Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Aphone le 02 Septembre 2015 à 19:03:02

Titre: [AT n°6 | T32] Les murs ont des oreilles
Posté par: Aphone le 02 Septembre 2015 à 19:03:02
LES MURS ONT DES OREILLES

CHUT !
Le monde est secrets
Dévoilez-les.
Partagez-les avec le monde.

Un nom, un âge, un lieu, quelques lignes de confessions.
Et votre indiscrétion est en ligne. 

Les sons de la nuit s’introduisaient dans le salon, par les portes fenêtres restées grandes ouvertes. Cette nuit était chaude, l’une des plus étouffantes de l’été. Séville suffoquait. Un cri retentit, loin, étouffé par la distance et les sons de la matinée qui naissait. Les ombres nocturnes s’effaçaient doucement, calcinées par les premières lueurs de l’aube.
Le chat sauta sur le lit, sans un bruit. Souplesse féline incarnée. Il brava les replis de la couette, chevaucha une, puis deux jambes et gravit le torse nu de son maitre jusqu’à venir se lover dans son cou. Il était l’heure, à trois heures près, de se lever et d’agiter le paquet de croquettes. L’animal se mit à ronronner voluptueusement. Ce ne fut pas lui, cependant, qui réveilla Juan.

——————

Alejandro, 10 ans et Camilla, 7 ans.
18, Calle Colibri, Sevilla.
Le mensonge est un véritable jeu d’enfants. Camilla a d’abord pensé que son frère s’était mis du ketchup sur le t-shirt. Elle avait trouvé ça rigolo. Alejandro avait alors posé l’infernal jouet en métal. Ce genre de jouet adulé des adultes, capables de cracher le feu et la mort en même temps. Alejandro respirait fort. Il s’était écroulé par terre, suppliant sa sœur de ne rien dire à leur père. Ou à leurs mères. 
Camilla, le Veilleur te voit.

——————

Une vibration ébranla sa table de nuit. Il ouvrit les yeux instantanément, dans un sursaut. La lumière projetée par son téléphone ruisselait sur le mur brut. Juan étira son bras jusqu’à l’attraper, activa l’écran et lut un simple SMS, d’un numéro inconnu.
« Je te vois »
Ignorant le félin amoureusement vautré sur lui, Juan se redressa, les yeux froncés. Dans la pénombre, son regard se porta vers la porte-fenêtre et le balcon sur lequel il s’ouvrait.
Son téléphone vibra à nouveau.
« Enfile un T-shirt. Je veux que tu sois présentable pour ton exécution »
Juan effaça la thèse du canular. Les deux phrases étaient au mot près celles qu’il utilisait avant chaque publication sur Chut !

——————

Hector, 42 ans & Jamila 27 ans.
18, Calle Colibri, Sevilla.
Hector est quelqu’un de très amoureux et protecteur. Lorsqu’il a rencontré Jamila, deux mois auparavant, il a éprouvé un coup de foudre comme on n’en rencontre qu’une fois dans une vie. Certes, Hector l’a éprouvé dix-huit fois déjà. Mais ses six premières femmes ne lui en tiennent pas rigueur. Le feraient-elles que d’autres marques bleutées s’ajouteraient sous leur robe ample et flottante. Les premières fois, Jamila a crié. Les coups de ceinture font souvent cet effet. Elle avait même espéré que les voisins l’entendraient. Mais ils devaient être sourds ; la musique à tue-tête fait souvent cet effet.
Hector, le Veilleur te voit.

——————

Juan se leva du lit, ignorant son chat. Il avança jusqu’au milieu de la pièce principale et, se prenant la tête dans les mains, fit les cent pas. Il ne comprenait comment on avait pu avoir son numéro de téléphone. Il avait toujours été si discret, tapi dans l’ombre, un capuchon sur la tête. Il ne s’était jamais déplacé autrement qu’à pied. Il était impossible qu’on l’ait repéré.
Il jeta un nouveau regard aux SMS. Ils étaient sans équivoque. Ils le voyaient vraiment. Si la situation n’avait pas été aussi critique, Juan en aurait souri. Ils jouaient avec cynisme avec lui, en utilisant les procédés que lui-même avait utilisés : des caméras, des sms narquois. Et enfin la publication sur Chut !
Il devait trouver les caméras.

——————

Damian, 28 ans & Emilio, 21 ans
19, Calle Colibri, Sevilla.
Boum, boum, boum. Toute la journée, toute la nuit. Malgré sa patience infinie, Damian a fini par péter les plombs. Il est sorti de chez lui en trombe, sans prendre la peine d’enfiler un T-shirt et est allé frapper à la porte de son voisin en hurlant. A force de ne pas le voir réagir, il a pris l’initiative d’entrer. Plus que le crachat tonitruant de la musique électronique, c’est l’odeur qui l’a saisi. En entrant dans le salon, il a compris pourquoi Emilio résistait au boum boum incessant. Emilio se fout du volume, il n’entend plus rien. Il gît sur le sol, mort d’overdose. La porte s’ouvre à nouveau et un enfant entre.
Damian, le Veilleur te voit.

——————

La lampe de bureau, l’ordinateur, la chaise, les lampadaires, les murs, les étagères, les vases… Tout y passa. Lorsque, après quelques minutes, Juan s’arrêta et se rassit sur le rebord de son lit, un capharnaüm indescriptible était répandu sur le sol. Il songea qu’il devait avoir l’air d’un fou à lier. Et qu’il avait peut-être fait tout ça pour rien.
Un nouveau SMS.
« Je n’ai pas mis de caméra. »
La main de Juan se resserra instinctivement sur l’appareil, comme si elle cherchait à le briser. Pourtant, l’auteur des messages savait qu’il était ici, torse nu.
« Je n’en ai pas besoin pour savoir que tu dors sans T-shirt. »
Une boule se logea dans la gorge de Juan. Il savait qui lui envoyait les SMS.

——————

Felix, 8 ans & Gaël, 11 ans
26, Calle Colibri, Sevilla.
Gaël est un gros mangeur. Il faut savoir entretenir ses bourrelets. Sauf que sa mère n’est pas franchement enthousiaste à cette idée. Du coup, il pique le goûter de Félix. Normal. Ouais. Normal aussi de le rouer de coups tous les jours, tous les matins, tous les midis, tous les soirs juste pour le plaisir. Normal que Félix boîte, ne dorme plus et fasse une crise cardiaque, à 8 ans. Tel père, tel fils.
Gaël, le Veilleur te voit.

——————

Il fallait absolument qu’il sorte de l’appartement. Il savait qu’en la Veillant, il avait commis une grave erreur. Il en avait été persuadé à la minute même où il avait publié son message sur Chut ! Mais la tentation avait été trop forte.
Il attrapa son t-shirt, l’enfila, chaussa ses Converse et ramassa son sac à bandoulière posé sur la chaise de bureau, avant de s’approcher de la porte de l’appartement. Mais lorsqu’il tenta de l’ouvrir, elle résista. Il tourna la clé, mais elle était déjà tournée à fond. Il essaya à nouveau d’ouvrir, mais elle était bloquée. Même en tirant de toutes ses forces contre la poignée, il n’arrivait pas à l’ouvrir.
Vrrrrrm.
« Tu n’iras nulle part. C’est ici qu’on va en finir avec toi »
Juan se sentait trembler, autant de haine que d’appréhension. Il la maudissait tellement. Il composa son numéro de téléphone mais seules cinq sonneries et la messagerie vocale lui répondirent.
« Qu’est-ce que tu veux ? » lui envoya-t-il par message.
«  Que tu souffres. »

——————

Hernan, 37 ans & Ines, 15 ans
17, Calle Colibri, Sevilla.
Hernan est un bon père. C’est dur d’être père célibataire, pourtant. Dur d’avoir à supporter l’absence de sa femme après qu’elle s’est suicidée. Mais Hernan n’a pas tardé à lui trouver une remplaçante en la personne de sa fille, Ines. Elle cuisine, elle fait le ménage, le repassage et satisfait ses moindres désirs. Jusqu’aux plus tordus. Oui, parce qu’Hernan est un bon père et qu’Inès lui est redevable. Le voisin du numéro 20 n’a qu’à bien se tenir.
Hernan, le Veilleur te voit.

——————

Juan regarda autour de lui ; il lui fallait quelque chose de très lourd. Il songea d’abord à la chaise de son bureau, mais ce n’était pas suffisant. Il aperçut alors la boule de bowling bleu roi qui trônait sur une de ses étagères. L’un de ces objets qui se fondaient dans son décor, qui sortaient de nulle part et dont il ne se servirait absolument jamais. Ou peut-être juste pour casser sa porte d’entrée.
Il donna un violent coup dans la porte avec la boule. Il crut pendant quelques secondes qu’il s’acharnerait en vain. Puis, le bois commença à céder et, après quelques secondes, un trou béant apparut dans le battant de la porte. Il le traversa et s’enfuit dans le couloir.

——————

Itzel, 26 ans
20, Calle Colibri, Sevilla.
La lettre était bourrée de fautes. Certains mots prenaient un sens nouveau avec une telle orthographe. Il fallait reconnaître l’effort à sa juste valeur : Hernan, l’habitant du numéro 17, avait quand même pris un stylo et rédigé avec ses termes ce qu’il voulait dire à Itzel. Ce qu’il pensait de son intervention, de ses pseudo-menaces. Par exemple, « j’encule ma fille si je veu » était un parti pris. Tout comme le « encor une foi et je te but ». Mais itzel n’en avait cure. Il s’était confié au Padre Samuel et sa décision était prise.
Hernan, le Veilleur te voit.

——————

Jamais Juan n’avait dévalé les marches étroites de l’escalier aussi rapidement. Il lui sembla que l’odeur d’urine sèche était plus forte encore que d’habitude. Mais peut-être était-ce simplement parce qu’il avait le cœur au bord des lèvres. Son sac à bandoulière venait frapper ses fesses à intervalles réguliers alors que, s’agrippant à la rambarde centrale, il sautait les marches quatre par quatre. Il se jeta enfin contre la lourde porte, appuya sur la barre qui servait de poignée et jaillit au dehors de l’immeuble, dans la cour carrée, sorte de patio, qui séparait les escaliers de la Calle Colibri. La fraîcheur matinale le cueillit. Mais pas seulement.
Trois personnes l’attendaient impatiemment.

——————

Joceline, 43 ans & Padre Samuel, 56 ans
16, Calle Colibri, Sevilla.
Le padre Samuel en entendait beaucoup. La haine était ce qu’il avait le plus de mal à supporter. Et quand Joceline Ramirez, élégante, rigide et droite, était entrée dans le confessionnal, il ne s’était pas attendu à ce qu’elle vomisse sa haine pour sa fille de neuf ans, son envie irrépressible de la frapper et lui révèle qu’elle n’était pas la sienne, mais le fruit d’une relation extraconjugale. Le Padre Samuel avait toujours vu Pedro Ramirez comme l’exemple même de la droiture. Il songea que l’horreur pouvait se cacher derrière le visage de l’ange. Comme ce garçon, qui s’asseyait sur les marches de l’église le soir.
Joceline, le Veilleur te voit.

——————

Il jeta un bref regard en arrière ; la porte se refermait tout juste, dans un écho métallique. Juan réfléchit à l’idée de rebrousser chemin. Pour aller où ? Revenir vers son appartement ? Il avait éventré sa porte. Il n’y serait pas en sécurité. Monter vers le toit ? Et après ? Non, sa seule issue se trouvait derrière Hector Moreno, le grand gaillard aux yeux sombres, à la mine rembrunie et aux bras comme des jambonneaux. Juan jura.
Il réalisa la précarité dans laquelle il s’était mis. Hector était quelqu’un de violent, qui frappait régulièrement ses nombreuses femmes ; Hernan, plus sournois et efflanqué, portait ses accès de colère sur une adolescente ; Julia n’était rien moins qu’une Veuve Noire, magnifique et venimeuse.
Elle avança d’un pas vers lui, son téléphone portable encore allumé dans sa main fine.

——————

Karim, 17 ans & Leandro, 18 ans
16, Calle Colibri, Sevilla.
Ils sont mignons, tous les deux. Assis sur les marches, se toisant. Un envol de colombes, des premières gouttes d’eau et la brise légère pourraient presque laisser penser à une scène de film d’amour. Leandro essaie de convaincre son amour qu’il n’a pas à prêter attention aux regards des autres. Mais Karim est un dur, un costaud, un tatoué, un gangsta. Pas une tarlouze. Si Leandro le trahit, il le descend. C’est beau l’amour.
Karim, le Veilleur te voit.

——————

— Tu n’iras nulle part, le prévint-elle.
Il avait envie de rire. Ce genre de geste instinctif qui vaut plus au réflexe de survie. Pour éviter de sombrer dans le désespoir.
— Je ne manquerais ça pour rien au monde.
— Pourquoi tu nous as fait ça ?
Juan s’était posé la question à plusieurs reprises, lorsqu’il avait commencé. Son métier lui permettait de jouer les ombres discrètes, celles qui guettaient en silence. Qui prêtait attention à l’électricien ? Au départ, il n’avait utilisé la messagerie instantanée Chut ! que pour balancer ses impression sur la stupidité de tel ou tel client. Mais son cynisme s’était rapidement emmêlé. Il avait acheté les caméras et s’était mis à les cacher discrètement. Il avait hésité à publier des horreurs comme celles commises par Hernan à sa fille. Mais s’il ne le faisait pas, qui en parlerait ?
— C’est si dur que ça de regarder la vérité en face ? lança-t-il, cinglant.
Hector avança d’un pas. Cette grosse brute avec une noisette en guise de cerveau ne pouvait que mordre à un appât aussi succulent.
— Je t’aimais bien, confia la voix féminine.
— Tu n’aimes personne d’autre que toi.
C’était compréhensible. Julia était le genre de beauté qui irradiait tant que les regards avaient du mal à s’en détacher. Une silhouette magnifique, un regard de braise et une grâce féérique. Et surtout une aura qui attirait tout ce qui pouvait graviter autour. Elle avança encore, jusqu’à ne se trouver qu’à quelques centimètres de Juan. Elle approcha son visage du sien, il pouvait sentir l’odeur enivrante de son parfum de litchi. Ses yeux vert-de-gris le dévoraient.
— Comment tu as su que c’était moi ? la questionna-t-il.
— On m’a payée pour découvrir qui se cachait derrière le Veilleur.
Elle eut un rire vexant.
— J’avoue que j’y ai pris un certain plaisir.
Elle fit courir ses longs doigts pareils à des pattes arachnides sur sa joue. Il éprouva un frisson d’effroi.
— Déshabille-toi.

——————

Julia, 23 ans & Luciano 36 ans
26, Calle Colibri, Sevilla.
Luciano aime sa femme. Et quand on aime sa femme, qu’on la trompe, on le fait en la respectant. Luciano a des principes. Il a donc pris la plus belle, la plus sexy, la bombe à laquelle personne ne résiste. Oui, sauf que Julia n’est pas tout à fait celle qu’elle parait. Julia est dominatrice. Julia aime les jeux bizarres. Et surtout, Julia s’appelle Julio en vrai.
Julia, le Veilleur te voit.

——————

Juan la fixa intensément, mais il avait tant de mal à résister à ce regard. Il y voyait plus que la lueur ardente de la nymphomane ; il apercevait la haine sans équivoque dans laquelle ses iris baignaient. Il l’avait meurtrie.
Il fit un pas en arrière.
— Ne m’oblige pas à me répéter.
Elle désigna Hector, dans son dos.
Juan hésita. La boule logée dans sa gorge semblait enfler. Il avait un mal de chien à respirer.
— MAINTENANT ! cria-t-elle.
Juan s’exécuta. Il posa son sac à bandoulière par terre, enleva son T-shirt. Il enleva l’une après l’autre ses Converse ; le sol de pierre était chaud et sale. Ensuite vint le tour de son short. Il se retrouva dans l’aube, en caleçon. Deux hommes et une femme qui n’en était pas vraiment une le regardaient intensément. Jamais il ne s’était senti aussi mal à l’aise.
— Tu oublies rien ?
Juan soupira. Il enleva son sous-vêtement et se retrouva complètement nu. Il n’osa pas regarder Julia. Encore moins Hector ou Hernan ; il sentait une chaleur de malaise exploser en lui. Julia le contourna, sa main posée délicatement sur son épaule. Elle se plaça juste derrière lui ; Juan pouvait sentir son souffle effleurer son épiderme. Hernan bougea et se rapprocha. Ce ne fut qu’à cet instant que Juan remarqua l’objet noir qu’il tenait dans ses mains : une caméra. La diode luminescente rouge se mit à clignoter et il devina qu’il avait commencé à tourner.
— Pourquoi tu fais ça ? demanda Juan, humilié.
— Tu as besoin d’une bonne leçon. Julio va te l’administrer.
La douceur des mains de Julia mua en férocité. Elles s’agrippèrent aux épaules de Juan et le penchèrent de force vers l’avant. La position était très inconfortable mais la poigne de la femme s’efforçait de maintenir Juan ainsi. Il entendit le cliquetis caractéristique d’une fermeture éclair, des bruissements de vêtement et, l’instant suivant, une douleur incommensurable le saisit. L’humiliation par la douleur.
Le tout filmé.
Une première larme roula sur la joue de Juan.

——————

Julia, 23 ans & Juan 25 ans
23, Calle Colibri, Sevilla.
Je ne t’oublierai  jamais.
Ouvrir la vidéo
Juan, la trans te voit.











Titre: Re : [T32] Les murs ont des oreilles
Posté par: Marygold le 05 Septembre 2015 à 20:59:20
Salut !

Ce texte qui n’a pas de commentaire, c’est pas normal…  :)

Allez, c’est parti pour les commentaires au fil de l’eau :

Citer
Le mensonge est un véritable jeu d’enfants. Camilla a d’abord pensé que son frère s’était mis du ketchup sur le t-shirt. Elle avait trouvé ça rigolo. Alejandro avait alors posé l’infernal jouet en métal. Ce genre de jouet adulé des adultes, capables de cracher le feu et la mort en même temps. Alejandro respirait fort. Il s’était écroulé par terre, suppliant sa sœur de ne rien dire à leur père. Ou à leurs mères. 
Camilla, le Veilleur te voit.
Je vois pas en quoi elle est coupable de quelque chose. D’avoir gardé un secret ? Ou alors j’ai pas compris qui était mort dans l’histoire ? Pour moi c’est le gamin, Alejandro, qui s’est tué tout seul.

Citer
Juan effaça la thèse du canular.
J’aime pas trop la formulation

Citer
comme on en rencontre qu’une fois dans une vie.
comme on n’en
Citer
fit les cents pas.
cent (invariable)
Citer
Il était impossible qu’on l’est repéré.
qu’on l’ait
Citer
Qui qu’ils étaient,
Kiki ? :mrgreen: Pas très heureux comme formulation…
Citer
les procédés que lui-même avait usé
que lui-même avait usés, ou (mieux peut-être) dont lui-même avait usé
Citer
il a pris l’initiative d’entrée.
entrer
Citer
il a compris la résistance à cette musique.
J’ai pas compris à la 1e lecture (du coup je me dis que c'est peut-être à reformuler).
Citer
Damian, le Veilleur te voit.
Idem que pour Camilia plus haut, je ne vois pas en quoi Damian est coupable de quelque chose :???:

Citer
« Je n’en ai pas besoin pour savoir que tu dors sans T-shirt »
manque une ponctuation finale

Citer
Normal que Félix boîte, ne dort plus et fasse une crise cardiaque, à 8 ans.
ne dorme
Citer
«  Que tu souffres »
manque une ponctuation finale

Citer
après qu’elle se soit suicidée.
après que + indicatif ;)

Citer
Itzel, 26 ans
20, Calle Colibri, Sevilla.
La lettre était bourrée de fautes. Certains mots prenaient un sens nouveau avec une telle orthographe. Il fallait reconnaître l’effort à sa juste valeur : Hernan, l’habitant du numéro 17, avait quand même pris un stylo et rédigé avec ses termes ce qu’il voulait dire à Itzel. Ce qu’il pensait de son intervention, de ses pseudo-menaces. Par exemple, « j’encule ma fille si je veu » était un parti pris. Tout comme le « encor une foi et je te but ». Mais itzel n’en avait cure. Il s’était confié au Padre Samuel et sa décision était prise.
Hernan, le Veilleur te voit.
Là ça fait un peu répétition avec le précédent. Et en plus, d’habitude tu mets le nom du « coupable » dans le titre ; or, là c’est pas le cas.

Citer
Ce genre de geste instinctif qui vaut plus au réflexe de survie.
« qui vaut plus au » ? « qui tient plus du » peut-être ?
Citer
Hector avança d’un pas. Cette grosse brute avec une noisette en guise de cerveau ne pouvait que mordre à un appât aussi succulent.
— Je t’aimais bien.
— Tu n’aimes personne d’autre que toi.
Là ça fait bizarre parce que j’ai eu l’impression que c’était Hector qui parlait ^^
Citer
— Tu ne croyais pas vraiment que quelqu’un comme moi pouvait sincèrement s’intéresser à quelqu’un comme toi ?
Un peu cliché, genre série américaine :-\

Citer
Et surtout, Julia s’appelle Julio en vrai.
LA Julia du narrateur ?? :o

Citer
Il craignait plus que tout sa réaction.
Bof, c’est un peu plat. Dommage parce que la tension est à son comble !
Citer
enleva son T-shirt –il ne l’aurait pas porté longtemps-.
la fin est-elle vraiment utile ?
Citer
Deux hommes et une demi-femme le regardaient intensément.
Euh, demi-femme, vraiment ? C’est un peu moyen comme terme :-\
Citer
— Pourquoi tu fais ça ? demanda Juan, humilié.
— Je veux que tu fasses connaissance avec Julio.
Je suis pas fan de la formule grandiloquente, d’autant que ça ne répond pas vraiment à la question de Juan…

Citer
La violation par le plus simple appareil.
C’est un peu confus :???:

Citer
Une larme roula sur la joue de Juan.
Une seule ??

Citer
Je ne t’oublierai  jamais.
Mouais, je suis pas fan de ça non plus.

Citer
Juan, la trans te voit.
Et ça non plus, j’aime pas trop. Je trouve que ça tombe à plat. Le « X te voit » était une manière de faire peur aux gens en leur disant que leurs petits secrets n’étaient pas saufs. Là, ben, Julia/Julio sait déjà tout de Juan, et c’est juste une vengeance donc la formule n’est pas très heureuse.

Bon alors, d’abord, les compliments :) Cette nouvelle est bien écrite, bien rythmée, j’ai vraiment lu ça d’une traite, complètement prise par le texte. L’alternance du récit de Juan et des « révélations » (je ne sais pas trop comment appeler ces petits textes) se fait super bien, et tu distilles bien l’info. Le petit bémol c’est, comme je te l’ai indiqué, que certains ne semblent pas vraiment coupables de quelque chose, et qu’il y a une répétition.
Sinon, à part les quelques répliques sur la fin qui ne m’ont pas convaincue (et peut-être, en général, les interventions de Julia que ce soit à l'oral ou par texto, qui sont un poil grandiloquentes ou clichés), je trouve qu’il fonctionne super bien !

Alors j’espère bientôt lire une V2 encore meilleure ;)
Titre: Re : [T32] Les murs ont des oreilles
Posté par: Kailiana le 06 Septembre 2015 à 14:11:10
Citer
Il ne comprenait comment on avait pu avoir son numéro de téléphone.
j'aurais préféré "il ne comprenait pas"
Citer
Il était impossible qu’on l’est repéré.
l'ait
Citer
Qui qu’ils étaient,
pas joli
Citer
A force de ne pas le voir réagir, il a pris l’initiative d’entrée.
entrer
Citer
La main de Juan se resserra instinctivement sur l’appareil, comme si elle cherchait à le briser.
"La main de Juan se resserra instinctivement sur l’appareil, comme si elle cherchait à le briser. " m'a fait bizarre, j'ai mis un moment à comprendre que "elle=la main"
Citer
Normal aussi de le ruer de coups tous les jours,
rouer
Citer
Il tourna la clé, mais elle était déjà tournée à fond. Il essaya à nouveau d’ouvrir, mais elle était bloquée.
le dernier "elle" renvoi à la clé et non à la porte
Citer
« Qu’est-ce que tu veux ? » lui envoya-t-il par message.
"lui envoya-t-il par message" pas très joli
Citer
Puis, le bois commença à céder et, après quelques secondes, un trou béant apparut dans le battant de la porte.
plutôt que "après qq secondes" il aurait été plus correct de dire un truc du genre "après quels efforts supplémentaires"
Citer
Mais itzel n’en avait cure.
Itzel
Citer
qu’il n’a pas à prêter attention aux regards des autres.
pas très joli
Citer
Ce genre de geste instinctif qui vaut plus au réflexe de survie.
pas très joli
Citer
–il ne l’aurait pas porté longtemps-.
pas de tiré avant le point
Citer
il sentait une chaleur de malaise exploser en lui
"chaleur de malaise" pas très beau
Citer
La position était très inconfortable mais la poigne de la femme s’efforçait de maintenir Juan ainsi.
"la poigne" pas vraiment adapté je trouve
Citer
Une larme roula sur la joue de Juan.
"une larme" ça fait un peu caricatural



Ah bah o_O Félicitation je l'ai lu d'une traite. J'ai relevé pas mal de détails mais j'ai chipoté, le texte mérite vraiment qu'on le peaufine  ;)
Tout comme Mary, j'ai trouvé l'alternance Juan/Veilleur très bien faites, le suspens est bien maitrisé, j'avais très très envie de lire la suite pour savoir ce qui allait se passer et mieux comprendre les choses.
Effectivement tous les passages "révélations" ne sont pas égaux, mais en même temps je me dis que, comme ça vient de Juan, ce n'est pas forcément parfait : il s'est un peu laissé entrainer sans bien réfléchir au truc, donc ça ne me choque pas que certaines révélations pointent du doigt des personnes pas vraiment responsables (tant que c'est justifié venant de la part de Juan).
Pour la fin, effectivement ça fait un poil trop grandiloquent à mon gout, avec quelques modifications mineures ça doit pouvoir mieux passer.

Quoi qu'il en soit, j'ai vraiment apprécié la lecture ! Le texte mérite d'être encore retravaillé pour qu'il plaise encore plus  :)
Titre: Re : [T32] Les murs ont des oreilles
Posté par: ZagZag le 06 Septembre 2015 à 15:58:55
Hello, Mout !
Citer
Il était l’heure, à trois heures
La répétition passe mal :/
Citer
téléphone ruisselait sur le mur brut.
Pas fan... des photons ça ruissèle pas à ce que je sache, non ?
Citer
Hector est quelqu’un de très amoureux et protecteur.
Euh... quelqu'un de très protecteur qui frappe les objets de sa protection ? Mouais
Citer
Il était impossible qu’on l’est repéré.
l'ai
Citer
Qui qu’ils étaient
Le quiqui passe mal et qu'ils soient
Citer
il a pris l’initiative d’entrée.
entrer, non ?
Citer
ne dort plus
ne dorme, non ?
Citer
la porte se refermait tout juste, dans un écho métallique.
J'aurais échangé les deux propositions

Franchement, je suis bluffé. La forme est très originale, et l'idée géniale. L'alternance entre Juan et son site est très bien pensée, on ne s'ennuie pas, et on découvre peu à peu tous les personnages. C'est juste un peu étrange qu'il y ait une telle concentration d'horreurs dans une seule rue :o.
Sinon, le suspens est bien géré, on veut en savoir plus sur Juan, tout en s'intéressant au site, chapeau !
Titre: Re : [T32] Les murs ont des oreilles
Posté par: maanilee le 06 Septembre 2015 à 17:08:14
Je n'ai pas fait de remarques au fil du texte j'ai été prise dans la lecture.
La seule chose qui m'a dérangée c'est que Julio/Julia soit dans les dernieres 'révélations' ça fait un peu trop pour le coup,
sinon comme les autres je trouve ton texte original et plutôt bien écrit !

Bon courage
Titre: Re : [T32] Les murs ont des oreilles
Posté par: Kanimp le 06 Septembre 2015 à 17:53:46
Je n’ai pas aimé le texte et j’ai eu très difficile à le lire.
L’histoire qui suit Juan est continuellement coupée des histoires éphémères d’autres personnages.
Du coup je n’ai absolument rien compris.

Désolé, une autre fois peut être.
Titre: Re : [T32] Les murs ont des oreilles
Posté par: gage le 14 Septembre 2015 à 18:22:45
Salut Mout !!

ton texte est très bien écrit, et tu parviens à installer une atmosphère vraiment glauque et malsaine, au fur et à mesure de ces coupures et de la progression de ce qui arrive à Juan.

Je ne nierai pas qu'il m'a fallu plusieurs lectures pour tout comprendre et mieux apprécier le récit, mais ça n'empêche que c'est très efficace, que ça accroche dès le début et que le tout se tient très bien et est tout à fait équilibré.

Merci pour ce texte un peu sordide... une sorte d'Almodovar en moins léger.

Salut Mout !
Titre: Re : [T32] Les murs ont des oreilles
Posté par: extasy le 15 Septembre 2015 à 21:40:00
Citer
Le monde est secrets
secret ? Le monde et ses secrets ?

Citer
il a éprouvé un coup de foudre comme on en rencontre qu’une fois dans une vie
comme on n'en rencontre

Citer
Il ne comprenait comment on avait pu avoir son numéro de téléphone
Il ne comprenait pas

Citer
Il était impossible qu’on l’est repéré.
l'ait

Citer
Ils jouaient avec cynisme avec lui
Tu peux facilement éviter la répétition

Citer
en utilisant les procédés que lui-même avait usé
dont lui-même avait usé ? Sinon, c'est "usés", je crois bien.

Citer
il a pris l’initiative d’entrée
d'entrer

Citer
Normal que Félix boîte
boite ? boitte ? Je sais plus  ><

Citer
Mais itzel n’en avait cure
Itzel

Woah. Je ne sais pas quoi dire, tu m'as bluffé. Ton utilisation du "Chut !" est l'un des trois meilleurs que j'ai pu voir dans cet AT. C'est... génial. Du très bon boulot, vraiment !
Le style laisse quelque fois à désirer, à mon avis, mais l'histoire est palpitante, de A à Z.
Un très grand bravo ! Je suis con de ne pas t'avoir lu jusqu'à maintenant...

Et comme mes deux autres préférés, j'ai l'impression de te connaître :\?
Titre: Re : [T32] Les murs ont des oreilles
Posté par: Rémi le 15 Septembre 2015 à 21:54:07
Salut Mout !

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Le monde est secrets
Dévoilez-les.
Partagez-les avec le monde.
du coup, les secrets on les partage avec les secrets... ?

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Il ne comprenait comment on avait pu avoir son numéro de téléphone.
Il ne comprenait pas comment on avait pu avoir son numéro de téléphone.  (?)

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Il était impossible qu’on l’est
qu'on l'ait

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Qui qu’ils étaient, ils le voyaient vraiment.
Qui qu’ils fussent (et pourquoi un pluriel ?)
(kiki pas top  :mrgreen:)

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il a pris l’initiative d’entrée.
d'entrer

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Un nouveau SMS.
« Je n’ai pas mis de caméra »
La main de Juan se resserra instinctivement sur l’appareil, comme si elle cherchait à le briser. Pourtant, l’auteur des messages savait qu’il était ici, torse nu.
« Je n’en ai pas besoin pour savoir que tu dors sans T-shirt »
Une boule se logea dans la gorge de Juan. Il savait qui lui envoyait les SMS.
ça, ça marche super bien (pour moi), très prenant

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Normal que Félix boîte, ne dort plus
ne dorme plus

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Mais itzel n’en avait cure.
manque la majuscule

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Juan se sentait trembler, autant de haine que d’appréhension. Il la maudissait tellement. Il composa son numéro de téléphone mais seules cinq sonneries et la messagerie vocale lui répondirent.
« Qu’est-ce que tu veux ? » lui envoya-t-il par message.
«  Que tu souffres »
tout à l'heure un pluriel "ils" et là, le féminin "il la maudissait" => on s'interroge...

Ouch !
Puissant ce texte !
Le suspense est bien maîtrisé, et l'histoire complexe se dévoile peu à peu, jusqu'à la résolution finale.
Le rapport au thème "chut" est bien là, même si le nom du réseau de communication "Chut" fait un peu "rajouté".
Certains des personnages dont on aperçoit des bribes de vie semblent ne pas être reliés à l'intrigue (les deux gamins ?), pourquoi ce choix ?

La construction est très originale, je comprends que cela puisse dérouter, perso j'ai beaucoup aimé et compris à la première lecture (ce qui ne m'a pas empêché de relire le truc, pasque c'est ouf quand même !). Pour la compréhension, pourquoi ne pas être plus clair et expliquer que les paragraphes intermédiaires sont des extraits des révélations faites sur le réseau Chut ? Est-ce que le texte en perdrait en puissance ?

Sinon, le fait qu'autant de trucs glauques se passent au même endroit, c'est déroutant, ça donne presque un aspect fantastique au texte.

Autre remarque : comment Juan sait-il que les SMS viennent de plusieurs personnes puis d'une femme ?

S'il te plait Mout, repasse par ici et corrige les coquilles, peaufine deux trois détails et ton texte sera vraiment très réussi.

Rémi

Edit : exta, si tu penses connaître le mout, incite le à corriger au moins les coquilles... (j'espère que le mout se promène sur le mde, si oui, pourquoi pas de réponses ?)
Titre: Re : [T32] Les murs ont des oreilles
Posté par: extasy le 15 Septembre 2015 à 22:10:49
Je peux me tromper bien sûr, mais certains éléments dans le texte (que je ne peux pas divulguer parce que ce serait injuste) me font beaucoup penser à un certain membre du fofo. Malheureusement, il n'est en effet plus très présent ces derniers temps. En tout cas un message a été envoyé en vue de confirmation.
J'espère que tu repasseras bientôt par là, gentil Mout, pour corriger ces quelques coquilles. Ton texte en vaut vraiment la peine !
Titre: Re : [T32] Les murs ont des oreilles
Posté par: Kath le 20 Septembre 2015 à 17:54:43
Ah, un traitement intéressant du thème... la lecture a été fluide, si je n'ai pas toujours été d'accord sur les pêcheurs mis en lumière par le Veilleur, j'ai moi aussi fini par admettre que le Veilleur est humain, donc faillible.
Un seul mot: joli!
Titre: Re : [T32] Les murs ont des oreilles
Posté par: Aphone le 20 Septembre 2015 à 23:05:08
La v2 a été postée. J'ai pris en compte toutes vos corrections. Toutefois, étant l'engouement général (auquel je ne m'étais vraiment mais VRAIMENT pas attendu), je n'ai apporté que de très légères retouches. Un grand merci pour vos retours et vos chaleureux compliments  :coeur:

Marygold
Merci déjà pour ton commentaire !

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bémol c’est, comme je te l’ai indiqué, que certains ne semblent pas vraiment coupables de quelque chose, et qu’il y a une répétition
Il ne s'agit pas là de culpabilité, simplement de secrets. Ce qui implique l'inégalité dans les diverses citations. Juan est simplement un gars comme les autres, qui épient les gens. Il n'a pas ce genre de morale qui l'incite à ne révéler que les secrets les plus inavouables.

J'ai corrigé les faiblesses que tu avais mis en exergue. Merci pour tes remarques pertinentes. J'espère que cette v2 te plaira.

Kailiana
Content que le rythme et les alternances t'aient plus, à toi aussi. J'ai noté et corrigé toutes tes remarques !

Zagreos
J'avoue que je me suis assez amusé à trouver des horreurs pareilles  >:D Il va de soi que si vous habitez dans une rue pareille, il convient de déménager au plus vite. Merci du passage et très heureux que tu aies passé un bon moment avec cette lecture !

Maanilee
J'ai voulu garder la révélation du Julia/julio à la fin juste pour clore les débats. Placer un dernier éclairage sur le personnage le plus important et l'introniser avant la scène finale. Merci de ta lecture !

Kanimp
J'ai pris une liberté scénaristique qui peut gêner, en effet. Pour tout te dire, je ne pensais pas que le texte remporterait de tels suffrages. Je m'attendais plus à des commentaires comme le sien. Dommage que tu n'aies pas adhéré, cependant. Au plaisir d'une prochaine lecture.

gage
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une sorte d'Almodovar en moins léger
:o :o :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: Un des plus beaux commentaires qu'on m'ait jamais fait. Je suis un fervent admirateur du Pedro. Tu ne pouvais pas me faire plus beau compliment. Merci pour ta lecture.

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Extasy
;D Merci, merci, merci ! Ton commentaire m'a un peu coupé le souffle, j'avoue. Mais si j'en crois ton message suivant, tu as fait erreur sur ma personne  8) Ravi en tous cas que tu aies passé un bon moment ici !

Remidelille
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Certains des personnages dont on aperçoit des bribes de vie semblent ne pas être reliés à l'intrigue (les deux gamins ?), pourquoi ce choix ?
A vrai dire, seuls quelques-uns sont reliés à l'intrigue. Les deux gamins, comme tu dis, ne sont pas les seuls. Les deux qui forment réellement l'intrigue sont Julia et Juan.

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comment Juan sait-il que les SMS viennent de plusieurs personnes puis d'une femme ?
Il se doute dès le début que les sms viennent de Julia. Tu ne l'avais pas compris ainsi ?

Pour répondre à ta dernière question, d'autres préoccupations, notamment littéraires, m'ont obligé à ne corriger le texte qu'aujourd'hui. Je voulais, qui plus est, prendre en compte toutes les corrections pour la v2.

Kath
Merci pour ta réponse ! Encore une fois, il ne s'agit pas forcément de pêcheurs, simplement des secrets d'autrui. J'espère que cette v2, légèrement remaniée, te plaira autant.
Titre: Re : [T32] Les murs ont des oreilles
Posté par: Kathya le 24 Septembre 2015 à 19:02:02
J'ai bien aimé la forme et l'ambiance, et le texte se dénote clairement du reste. Je suis pas forcément fan du thème et des textes glauques en général, mais le texte n'y est pour rien.  :mrgreen:
Titre: Re : [T32] Les murs ont des oreilles
Posté par: Baptiste le 24 Septembre 2015 à 20:06:03
J'ai hachement aimé moi aussi. Y a effectivement un vrai suspense, quelque chose qui te fais tenir jusqu'au bout pour savoir ce qu'il va se passer. J'ai bugger un peu sur le fait que tout se passe dans la même rue. Je sais pas, je trouve ça un peu gros. Mais c'est un détails

Merci pour ce texte

Titre: Re : [T32] Les murs ont des oreilles
Posté par: Loïc le 02 Octobre 2015 à 23:28:01
Je suis un peu partagé.
C'est globalement un bon texte. Bien écrit, l'ambiance est bien retranscrite, lancinante avec toutes les répétitions.
Maintenant 2-3 trucs me gênent :
— je ne comprends pas certaines scènes ; ou en tout cas ce qu'elles ont de problématique, même du point de vue de Jua
— la grosse virgule mal placée du début :mrgeen:
— je ne suis pas sûr de comment considérer le traitement de Julia.

Du coup ton texte est bien placé pour moi, mais je ne sais pas encore si je vais voter pour.

Merci pour la lecture en tout cas.
Titre: Re : [T32] Les murs ont des oreilles
Posté par: Kailiana le 04 Octobre 2015 à 15:35:03
En relisant pour classer les textes, je me retrouve un peu dans la même situation que Loïc : j'ai aimé le texte, il m'a laissé un fort souvenir, mais finalement il y a encore des imperfections, c'est dommage. En particulier certaines scènes du veilleur où on se demande un peu pourquoi elles sont là (il aurait sans doute faire comprendre davantage que Juan met un peu les annonces qu'il veut sans que ce soit totalement justifié). Et la fin que je trouve toujours un peu caricaturale.
Ceci dit le texte fait quand même parti des bons, mais j'ai l'impression que tout n'est pas totalement et parfaitement maîtrisé, en fait.
Titre: Re : [T32] Les murs ont des oreilles
Posté par: Aléa le 04 Octobre 2015 à 19:22:52
Bonjour,

Bravo, j'ai adoré ton texte, original et bien rythmé, et il ne laisse pas indifférent si je puis dire  :mrgreen:
Voilà merci pour ce texte!!


Au plaisir