pouvait se passer. Elle était maudite ; ce n’était pas pour rien qu’Athéna avait voulu la faire tuer.
(…)
Méduse tanguait un peu lorsqu’elle se décida à rentrer, à pied. La bouteille, quasiment vide, se balançait dans sa main. La Gorgone ne vit pas les hommes qui fumaient, tapis dans l’ombre.
« Hé madame, tu veux fumer ? »
Habituée, Méduse ignora la question. Elle passa devant le groupe de son pas mal assuré sans même tourner la tête.
« Hé madame, tu pourrais répondre. »
« Non. » fut tout ce qu’elle lâcha, fermement, sans s’arrêter ni se retourner.
« Hé madame ! » On attrapa son bras, la fit se retourner. Méduse n’y tint plus. Les serpents se dressèrent sur sa tête. Le masque glissa au sol et la Gorgone planta son regard dans celui de l’homme. Il cria, recula, puis se figea. Définitivement. La Gorgone tourna la tête vers ses camarades qui ne demandèrent pas leur reste et partirent en courant.
La haine retomba. Les vipères reprirent leur place dans sa nuque et Méduse replaça le masque sur son visage. Les larmes revinrent. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait plus utilisé son pouvoir ; elle se l’était promis. Mais elle avait brisé son serment et avait tué quelqu’un sans lui laisser même la possibilité de se défendre. Méduse manqua de vomir. Elle refoula le haut le cœur et rentra chez elle.
Fiche par Loïc
Barnabé :
Œuvre : Barnabé, l’ingénieur taré (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,17874.0.html) de Sleepy
Description :
Barnabé est un ingénieur. Comme tout bon savant fou, il lui arrive quelques mésaventures. Comme lorsqu’il tue (involontairement, bien sûr) sa nièce parce qu’elle fait trop de bruit.
Barnabé est un génie. Barnabé est tout entier concentré par ses inventions, au point de mépriser tout le reste et de ne pas faire attention aux autres. Sauf aux autres génies. Tant qu’ils ne sont pas plus géniaux que lui, en tout cas. Il en serait presque attachant.
Extrait :
Baranabé, l' ingénieur génial diplomé d' Oxford capable de parler sept langues, s'était rendu chez sa soeur pour la naissance de la petite.
Elle fait trop de bruit cette petite, elle hurle, elle chiale, c' est l'enfer.
Barnabé en génie qui se respecte invente un système pour insonoriser le bébé braillard.
Il installe donc son invention au dessus du lit .
Puis il la met en marche.
Ca y'est, les hurlements s'arrêtent. Barnabé fier de lui peut enfin faire sa sieste pour revitaliser ses neurones durement éprouvés par une journée de merde à l'entreprise dans laquelle il travaille sous l'autorité d'un supérieur haineux et caractériel.
Barnabé s'endort paisiblement avant d'être réveillé par des cris stridents quelques minutes plus tard, alors qu'il rêvait de gonzesses à poil dans les îles Caraïbes.
Dans les hurlements perçants il reconnait la voix de sa soeur.
Il essaye de trouver une cohérence dans les beuglements d'âme en peine de sa soeur et réprime avec peine le « Ta gueule grognasse » qui commence à lui venir, c'est sa soeur, pas la petite pute du bureau d'à côté. Barnabé se lève, hagard, gratte sa barbe puis va voir.
Lorsqu'il arrive sa soeur lui balance une chaussure qu'il esquive de justesse puis une radio, des fourchettes, des couteaux, un vase, un rouleau à pâtisserie, et deux dessous de plats ... en criant
« Assassin, assassin »
Barnabé effectue une retraite stratégique puis entame les pourparlers.
« Mais Audith, Audith ma petite soeur, qu'est ce que tu fous?
─ Tu l'as tuée, tu l'as tuée, tu l'as tuée ... , puis elle s'écroule en sanglots violents. »
Barnabé se dit que la place est sécurisée, il s'approche pour mieux appréhender la situation, regarde le lit de la petite.
Celle-ci est violette et ne bouge plus.
« Ah oui, effectivement. Remarque, maintenant que j'y pense, c' est vrai que même si créer un vide artificiel dans le lit de la petite était un bon moyen pour éviter la propagation des ondes sonores je n'avais pas envisagé la question sous un angle biologique. »
Fiche par Loïc
Il est compliqué le vote dans cette poule.
Enfin, déjà j'ai voté ma Méduse, parce que :-[
Ensuite, Barnabé c'est le type même des personnages que j'aime pas trop, désolé Sleepy.
Du coup, Mila, j'ai beaucoup aimé ses textes, mais c'est dur parce qu'elle est effacée, soluble presque (oui, c'est chelou comme choix de mot, je l'accorde). En même temps Ekaitz est quand même un meurtrier, et de sang froid en plus. Bon, c'est des bourgeois. Mais quand même..
Bon, du coup ce sera Mila et Méduse (ça fait un peu M&M :D) J'aime bien cette Mila vaporescente quand même.