Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: extasy le 05 Octobre 2015 à 02:09:13
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Salut Exta !
Je n'ai malheureusement pas pu proposer mon texte à l'AT parce que je n'avais pas terminé dans les temps ; mais je l'ai écrit, et j'ai envie de le partager. Bref, soyez sympas : dites-moi franchement ce que vous en pensez, hein.
Après les commentaires détaillés que tu nous as proposé pour le mout6, ce serait bien dommage que tu n'aies pas de retour !
Première lecture et avis global :
La fin est chouette, bien noire !
Bon alors évidemment on pense à 1984, pas besoin d'appeler ton héros Winston d'ailleurs, ni d'un titre à date.
Le texte est pas mal, mais je suis un poil resté à l'extérieur. Pour deux raisons principales je pense :
1/ Tu expliques le contexte, les événements, sans toujours nous les faire vivre de l'intérieur
2/ Le style m'a parfois fait tiquer.
Ton histoire est donc bien trouvée, a quelques points d'originalité intéressant, mais je n'ai pas été convaincu (faut dire, je suis difficile et pinailleur).
Dans le détail :
Dans une minute, à sept heures précises, ordinateurs et ampoules se mettraient automatiquement en marche. La pièce, plongée dans une lumière aveuglante, serait envahie par l’unique bruit de milliers de touches de claviers et de centaines de souris pressés à toute vitesse.
pourquoi pas du futur : "se mettront", "sera envahie" ? Ce serait plus dynamique je pense
"l'unique" est en trop je trouve
et un casque où une voix artificielle l’aiderait à gérer le surplus de données
d'où (nan ?)
Des fonctionnaires impatientés se mettaient à remuer en silence.
pourquoi pas "impatients" ?
Bernard avait souvent l’impression que le bonheur lui avait en quelque sort érodé le visage.
sorte
(et pourquoi "en quelque sorte" ? avoir l'impression suffit, non ?
Dans cette salle silencieuse, entouré d’hommes et de femmes aux vêtements monochromes, le morceau de lumière paraissait presque vivant.
joli ça
Bernard, les yeux toujours clos, tourna légèrement la tête
bizarre les yeux toujours clos, on a l'impression avant que la description vient de lui, qu'il regarde à droite, devant, derrière...
Les gens s’entassaient dans l’espace trop étroit pour accueillir une centaine de personnes. Assis en groupes, les hommes et les femmes mangeaient, fumaient, ou riaient allégresse.
depuis le début, tu nous parles de la joie, du bonheur, ici de l'allégresse des autres, mais on ne voit pas trop pourquoi (ça suscite l'interrogation, mais tu ne nous expliques pas clairement ensuite cette différence entre Winston et les autres)
Bernard se décida à bouger.
il n'était pas en train de chercher une place ?
il n’avait toujours pas trouvé où s’asseoir pour déjeuner, lorsqu’une voix claire retentit à sa droite.
deuxième virgule en trop je trouve
(et puis le "à sa droite" est pas top... lui fit tourner la tête ? ou une réaction de sa part, un truc plus vivant où il est acteur ?)
Il sortit de la poche de son uniforme un morceau de pain entouré de papier aluminium et se mettre à le déballer.
se mit
Une fois leur repas achevé, Adeline se mit debout.
se mettre debout... se leva ?
Alors, son visage se tordit et, la tête entre les mains, et il voulut pousser un hurlement de douleur, mais aucun son ne s’échappa de sa bouche.
passage très important, que tu pourrais peaufiner et allonger. D'abord nous donner des pistes de 'il n'en peut plus'.
Ensuite, il ne peut "vouloir" pousser un hurlement puisqu'il est muet (le lecteur ne le sait pas encore, mais ça reste peu cohérent).
C’était ainsi que se succédaient les journées, les semaines et les mois.
pas très joli... ça fait vraiment "explication" et pas vécu. Tu pourrais impliquer Bernard qui vient d'être limite explosion.
(tu placerais cette durée dans la vie de Winston, genre depuis qu'il est adulte, ses journées blablabla)
Ils travaillaient quinze heures par jour. Une demi-heure de repos leur était accordée entre deux tranches de six heures,
tu fais comment 15 heures par tranches de 6 ?
A vingt-deux heures et demie, on quittait la salle de travail et on se rendait une dernière fois à la salle de repos pour une heure de plus. On dinait rapidement de quelques morceaux de pain, et on passait le reste du temps à bavarder. A vingt-trois heures et demie, tout le monde quittait le bâtiment de travail et chacun s’en allait rejoindre son appartement à pièce unique pour dormir. A sept heures et trente minutes, il fallait se réveiller et revenir au bâtiment.
idem, fait nous vivre une journée de Bernard avec cette chronologie, là tu nous présent ça "de l'extérieur"
C’étaient là les mesures qui avaient été adoptées et qui étaient en vigueur depuis déjà près d’un siècle. Personne ne savait exactement pourquoi il en était ainsi, mais Bernard se souvenait de ses cours d’Histoire à l’école, où on leur avait expliqué la manière dont leurs ancêtres avaient failli anéantir toute forme de vie sur Terre.
ben si, tu expliques après. Et tous sont convaincus que c'est normal et tout...
Le monde entier vivait en cette époque dans un chaos monumental.
Et alors que le monde semblait condamné à la mort,
répétition de monde
Il fallait se rendre à l’évidence : les conditions de vie devaient être revues à la baisse, parce que la qualité de vie avait effectivement diminué.
? la raison c'est qu'il n'y a pas le choix, nan ?
C’est dans ce but que les citoyens, afin de ne plus perdre de temps en activités sociales inutiles, avaient été dépossédés de leur droit à la parole.
ben ils discutent dans la salle de repos, non ?
Pour tout ce paragraphe "historique", encore une fois on n'est pas assez impliqué. Cette vision des choses par Winston serait plus forte. Et l'explication du dictateur est assez superficielle.
Mais il n’en allait pas de même pour Bernard Winston. Bernard Winston, bien au contraire, était profondément malheureux. Bernard Winston était une anomalie.
Bernard Winston était muet.
Grâce à Bernard Winston, les autres prenaient conscience de la valeur de la parole.
J'aime bien la répétition de "Bernard Winston", mais après "était muet", j'aurais arrêté cet effet de style.
contribuait à alimenter chez ses collègues le sentiment de leur supériorité.
contribuait à alimenter chez ses collègues leur sentiment de supériorité. (?)
Elle avait l’air heureux.
l'air heureuse ?
Il n’entendait même plus Adeline, mais il voyait ses lèvres s’agiter au rythme de ses paroles. Elle se mettait à parler avec animation, et alors sa bouche s’ouvrait et se fermait plus vite, et les rebords de ses lèvres s’étiraient plus en profondeur, formant des voyelles silencieuses. A d’autres moments, elle se montrait plus discrète, et Bernard, qui n’écoutait pas, devinait qu’elle chuchotait. Sa bouche restait alors presque close, ses lèvres s’entrouvraient pour se refermer aussitôt, et Bernard, qui avait vu la mer une fois, pensait au faible mouvement des vagues qui allaient et venaient sans cesse. Il admirait les syllabes qui naissaient et mourraient en éclatant sur sa langue, et toujours sans comprendre, il hochait la tête ou lui lançait un sourire à la mesure de la symphonie que lui offrait sa bouche.
En dehors des répétitions, je pense que tu peux faire plus sensuel ou "amoureux"... (les rebords qui s'étirent plus en profondeur...)
Adeline se penchait vers lui. Elle dit :
je pense que tu peux enlever le "elle dit :"
Durant toute l’après-midi, Bernard ne cessa pas de penser à Adeline. Qu’avait-elle pu bien lui dire ? Tout en pianotant distraitement sur son clavier, il laissa son esprit errer dans de folles rêveries. Elle lui avait avoué son amour. Elle voulait se marier avec lui. Ils vivraient ensemble, ils partageraient le même pain et le même lit. Ensemble, ils seraient isolés du reste du monde, et peut-être pourraient-ils alors être heureux, à eux deux. Une larme glissa sur sa joue. Il sourit, et pour une fois, il travailla avec plus d’ardeur que tous ses collègues.
J'aime bien ce passage, forte implication
Il pensa, dans un ultime sursaut d’espoir, que peut-être, elle était indisposée, comme le sont parfois les femmes.
? de quoi disparaître ? (à ta place je supprimerais cette allusion)
Dix minutes avant le couvre-feu, deux gardes, en uniforme bleu, surgirent dans la salle. Ils étaient accompagnés d’un homme d’âge mur, vêtu d’un costume noir. C’était un politicien.
Dix minutes avant le couvre-feu, deux gardes, en uniforme bleu, surgirent dans la salle. Ils étaient accompagnés d’un homme d’âge mur, vêtu d’un costume noir. Un politicien. (sans le c'était, c'est pas plus pêchu ?)
Les gens observaient les gardes et l’homme avec de grands yeux effrayés.
Je pense qu'il faut le caractériser plus
L’homme, qui se tenait bien droit, détaillait la foule qui s’entassait dans la pièce.
double qui
Au fait, pour les dialogues, il faut utiliser des quadratins :
— blablabla
- Cette femme se nommait Adeline Marx.
j'avais pas vu le "Marx" en première lecture... ça fait un peu gag, non ?
Une même vague de colère explosa à travers la pièce. Les gens criaient, huaient, insultaient
Adeline.
retour ligne en trop
Celui qui était supposé être le plus impliqué sensible à notre cause,
bug
Sinon, ce paragraphe là est chouette.
- Vous auriez aisément pu obtenir, d’ici un an ou deux, une belle promotion. Vous auriez pu vivre une vie légèrement plus confortable que les autres. Vraiment. Oh, vous auriez bien entendu continué à travailler dur, alors que nous autres politiciens vivons dans l’opulence que nous offre une planète qui regorge de richesses naturelles ;
un peu facile de révéler le truc comme ça (peut-être as-tu voulu respecter les 3000 mots, mais là on aurait encore une fois préféré une scène qui montre plutôt qu'une explication directe)
Une atroce grimace de souffrance défigurait les traits de Bernard.
deux secondes avant il est ahuri...
Bernard cessa de penser. Sans en avoir conscience, il serra le poing et frappa le politicien au visage.
je préfèrerais qu'il le fasse en toute conscience. Pourquoi cette "inconscience" ?
Lorsqu’ils furent assurés qu’il n’était plus en état de se relever
Lorsqu’ils se furent assurés qu’il n’était plus en état de se relever ?
Bernard essayait vainement de hurler.
encore une fois, je pense qu'un muet n'essaye pas de hurler
de même qu’il ne pouvait leur transmettre son message au moyen de ses mains amputées.
pb de syntaxe je pense
(transmettre au moyen de ses mains amputées = je vois les mains amputées et il essaye de transmettre avec)
Sinon, le dernier paragraphe est chouette.
Sur le fond autant que sur la forme, la fin est mieux maîtrisée que le début.
Comme je disais plus haut, le pb c'est les paragraphes où Winston n'est pas acteur, on reste extérieur.
Ah oui, le titre : 3095, je pense que tu es allé beaucoup trop loin dans le futur ; à cette échéance, les nanotechnologie, la robotique, la communication directe au cerveau... plein de trucs seront archi délirants je pense. 2115 est largement suffisant à mon avis. ( :'()
Voilà, y a des bonnes choses, j'ai donné mon avis sur ce qui me semble perfectible, mais ça n'st que mon avis hein ;) !
Si tu fais une V2, je repasserai par là.
Tchuss !
Rémi
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Salut Rémi !
Avant tout, un big gros merci pour ton commentaire !
Je réponds vite fait à certaines de tes remarques, puis en avant pour la V2 !
Je pensais que ça aurait été clair qu'ils n'avaient droit de parole qu'en salle de repos, et je n'ai pas pensé à le préciser. C'est une erreur assez énorme, sachant que comme tu l'as bien bien remarqué, j'en fais des tonnes en explications. A corriger, donc.
Pour le titre, j'ai éludé le problème de la technologie parce que j'étais assez fier de ma trouvaille ; en fait j'ai mis un +1 à chaque chiffre de 1984, et en comptant la retenue ça donne 3095. Mais je me doutais bien que quelqu'un remarquerait que la date était abusée. J'avais juste besoin qu'on me le dise. Je change également.
Pour les noms alors là c'est effectivement du gros délire. En fait j'ai écrit le soir de la clôture de l'AT, et j'avais speedé de ouf tu peux pas savoir. J'ai même pas pris le temps de réfléchir aux noms. Par exemple j'ai choisi Adeline parce que j'avais lu le texte du duo Milla/WEG. Marx, c'est assez ridicule j'en conviens. Je me souviens que j'avais mis Huxley au début :mrgreen: Mais comme ça me semblait encore pire, j'ai changé après avoir fini.
Pour le côté explicatif, ouais ça m'énerve, j'arrive pas à régler ce souci énorme, et il revient dans la plupart si ce n'est dans tous mes textes. Je ferai de mon possible pour arranger ça, mais malheureusement je sais déjà que le résultat sera tout de même loin d'être parfait.
Effectivement, comme je voulais l'envoyer, j'ai suivi la limite des 3000 mots. J'ai pas changé grand chose d'ailleurs avant de poster ici, si ce n'est que j'ai supprimé quelques passages explicatifs en trop :mrgreen:
Et pour le reste de tes remarques, bah je suis entièrement d'accord avec toi, et je corrigerai le tout. D'ailleurs, je ne me souviens pas avoir lu un commentaire de texte de toi et l'avoir désapprouvé ;)
Merci Rémi, c'est encore mieux que ce que j'espérais recevoir comme commentaire. J'essaierai de mieux gérer la V2.
A + !
Édit : ah, une chose sinon. C'est au sujet du passage où Bernard observe Adeline parler. J'étais bien sûr conscient des répétitions, mais comme il n'y a pas trente-six façons de nommer une bouche et des lèvres, j'ai pensé que ça pourrait passez. Tu trouves ça vraiment trop moche,et que je devrais totalement revoir ce passage ? Mais je ne remets pas en cause le fait qu'on aurait facilement pu faire plus romantique, par contre :huhu:
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Salut cher Exta !!!
d'abord les vétilles :
ou riaient allégresse
: allègrement ?
et se mettre à le déballer
: se mit ?
... et, la tête entre les mains, et il ...
: un "et" de trop.
un homme d’âge mur
: mûr.
subversifs quant à notre gouvernement
: j'aurais plutôt dit "contre notre gouvernement".
et que la concernant, elle avait fini de rembourser sa dette
: maladroit le "la concernant". Peut-être "en ce qui la concernait"...
être le plus impliqué sensible
: ??
car ayant reçu le don de n’avoir pas à perdre son temps en paroles inutiles.
: tout ça un peu maladroit.
Voilà, Exta !! merci pour ce texte trrrrrès déprimant.
(c'est curieux d'ailleurs comme le thème de l'appel à texte a suscité une avalanche de textes noirs... ce serait à creuser dans le détail.)
Je n'ai rien à dire à ton style, qui se prête très bien à ton histoire.
je dois être de bonne humeur, ou je sais pas quoi, je serai nettement moins pinailleur que Rémi.
La scène où Adeline parle au personnage, eh bien j'ai beau la relire, je ne suis pas gêné du tout... va comprendre. Je l'ai d'autant plus relue que tu crains qu'elle soit moche... je n'ai pas ce sentiment.
Je suis aussi très bon public sur ta manière d'amener qu'il est muet... je ne l'avais pas deviné, et pourtant quand on relit le texte il a un comportement particulier, mais c'est subtil.
Il y a deux trois trucs qui m'ont, par contre, perturbé, je te les livre en vrac, on peut discuter après :
Dès le début de l'histoire on sent qu'il est déjà un paria, personne ne veut manger avec lui manifestement : tu considères que son handicap, plutôt que de provoquer de la mansuétude, provoque un rejet ?
J'ai été étonné, vu le contexte et la finde l'hisoite, qu'il lui ait été donné de voir la mer un jour... tu devrais ajouter " en film" ... et encore... a-t-il eu l'occasion de voir un film ?
Je suis frappé par l'utilisation que tu fais du mot "politicien", j'aurais peut-être utilisé "préfet" comme chez Harry, ou en tout cas autre chose, parce que pour moi "politicien" c'est pas une situation. :D
Enfin, et là il s'agit DU truc qui me gêne vraiment, c'est cet aveu curieux du "politicien" qui lui déballe la vérité sur ce qui se passe, d'une manière particulière qui ressemblerait plutôt au jugement d'une tierce personne, notamment dans : Nous préférons tellement garder les merveilles de la planète pour nous-mêmes.
Je trouve pas ça crédible, en fait, c'est vraiment trop.
J'aurais vraiment préféré, (et là je m’immisce au cœur de la création, excuse-moi), que cela lui échappe, que ce soit une gaffe. Ce serait plus puissant et l'autre comprendrait sa gaffe au visage décomposé de son auditeur..
Voilà, je finis en te conseillant de laisser un jour ou deux de convalescence à ton amputé des deux mains... il a besoin de repos, un peu... retourner au boulot le lendemain c'est hard. :)
Dans l'ensemble, ton texte est efficace et rondement mené. La narration est équilibrée et la langue irréprochable, une fois palliées les maladresses pointées par Rémi.
Voilà Exta...
On attend la V2, alors ?
Merci pour ce texte... pas rigolo, rigolo.
(En fait je le vois tout à fait illustré par des images façon Métropolis... ça lui collerait très bien !!)
A bientôt Exta !!
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Wow, c'est vraiment un texte immersif, c'est gris, c'est froid, c'est cruel, et oui, ça rappelle pas mal 1984.
Que te dire... j'ai vraiment bien aimé ton texte, et rien ne m'a vraiment choqué, après, faut dire que je suis pas aussi affûte que vous, mais j'espère le devenir pour enfin devenir utile à ce forum un jour.
Mes félicitations, et encouragements pour la suite. ;D
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Dans une minute, à sept heures précises, ordinateurs et ampoules se mettraient automatiquement en marche.
Mettaient. Les phrases suivantes sont à l’imparfait.
Des fonctionnaires impatientés se mettaient à remuer en silence.
Le impatientés m’a forcé à relire la phrase plusieurs fois. Impatients est possibles ?
Bernard, les yeux toujours clos, tourna légèrement la tête et un tissu de chaleur glissa sur son visage.
J’ai pas compris, je me suis cru au restaurant chinois.
Les ampoules explosèrent de lumière, et les ordinateurs démarrèrent.
Je me enfin le doigt sur ce qui me chipote depuis le début. Comment ont-ils fait pour s’installer sans lumière ?
Assis en groupes, les hommes et les femmes mangeaient, fumaient, ou riaient allégresse.
ou riaient allégresse. Pas top comme expression.
Bernard se décida à bouger.
De bouger ?
La chute est atroce. J’aime.
Je n’ai pas signalé, mais il y avait quelques lourdeurs. Comme :
Il sortit de la poche de son uniforme un morceau de pain entouré de papier aluminium et se mettre à le déballer.le déballa.
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Gage ! Ravi que tu sois passé par ici !!!
Déjà merci pour les erreurs, c'est fou, toutes ces fautes que je n'avais absolument pas remarquées !
La scène où Adeline parle au personnage, eh bien j'ai beau la relire, je ne suis pas gêné du tout... va comprendre. Je l'ai d'autant plus relue que tu crains qu'elle soit moche... je n'ai pas ce sentiment.
C'est cool, ça ! Je vais penser à la peut-être la modifier dans la V2, mais ton commentaire à son sujet me rassure.
Il y a deux trois trucs qui m'ont, par contre, perturbé, je te les livre en vrac, on peut discuter après :
Discutons !
Dès le début de l'histoire on sent qu'il est déjà un paria, personne ne veut manger avec lui manifestement : tu considères que son handicap, plutôt que de provoquer de la mansuétude, provoque un rejet ?
Oui, c'était l'idée de base. Je t'avouerai que je n'y ai pas réfléchi plus que ça ; à mon sens, qu'il soit rejeté était une nécessité, et sans ça, je ne pense pas que j'aurais pu justifier le reste de l'histoire. Mais ta remarque est très intéressante, car comme je l'ai dit : je n'y ai pas pensé plus que ça, et j'aurais dû le faire ; et penser à un moyen efficace de justifier cette réaction des autres à son égard. D'autant plus que c'est un point que je considère comme extrêmement important. C'est cool que tu aies remarqué ça, et j'essaierai de remédier à ce problème, même si, pour l'instant, je ne sais pas trop comment faire.
J'ai été étonné, vu le contexte et la finde l'hisoite, qu'il lui ait été donné de voir la mer un jour... tu devrais ajouter " en film" ... et encore... a-t-il eu l'occasion de voir un film ?
Mais comment je n'y ai pas pensé U_U A revoir, impérativement.
Je suis frappé par l'utilisation que tu fais du mot "politicien", j'aurais peut-être utilisé "préfet" comme chez Harry, ou en tout cas autre chose, parce que pour moi "politicien" c'est pas une situation. :D
Déjà : qui est donc ce Harry :???: ?
Et pour te répondre : j'ai dû lire trop de livre dystopiques légers à la Hunger Games, parce que l'usage approximatif de termes généralisants tels que Politicien, Conseiller, ou encore Audacieux, Coureur, etc. ne me gêne pas vraiment (je ne sais pas si j'ai été très clair :D). Mais je fais confiance à ton jugement et ton expérience, et je modifie ça.
Enfin, et là il s'agit DU truc qui me gêne vraiment, c'est cet aveu curieux du "politicien" qui lui déballe la vérité sur ce qui se passe, d'une manière particulière qui ressemblerait plutôt au jugement d'une tierce personne, notamment dans :
Nous préférons tellement garder les merveilles de la planète pour nous-mêmes.
Je trouve pas ça crédible, en fait, c'est vraiment trop.
J'aurais vraiment préféré, (et là je m’immisce au cœur de la création, excuse-moi), que cela lui échappe, que ce soit une gaffe. Ce serait plus puissant et l'autre comprendrait sa gaffe au visage décomposé de son auditeur..
Je me doutais bien que quelqu'un me ferait cette remarque. Alors déjà, oui, je pense aussi que tu as raison. Mais avant d'aller plus loin, je t'explique pourquoi j'ai fait ce choix. Quand je pense à mon politicien et futur préfet, je ne le vois pas comme quelqu'un qui pourrait perdre le contrôle de ses émotions face à quelqu'un comme Bernard, qu'il voit plus ou moins comme un insecte, et ce même si ce dernier le frappe. A mon sens, cet homme est le genre de personnage affreux qui est tellement conscient de sa supériorité, et qui prend un tel plaisir à faire souffrir ses inférieurs, qu'il est parfaitement capable de balancer cette info énorme d'un ton détaché pour le plaisir de voir souffrir le misérable Bernard ; il n'a plus aucune humanité, à ce point que faire du mal aux autres est chez lui un réflexe aussi aléatoire que celui de se gratter le bras : si Bernard ne l'avait pas frappé, il se serait contenté de l'abattre ; il l'a frappé, alors l'idée lui est venue de le faire souffrir, comme il aurait pu avoir cette idée tout à fait autrement, sur un coup de tête disons. Et quand il dit qu'ils préféreraient tellement garder les merveilles de la planète pour eux-mêmes, ce n'est peut-être pas vrai, et en tout cas pas si simple. Mais il veut faire souffrir Bernard, et c'est pourquoi il dit ça ; enfin c'est comme ça que je le voyais. Si j'avais fait de lui un personnage qui n'était pas parfaitement maître de ses émotions, je ne l'aurais pas suffisamment détesté ; et je déteste cet homme.
Mais, et c'est là que ta remarque est vraiment intéressante : ben je réalise que tout ça, ça se passe uniquement dans ma tête :huhu: Je n'ai rien fait pour mener le lecteur à cette conclusion, et du coup, forcément, c'est déstabilisant à la lecture. Donc si j'arrive à mettre en avant cet aspect du politicien/préfet, je garderai cette réplique ; sinon, oui, j'enlève sans hésiter.
Je ne sais vraiment pas si j'ai été clair dans mon explication, par contre :-[
c'est curieux d'ailleurs comme le thème de l'appel à texte a suscité une avalanche de textes noirs... ce serait à creuser dans le détail.
Oh, chez moi c'est pathologique. J'ai déjà écrit un texte sur une jeune femme qui meurt le plus beau jour de sa vie, un texte sur un homme qui sait qu'il va bientôt mourir, un texte sur un homme qui se laisse mourir... Finalement, Bernard a eu de la chance, si on peut dire :(
En fait je le vois tout à fait illustré par des images façon Métropolis... ça lui collerait très bien !!
Tu parles du film ? Je ne l'ai pas regardé :-[
retourner au boulot le lendemain c'est hard. :)
Ouch :)
Ton commentaire m'a fait vraiment plaisir, très cher Gage, et je suis bien content que tu sois passé me rendre une petite visite :coeur:
A bientôt Exta !!
A très bientôt :coeur: !!!!
Salut Asriel,
Content que ça t'ait plu :)
j'ai vraiment bien aimé ton texte, et rien ne m'a vraiment choqué, après, faut dire que je suis pas aussi affûte que vous
Mais c'est pas grave ça ! Je suis moi-même tellement moins affûté que mes très chers commentateurs :) Du coup nous sommes au même niveau toi et moi, et ça me fait plaisir de voir que tu as bien aimé lire ce petit texte :)
j'espère le devenir pour enfin devenir utile à ce forum un jour.
Répétition de "devenir". Nah j'déconne :mrgreen: t'es utile en donnant ton ressenti, arrête de dire des choses pareilles !
Mes félicitations, et encouragements pour la suite. ;D
Encore merci, et toi de même :)
Hey, Kanimp !
Pff, encore des fautes, il n'y en a jamais de trop, décidément :huhu: Je corrigerai tout ça pour la V2, merci !
Dans une minute, à sept heures précises, ordinateurs et ampoules se mettraient automatiquement en marche.
Mettaient. Les phrases suivantes sont à l’imparfait.
Ici, je pense que c'est correct, parce que je parlais au futur, genre : dans une minute, les ampoules allaient se mettre en marche.
Je me enfin le doigt sur ce qui me chipote depuis le début. Comment ont-ils fait pour s’installer sans lumière ?
Là par contre, je pense bien que j'ai tort. Je me disais qu'ils se déplaçaient dans une semi obscurité, et dans ma tête, il y avait quatre grosses fenêtres qui laissaient filtrer la lumière du jour. Mais ça, c'est dans ma tête :'(
La chute est atroce.
Excellent, ça !
J’aime.
Que dire... merci !
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Dans une minute, à sept heures précises, ordinateurs et ampoules se mettraient automatiquement en marche.
Mettaient. Les phrases suivantes sont à l’imparfait.
Ici, je pense que c'est correct, parce que je parlais au futur, genre : dans une minute, les ampoules allaient se mettre en marche.
Je me enfin le doigt sur ce qui me chipote depuis le début. Comment ont-ils fait pour s’installer sans lumière ?
Là par contre, je pense bien que j'ai tort. Je me disais qu'ils se déplaçaient dans une semi obscurité, et dans ma tête, il y avait quatre grosses fenêtres qui laissaient filtrer la lumière du jour. Mais ça, c'est dans ma tête :'(
Alors dans ce cas, crée un paragraphe qui pose le décor un peu comme une caméra sur hélicoptère qui se dirige vers le lieu de travail. Ce te permettra de résoudre au passage le problème des fenêtres.
Comme c’est la première phrase du texte et qu’elle est au futur. Je m’attends à avoir un texte écrit au mode passé, présent et futur en fonction de temps de l’action.
Comme la première phrase est au futur pour une action dans le futur et la deuxième phrase est à l’imparfait pour une action futur qui s’inscrit dans la continuité de la première.
La pièce, plongée dans une lumière aveuglante, serait envahie par l’unique bruit de milliers de touches de claviers et de centaines de souris pressés à toute vitesse.
Le résultat pour le lecteur est simple, il y a une grosse coquille sur la première phrase. D’autant que le reste du texte est au passé.
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bonsoir Exta !!
je suis bien content que tu sois passé me rendre une petite visite :coeur:
Comment peux-tu imaginer que je ne vienne pas commenter ton texte ?? :)
qui est donc ce Harry ?
: de la mauvaise influence de ma fréquentation du forum : je parle du ptit Potter... :???: Mais du coup ça revient au même que ton politicien, conseiller, audacieux ou coureur... ils me plaisent néanmoins plus que politicien qui est trop connoté dans notre quotidien.... :-¬?
Je ne sais vraiment pas si j'ai été clair dans mon explication, par contre
Très clair, et du coup tu n'as effectivement pas le choix, tu vas expliciter tout ça dans ta V2, sachant qu'en plus tu as la chance de ne plus être contraint par les 3000 fatidiques. :D
Je parle bien du film de Fritz Lang, regarde :
(https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fbroszka.pl%2Fupload2%2Fs%2Fsatya%2Fmetropolis_drones%281%29.jpg&hash=3a263167e08e45da964c7b8c2f1d6214ee809249)
Voilà pour le moment , mais on peut encore discuter... :)
Bonsoir mon Exta !! :coeur:
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Alors dans ce cas, crée un paragraphe qui pose le décor un peu comme une caméra sur hélicoptère qui se dirige vers le lieu de travail. Ce te permettra de résoudre au passage le problème des fenêtres.
Ouaip, j'essaierai en tout cas ; pas sûr que je réussisse :/
Comme c’est la première phrase du texte et qu’elle est au futur. Je m’attends à avoir un texte écrit au mode passé, présent et futur en fonction de temps de l’action.
Comme la première phrase est au futur pour une action dans le futur et la deuxième phrase est à l’imparfait pour une action futur qui s’inscrit dans la continuité de la première.
La pièce, plongée dans une lumière aveuglante, serait envahie par l’unique bruit de milliers de touches de claviers et de centaines de souris pressés à toute vitesse.
Le résultat pour le lecteur est simple, il y a une grosse coquille sur la première phrase. D’autant que le reste du texte est au passé.
Oui, je changerai ça, c'est très facile.
Encore un gros merci !
de la mauvaise influence de ma fréquentation du forum : je parle du ptit Potter... :???:
Haaaaaaa d'accord ! J'étais à mille lieues de penser au petit Potter (que j'adore, soit dit en passant)
Je parle bien du film de Fritz Lang, regarde :
Bon sang de bonsoir, quelqu'un du passé aurait fabriqué une machine à remonter le temps, serait venu lire mon texte, et s'en serait inspiré pour imaginer le décor de ce film ?! Je ne vois pas d'autre explication, parce que ça colle à merveille ! Non, vraiment, je n'en vois pas d'autre !
Voilà pour le moment , mais on peut encore discuter... :)
Ouiiii !
Bye Gage :coeur:
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Salut Exta,
Merci pour ce bonus du mout :P
Je te fais juste un message global pour le coup u_u
J'ai bien aimé, mais ca m'a pas tant marqué que ca. En fait j'ai l'impression d'avoir lu une redite de 1984 en light et actualisée.
En fait ton point fort c'est l'histoire de ce muet dans un monde ou les quelques discussions sont les seules libertés, mais j'ai l'impression que tu t'es trop concentré sur le monde dystopique, je m'explique, les description qui ressemblent à celles du monde d'orwell prennent pour moi trop de place. Du coup je vois 1984 avec tes mises à jours, et une histoire moins marquante car plus courte (pas le temps de developper), alors que ces mondes n'ont rien à voir, t'as une bonne introduction avec la révélation, mais on sent pas assez l'importance qu'on les paroles, tu repètes que les mots sont les seules libertés, plusieurs fois, mais au final on en sait pas plus et on capte pas l'ampleur, bref tout le milieu est pour moi trop concentré sur le monde et le perso dedans, et pas assez sur le perso et les problèmes qu'il rencontre dans ce monde parce que inadapté et/ valorisé. Le politicien le dit en plus, et donc on a du lui dire, mais toi tu mets pas ca en valeur, qu'on a pu lui promettre des choses, etc, bref renforcer ce contraste mal considéré dans sa caste alors que promesse 'naturelle' quand à sa nature. (je me sens pas clair du tout, désolé... mais c'est en gros moins décrire un univers qu'on a déjà tous plus ou moins en tête pour te concentrer sur ce qui fait les particularités que toi tu instaures)
L'autre point fort c'est la scène finale des pauses, mais là pareil tu la survoles, j'aurai aimé la vivre Oo terrible... Les deux minutes de la haine mais tournée contre le personnage, c'est puissant!
J'ai pas aimé le politicien, je l'ai trouvé un poil trop caricatural
- Non, bien sûr que non. Cela fait des siècles que la technique et la main d’œuvre ont tiré nos terres d’entre les morts. Tout est réparé. Le monde se porte même si bien, que nous pourrions facilement nourrir tous les hommes qui l’habitent. Mais nous nous sommes dits que ce serait tout de même idiot de partager équitablement tant de richesses, afin que tout un chacun puisse vivre dans un confort relatif. Nous préférons tellement garder les merveilles de la planète pour nous-mêmes.
Enfin jveux dire, ca fait forcé en mode grosse révélation à laquelle le lecteur s'attend totalement. Alors que tourner ca mais de facon personnage qui pète un cable complètement psychotique et pervers, ca ferait bim bam boum
Mais j'aime bien ton explication du monde dystopique, très actuelle, on a déjà du te dire que la date était pas parlante, même si ca fait un chouette j'ajoute un chiffre, je te l'accorde ><
Et Adeline est pas mal aussi!
Bref un chouette texte, mais je pense que tu peux encore en accentuer ce qui en fait le sel (pas facile de se demarquer des références que tu prends de base quoi)
A plus!! ;)
-
bonjour extasy,
voilà, je te livre, brut de fonderie, ce que j'ai ressenti à la lecture de ton texte.
Je trouve l'idée intéressante mais je ne suis pas vraiment rentré dans le récit. J'ai eu du mal à comprendre pourquoi mais je crois que j'ai un embryon d'explication.
A vrai dire, le début m'a un peu perdu, notamment le mélange ordinateur - ampoule. Ça peut paraître étrange mais les ampoules évoquent pour moi (j'admets que cela puisse être subjectif) des temps révolus. Je me suis demandé si on était pas à l'époque des ordinateurs à lampes. Après, je n'ai pas bien saisi ce que faisaient tous ces gens, le rythme de leur vie, leur "bonheur " apparent, leurs promotions. En fait, j'ai raccroché les wagons quand tu as donné l'explication. À mon sens, c'est le premier problème. On ne devrait pas avoir besoin d'un paragraphe d'explication du narrateur. Le début du texte devrait nous faire découvrir cet univers sans avoir besoin d'un tiers. On retrouve un peu le même problème quand tu dépeins qui est Bernard et sa relation aux autres. Je me demande si ton texte ne serait pas plus efficace en laissant moins de place au narrateur par un recours plus fourni au dialogue intérieur (pour un muet, ça serait presque normal et d'ailleurs, on a envie de savoir comment ton personnage vit cette réalité).
Le second aspect qui m'a gêné est que les méchants sont vraiment méchants. Le pilon écrabouille le personnage. Point barre. Les pointes de cynisme et de sadisme aggravent ce sentiment. La brutalité de la fin laisse le lecteur sur la sienne (sa faim :'().
Enfin, il y a quelques lourdeurs et répétitions mais c'est secondaire.
J'espère que tu ne m'en voudra pas d'être franc.
Ph.
-
Hop ! Je suis à la bourre, et je m'en excuse !
@Ben :
En fait ton point fort c'est l'histoire de ce muet dans un monde
Et voilà, boum, quelqu'un devait forcément finir par le remarquer ! Oui, effectivement, j'ai eu cette idée, et absolument tout le reste a été travaillé en fonction de cette idée : un muet dans un monde où il est interdit de parler. Bien vu :mafio:
Après, ce n'est pas pour autant que je me suis dit ", nous avons une idée sympa, bâclons tout le reste". Nope, j'ai passé plusieurs jours à organiser l'ensemble du texte dans ma tête. Je précise ce point pour dire que je n'ai pas essayé d'expédier ça au plus vite ; seulement, bah, j'ai pas pu en faire quelque chose de marquant, et c'est cool hein, c'est même l'une des raisons de ma présence ici : apprendre à transmettre mes idées sous la forme d'un texte littéraire, c'est-à-dire avec une écriture convenable, un choix conscient du point de vue narratif, l'élaboration de personnages intéressants, etc, et pas simplement tout axer sur une idée retranscrite sans aucune démarche littéraire (il y a quelques années, je pensais que seule une bonne idée comptait, et que le texte n'était rien de plus qu'un support sans réel intérêt pour cette idée :facepalm:). Bref, c'est pas pour cette fois, mais j'essaierai de faire mieux la prochaine fois, grâce à vos observations :)
on sent pas assez l'importance qu'on les paroles, tu repètes que les mots sont les seules libertés, plusieurs fois, mais au final on en sait pas plus et on capte pas l'ampleur, bref tout le milieu est pour moi trop concentré sur le monde et le perso dedans, et pas assez sur le perso et les problèmes qu'il rencontre dans ce monde parce que inadapté et/ valorisé. Le politicien le dit en plus, et donc on a du lui dire, mais toi tu mets pas ca en valeur, qu'on a pu lui promettre des choses, etc, bref renforcer ce contraste mal considéré dans sa caste alors que promesse 'naturelle' quand à sa nature. (je me sens pas clair du tout, désolé... mais c'est en gros moins décrire un univers qu'on a déjà tous plus ou moins en tête pour te concentrer sur ce qui fait les particularités que toi tu instaures)
Oui, je lie en partie ceci à ce que m'a dit Rémi plus haut. Que ce n'est pas axé sur le perso et les problèmes qu'il rencontre, mais plutôt sur le monde et le perso dedans. En gros, oui, comme l'a dit Rémi aussi, on ne se sent pas avec le perso, on ne s'attache pas à lui, parce qu'en gros, on ignore tout de sa vie en fin de compte. Surtout avec la grosse partie explicative au milieu. Je vois.
Et ce que tu dis après est très intéressant : se concentrer sur les particularités de ce monde-ci. Le hic, c'est que... Je me sens vraiment pas de niveau pour faire un truc pareil :D
L'autre point fort c'est la scène finale des pauses, mais là pareil tu la survoles, j'aurai aimé la vivre Oo terrible... Les deux minutes de la haine mais tournée contre le personnage, c'est puissant!
Ouaip, limite de mots, mais aussi panne d'inspiration hein, je vais pas prétexter que tous ces problèmes viennent du seuil des 3000 mots non plus ^^
Les deux minutes de la haine, mince, je n'avais pas fait le parallèle :aah:
Enfin jveux dire, ca fait forcé en mode grosse révélation à laquelle le lecteur s'attend totalement. Alors que tourner ca mais de facon personnage qui pète un cable complètement psychotique et pervers, ca ferait bim bam boum
Alors là dessus, c'était plus un choix personnel, je l'ai précisé à Gage, même si j'ai admis que la manière d'amener cette révélation était un peu foireuse ><
on a déjà du te dire que la date était pas parlante, même si ca fait un chouette j'ajoute un chiffre, je te l'accorde ><
Ouaiiis ><
pas facile de se demarquer des références que tu prends de base quoi
Ouaiiis ><
A plus!! ;)
Ouaip, on se reverra bientôt toute façon, avec le défi de l'enfer que tu viens de me lancer :putainlafaute:
@Villars :
A vrai dire, le début m'a un peu perdu, notamment le mélange ordinateur - ampoule. Ça peut paraître étrange mais les ampoules évoquent pour moi (j'admets que cela puisse être subjectif) des temps révolus. Je me suis demandé si on était pas à l'époque des ordinateurs à lampes. Après, je n'ai pas bien saisi ce que faisaient tous ces gens, le rythme de leur vie, leur "bonheur " apparent, leurs promotions.
Okey, tu es le premier à me faire cette remarque et ça mérite qu'on s'y attarde. Tout ce que je peux dire, c'est que, sans le faire consciemment, j'ai tendance à mélanger, parfois, deux éléments et à jouer dessus. Ordi-ampoule ici, et une autre fois ça avait été café-clope (j'avoue, ça c'est plutôt ordinaire, mais j'avais un peu insisté dessus, plus que de raison). Peut-être est-ce un défaut ? Après pour les ordinateurs à lampe et les temps révolus, je ne sais pas trop quoi répondre, parce que j'ai du mal à savoir si c'est une erreur de ma part ou si, comme tu l'as précisé, c'est uniquement subjectif :\?
Pour les gens, rythme de vie, bonheur et tout ça, je pense que je comprends un peu mieux ton ressenti. T'es là, et tu lis un texte où on te parle de gens bizarres heureux on ne sait trop pourquoi, et ça peut déstabiliser. Cette fois-ci, je pencherais plutôt du côté de l'erreur de ma part, ou plutôt de la maladresse, n'ayant pas pu instaurer une bonne ambiance. Parce que ces histoires de promotions, j'avais conscience en écrivant que c'était un peu lourd, pas très crédible quoi. C'est le genre de petits détails où j'ai le plus speedé, et oui, j'essaierai de modifier ça, et sinon d'enlever toute allusion aux promotions.
En fait, j'ai raccroché les wagons quand tu as donné l'explication. À mon sens, c'est le premier problème.
Rien à dire là-dessus, vous m'en avez tous fait la remarque, ou presque. C'est la première chose que je changerai dans la V2.
même problème quand tu dépeins qui est Bernard et sa relation aux autres. Je me demande si ton texte ne serait pas plus efficace en laissant moins de place au narrateur par un recours plus fourni au dialogue intérieur (pour un muet, ça serait presque normal et d'ailleurs, on a envie de savoir comment ton personnage vit cette réalité).
Sympa, je ferai peut-être ça. J'avoue que je ne me suis jamais essayé au dialogue intérieur, mais si j'y arrive, pourquoi pas !
Le second aspect qui m'a gêné est que les méchants sont vraiment méchants. Le pilon écrabouille le personnage.
Encore une remarque plus ou moins unanime. Mais encore une fois, comme dit à Gage, cet aspect-là j'y tiens beaucoup. Et comme dit à Ben, je reconnais avoir mal amené le truc (bref, je te fais voyager d'un commentaire à l'autre ><).
J'espère que tu ne m'en voudra pas d'être franc.
:) T'en vouloir pour avoir été franc ? Mes quelle idée, c'est aberrant ! (Par contre, si tu me dis que ma rime est mauvaise, alors là, clairement, je t'en voudrai à mort :mrgreen:)
Bref, gros merci les amis pour votre lecture et vos réponses si détaillées :calin:
La V2 c'est pour cette semaine j'espère bien, y'a du boulot mais chuis plutôt motivé en ce moment. En espérant que ça va durer :huhu:
Bye !
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Salut Exta !!
Souviens-toi, ton dernier post contenait cette phrase :
La V2 c'est pour cette semaine j'espère bien, y'a du boulot mais chuis plutôt motivé en ce moment.
Et comme ça fait presque trois semaines.... je me demandais si cette phrase-ci : En espérant que ça va durer
ne s'était pas avérée un peu optimiste...
Allez, on s'y met !!
Tu as des aficionados qui t'attendent !!
Courage... on croit en toi !! :D :D :D
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Bonjour extasy !
Je crois que je vais être dans l'impossibilité de te faire un commentaire détaillé, car vois-tu, je viens de finir ton texte, et je t'avoue que la fin m'a marqué... Je t'avoue que ce qui m'a d'abord attiré reste le titre (j'affectionne énormément l'anticipation), mais je n'ai pas été déçu, et même plutôt agréablement surpris.
Même s'il est vrai que le texte rappelle énormément 1984 et Brave New World, je me suis laissé porté car je trouvais l'idée du droit à la parole très intéressante. Il y a évidemment des choses à revoir, comme la révélation du Politicien qui est, sinon caricaturale, littéralement amusante, mais dans l'ensemble je suis resté accroché jusqu'à la fin.
Revenons-y d'ailleurs à cette fin... Véritablement atroce. La seule image de la scène me donne des frissons. La chute illustre à merveille la noirceur du texte, et elle montre bien l'importance que l'homme attache à la communication et la compréhension de ses semblables. C'est donc une conclusion sinistre mais, je le pense, profondément révélatrice d'un thème fondamental.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas ressenti une telle angoisse à la simple lecture.
Bravo donc, et merci pour ce texte qui m'a ému, effrayé et fait réfléchir !
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Salut exta !
Bon, et cette V2 ?
Allez, on s'y met !!
Tu as des aficionados qui t'attendent !!
Bah oui !
Rémi
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Désolé les potos, mais je n'ai toujours pas d'ordi à moi pour que je puisse écrire tranquillement :( Mais je n'oublie pas hein, loin de là, vos commentaires super pertinents, et je ne compte pas les gaspiller comme ça. La V2 viendra bientôt, promis !
Au fait merci beaucoup Geekolas, c'est un bien gentil commentaire que tu m'as laissé. Content si ça t'a plu et touché. Ta remarque au sujet du politicien rejoint l'avis général, et je compte donc modifier cette partie, ou du moins la présenter autrement.
Sorry again, et merci surtout :)
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@Villars :
A vrai dire, le début m'a un peu perdu, notamment le mélange ordinateur - ampoule. Ça peut paraître étrange mais les ampoules évoquent pour moi (j'admets que cela puisse être subjectif) des temps révolus. Je me suis demandé si on était pas à l'époque des ordinateurs à lampes. Après, je n'ai pas bien saisi ce que faisaient tous ces gens, le rythme de leur vie, leur "bonheur " apparent, leurs promotions.
Okey, tu es le premier à me faire cette remarque et ça mérite qu'on s'y attarde. Tout ce que je peux dire, c'est que, sans le faire consciemment, j'ai tendance à mélanger, parfois, deux éléments et à jouer dessus. Ordi-ampoule ici, et une autre fois ça avait été café-clope (j'avoue, ça c'est plutôt ordinaire, mais j'avais un peu insisté dessus, plus que de raison). Peut-être est-ce un défaut ? Après pour les ordinateurs à lampe et les temps révolus, je ne sais pas trop quoi répondre, parce que j'ai du mal à savoir si c'est une erreur de ma part ou si, comme tu l'as précisé, c'est uniquement subjectif :\?
J’ai omis de répondre à cela.
L’aspect temps révolu alors que l’histoire se déroule 3095 est bizarre, mais pas dérangeante.
Par contre cela se justifie avec la chute. C’est une manière d’opprimer les gens, forcés à utiliser des trucs obsolètes, alors qu’ils n’en ont pas conscience.
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Yop, ça fait deux mois que je vous dis que je vais le faire, et même si j'ai foutu n'importe quoi, voilà c'est fait (plus ou moins).
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Salut Exta !
Dans une minute, à sept heures précises, ordinateurs et ampoules se mettront automatiquement en marche. La pièce, plongée dans une lumière aveuglante, sera envahie par le bruit de milliers de touches de claviers et de centaines de souris pressés à toute vitesse. Il en ira ainsi durant les six prochaines heures.
Il ne restait plus que cinquante secondes.
Je changerais le temps des premières phrases, là ça concorde pas trop.
(se mettraient / serait envahie / il en irait)
Il avait quarante-sept ans. Maigre, le visage creusé par les rides, il flottait dans son uniforme gris protocolaire trop large.
Si le côté haché t'embête, tu peux rassembler ce genre de phrase.
À quarante-sept ans, maigre, le visage creusé par les rides, il flottait dans son uniforme gris protocolaire trop large.
(ou une autre formulation)
Il fut bousculé par une petite femme brune. Celle-ci ouvrit la bouche pour s’excuser, mais lorsqu’elle reconnut Bernard, elle laissa échapper un petit rire avant de reprendre sa route.
pareil ici
Tout ce bruit qui s’élevait quelques minutes plutôt,
plus tôt
(ou Pluto, le chien de Mickey :mrgreen:)
Tout ce bruit qui s’élevait quelques minutes plutôt, tous ces mots qui grouillaient dans la bouche des gens, avaient pour Bernard la même consistance
la seconde virgule me semble de trop
Alors, son visage se tordit et, la tête entre les mains, conscient de l’inutilité de ses efforts, il voulut pousser un hurlement de douleur, mais aucun son ne s’échappa de sa bouche.
ici, c'est effectivement haché, mais ça passe plutôt bien je trouve, ça appuie le propos.
Dans son appartement à pièce unique, Bernard, couché sur son matelas, fumait en pensant.
ça c'est un peu lourd je trouve.
Cela faisait si longtemps que les journées, les semaines, et les mois semblaient
virgule en trop avant le "et"
Les seuls chiffres qu’il avait en tête, c’étaient les quatorze heures de travail par jour.
quotidien au lieu de "par jour" ?
il s’assit encore une fois à côté d’Adeline. Elle avait l’air heureux.
y a pas de faute, mais je dirais "elle avait l'air heureuse" sinon, j'attends une suite (l'air heureux des gens ravis de...)
Qu’avait-elle pu bien lui dire ?
Qu’avait-elle bien pu lui dire ? (nan ?)
Le préfet, qui se tenait bien droit, détaillait en silence la foule entassée dans la pièce. Bernard voyait luire dans son regard le même dégout qui le prenait lui-même quelque fois, à ses heures les plus sombres. Il prit la parole.
deux pb :
le "son" des "dans son regard" renvoie à la foule. Le regard de la foule, c'est chelou... (fin je trouve)
Et le "il" dans "il prit la parole" renvoie à Bernard qui est muet.
Le monde se porte même si bien, que nous pourrions facilement nourrir tous les hommes qui l’habitent.
virgule en trop je pense
Et la façon dont le préfet annonce l'opulence de la nature retrouvée est assez artificielle. Même effet qu'en V1 pour ma part, pas assez subtil je trouve.
On n’entendit plus que le martèlement de leurs chaussures contre le corps recroquevillé de Bernard.
je sais pas si "martèlement" est le bon mot. C'est mou un corps.
Lorsqu’ils furent assurés qu’il n’était plus en état de se relever, ils s’arrêtèrent, légèrement essoufflés, le regard vide.
légèrement essouflés, c'est trop gentil je trouve. J'aurais bien vu des mecs qui écument, ou la bave aux lèvres...
Il s’approchait d’un homme qui le rejetait violemment en arrière, pour aller se jeter aux pieds d’une femme qui l’aspergeait de son verre d’eau.
passé simple ici, nan ?
Bon, c'est pas évident de donner un avis sur la construction du texte puisque je connaissais et le mutisme de Bernard et la fin, en démarrant la lecture. Mais il me semble que c'est bien mieux que la V1 (je viens de relire mon premier com', j'étais pas tendre :-[ ; en tout cas, j'ai l'impression que l'immersion est meilleure). Reste le passage du préfet... J'ai une idée, t'en fait ce que t'en veux : il pourrait sortir un fruit de son manteau, genre une clémentine, et lui montrer par pure cruauté, lui faire sentir, lui faire deviner que sa vie (leurs vies aux travailleurs enfermés) est une duperie. Il suffirait de dire "tu comprends maintenant ?", voire lui montrer une photo de lui, le préfet, sur sa terrasse au milieu d'arbres et d'oiseaux.
En tout cas, la fin est vraiment bien ignoble !
Au plaisir,
Rémi
Le passage ajouté sur l'enfance est très bien, c'est une bonne idée pour exposer le contexte.
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Salut Rémi !
Big merci à toi pour ton passage !
J'ai recorrigé selon tes nouvelles remarques :)
Cool que le rythme haché ne t'ait pas tant gêné au moins dans certaines situations, j'appréhendais beaucoup (mais j'arrive pas à faire autrement, c'est un vieux réflexe j'ai l'impression).
Pour le préfet j'essaierai de le changer encore, sans doute en appliquant ta suggestion ; mais j'ai un peu perdu espoir, je l'ai vraiment chié ce perso :D
Eh ben cool que le passage de l'enfance soit (ait ?) pas trop mal passé, j'appréhendais car je le sentais un peu ridicule pour tout te dire !
Je changerais le temps des premières phrases, là ça concorde pas trop.
Oui alors en fait à la base j'avais utilisé le même temps que tu me suggères en correction, mais tu m'avais suggéré dans ton premier comm' de les mettre au présent :D (j'ai réajusté le temps donc).
je viens de relire mon premier com', j'étais pas tendre :-[
Meh j'ai pas envie qu'on soit tendre avec moi, juste honnête, ce que tu n'as pas cessé de faire : merci beaucoup !
Tchuuussssss !
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Yo !
Pour le préfet j'essaierai de le changer encore, sans doute en appliquant ta suggestion ; mais j'ai un peu perdu espoir, je l'ai vraiment chié ce perso :D
:D Rien n'est perdu !
Pour le début, version originale avec mon com :
Dans une minute, à sept heures précises, ordinateurs et ampoules se mettraient automatiquement en marche. La pièce, plongée dans une lumière aveuglante, serait envahie par l’unique bruit de milliers de touches de claviers et de centaines de souris pressés à toute vitesse.
pourquoi pas du futur : "se mettront", "sera envahie" ? Ce serait plus dynamique je pense
V2 :
Dans une minute, à sept heures précises, ordinateurs et ampoules se mettront automatiquement en marche. La pièce, plongée dans une lumière aveuglante, sera envahie par le bruit de milliers de touches de claviers et de centaines de souris pressés à toute vitesse. Il en ira ainsi durant les six prochaines heures.
Il ne restait plus que cinquante secondes.
En fait, mon avis était de mettre au futur "se mettront" et "sera envahie", en gardant "il en irait ainsi..."
Donc, ça donnerait :
Dans une minute, à sept heures précises, ordinateurs et ampoules se mettront automatiquement en marche. La pièce, plongée dans une lumière aveuglante, sera envahie par le bruit de milliers de touches de claviers et de centaines de souris pressés à toute vitesse. Il en irait ainsi durant les six prochaines heures.
Il ne restait plus que cinquante secondes.
D'attaque pour une V3 !
À soon !
Rémi
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Salut exta !
Finalement, je passe enfin :-[
Bernard avait souvent l’impression que le bonheur lui avait érodé le visage.
J'aime beaucoup cette phrase :)
Un faible rayon de soleil, qui avait contourné les grosses barres métalliques de la fenêtre située au fond à sa gauche, lui caressa timidement la joue.
Un peu trop long et l'utilisation de ce verbe m'a semblé étrange.
Adeline était décidément une gentille fille. Ils finirent de manger en silence.
Le passage d'une phrase à l'autre m'a un peu gêné, la deuxième n'a pas vraiment de continuité avec la première.
alors que nous autres politiciens vivons dans l’opulence que nous offre une planète qui regorge de richesses naturelles
cette phrase me donne vraiment le sentiment d'être adressée au lecteur :/
Franchement, ça m'a bien plu :) on ressent bien la double référence à 1984 et Brave New World, simplement par le nom du personnage (Bernard Winston au départ il me semble non ?) , mais aussi par tout le côté totalitaire et bonheur factice à la fois.
Les coupures ne m'ont pas gênées personnellement, ça ajoute un certain dynamisme au texte, qui n'est pas déplaisant. Cependant, je crois avoir deviné trop rapidement que Bernard était muet, et du coup la phrase qui aurait du avoir de l'effet ne l'a pas eu, et m'a donc parue un peu redondante :/ à voir s'il vaut mieux mettre moins d'indices ou la supprimer.
La fin est noire à souhait, avec une petite réserve pour le O'Brien de service (désolé :P) qui déballe tout un peu vite, avec ce cliché du méchant racontant son plan diabolique au héros. Même si cela ajoute au côté cruel, cela m'a semblé un peu rapide.
Donc voilà j'ai aimé, de part les références à deux livres que j'adore sincèrement et par l'utilisation du sujet de l'AT qui est franchement géniale :coeur:
A pluche ;)
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Merci d'être passé Zag' :)
Je corrige selon tes remarques dès que je rentre chez moi.
Cool, que les coupures ne t'aient pas gêné, j'ai déjà eu cette remarque également et ça me fait plaisir :) je pensais que ça dérangerait beaucoup.
Oui, le vilain préfet, c'est une longue histoire :mrgreen: Rémi m'a fait une suggestion pour améliorer cet aspect du texte et je compte m'y atteler dès que je pourrai.
Tu as deviné pour Bernard ? Chapeau bas ! Tu es le premier je crois. Dans cette version, j'ai rajouté un passage, au moment où il veut hurler, qui ne figurait pas dans la V1 ; c'est peut-être pour ça. Mais n'empêche t'es futé aussi ^^
T'as aimé l'utilisation du sujet de l'AT ? Dans mes bras :calin:
Voilà voilà, big merci pour ton retour o><o
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Oui c'est le passage du hurlement qui m'a mis la puce a l'oreille... J'avoue qu'après j'ai regardé le dialogue à nouveau et j'ai compris là :noange: