Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Zacharielle le 05 Février 2009 à 15:03:30

Titre: Ce que la ville abandonne...
Posté par: Zacharielle le 05 Février 2009 à 15:03:30
http://www.randylofficier.com/concours.htm

CE QUE LA VILLE ABANDONNE…

Nous voyagions dans notre vieille voiture, petite, laide et polluante. Elle crachotait plus qu’elle ne ronronnait et plusieurs fois je crus la sentir se dérober sous mon poids. Mais non. Malheureusement, elle était toujours là, désespérément là, et nous peinions sur les routes départementales désertées. Ces mêmes routes que seuls les ringards fréquentent. Je détestais l’auto et la route tout comme je ne supportais plus mon père. Néanmoins, il fallait bien faire bonne figure. C’était notre première sortie depuis… eh bien, il faut du temps. Le reste de la fratrie s’était déjà enfui en m’imposant la responsabilité d’assumer le paternel fuyant et omniprésent, robotique et pitoyablement humain. D’accord, je ne me défilerais pas. Mais je ne marquerais pas d’enthousiasme non plus. C’était ce que j’avais décidé.

Seulement, alors que Nostalgie devenait un gribouillis sonore - c’est dire notre solitude - mon père perdit soudain le contrôle du véhicule. La voiture nous emmena tout droit vers le fossé, sans aucune forme d’explication. Quelque chose avait sûrement lâché sous le capot. Nous n’allions pas très vite, mais de fut quand même impressionnant. L’auto s’enfonça de l’avant tout en silence, comme un bateau chutant sur la pente d’une vague, dans le trou prévu exprès pour lui. Seulement, la terre est une mer immobile et aucune marrée ne nous repoussa de l’autre côté. Le moteur émit un petit soupir. Voilà qu’il signait la fin d’un quelconque espoir que nous aurions pu former. « Oups » déclara mon père, penaud. Je soupirai à mon tour, la ceinture me sciant le cou. J’étais à ce point absent que j’attendais simplement que la situation se débloque. Comme si elle pouvait se débloquer.

« Euh, Pietro ? Qu’est-ce qu’on fait ? »

Il me regarda, je tournai la tête vers lui. Assurément. Du désarroi, de l’incompréhension, de la perdition la plus totale. Allez, sortons d’ici, ce sera toujours mieux que dans cet espace confiné aux odeurs surannées. Je me tins à la bosse de la boîte à gant avant de détacher prudemment la ceinture. Jusque là, tout allait bien. J’ouvris la portière et sautai à l’extérieur. Au fond du fossé coulait un mince filet de boue, paresseux et pâteux. Je dus abandonner l’idée de récupérer un jour mes chaussures. Par contre, je pouvais récupérer mon père. Je fis le tour de la voiture en remontant sur la route, puis en descendant à nouveau dans le fossé pour atteindre la porte conducteur. Je l’aidai à sortir. Il avait la carte routière en main.

« Alors, on doit être… » Il tourna sur lui-même au milieu de la route dont le bitume s’effaçait sous les assauts du temps, sous les lentes années et sous les longs hivers. Celle-ci s’élançait comme une rivière au travers des montagnes agricoles, une rivière méandreuse et triste, grise et ridée, sous l’ombre des masses. Je laissai mon père à ses recherches inutiles et grimpai pour voir ce que cachait la côte. Je glissai plusieurs fois mais parvint finalement en haut, les mains boueuses à souhait. Devant moi s’étendaient des champs monstrueux, vides, affreusement vides et plats et infiniment tristes.

« Pourquoi tu veux qu’on passe par la campagne… Il n’y reste plus rien sauf de vieilles graines qui poussent sans qu’on le leur dise », marmonnai-je.

« Pietro, tu aperçois une ville de où tu es ? »

Je dessinai à l’horizon un cercle oculaire. Non, décidemment. Pas une chaumière, pas une ferme, pas l’ombre de l’ombre d’une tour. Pourquoi d’ailleurs n’a-t-on pas fermé ces routes et laissé la nature reprendre le dessus ?  Tout le monde a dû oublier. C’est tellement simple, quand on ne voit plus rien.

« Non, rien », finis-je par répondre. « Que du blé qui s’agite. »

Le silence s’installa durablement. Je me mis à marcher au hasard, en écrasant la terre labourée. Mes pieds étaient humides et glacés. Chacun de mes pas emportait un peu plus de terre. Je m’alourdissais. Une musaraigne détala devant moi et en suivant sa course, par hasard, mon regard tomba sur un tournesol. Un seul, tout petit, tout penaud, la tête tombée. Il n’y avait pas de soleil, ni ce jour là ni avant. Comment avait-il survécu ?

« Ca va ? Tu trouves du réseau ? »

Je sortis mon téléphone portable et le portai vers le ciel. Une demie-barre clignotante. Ma batterie. Aucun bâton. Le réseau.

« Ouais. »

Je fis semblant d’appeler les secours. J’indiquai à mon interlocuteur invisible quelle était notre situation, où nous étions. La route serpentait sur plus de cent kilomètres à travers les champs vides de vie, riches en rien, mortels ; aucune chance de nous retrouver de toute manière.

« Il y a des gâteaux dans la voiture. Tu n’as pas froid là haut ? »

J’avais froid. Le vent intensifiait l’humidité et rien n’arrêtait la hargne de son courant. Je me résignai à rejoindre mon père. J’allais redescendre à un endroit que j’avais jugé moins pentu quand je me rappelai le petit tournesol. Je revins le voir. Il avait tourné sa tête vers moi, curieux. Je le détestai aussitôt.

« Je suis pas un soleil. », lui dis-je, aigri.

Il laissa ses pétales, d’un jaune passé, frissonner sous une rafale. Je descendis.

« On ne peut pas rester là à rien faire. On va essayer de sortir la voiture du trou », ordonnai-je à mon père que j’avais trouvé en train de manger un biscuit.

« On ferait mieux d’attendre la dépanneuse, tu ne crois pas ? »

« Non. Aide-moi. »

Je savais que c’était inutile, mais plus désagréable encore, je sentais l’œil du tournesol pointé vers moi.

« Tu vois bien qu’on ne peut pas, c’est trop lourd. On va se casser le dos. »

J’ignorai sa remarque et continuai tout seul pendant un moment. Ce que je faisais était inutile, je le savais pertinemment. Et ça m’énervait. Je levai la tête une seule seconde et tout à coup, sans prévenir, pris d’un accès de rage incontrôlée, je donnai un violent coup de pied à la portière. Mes orteils hurlèrent mais leur cri s’étrangla dans ma gorge en un juron.

« Qu’est-ce qui t’arrive ? »   

C’était cette maudite plante. Je l’avais vue à travers la vitre. C’était la même, je le jure. Elle descendait la côte. A chaque fois que je détournais la tête, elle grappillait quelques centimètres. Sans pouvoir me l’expliquer, je ne supportais plus sa vue, ni elle, ni sa méchanceté, ni mon père qui ne comprenait rien à rien.

« On va marcher et quand il fera nuit, on marchera encore et à la fin, il y aura bien une ville », dis-je.

« Tu n’y penses pas ! C’est beaucoup trop loin et je n’ai pas envie d’abandonner la voiture. »

« Elle ne roulera plus. Viens, plus tôt on part, plus tôt on arrivera. »

Je m’étais déjà éloigné de quelques mètres. J’avais hâte de courir. Le tournesol se tenait maintenant à côté des pieds de mon père, qui ne s’en rendait pas compte. La compassion de la fleur me mettait mal à l’aise et me donnait envie de fuir.

« Pietro, reviens ici. On attend les secours. »

« Ils ne viendront pas, papa. J’avais plus de batterie. Je t’ai dit ça pour te faire plaisir, mais maintenant, on s’en va. »

« Donne-moi ton téléphone. »

« On s’en va. »

Mon père voulut s’approcher de moi pour se servir lui-même, mais son pied fut retenu. Je vis que les racines du tournesol s’enroulaient autour de sa chaussure. Peut-être que je rêvais. Mais mon père leva un visage paniqué vers moi et je compris que c’était la réalité. Je revins en courant et me jetai genoux à terre pour lui ôter les fils qui lui ligotaient les jambes.

« Mais va-t-en le tournesol ! » criai-je à la fleur qui, muette, la face ronde et marron, ne cessait de me dévisager.

« Qu’est-ce qui se passe Pietro ? Oh mon Dieu, derrière toi ! »

Je me retournai et vis la voiture s’enfoncer beaucoup trop rapidement dans le fossé. Je portai mon regard le plus loin possible sur la route, avant un virage. Ce n’était pas une illusion. Le bitume se hérissait rapidement de brins d’herbe piquants et d’un vert délavé. J’allai me faire avaler moi aussi, c’était une certitude.

« Aide-moi je t’en supplie ! »

Mon père était à présent entièrement ligoté et le petit tournesol était toujours aussi sauvagement, sournoisement, insidieusement muet. Un rictus se dessina au centre de son infâme auréole. Rageusement, je tentai de l’arracher de terre mais il y était solidement ancré et à cause de lui, j’eus rapidement les mains en sang.

« L’herbe arrive ! Oh mon Dieu, c’est trop tard ! Cours, va-t-en ! »

Mon père se mit à pleurer et à crier et à gémir et je ne pouvais rien faire, je n’avais pas de couteau, mes doigts, mes seuls outils, gelés, restaient immobiles à mes ordres. Le tournesol se mit alors à rire de mon impuissance, ou alors, ce fut le ciel, qui, se déchirant, me fit cette horrible impression. Il se mit à pleuvoir dru.

« Mais Pietro, va-t-en ! »

Trempé, transi, désespéré, je me mis à courir. L’écho de mes pas était étouffé par l’air, l’eau et la terre tout autour. Je n’allais pas assez vite et pourtant, je n’arrivai pas à accélérer. Comme dans les cauchemars, j’allais au ralenti, en sachant que cette lenteur me coûterait une terrible défaite. La fleur s’étrangla en moqueries et profita de la pluie pour grandir un peu plus et asseoir son emprise sur son royaume. Je n’étais qu’un enfant de la ville, j’implorai tout qu’on me laissât tranquille et qu’on délivrât mon père. Mes suppliques s’étouffèrent d’elles-mêmes. Les encouragements blessés de mon père continuaient de me soutenir, mais j’allais bien trop lentement. Mon téléphone se mit à vibrer au fond de ma poche et, exactement au même moment, tout à coup, je ressentis mille piqûres m’assaillir en même temps. L’herbe qui me poursuivait m’avait sauvagement rattrapé. Elle m’avait empalé les pieds et m’immobilisai. Un cri déchirant envahit ma tête, je sentis les plantes pousser à l’intérieur de mes jambes. En essayant de me dégager et fuir, je ne faisais qu’accroître la douleur. La marrée herbeuse continuait sa route à toute allure. C’est alors que le tournesol vint se poser devant moi, narquois. Puis il dit, alors que je n’étais plus qu’un corps noyé de larmes et de pluie, il dit sans aucune sorte de regret ni de compassion, juge impitoyable, et sans même finir sa condamnation : « Ce que la ville abandonne… »

5 février 2009
Chgmts : 11 février.

Titre: Re : Ce que la ville abandonne...
Posté par: Matt le 05 Février 2009 à 18:43:14

Citer
Jusque là, tout allais bien.

Je me trompe peut-être mais je crois que l'on dit "tout allait bien", avec un "t".

Citer
de la perdition la plus totale.

 :)   c'est français ?

Citer
pas l’ombre de l’ombre d’une tour

C'est un peu lourd...

Citer
« Pietro, tu aperçois une ville de où tu es ? »

"d'où tu es"

Citer
d’autant plus que je n’avais pas vraiment passé l’appel.

Pas utile ce petit bout.

Citer
Non, décidement.

Manque un accent : décidément

Citer
avant un virage. Ce n’était pas un mirage.

Virage, mirage, tu as voulu faire une rime ?  :P

Citer
La fleur s’étrangla en moqueries et profita de la pluie pour grandir un peu plus et assoir son emprise sur son royaume.

"asseoir" (s'acheoir)

------------------------------

C'est quoi ce tournesol, il est bizarre quand même. Tu nous exposes là un bien étrange cauchemar. Pour le texte, en général, je sais pas trop, j'ai eu un peu de mal au début entre le bateau et la voiture.

Titre: Re : Ce que la ville abandonne...
Posté par: Gros Lo le 05 Février 2009 à 19:00:49


Le bateau ?


Citer
Seulement, alors que nous perdions le contact avec Nostalgie, c’est dire notre taux de perdition, mon père perdit soudain le contrôle du véhicule
répétition "perdre"



C'est oppressant je trouve, à partir du moment où le tournesol descend la côte... vers la fin ça frise un peu plus le cauchemar, dans le sens où l'ambiance est moins bien décrite et du coup ça perd un peu de sa crédibilité... j'aime bien certains mots, comme les nuages "confusément uniformes" ^^
Titre: Re : Ce que la ville abandonne...
Posté par: ernya le 05 Février 2009 à 21:10:28
mdr, le coup des fleurs et de la voiture, ça m'a fait penser à Jumanji, lol
sauf qu'une plante carnivore et un tournesol, c'est pas pareil :P

c'est pas mal, il y a des expressions pas mal, mais... je sais pas, il me manque un quelque chose, je dirais que c'est peut-être un peu lent ou parallèlement que la fin est un peu trop rapide
un petit quelque chose instillé en plus, peut-être ?

 ^^
Titre: Re : Ce que la ville abandonne...
Posté par: Verasoie le 06 Février 2009 à 22:44:30
J'ai beaucoup aimé le début. J'aime bien Pietro blasé, la façon dont il refuse la compassion (enfin, ce qui y ressemble au début ^^) du tournesol.
Citer
D’accord, je ne me défilerai pas. Mais je ne marquerai pas d’enthousiasme non plus.
Je mettrais "défilerais" et "marquerais", perso. Vis à vis du reste des temps du texte
Citer
Nous n’allions pas très vite, mais c’était tout de même très impressionnant.
J'aime pas la deuxième partie de la phrase, je sais pas pourquoi... le "c'était très impressionnant" fait pas naturel, et trop formule toute faite je trouve. Enfin je sais pas si tu vois ce que je veux dire^^
Ensuite, vraiment cool, la description des alentours (au travers de ce que fait le personnage). Je m'y voyais :p
Citer
Je revins le voir. Il avait tourné sa tête vers moi, curieux. Je le détestai aussitôt.
« Je suis pas un soleil. », lui dis-je, aigri.
J'aime bien ^^

Voilà globalement j'ai bien aimé. Tu as posé une ambiance qui m'a beaucoup plu, avec le coin de route abandonnée, etc...
Titre: Re : Ce que la ville abandonne...
Posté par: Zacharielle le 07 Février 2009 à 07:04:45
Merci à tous pour vos commentaires précis =) je vais changer le texte en fonction ^^

oui le bateau, la voiture qui tombe dans le fossé.. c'est vrai que c'est moyen ce passage... mais bon, de toutes façons, je vais reprendre vous zinéquitez pas :D mersssi encore.

en fait, je vous l'ai pas dit, mais il s'agit de répondre à un appel à texte lancé par la mairie de je sais plus quoi sur la campagne dans la seconde moitié du XXIième siècle; tous genres confondus. En commençant j'ignorais que ça allait finir comme ça  :o j'en avais le coeur qui battait la chamade XD trop émotive sans doute. D'où des descriptions peut être un peu foireuses.
Titre: Re : Ce que la ville abandonne...
Posté par: arwen le 07 Février 2009 à 12:17:31
J'aime beaucoup  l'histoire, son déroulement, sa fin fantastique.

des petites choses me gênent cependant

Je ne comprends pas à quoi sert la première phrase...
Enfin, elle est contradictoire avec la fin, j'ai l'impression.  La fin de ton texte parait si implacable qu'on a du mal à imaginer la survie du personnage.
Et si c'est un cauchemar que tu décris dans ton récit, la première phrase ne permet pas de le comprendre...

Citer
eh bien, il faut du temps
erreur de temps ? l'imparfait serait pas mieux ?

Citer
c’était tout de même très impressionnant. Le bateau s’enfonça de l’avant dans le trou prévu exprès pour lui,
lourd

l'histoire du bateau arrive comme un cheveu sur la soupe, je trouve... rien dans ta description de la vieille voiture n'amène cette idée avant...
Citer
Pourquoi d’ailleurs n’a-t-on pas bouché ses routes pour uniformiser les campagnes ?
Je ne comprends pas cette phrase... boucher une route ?  Ca veut dire quoi ? On bouche une bouteille. Une route...

Citer
quand je me suis rappelé le petit tournesol.
encore un problème de temps : tu reviens au présent.

Citer
pour se servir lui-même,
s'EN servir, non ?
Titre: Re : Ce que la ville abandonne...
Posté par: Leia Tortoise le 11 Février 2009 à 17:06:27
Moui, j'aime bien, mais ce n'est pas ce que je préfère de toi... Un peu moins original et creusé que les autres, peut-être.
Titre: Re : Ce que la ville abandonne...
Posté par: Zacharielle le 11 Février 2009 à 21:07:28
C'est pas un cauchemar c'est la réalité pour notre pauvre Pietro XD rah la la il a pas de bol. Merci pour tes remarques Arwen. Pour la première, non c'est un présent de vérité générale (pour une fois que je me goure pas trop XD).

Euh pour boucher la route en fait, la route est en contrebas, tu sais, comme une rivière au fin fond d'une vallée. Y'a ça à la sortie de ma rue j'y ai naturellement pensé ^^

merci Leia, tu vas peut être préférer la version two; qui sait ?

En fait une copine a très bien pointé du doigt ce qui n'allait pas : je l'ai écrit dans la ligné d'un texte précédent, beaucoup plus lyrique et donc en fait le début a fait une transition et ça fait un choc (enfin non, faut pas abuser quand même). Je fais une mise à jour du texte très rapidement (il est pas sur cet ordi...), si y'en a qui arrivent à supporter une deuxième "version", elle sera pour vous XD merchi encore, c'est vrai que c'était pas transcendant. en même temps le sujet m'attirait pas plus que ça XD rah lala l'excuse bidon!!
Titre: Re : Ce que la ville abandonne...
Posté par: Zacharielle le 12 Février 2009 à 09:01:19
Voilà, comme promis, j'ai mis à jour :D - super manquait plus que ça !
Titre: Re : Ce que la ville abandonne...
Posté par: Leia Tortoise le 12 Février 2009 à 10:13:26
C'est effectivement mieux comme ça, le début colle plus au reste dans le style, c'est vrai!  (et le Nostalgie corrigé, je préfère, parce que la première fois j'avais vraiment mis un moment à me souvenir, que mais si, c'est cette station de radio naze sur laquelle on tombe tout le temps quand on cherche à capter les autres ^^)
Titre: Re : Ce que la ville abandonne...
Posté par: arwen le 12 Février 2009 à 10:21:28
Citer
Euh pour boucher la route en fait, la route est en contrebas, tu sais, comme une rivière au fin fond d'une vallée. Y'a ça à la sortie de ma rue j'y ai naturellement pensé
ok mais ça reste maladroit comme expression, je pense... en fait, même avec ton explication je ne comprends pas trop.   ??? désolée...

le premier paragraphe est bien mieux écrit, dans le style de ce qui suit. Mais je ne comprends toujours pas son utilité... C'est un flash back, donc ? Ca fait bizarre, avec la fin...
c'est les deux petits points qui me chiffonnent dans ton texte.
parce que j'aime bien l'histoire, comment le fantastique apparait peu à peu et comment la tension monte.
Titre: Re : Ce que la ville abandonne...
Posté par: Kailiana le 21 Février 2009 à 19:34:51
Citer
Nous n’allions pas très vite, mais de fut quand même impressionnant.
ce fut
Citer
Pourquoi d’ailleurs n’a-t-on pas bouché ses routes pour uniformiser les campagnes ? Au lieu de s’embêter à tracer des routes en contrebas… Tout le monde a dû oublier. C’est tellement simple, quand on ne voit plus rien.
ici je suis pas sûre d'avoir compris...
Citer
Je savais que c’était inutile [...] je le savais pertinemment
c'est pas juste à côté mais je trouve que ça fait quand même mégère répétition
Citer
et, exactement au même moment, tout à coup,
j'aime pas trop le "exactement au même moment, tout à coup" (les deux font un peu... rajout, disons que "au même moment" et "tout à coup" ont presque la même signification ; d'un autre côté, avec ton style, je pense que ça peut passer)

J'adore le tournesol xD Et j'aime beaucoup la... enfin, le changement d'ambiance : au début ça fait très "terre à terre", ensuite j'étais intriguée et amusée par cette petite plante bizarre qui paraissait ma foi gentille, et puis finalement... la fin  :mrgreen:
Par contre c'ets vrai que la fin ne fait pas très crédible, surtout aps rapport au début, ça ne fait plus "vrai", mais c'est plus proche du cauchemar ou même du délire pourrais-je dire. Mais c'est pas plus mal, enfin ça m'a pas gênée.

Par contre à la relecture, je suis d'accord avec Arwen pour dire que le tout premier paragraphe
Citer
Je ne voyais plus la rosée. Je ne voyais plus le petit brin d’herbe, tout seul, coincé entre un caillou et un tournesol abdiquant sous les nuages confusément uniformes. De tout ça, je n’avais plus idée. Il fut une occasion où je les vis.
fait bizarre, je vois pas trop à quoi il correspond.  Enfin je comprends à peu près l'idée, mais la manière dont c'est dit (on a l'impression que Pietro est toujours vivant et dit ça APRES l'épisode de la voiture/tournesol, à cause du "il fut une occasion où je les vis") fait... bizarre.


Mais sinon, j'ai trouvé ça très sympa et égal à toi-même ^^
Titre: Re : Ce que la ville abandonne...
Posté par: Milora le 03 Avril 2009 à 17:57:04
 :-[ J'arrive après la bataille... Mais quand le texte a été posté, j'ai vraiment aps eu le temps de le lire, et depuis, je l'ai gardé dans un coin de ma tête...

Dis-donc, il fait froid dans le dos ! C'est vrai que la fin est un peu moins bien décrite, mais en même temps si ça l'était davantage, ça deviendrait vraiment glauque. Et puis le côté un peu flou du dernier paragraphe laisse planer le doute, l'espoir que c'est un cauchemar, et du coup ça donne plus d'impact à la fin : non, ça n'en est pas un.
En tous cas, c'est vraiment super bien écrit, j'adore et admire toujorus autant ta capacité à poser une ambiance. J'aime pas trop les trucs qui finissent mal, lol, mais là j'ai pas pu décrocher !
En gros : j'aime. Enfin normal :c'est du Zach.
Le texte dont tu parles, dans la lignée duquel tu as écrit, c'est l'histoire de Swein ? J'y ai pensé au début, et puis avec les racines du tournesol, mais ensuite, c'est plus vraiment la même chose XD

Sinon, pour le détail :

Citer
mais de fut quand même impressionnant
ce fut
Citer
marrée
marée ?
Citer
tu aperçois une ville de où tu es ?
d'où

Citer
J’allai me faire avaler moi aussi, c’était une certitude.
allais

Citer
Elle m’avait empalé les pieds et m’immobilisai.
immobilisait

Titre: Re : Ce que la ville abandonne...
Posté par: Kathya le 18 Septembre 2010 à 14:48:51
*erre dans les parages avec sa pelle*

J'ai beaucoup aimé l'ambiance, je m'attendais pas du tout à ça !
C'est prenant et dérangeant, même si la fin est en effet un peu plus floue que le reste. ^^
Titre: Re : Ce que la ville abandonne...
Posté par: Ambriel le 24 Septembre 2010 à 12:55:07
C'est trop bien !! Très chouette ambiance et très chouette histoire tout ça j'aime beaucoup. Au début je trouvais le tournesol chou...  :huhu: Vive les déterrages !!
Titre: Re : Ce que la ville abandonne...
Posté par: Zacharielle le 24 Septembre 2010 à 14:15:47
Merci à vous deux :] mais n'allez pas déterrer des tournesols, c'est plus dangereux qu'on ne le croit  >:D
Titre: Re : Ce que la ville abandonne...
Posté par: Kailiana le 24 Septembre 2010 à 14:51:27
Citer
Seulement, alors que Nostalgie devenait un gribouillis sonore [...] Seulement, la terre est une
deux seulement en début de phrase -> moyen
Citer
« Oups » déclara mon père, penaud. Je soupirai à mon tour, la ceinture me sciant le cou. J’étais à ce point absent que j’attendais simplement que la situation se débloque
j'adore XD

Bon c'est inutile mais c'est pas grave je reposte un commentaire. J'aime toujours (beaucoup). Juste peut-être la fin qui pourrait être encore plus sadique ? Je sais pas. Mais voila c'ets un texte qui m'est bien resté en mémoire ^^
Titre: Re : Ce que la ville abandonne...
Posté par: Jezy le 11 Octobre 2010 à 13:43:04
Ca fait longtemps, aller, je repasse par ici (ha tiens, on dirait que j’ai jamais posté de com’ officiel. Marrant ça):

Citer
une chaumière, pas une ferme, pas l’ombre de l’ombre d’une tour.
^^

Citer
Je fis semblant d’appeler les secours. J’indiquai à mon interlocuteur invisible quelle était notre situation, où nous étions. La route serpentait sur plus de cent kilomètres à travers les champs vides de vie, riches en rien, mortels ; aucune chance de nous retrouver de toute manière.
Ici j’ai jamais compris, je veux dire cent km sans personnes nulle part, et le mec prétend avoir appelé les secours ? Bon, paniquer encore, ca peut rester une option, mais ce qu’il fait, c’est limite du suicide lol.

Citer
, je ne supportais plus sa vue, ni elle, ni sa méchanceté, 
« sa » méchanceté ?

C’est marrant,  j’ai l’impression de l’avoir mieux compris la première fois que je l’ai lue.

Citer
« On s’en va. »
Pourquoi pas un point d’exclamation ici ? Le garçon est énervé, c’est la 2eme fois qu’il le dit, ca parait plus cohérent non ?

Citer
Le bitume se hérissait rapidement de brins d’herbe piquants et d’un vert délavé. J’allai me faire avaler moi aussi, c’était une certitude.
Ca y est, le cauchemar commence…
Titre: Re : Re : Ce que la ville abandonne...
Posté par: Zacharielle le 11 Octobre 2010 à 21:27:26
KAILIANA (ça fait peur les majuscules)
Citer
Seulement, alors que Nostalgie devenait un gribouillis sonore [...] Seulement, la terre est une
deux seulement en début de phrase -> moyen
à trop user de la même technique... merci, si un jour je me trouve dans le mood de le corriger, je le ferai.

La fin encore plus sadique ?!! Déjà que j'ai pas beaucoup aimé le moment où je me suis imaginé la scène. Alors, ce sera oui mais non  :mrgreen: Merci pour ton com !


JEZY (que c'est effrayant les capitales)
Citer
Citer
Je fis semblant d’appeler les secours. J’indiquai à mon interlocuteur invisible quelle était notre situation, où nous étions. La route serpentait sur plus de cent kilomètres à travers les champs vides de vie, riches en rien, mortels ; aucune chance de nous retrouver de toute manière.
Ici j’ai jamais compris, je veux dire cent km sans personnes nulle part, et le mec prétend avoir appelé les secours ? Bon, paniquer encore, ca peut rester une option, mais ce qu’il fait, c’est limite du suicide lol.
personne, c'est un façon de parler, y'a trois clampins, mais les pompiers/dépanneurs sont pas tout près, ça va mettre un certain temps. Et je crois que le perso n'a pas envie d'améliorer sa situation xD

Citer
Citer
, je ne supportais plus sa vue, ni elle, ni sa méchanceté, 
« sa » méchanceté ?
? je comprends pas le problème

Citer
Citer
« On s’en va. »
Pourquoi pas un point d’exclamation ici ? Le garçon est énervé, c’est la 2eme fois qu’il le dit, ca parait plus cohérent non ?
tout simplement parce qu'il a un ton ferme là. Pour imposer son opinion.

merci pour le com "officiel" :p