Et on continue à un rythme effréné ! Car le Tournoi est sans merci, sans repos, impitoyable !
Mais, regardez ! Qui s'avance vers vous ?
Mais OUI !
Ce sont eux ! Ce sont VOS PERSONNAGES !
Ils vous regardent de leurs yeux éplorés, vous suppliant de leur laisser la vie sauve, à vous, leurs créateurs !
Le Rouge Oeuvre : Le Rouge (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,3647.msg65162.html#msg65162), de Kailiana.(https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fwww.zupimages.net%2Fup%2F15%2F40%2F036x.png&hash=2eb9e0a9c2ef6057f4291fccaa386b3a2188ddd0)
Description :
Le Rouge est un jeune homme aux cheveux rouges, boudeur et roublard, aussi émerveillé et turbulent qu'un petit garçon, mais attachant et plein de ressources, bien qu'un tantinet porté sur la boisson. Facétieux et flegmatique à sa façon, il fait partie d'un étrange trio d'aventuriers, avec un géant taciturne adepte du lait et Sélène, la jeune femme qui leur sert de manager, de guide, et... on pourrait presque dire de maman. Tous trois sont engagés pour aller récupérer un précieux oeuf de dragon à travers un monde fantaisiste où les fromages poussent sur les arbres, les dragons dorment dans leurs tanières et les poissons jouent à saute-mouton. Paresseux mais charmant, insolent mais malicieux, le Rouge a tendance à foncer d'abord, parce que réfléchir, c'est un peu ennuyeux. Mais il finit toujours par obéir à Sélène parce que, même si elle est ennuyante, ils s'apprécient quand même, dans ce joyeux trio.
Extraits :
Papillonnement de paupières. Histoire de se laisser le temps de comprendre. Il avait bien tous ses membres ? Oui, ça semblait être le cas. Ses vêtements ? Un peu sales, légère odeur de vomi, mais présents. Son épée ? Sa bourse ? Ok. Un peu vide pour la bourse, mais elle l’avait toujours été.
Il tenta d’accommoder sa vision. Il n’aimait pour l’instant pas trop l’image que lui renvoyaient ses yeux rouge sang. C’était un videur, ce qui se trouvait devant lui ? Cela en avait tout l’air. Pas quelqu’un de commode, en tout cas.
« On est où ? »
Il reçut pour toute réponse un vague geste vers la porte arrière du restaurant, et vers le tas de détritus. Oh, non… il s’était donc tant bourré que ça ? Il ne pensait pourtant pas avoir bu plus que de coutume la veille. Ah moins que… oui, il se souvenait peut-être d’un pari…
« Et t’es qui ? »
Le géant fit un nouveau signe vers le resto, et haussa les épaules. Pas bavard, le mec.
Le Rouge – car c’était son nom – rassembla peu à peu ses esprits et se redressa. Ce dont il se souvenait ne le réjouissait guère. Il commençait à se remémorer le pourquoi il avait bu – et c’était justement pour oublier. Mais ça n’avait pas été très intelligent. Il allait sans doute se faire remonter les bretelles comme pas permis. Il fallait qu’il recrute un guerrier, c’est ça ?
…
Ses yeux évaluèrent le géant devant lui.
Le destin n’était peut-être finalement pas totalement contre lui… il lui restait juste à arranger les détails.
« Dis-moi, le gros, tu fais quoi dans la vie ? Ca te plait, ton boulot ? »
Haussement d’épaules, regard sur le côté, tête penchée.
« T’es muet ? »
Hochement affirmatif.
Ben tiens… ça n’allait pas arranger la communication, ça.
« Tu sais écrire ? »
Hochement de tête – négatif.
Pourquoi les difficultés semblaient-elles toujours adorer se mettre en travers de son chemin ?
« Je suis certain que tu n’aimes pas ton boulot. Pas beaucoup, en tout cas. Que ton patron est un tyran. C’est toujours comme ça, les patrons. Que les autres employés te font plein de crasses parce que… euh… tu es muet. Ou parce que tu es gros. Et ton travail (tu sors les poubelles, c’est ça ?) est dégradant au possible. Ca te plait pas, hein ? »
Le géant avait maintenant les sourcils froncés (de manière très exagérée ; le Rouge se demandait d’ailleurs comment il était possible de transformer une paire de sourcils en une ligne quasiment continue).
« Moi, je te propose un super travail. T’as toujours rêvé de jouer le héros, pas vrai ? Allons, je suis sûr que oui ! »
Fiche par Milora
John Jonojowitz MacJohanensson :Œuvre : Sonate n°7 de baptiste (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,16883.0.html)(https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Faile.ectre.free.fr%2Fplume%2Fpublic%2Fvioloncelliste_modigliani.jpg&hash=1c88930379253aa954ef0b64c66618ac2634a01f)
Description :John Jonojowitz MacJohanensson est un violoncelliste de grand talent, n'en doutons pas. Malheureusement, suite à certains problèmes, il s'est retrouvé dans la mouise, comme on dit familièrement. Alors il s'est rabattu sur le premier logement qu'il lui permettrait de garder les pieds au sec, à savoir la dent cariée d'un illustre inconnu. Et la cohabitation devra se faire, bon gré mal gré.
Ah oui, petit détail : John, il cause pas tout à fait comme nous.
Extrait :Sans vouloir paraître malpoli, puis-je vous demander ce que vous faites là ? Et puis vous êtes qui d'abord ? raillai-je de mauvaise humeur.
- Je me pèle John Jonojowitz MacJohanensson, d'après ma déclinaison originale, se présenta-t-il. C'est de l'islandais matiné de polonais écossais. C'est-y qu'ça explique mon parlouche, si tu gosebilles bien ce que je t'armuche. Je pensais pas te faire trop de tort. Et pour le Cello fané, c'est-y-dire que j'ai le concert dans moins de trois decadré et qu'il faut bien que je fasse ma repasse quand même, se répandit-il en confusion. Mais te mets pas les coudes dans les mollets, je suis d'bon voisinage, d'équerre. J'en fais pas plus de cinq à sept heure par jour. Pas avant dix heure et pas après vingt-deux heures idem. Le reste de la périodicité, t'auras beau laminer ton tympan, tu ouïeras pas un pas, assurance. Je suis plutôt un cheminot discrétion, s'enorgueillie-t-il.
- Mais, c'est ma dent, vous n'avez pas le droit ! m'apoplexiai-je.
- Allons camarade, ne vas t-y pas dur des dires comac. T'sé toi qu'est-ce qu'c'est la mouise et la turbine et tribune, pas faux, non ? Je suis pas le bon lottissement, en chien de carafe en faïence. T'emmanches donc pas dans la soupe pour si peu. C'est pas tant si grave que si, c'est pas non plus l'mazout si tu vois d'quoi que j'te barbote. Sans dec, mec, j'suis pas d'la chienlit, pas d'chien pas lit, alors tu peux bien me faire un petit trou dans ton trou. Et une petit becté tant qu'à. J'attriste avec assurance et distinguerie sans dinguerie que je suis ni clown ni girofle mais que j'ai moi aussi la dent creuse. Parce que quoique. Tu zygles ? loghorra-t-il.
- Ecoutez Monsieur Jonhassonberg, l'interrompis-je.
- MacJohanensson, me corrigea l'outrecuidant.
- Oui MacJohnajovic si vous voulez. Vous ne pouvez pas restez là. Après tout, c'est ma dent, j'en ai besoin, argumentai-je
- Et qui crois-tu que j'sois pas dans l'besogneux aussi ? se rabroua-t-il.
Fiche par baptiste
MaximeOeuvre : Epiphanie (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,15185.0.html) de Jake07Maxime n'est assurément pas n'importe qui. Nous le trouvons en pleine enquête criminelle, accompagné du dévoué Gustave qui hume le cadavre pour flairer une piste.
- Surprenez-moi, Gustave, déclara Maxime.
Le jeune homme s'accroupit près du corps.
- C'est un cadavre, indiqua-t-il.
- À la bonne heure ! Sentez-moi sa peau !
Maxime a un avis important sur des choses importantes :huhu:
- Le secret d'une bonne omelette réside dans son assaisonnement. Et l'assaisonnement est un art millénaire mon garçon, vous l'ai-je déjà dit ? Avant même de cuisiner, nous assaisonnions ! Et comment qualifier d'insuffisamment assaisonnée une flaque d'oeufs paresseusement cuite et dépourvue de la moindre trace de poivre ?
Et du goût pour le goût. :huhu:
- Vous poivrez juste, Gustave. Vous poivrez juste et vous salez haut. Notez bien que, jusqu'à cet instant, vous n'aviez jamais eu la moindre foutue idée de l'odeur que pouvait avoir un nuage.
- C'est juste, admit-il.
- Comment l'expliqueriez-vous ?
- Je..
- Le poivre, jeune homme, relevez-moi ce tristement neutre bégaiement, et faites-en une hypothèse goûtue ! Je ne veux pas être convaincu, je veux être rassasié.
Sachez aussi qu'il a les cheveux fins et d'une couleur complexe,
Maxime remonta ses lunettes. Il était grand et sec, et Gustave n'avait toujours pas réussi à déterminer si ses cheveux étaient blancs avec des reflets blonds, ou blonds avec des reflets blancs. En tous cas, ils étaient fins.
qu'il est particulièrement habile au lancer, et qu'il vous donnera faim d'omelette (ou pas).
Avec Maxime, vous n'êtes pas au bout de vos surprises (il faut donc lire le texte pour saisir toute l'ampleur du personnage :D )
Fiche par MillaNox
Béatrice Ricolet:Œuvre : Les pommes de terre ont cramé (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,2953.0.html) d'ernya(https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fstatic8.depositphotos.com%2F1439758%2F985%2Fv%2F950%2Fdepositphotos_9850097-Beautiful-lady-cooking-soup.jpg&hash=e597811273af7155bdb518c3d3eb8c5593bb9007)
Description :Versatile, Béatrice veut démissionner. L'ennui c'est qu'elle n'en a pas la force et, chaque fois, trouve une excuse pour revenir sur sa décision. Polie au point de laisser brûler son plat pour un sondage, adepte des huiles essentielles et de
Vous au féminin, très, très modérément douée en cuisine, elle est dotée d'un tempérament qui fait des montagnes russes et, si un rien semble ruiner sa vie, il ne ne lui en fait pas beaucoup non plus pour considérer l'avoir réussie, toujours avec humour.
Extrait :Le minuteur est à l’agonie et clignote comme un appel de détresse. Je me précipite sur le four. Les pommes de terre ont cramé. Adieu gratin, tout est calciné.
C’est fichu. Rien ne sert de démissionner, il faut cuire à point. Dans leur cercueil transparent, les pommes de terre continuent de me narguer. La gifle est phénoménale. Ma combativité s’effondre comme le soufflé au fromage du mois dernier.
Dépitée, je vais chercher le vieux reste de feuilles de salade au fond du frigo et les arrose copieusement de vinaigrette. Un yaourt à la framboise vient leur tenir compagnie, misérable lactose où l’unique framboise survivante n’a plus personne avec qui se battre en duel. Nourriture vs Béatrice. Nouvelle victoire par KO.
Je jette un dernier regard haineux aux dark potatoes tombées du côté obscur de la convection naturelle. Elles me dégoûtent. Je les envoie rejoindre les vomissures du chat. Bien fait pour elles.
Fiche par Milora