Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: EncrEcarlate le 15 Septembre 2015 à 22:41:42

Titre: Mieux vaut se taire, mais écrire pour combler le vide.
Posté par: EncrEcarlate le 15 Septembre 2015 à 22:41:42
J'ai terriblement de la misère à partager mes écrits, mais voilà, je me suis inscrite ici, alors il le faut bien. Par contre, il ne s'agit ici que de vieux textes qui se rejoignent et se relient, car écrits dans la même période ou basés sur la même sensation qui m'habitait alors.
Mais bref.

Les styles ne se suivent pas forcément, n'ayant pas non plus été écrits au même moment... 'Faudra sans doute que je travaille ça. Mais bon. J'attends vos commentaires. ^^

~~~

15 septembre
Un klaxon résonne, détraque le cours de mes pensées. Un chant de corbeau me fait perdre le fil de mes élucubrations. Entrer dans ces méandres sans s'y perdre s'avère un détour forcé. Trouver attache en ces terres dévastées devient synonyme d'une incontestable dérision de soi. S'esclaffer pleinement de son labyrinthe de ruines bombardé par nul autre que soi. Mais en rire jaune. D'un jaune fluo impossible à ignorer. On y croit presque. Presque presque.
 
Impossible de se faire comprendre si on n'y parvient même pas soi-même.
«Je cherche une raison de rester.» -Déportivo, "N'ai-je?"
 
Un doute à la fois, j'avance, trébuchant sur nombre et nombre de trous, d'amoncellements de miroirs brisés et de lambeaux d'oripeaux usés. En parallèle, mes tympans reçoivent l'écho d'un tictac mécaniquement défaillant à garder moindre cadence. Empêtrée et déséquilibré, ma vision vient à se troubler et j'en viens à me dire que tout ce qui m'entoure n'est que mirage et que tout ce qui me constitue n'est que bagatelle.
 
~~~
 
Qu'ai-je? Pourquoi suis-je ainsi? Comment puis-je en venir à me sentir si pesante?
Je déteste cette dichotomie. Toujours à double vitesse. Une ambiance mentale qui n'offre aucun gîte, nul asile pour fuir mes ambitions minées.
Mes contemporains bruyants ne me donnent que l'envie de me creuser terrier et de m'y enfouir... enfuir.
Mes propres mots me pèsent, me semblent sonner vides par inutile existence, futile consistance, fatale résonance. Ma trachée ne fait que cracher pour éviter d'être ankylosée, mais n'en vient qu'à s'irriter et s'obliger une regrettable mutilation... Blablabla.
Maudit boomerang émotionnel.
 
~~~
 
Mes mots ne valent pas la peine d'être prononcés. Pourquoi doit-on toujours en venir à se justifier?
La justification de tout me tombe sur les nerfs. Et je deviens moi-même projectile avec ma curiosité et mes paroles trop vite lancées. Y a-t-il moyen de les retenir, de les séquestrer au fond même de mes organes pulmonaires?
J'en ai marre de participer à ce capharnaüm auditif. Les mots ne devraient être exprimés oralement que lorsqu'ils ont réellement raison d'être. Chaque mot serait alors si imposant par sa rareté et sa lourdeur de sens qu'on en viendrait à vouloir saisir toutes les nuances de chacun d'eux pour être sûr de les utiliser adéquatement.
 
Sitôt les mots prononcés, la plupart du temps, un goût amer les accompagne de près, au même titre que si je venais de cracher ma bile. C'est désagréable pour moi et, j'en ai bien l'impression, pour tous ceux qui ont le malheur de les entendre.
...
On dirait que je me plains.. Pfffffffffffffffffffffffffffffff...
Marre... marre... marais. Y'a rien qui bouge.
Mon silence devient primordial. Mes cordes vocales et les tympans d'autrui ont besoin d'une cure, de répit. Sur ce...

~~~

1er octobre
Démotivée à l'os, sans grande soif de réussir, je n'arrive qu'à m'étendre vainement et divaguer.
N'en laisser rien paraître, surtout.
Me convaincre moi-même du contraire par mes éclats de rire, par mon humeur enfantine. Focaliser sur ce cœur d'enfant pour arriver à garder cette joie de vivre quelque part dans mon for intérieur.
Y'a tellement de choses trop lourdes, trop poignantes dans ce monde.
Quand des sensations de vide et de plénitude se côtoient de si près, les points d'appui en profitent pour se faufiler ailleurs et changer les points de repère.
~
«T'sais qu'on est que du monde
Et qu'le monde est petit... tout petit... trop petit...
Pour tout savoir... pour tout comprendre
Beaucoup de choses plus grandes... plus grandes que nous
 
Et p't-être bien que, des fois
Y'a tout simplement rien... rien à comprendre...
Rien à comprendre.»
- Cowboys Fringants, «Ma belle Sophie»
~
 
Je voudrais écrire indéfiniment pour oublier que le Monde se pourrit, gangréné par nul autre que lui-même. J'écrirais pas toujours des mots intelligents, pas toujours intelligibles, pas toujours sensés. Mais il y aurait une écriture pour exorciser ce vide, cette perte de sens. Des mots innombrables sur papier pour éviter d'en prononcer démesurément de trop. Des fois, j'réfléchirais avant d'écrire et des fois pas. Rien qu'à voir mes pages noircies, on saurait ma vocation. Je ferais mes nuits avec des mots de sommeil et de rêve sans avoir même besoin de fermer les yeux... ou je pourrais n'en fermer qu'un, comme le font si bien les dauphins avec leurs encéphales. Et je me nourrirais et m'abreuverais uniquement d'encre et de papier. De l'autosuffisance à l'état pur... mêlée d'absurdité automatique.
 
Des girafes lignées de noir croyaient avoir trouvé le déguisement parfait pour le bal des points, mais elles avaient ouvertement oublié de refermes leurs verres et elles eurent tôt fait de recevoir des pluies de météorites calcinées de sucre aux arachides. Puisque l'un d'elle était allergique au lait, elle alla chercher son épipen pour la novice aux arachides. Le bal prit fin sur le bruit des sirènes, voguant sur elles. Elles avaient de si longues nageoires stridentes qu'elles emportaient tout avec elles. Dans leur effervescence, elles en oublièrent leur essence même et ne purent rouler bien longtemps, faisant court feu, n'aillant alors qu'utiliser de la paille. Leur dépendance les obligea à faire demi-tour pour retrouver leur carburant aux pinces d'un énorme crustacé affamé. Après maintes et maintes escarmouches, le crustacé en vint en vain à empincer une bouteille de vin et se la verser sur la carapace en guise de réconfort. Mais le con, fort récompensé – rémunéré – pour ses longues respirations, crut bon de pointer le nord aux gentes sirènes. En deux temps et trois coups de nageoire, elles oublièrent le plaintif allergique et s'envolèrent vers des côtes nordiques. Toutes recouvertes de neige, ces côtes créaient de voluptueuses formes dans lesquelles les dames marines ne purent résister à plonger et elles se noyèrent d'hypothermie.
 
~~~

J'ai envie d'écrire un roman, beaucoup de mots... un dictionnaire, une encyclopédie non-exhaustive de mes sentiments et mes pensées; de mes bourrasques, mes orages et mes ouragans.

- Ça va?
- Oui, iuo.
- T'es sûre? Qu'est-ce que t'as?
- J'ai rien... Strictement rien. J'ai le vide, le néant, un grand vide béant et infini qui attend juste d'être rempli... Regarde-moi pas comme ça. J'suis sûre que t'en as un, un vide, toi aussi. On en a tous un, à quelque part. Dans la tête, dans le coeur, dans l'estomac... Mais, c'est vrai, y'en qui l'ont tellement rempli de n'importe quoi, de peur de toujours sonner creux, qu'ils sont juste pleins d'immondices. 'Fait que, à la place de sonner creux, ils sonnent faux... J'préfère un grand vide incertain où l'écho de mes bourrasques mentales et de mon tambour cardiaque garde le rythme, plutôt que la certitude d'être saturée de sorte que plus rien ne résonne, ne détonne, ne crée la moindre secousse. J'préfère l'incertitude d'une tempête avec remous/redoux que la certitude d'être dégueulasse et coincée dans ma fermentation.
Pis, des fois, j'aimerais ne pas juste avoir, mais être rien, personne, un vide que personne remarque ni tente de remplir. Remplir le vide, c'est détruire son essence même... Anyway.

~...~
- T'es sûre que ça va? Qu'est-ce que t'as?
- Ouais, j't'assure. J'ai... J'ai rien.
Titre: Re : Mieux vaut se taire, mais écrire pour combler le vide.
Posté par: Anlor le 20 Septembre 2015 à 15:09:14
J'ai vu que ton texte n'avait pas reçu de commentaire, je m'y mets (petite note pour la suite : j'ai tendance à être un peu brutasse et ironique dans mes commentaires, c'est pas méchant, vraiment pas, et ça concerne le texte et le texte seul  :huhu: ).

Pourquoi l'italique tout du long ? C'est pas terrible pour le confort de lecture, je trouve.

Un klaxon résonne, détraque le cours de mes pensées. Un chant de corbeau me fait perdre le fil de mes élucubrations. Entrer dans ces méandres sans s'y perdre s'avère un détour forcé. Trouver attache en ces terres dévastées devient synonyme d'une incontestable dérision de soi.
hum, j'pense qu'il y a des façons moins alambiquées de dire "j'ai été surpris par un bruit, ça m'a sorti de mon marasme" ; là en fait, quand je lis ces phrases, j'atteins pas le sens, je m'arrête au "on dirait qu'on a mis plein de mots les uns après les autres un peu arbitrairement en espérant que ça sonne profond et poétique".   

Mais en rire jaune. D'un jaune fluo impossible à ignorer.
j'aime bien l'idée du rire jaune fluo

Presque presque.
presqueupresk, c'est pas très bieau
 
Impossible de se faire comprendre si on n'y parvient même pas soi-même.
je suis pas sure que ce soit grammaticalement correct en fait ; le "y" là c'est plus "se faire comprendre" que "se comprendre" (je sais pas si je suis claire  :D )

Un doute à la fois, j'avance, trébuchant sur nombre et nombre de trous, d'amoncellements de miroirs brisés et de lambeaux d'oripeaux usés.
je chipote, mais trébucher SUR des trous c'est un peu chelou

Empêtrée et déséquilibré, ma vision vient à se troubler et j'en viens à me dire que tout ce qui m'entoure n'est que mirage et que tout ce qui me constitue n'est que bagatelle.
déséquilibrée
vient/viens
c'est un peu lourdeau comme tournure de phrase
 
Qu'ai-je? Pourquoi suis-je ainsi? Comment puis-je en venir à me sentir si pesante?
petite règle de typographie : on met toujours une espace avant les ponctuations double ( ; : ! et ?) ; donc "Qu'ai-je ? Pourquoi suis-je ainsi ? Comment puis-je en venir à me sentir si pesante ?"

Je déteste cette dichotomie. Toujours à double vitesse. Une ambiance mentale qui n'offre aucun gîte, nul asile pour fuir mes ambitions minées.
Mes contemporains bruyants ne me donnent que l'envie de me creuser terrier et de m'y enfouir... enfuir.
des fois je trouve que y a des mots qui détonnent vraiment dans le vocabulaire que tu utilises : genre "dichotomie", "mes contemporains" ; je me dis que peut-être, tu pourrais essayer d'aller au plus simple, t'as pas besoin de ces mots-là pour rendre ton texte poétique.

Mes propres mots me pèsent, me semblent sonner vides par inutile existence, futile consistance, fatale résonance. Ma trachée ne fait que cracher pour éviter d'être ankylosée, mais n'en vient qu'à s'irriter et s'obliger une regrettable mutilation... Blablabla.
Maudit boomerang émotionnel.
attention aux structures qui reviennent un peu trop souvent : "en venir à" ou alors la construction "adjectif + nom" (même si l'accumulation "inutile existence, etc." est plutôt chouette.
 
Y a-t-il moyen de les retenir, de les séquestrer au fond même de mes organes pulmonaires?
de mes poumons, sinon, c'est cool

Chaque mot serait alors si imposant par sa rareté et sa lourdeur de sens qu'on en viendrait à vouloir saisir toutes les nuances de chacun d'eux pour être sûr de les utiliser adéquatement.
il est chouette ce propos, mais je trouve que justement, ton texte ne va pas dans ce sens, c'est plein de fioritures et de tournures compliquées alors que là, ce passage, c'est un cri pour aller à l'essentiel. Tu vois ce que je veux dire ?
 
Sitôt les mots prononcés, la plupart du temps, un goût amer les accompagne de près, au même titre que si je venais de cracher ma bile.
l'image est forte, mais je trouve que le "au même titre" casse tout  :-[

Focaliser sur ce cœur d'enfant pour arriver à garder cette joie de vivre quelque part dans mon for intérieur.
focaliser quoi ?

Quand des sensations de vide et de plénitude se côtoient de si près, les points d'appui en profitent pour se faufiler ailleurs et changer les points de repère.
j'avoue que j'ai pas saisi la subtilité de la phrase  :-[
c'est quoi la différence entre les points d'appui et les points de repère ?

Des fois, j'réfléchirais avant d'écrire et des fois pas.
je comprends pas bien le changement de registre de langue


Des girafes lignées de noir croyaient avoir trouvé le déguisement parfait pour le bal des points, mais elles avaient ouvertement oublié de refermes leurs verres et elles eurent tôt fait de recevoir des pluies de météorites calcinées de sucre aux arachides. Puisque l'un d'elle était allergique au lait, elle alla chercher son épipen pour la novice aux arachides. Le bal prit fin sur le bruit des sirènes, voguant sur elles. Elles avaient de si longues nageoires stridentes qu'elles emportaient tout avec elles. Dans leur effervescence, elles en oublièrent leur essence même et ne purent rouler bien longtemps, faisant court feu, n'aillant alors qu'utiliser de la paille. Leur dépendance les obligea à faire demi-tour pour retrouver leur carburant aux pinces d'un énorme crustacé affamé. Après maintes et maintes escarmouches, le crustacé en vint en vain à empincer une bouteille de vin et se la verser sur la carapace en guise de réconfort. Mais le con, fort récompensé – rémunéré – pour ses longues respirations, crut bon de pointer le nord aux gentes sirènes. En deux temps et trois coups de nageoire, elles oublièrent le plaintif allergique et s'envolèrent vers des côtes nordiques. Toutes recouvertes de neige, ces côtes créaient de voluptueuses formes dans lesquelles les dames marines ne purent résister à plonger et elles se noyèrent d'hypothermie.
il est chouette ce passage en écriture automatique  :)
 
- J'ai rien... Strictement rien. J'ai le vide, le néant, un grand vide béant et infini qui attend juste d'être rempli... Regarde-moi pas comme ça. J'suis sûre que t'en as un, un vide, toi aussi. On en a tous un, à quelque part. Dans la tête, dans le coeur, dans l'estomac... Mais, c'est vrai, y'en qui l'ont tellement rempli de n'importe quoi, de peur de toujours sonner creux, qu'ils sont juste pleins d'immondices. 'Fait que, à la place de sonner creux, ils sonnent faux... J'préfère un grand vide incertain où l'écho de mes bourrasques mentales et de mon tambour cardiaque garde le rythme, plutôt que la certitude d'être saturée de sorte que plus rien ne résonne, ne détonne, ne crée la moindre secousse. J'préfère l'incertitude d'une tempête avec remous/redoux que la certitude d'être dégueulasse et coincée dans ma fermentation.
Pis, des fois, j'aimerais ne pas juste avoir, mais être rien, personne, un vide que personne remarque ni tente de remplir. Remplir le vide, c'est détruire son essence même... [/i]Anyway.
Ben là je te trouve plus dans ton élément en fait ; j'crois que j'aurais préféré que tout ton texte soit écrit sur son ton, on va beaucoup plus dans le ressenti et les images claques bien, j'aime bien  ^^

Bref, pas dans le détail :
Je crois pas avoir grand-chose à ajouter à ce que j'ai dit dans mon commentaire plus ou moins détaillé si ce n'est : travaille ton langage courant, fais-en quelque chose de fort, et laisse un peu tomber les fioritures des premières parties (je mets ça à l'impératif mais, euh, tu fais bien comme tu veux hein, c'est juste que c'est ce qui me vient à la fin de ma lecture). En gros, j'ai vraiment pas accroché au début de ton texte ; si je comprenais bien de quel malêtre du parlais, ça ne me touchait absolument pas (et je trouvais pas ça franchement bien écrit non plus). Par contre, dès que tu pars en automatique et/ou en langage courant, j'trouve ça bien plus fort et plus intéressant. Bref, à voir ce qu'en dise les autres  ^^

Au plaisir de te relire !
Tchou le gnou
Titre: Re : Mieux vaut se taire, mais écrire pour combler le vide.
Posté par: EncrEcarlate le 20 Septembre 2015 à 18:25:51
Ouf... C'est une longue et précise critique. Merci énormément!
Je doute d'avoir le temps de répondre à tout, mais déjà...

L'italique servait uniquement à faire la distinction entre le blabla du début et le texte. Je changerai cela sans problème. ^^''

Sans citer chaque fois tes commentaires, j'y répondrai un à la suite de l'autre. Donc...

- Mon but en écrivant ce texte était uniquement de mettre mon émotion sur papier et ce sont les mots qui sont sortis. À vrai dire, je ne pensais même pas le partager à l'époque. ^^'' Mais bon. Oui, j'ai tendance à utiliser des tournures peut-être alambiquées pour nommer quelque chose, mais j'aime bien qu'on ait à réfléchir sur le sens des mots.
Mais merci du commentaire, j'en prends note.

- Presque presque: Hum... Mais je vois pas comment exprimer mon idée autrement. "Quasiment presque."? Un peu trop familier, non?

- Oui, je me disais aussi. xD Mais ça me prenait peut-être un avis extérieur pour me le confirmer? Je changerai ça, merci.

- Oui, trébucher SUR.  (http://www.cnrtl.fr/definition/tr%C3%A9bucher) (Voir définition B. 2, "se heurter à un obstacle")

- Tiens, merci de relever cette coquille! Ah, oui, hein... J'avais pas porté attention.

- Non, cette règle typographique n'est pas valable au Québec (http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?t1=1&id=2039), mais en France oui. 'Va savoir pourquoi...

- Comme mentionné plus haut, je prends note du commentaire.

- "en venir à": oO Ben oui, t'as raison. Merci de le soulever, j'avais jamais remarqué. Pour les adjectifs, j'ai tendance à en mettre beaucoup, oui, pour spécifier ma pensée. Même chose pour les adverbes. :\ Difficile d'en changer.

- En fait, le propos du texte concernait surtout la voix, les mots prononcés. Et, justement, en écrivant beaucoup, ça me permettait d'exorciser cette sensation oppressante. Je faisais une nette distinction entre les deux. C'est peut-être contradictoire, soit. J'en avais également conscience, d'où la fin de l'écrit du 15 septembre.

- Ah oui, quand même. "Comme si" serait-il plus adéquat, tu trouves?

- Me focaliser... Oups.

- Points d'appui: ce à quoi on se tient pour ne pas tomber.
Points de repère: ce qui nous permet de ne pas se perdre, ce qui nous guide ou nous donne des indices pour avancer.
C'est plus clair? ^^''

- Je la sentais comme ça, cette phrase, sûrement. ^^'' Mais oui, ça dissone, c'est vrai.

- Ah oui? Bah merci. xD J'étais pas sûre qu'il serait compréhensible en fait. Même moi, en le relisant, ça me causait problème.

- Hmm... J'ai pas mal deux éléments, disons. Tout dépend comment je me sens. Mais merci encore, j'en prends bonne note.

- Merci énormément pour tous ces beaux mots! N'empêche, c'est quand même drôle, lire "de quel malêtre [sic] du [sic] parlais" à la fin de tout ça, haha! xD

Je n'aurai pas le temps de réviser mon texte directement, mais y reviendrai.

Au plaisir de te lire aussi! ^^
Titre: Re : Re : Mieux vaut se taire, mais écrire pour combler le vide.
Posté par: Anlor le 21 Septembre 2015 à 10:58:16
- Mon but en écrivant ce texte était uniquement de mettre mon émotion sur papier et ce sont les mots qui sont sortis. À vrai dire, je ne pensais même pas le partager à l'époque. ^^'' Mais bon. Oui, j'ai tendance à utiliser des tournures peut-être alambiquées pour nommer quelque chose, mais j'aime bien qu'on ait à réfléchir sur le sens des mots.
Mais merci du commentaire, j'en prends note.
oui, bien sûr, je te donne juste mon ressenti en tant que lectrice ; tu fais bien comme tu veux  :D

- Presque presque: Hum... Mais je vois pas comment exprimer mon idée autrement. "Quasiment presque."? Un peu trop familier, non?
J'crois que je me serais arrêtée à un seul presque en fait ; c'est vrai que quasiment presque, c'est pas très heureux non plus.

- Oui, trébucher SUR.  (http://www.cnrtl.fr/definition/tr%C3%A9bucher) (Voir définition B. 2, "se heurter à un obstacle")
oui oui, mais justement, tu te heurtes pas à un trou ; c'est en creux, tu trébuches dans un trou ou à cause d'un trou, tu te prends le pied dedans quoi.

- Non, cette règle typographique n'est pas valable au Québec (http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?t1=1&id=2039), mais en France oui. 'Va savoir pourquoi...
ah oui tiens, j'avais pas fait gaffe. Au temps pour moi !  :huhu:

- Ah oui, quand même. "Comme si" serait-il plus adéquat, tu trouves?
je trouve ça plus direct oui

- Points d'appui: ce à quoi on se tient pour ne pas tomber.
Points de repère: ce qui nous permet de ne pas se perdre, ce qui nous guide ou nous donne des indices pour avancer.
C'est plus clair? ^^''
oui, cette distinction je l'avais mais c'est plus, euh, je crois que je comprends pas le lien de cause à effet dans la phrase mais c'est pas bien grave  :-[

- Ah oui? Bah merci. xD J'étais pas sûre qu'il serait compréhensible en fait. Même moi, en le relisant, ça me causait problème.

haha, ben j'sais pas, moi j'aime bien quand ça part en n'importe comment, faut croire  :mrgreen:

- Merci énormément pour tous ces beaux mots! N'empêche, c'est quand même drôle, lire "de quel malêtre [sic] du [sic] parlais" à la fin de tout ça, haha! xD
oui, euh, bon, j'suis étourdie, je relis pas forcément mes commentaires donc euh hein bon voilà et puis euh zut  :-[

Tchou le gnou !
Titre: Re : Mieux vaut se taire, mais écrire pour combler le vide.
Posté par: western le 29 Septembre 2015 à 01:05:34
beaucoup  de mots à quatre syllabes
sans compter les adverbes.
Titre: Re : Mieux vaut se taire, mais écrire pour combler le vide.
Posté par: Kathya le 05 Octobre 2015 à 21:20:20
Citer
Empêtrée et déséquilibré, ma vision vient à se troubler et j'en viens à me dire
déséquilibrée / la répétition de "venir" est bof.

J'ai aussi buté sur le "presque presque". J'ai parfois une tendance aux phrases regorgeant d'un peu trop d'adverbes et d'adjectifs donc ça ne m'a pas vraiment gêné.

Au début, j'ai vraiment eu l'impression de lire une ode à la prétérition car globalement, les premiers paragraphes sont portés par les images, et la forme prend presque le pas sur le fond et au final, on sait et on ne sait pas de quoi tu parles.

Globalement ça se lit bien, mais j'avais parfois du mal à voir où tu voulais en venir.  ::)