Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Deimos le 23 Août 2015 à 16:07:04

Titre: Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 23 Août 2015 à 16:07:04
Recueil de textes que j'ai écrits. Enjoy !

☼ Science-fiction
Gros bébé (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,18109.msg290043.html#msg290043)
Premier contact (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,18109.msg290045.html#msg290045)
SCCIIP-X (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,18109.msg290146.html#msg290146)
Le chanceux (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,18109.msg290459.html#msg290459)
• Parasite (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,18109.msg296433.html#msg296433)

☼ Horreur
Croque-mitaine (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,18109.msg290042.html#msg290042)
Le Monstre sous le lit (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,18109.msg290228.html#msg290228)
Goule (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,18109.msg291030.html#msg291030)
• Reflet (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,18109.msg293253.html#msg293253)

☼ Drame
Adieu, ma chérie (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,18109.msg290041.html#msg290041)
Veuve noire (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,18109.msg290227.html#msg290227)
Amour insectivore (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,18109.msg378104.html#msg378104)



☼ Humour
Quarante ans passé, et toujours puceau (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,18109.msg290046.html#msg290046)
Veuve noire (http://)

☼ Divers
Le village de Thiercelieux (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,18109.msg290044.html#msg290044)
Lord Alucard (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,18109.msg290147.html#msg290147)
Je suis le diable (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,18109.msg297608.html#msg297608)

Mon blog : http://debauchesetperversions.unblog.fr/
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 23 Août 2015 à 16:08:05
Adieu, ma chérie

Sur la station orbitale Hubbles, l'astronaute Edward Jackson sortit un cliché d'un compartiment, l'un des rares effets personnels qu'il détenait ; seul habitant depuis six mois, il virevoltait à travers l'espace, fendant le vide spatial à une vitesse suffisante pour accomplir une bonne dizaine de tours complets autour de la terre.
Sur la photographie figurait sa jeune fille, âgée bientôt de six années. Mise en famille d'accueil, sa mère avait décédé il y a peu suite à un tragique accident de voiture. Edward ne l'oubliera jamais.
Il espérait depuis un long moment rentrer pour réconforter et serrer dans ses bras son enfant. Le voyage écourté devait prendre fin d'ici une semaine. Son impatience s'accroissait de jour en jour.
Accroché au siège de bord, il fixait paisiblement la dernière chose qui comptait pour lui, s'imaginant quels surprises il lui réserveraient. Devait-il lui offrir un cadeau venant de l'espace à son retour ? Quel discours préparé pour lui annoncer que maman est désormais au paradis ? Ou bien, si il lui apportait le...
« Houston ! Houston ! Vous me recevez ? »
Il se redressa brusquement, tout chamboulé de ces tumultes dérangeants :
- « Cinq sur cinq. Un problème ?
- On vient de nous informer de l'explosion d'un engin spatial dans votre périmètre d'action. Des débris risquent de heurter la coque. Tenez-vous prêt ! »
Il fila la photo dans une poche de sa combinaison et enclencha la procédure de sécurité ; tout en sueur, essoufflé non pas par l'effort, il s'accrocha à l'aide de ceintures élastiques spécialement formulées pour ce genre de situation fortuite.
En face de lui se trouvait un hublot qui lui donnait parfois de magnifiques spectacles ; cependant, aujourd'hui, il savait qu'il en sera secoué.
Quelques instants après l'appel, il ressentit les premiers tremblements, qui chaviraient le navire. Ces tremblements se changèrent progressivement, peu à peu, en énormes soubresauts, faisant voler de haut en bas et dans toutes les directions promptement tout objet décroché, dégrafant ceux qui étaient agrafés, tout étant en mouvement dans une sorte de ballet spatial désastreux et chaotique. La pointe d'un ciseau atteignit la jambe d'Edward, d'autres le suivirent et écorchèrent, frappèrent, maltraitèrent le pauvre astronaute. Ses hurlements de douleur étaient camouflés sous un désordre affreusement bruyant. De l'extérieur, la station Hubbles ressemblait au fur et à mesure à une vieille pirogue de l'espace, dépiauté et déchiqueté, ses éléments se dispersant et rejoignant peu à peu la cohorte meurtrière.
A travers le hublot, Edward parvint à apercevoir très nettement l'arrivée imminente d'un immense objet, assez pour masquer en partie le soleil. Certainement la dernière rafale.

Se sachant perdu, il eut pour réflexe de ressortir le cliché, en regardant une dernière fois.

« Adieu, ma chérie. »

Une lumière éblouissante. Puis, le néant.
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 23 Août 2015 à 16:09:29
Croque-mitaine

Connaissez-vous la légende du Croque-mitaine ? Ce monstre hideux qui dévore les enfants innocents la nuit ? Qui les attrape et les enlève de leur famille, pour ensuite les déguster dans un endroit plus calme ? Bien sûr, que vous connaissez le Croque-mitaine. Terrifié, vous pensiez naïvement qu'il se cachait sous le lit, ou dans le placard. Mais vos parents vous réconfortaient, en prétendant tout aussi naïvement qu'il n'existait pas. Après tout, le Croque-mitaine reste une légende... C'est ce que dit la croyance populaire. Cependant, il existe, croyez-moi.
Je vais vous raconter l'histoire du Croque-mitaine, cet être particulièrement vil et vorace.


On ne connaît pas son origine, mais beaucoup disent qu'il n'est pas humain. Les quelques témoignages recueillis, venant de survivants miraculeusement retrouvés après leur enlèvement, disent avoir vu une énorme forme menaçante, avec des yeux luisants inquiétants dans la pénombre. Cet être mystérieux pousserait un discret rire sinistre, pendant de longues minutes. Ensuite, il s'approcherait lentement de sa victime, avant de l'emporter on ne sait où et pour faire on ne sait quoi.
Cependant, on a pu observer deux choses universelles : le Croque-mitaine attaque toujours de nuit et les victimes sont constamment des enfants.
On peut supposer qu'il agit toujours de nuit simplement parce que c'est à ce moment que les parents dorment, et de manière générale, la nuit a toujours été le théâtre d'actes crapuleux.
Cependant, on ne sait pas pourquoi qu'il a cet attrait pour les enfants ; certains affirment qu'il préfère la chair fraîche et grasse et que par conséquent, son choix se porte naturellement sur les enfants.

Ce que je vous ai raconté est la légende populaire du Croque-mitaine. Néanmoins, une autre hypothèse, beaucoup plus sombre et moins connu, est envisagée par les sceptiques.

Le 14 août 1917, le premier cas d'une longue série d'enlèvements d'enfants survient en Angleterre ; d'autres apparaissent dans ce qui semble être une ligne géographique, passant de l'Angleterre à la France, jusqu'à sévir dans toute l'Europe. En l'espace de quelques mois, des dizaines de petits, allant de quatre à douze ans, sont enlevés, dans le désespoir des parents impuissants.
La police est incapable de résoudre cette énigme, car le ravisseur ne laisse pratiquement - j'ai bien dit pratiquement - aucun indice de son passage. Finalement, l'affaire est abandonnée lorsqu'en 1926 la série de kidnappings s'arrête brusquement, sans qu'aucune explication vraisemblable ne puisse être fournie - sauf l'idée émise par certains enquêteurs que le criminel est mort ou a fini par être emprisonné pour un autre crime. L'histoire perdure dans le coeur des parents qui craignent de voir leurs enfants kidnappés ; ils auraient alors totalement inventé cette histoire de Croque-mitaine pour inciter leurs enfants à être plus vigilants.
On dit que cette série d'enlèvements était en fait dû à un kidnappeur récidiviste à tendance pédophile particulièrement doué.


Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 23 Août 2015 à 16:10:39
Gros bébé

Claudia était l'une des heureuses élues parmi les millions sur la planète à vivre le bonheur d'appréhender l'idée qu'elle sera une future mère. Elle portait son petit depuis près de neuf mois, et s'apprêtait à accoucher. C'était son premier.
Dans ces moments-là, il semble évident pour la plupart des couples de rester ensemble, soudés, unis, pour ressentir en duo la joie qui leur est due, celle d'engendrer la progéniture qu'ils avaient étroitement fabriquée. Cependant, Claudia n'était, dans ces moments-là, pas en bonnes ententes avec son mari, le docteur Jackson ; ils refusaient obstinément de se parler, de se toucher, ils s'étaient même quittés l'un l'autre et avaient entamé la procédure de divorce. Cela durait depuis neuf mois, lorsque le Dr. Jackson a pris connaissance de cette nouvelle. Non pas parce qu'il n'aime pas les enfants, mais pour une raison justifiée : il craignait que ce n'était pas le sien, que Claudia l'avait trompé.
Certes, le Dr. Jackson a toujours été quelque peu excessif et protecteur, mais il y avait effectivement de quoi s'en faire : Claudia fréquentait régulièrement un autre homme. Jackson est même allé jusqu'à embaucher un détective privé pour qu'il les prenne en filature. Résultat : ils s'étaient embrassés. Le détective avait tout de même précisé que ce n'était pas langoureux, qu'il y avait seulement eu des embrassades amicaux. Mais le Dr. Jackson n'avait rien voulu entendre, et s'était empressé de disputer sa femme. Depuis, plus rien n'était facile et la solidité du vieux couple (Ai-je qu'ils étaient mariés depuis plus dix ans ?) s'affaissait.
Mais passons, le bébé allait naître, et le Dr. Jackson considérait tout de même que c'était aussi en partie le sien.

Cela se déroula un jour de mai. Dans un hôpital réputé, le miracle de la vie allait se produire :
Claudia, au prix de quelques souffrances, réussit à faire naître le... bébé ?

Ce dernier, bien qu'humanoïde, a quelques tentacules atrophiées, des membres supplémentaires et une énorme tête...

Peut-être que Claudia l'a effectivement trompé ?
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 23 Août 2015 à 16:11:27
Le village de Thiercelieux

Ces derniers temps, dans le village de Thiercelieux, d'inquiétants événements se produisent presque chaque nuit : des brebis, des moutons et d'autres animaux de bétail sont tués - non pas dévorés, seulement tués, sans raison apparent. Retrouvés déchiquetés, les habitants ont tout d'abord pensé que cela était dû à quelque loup féroce et dément rôdant dans la région. Les éleveurs tentaient certes de mettre en place des mesures, de plus en plus drastiques, pour protéger leurs bêtes sans défense, mais cela échouait à chaque fois. Globalement, à part qu'on déconseillât de sortir la nuit, les habitants ne s'en soucièrent guère et ne firent pas grand chose pour endiguer les carnages du prédateur que personne n'avait jamais vu. Jusqu'à la première victime humaine.

C'est une mère, qui retrouva sa jeune fille tuée à quelques pas seulement de la maison ; lors de la cérémonie funéraire, il en resta à peine de quoi enterrer.
Cadavres se succédant, il était clair que l'animal commençait à prendre goût à la chair humaine ; surtout qu'une rumeur infondée courrait selon laquelle on avait affaire non pas à un simple animal, mais à un loup-garou...
On fit appel alors à Duck Morel, chasseur bourru mais célèbre pour s'être débarrassé de nombreuses bêtes dérangeantes.
Accompagné du maire, il inspecta les corps des victimes et affirma : « Si c'est un loup, il doit avoir la taille d'un ours. »
Le maire lui promit de lui offrir une récompense adéquate s'il parvenait à tuer et écorcher la bête qui causait ces désastres.
Il partit dès le lendemain, à l'aube, à la tête d'une équipe d'une dizaine d'hommes, armés de fourches et de piques. Ensemble, ils partirent traquer l'animal. Ils revinrent glorieux : ils avaient décapité un ours supposé être « la bête » qu'il recherchait.
Les villageois fêtèrent cette nouvelle en se soûlant. Ils passèrent leur nuit sur la place forte du village, complètement neutralisés par le vin.

Le matin, ils furent tous tués.

Duck Morel était le dernier survivant.

Moral de l'histoire : ne jamais dormir à côté d'un maccahbé poilu.
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 23 Août 2015 à 16:12:08
Premier contact

En cette année de 1989, l'Humanité a découvert qu'elle n'était pas seule dans l'univers.

Au sein de l'organisation SETI, c'était une panique générale : on avait intercepté des émissions radios non naturelles venant des confins de l'univers. Ils avaient vérifié que rien ne perturbait les lignes de communication, nettoyé encore et encore les paraboles de toute trace de parasite. Une fois qu'ils s'étaient assurés qu'il s'agissait bien d'un message extra-terrestre, ils s'étaient hâtés d'annoncer la nouvelle prodigieuse au monde entier.
Au début, on croyait que ce n'était rien de plus qu'une mauvaise blague. Mais ces doutes furent balayés lorsque la NASA et des agences spatiales privées confirmèrent la véracité des dires de SETI. Après la vague de protestations criant au complot, de création de sectes religieuses extrémistes prétendant l'approche de la fin du monde et d'une immense joie assumée pour certains peuples, il était question de décrypter le message alien. Par un travail acharné et de longues semaines d'investigations, on put comprendre le message :
« Bonjour. Nous arrivons. »
Ces étrangers allaient arriver. Et il fallait se préparer à les accueillir de la meilleure manière qui soit.

                                                                                                                                *

Quelques mois après la brusque interception du message extra-terrestre, que tous les télescopes du monde entier étaient pointés vers le ciel, à la recherche du vaisseau, en vain ; jusqu'à ce qu'on remarqua un petit objet stellaire, apparu sans raison derrière la lune. C'était ce fameux vaisseau. Il approchait, lentement mais sûrement, vers sa destination première : les Etats-Unis d'Amérique, car on avait clairement écrit de manière à ce que ce soit visible depuis le ciel : « Ici ». En effet, avec ces longs mois d'attente, l'Humanité avait eu le temps de se préparer minutieusement pour cette rencontre décisive.

Une foule infinie s'était rassemblée à cet endroit précis de la planète, toutes les chaînes montraient ces images mémorables de la rencontre de l'Homme avec les Aliens.
Le vaisseau se posa, et sortirent des grands êtres singuliers. Ils suivirent le tapis rouge et firent face au premier humain venu (qui était le président).

L'être humain afficha un large sourire de bienvenue. Il tendit son bras envers leur direction, pour leur serrer la main.

Hélas, pour ces étrangers, ce geste était considéré comme étant une grave insulte.

Cet heureux jour était le dernier pour l'humanité.







Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 23 Août 2015 à 16:12:46
Quarante ans passé, et toujours puceau

Depuis vingt longues années, Jack Lebeau espérait, qu'un jour ou l'autre, il allait rencontrer sa dulcinée. Maintenant âgé de quarante ans, il désespérait et finissait par penser qu'il faillirait. Surtout que, plus jeune, il s'était promis, pour quelconque raison morale ou religieuse, qu'il préserverait à tout prix sa virginité pour sa future mariée. Au fond, il voulait simplement découvrir les plaisirs charnels, mais sa promesse d'antan et ses raisons personnelles excessives  l'empêchaient d'assouvir ses désirs. La femme qu'il recherchait persistait à refuser de se présenter à lui.
Toute sa vie durant, il avait cherché, recherché, remué ciel et terre pour apercevoir un indice de son passage. Il allait voir charlatans et médecins prodigues, pour une panacée miraculeuse ou un remède rare, mais rien à faire, impossible de la trouver.
C'est alors qu'il se souvint des vieux livres qui ornaient les étagères de sa demeure ; il ne connaissait nullement leur origine, cependant en les ayant feuilletés un moment, il savait qu'ils parlaient de magie et de nécromancie. Il ne les avait jamais pris au sérieux. Jusqu'à maintenant. Et puis, qu'avait-il à perdre ?

C'est dans un volume moisi, putride, malodorant, et particulièrement inquiétant, qu'il trouva ce qu'il cherchait. Suivant à la lettre les instructions, il traca un pentagramme sur le sol, alluma les bougies, récita l'incantation et fit quelques gestes cabalistiques.
Dans un nuage de fumée, apparut un monstre hideux, indescriptiblement laid et horrifique. Effaré, Jack balança maladroitement : « Qu. qui êtes vous ? »
Un sourire se dessina sur le visage du démon :
- « Qui je suis ? C'est toi qui m'as appelé, et tu ne sais pas qui je suis ?
- A dire vrai, non.
- Ces mortels ! ils nous dérangent décidément pour un rien ! Je suis le Démon des Souhaits. En m'invoquant, tu peux réclamer un souhait - bien sûr, raisonnable - si tu le désires. Attention, ne crois pas ces histoires de génie qui prétendent que vous avez droit à plusieurs souhaits, c'est complètement faux. Tu ne peux me demander qu'un seul souhait, un seul que tu vas probablement regretter par la suite. Que veux-tu ?
Jack s'accorda un instant pour réfléchir. Il répondit :
- Je veux que celle qui m'est destinée apparaisse.
- Bien. Bois alors », dit le démon en ouvrant sa main pour qu'une petite fiole surgisse soudainement.
« Je t'avertis : en échange d'un souhait, il faut toujours quelque chose en échange. »
N'écoutant rien, il but d'un coup le contenu de la fiole. Le démon disparut aussi mystérieusement qu'il était apparu.
Les effets de la potion ne tardèrent pas : le lendemain, il fit la rencontre d'une jolie dame appelée Cindy. Cindy, seule et rencontrée dans une rue voisine, fut particulièrement attentive et les deux nouveaux amoureux s'amusèrent toute la journée.
La soirée venue, Cindy invita Jack dans sa demeure, pour conclure on l'imagine.

Dans la chambre, tandis, qu'excités, ils se déshabillèrent, Jack remarqua qu'il lui manquait un appareil essentiel...




Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Alan Tréard le 23 Août 2015 à 19:25:41
Bonjour Deimos,
Enchanté !
Tu es bien sur un forum d'écriture !
Ici, nous fonctionnons à petite dose. Tu vois ce que je veux dire ? Chaque texte, admirablement écrit, est proposé en un seul sujet, et les commentaires sont voués à apporter quelques changements et quelques pistes pour améliorer les œuvres ou les faire vivre. Ainsi, il est difficile de réagir sur chacun de tes textes sans connaître ton intention et sans dire de bêtises. Prenons le temps de nous connaître les uns les autres.
Pour autant, vive l'écriture ! Faisons-la s'exprimer... Tu as bien fait d'écrire, et c'est agréable de voir qu'avec un nouveau membre, nous aurons l'occasion de lire des lignes en grande quantité.
Tu devrais avoir l'occasion de trouver tes repère au fur et à mesure, ne t'en fais pas !
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 23 Août 2015 à 20:20:17
Bonjour,

Heureux d'avoir trouvé ce forum, en effet !

Je trouve qu'il est plus pertinent de créer un recueil de récits, qui comportera des textes semblables dans le sens où chacun sera une micronouvelle, c'est-à-dire une petite histoire, contenant un nombre extrêmement restrictif de mots, à lire le matin en quelques minutes.
Des commentaires et des critiques sur mes textes seront agréables pour moi, car je saurai qu'ils seront lus, comme pour les lecteurs, m'améliorant inévitablement au fur et à mesure des leurs remarques.

Merci, c'est un vrai plaisir pour moi d'inventer une histoire, que je forme minutieusement avec des mots. Alors effectivement j'écrirai probablement abondamment.

A bientôt sur le forum !
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Alan Tréard le 23 Août 2015 à 20:33:50
Voilà,
N'hésite pas à poser des questions aux autres si besoin est...
Titre: SCCIIP-X
Posté par: Deimos le 24 Août 2015 à 12:33:01
SCCIIP-X

Le vaisseau SCCIIP-X dérivait à travers l'espace à une vitesse supraluminique. Sa destination : l'étoile VIIZ7635DA, et ce pour livrer une cargaison de la plus haute importance. Cependant, l'occupant du navire, Zick Bégoula - bien humain mais élevé par des extra-terrestres -, commençait à souffrir du manque de provisions. Comment une erreur de stockage aussi grotesque pouvait-elle survenir ? En effet, il y avait moitié moins de nourriture que ce qui était prévu ; ce qui veut dire que le vaisseau atteindra sa destination avec un cadavre putride à son bord... Rien n'était moins sûr, mais Zick pensait que cela était dû à une erreur de calcul : approvisionneur avait dû confondre les unités de mesure Venkyl et Venkol...
Quoi qu'il en soit, son état désespéré s'aggravait et il fallait qu'il réagisse. Il lui était impossible de contacter les bases pour lancer un appel d'urgence là où il se trouvait. Sa seule chance de survie était de repérer les planètes aux peuples grégaires et amicaux qui pourraient éventuellement lui sauver la mise.
Après une longue réflexion, il choisit la planète VYXYZ001, qui, d'après le manuel, abriterait une tribu indigène très servile et obéissante ; il précise également qu'ils sont assez apathiques et très bêtes.
Il mit le cap vers cette planète pour rencontrer ce peuple de la dernière chance.
Arrivé à bon port, il posa un pied au sol, quelque peu inquiet, et vit de grands êtres fins et bleus, dans une jungle luxuriante. Ces derniers étaient complètement nus et n'avaient rien construit pour se protéger. Ils étaient impassibles quant à l'arrivée du bipède, jusqu'à ce que celui-ci se mit à parler et à gesticuler.
Zick passa une bonne demi-heure à essayer de se faire comprendre, ses efforts cependant payèrent : les imbéciles avaient compris qu'il voulait de la nourriture.

Alors, ils l'attrapèrent, l'accrochèrent à un poteau et le cuisirent vif sur un feu ardent. Voilà qu'il avait du steak grillé.


Titre: Lord Alucard
Posté par: Deimos le 24 Août 2015 à 12:33:33
Lord Alucard

Un prince reclus du nom de Lord Alucard résidait un immense château isolé. Tous les manants de la région le connaissait - ou tout du moins connaissait son nom, très peu de gens l'ayant aperçu.
Surtout que par ouï-dire, on disait que ses rares invités, une fois qu'ils aient franchi les grandes portes d'entrée, ne revenaient jamais. La réputation de Lord Alucard était donc quelque peu médiocre, on le craignait énormément et la simple évocation de son nom était synonyme de malheur.
En vérité, Lord Alucard était ce que l'on appelait un vampire : un mort-vivant assoiffé du sang de ses voisins, brûlant aux premières lueurs du jour. Il avait pour habitude d'acheter ou d'enlever les pauvres du coin pour les manger chez lui ; ou alors, lorsque l'occasion se présentait d'absorber un sang plus digne, il conviait des gens nobles à dîner, jamais à déjeuner.

Un jour, il rencontra une femme dénommée Séréna. Celle-ci était radieuse de beauté, tellement qu'on peinerait à croire qu'elle vivait sous un pont. Lorsque les servants du Lord la trouvèrent et l'invitèrent à passer la nuit chez lui, elle accepta, un peu naïve, sans se douter des malices qui l'attendaient.
A dire vrai, Alucard fut tout à fait époustouflé de la créature qui se tenait devant lui ; néanmoins, cela ne l'empêcha pas de garder à l'esprit qu'il allait la dévorer.
Puisque que c'était une jolie sirène dénichée dans un tas d'ordures, ce cas exceptionnel valait la peine de dîner sérieusement avec une invitée, en évitant si possible de commencer à l'assaisonner sans qu'elle n'ait eu le temps de prendre un dessert.
Toutefois, Lord Alucard se rendit compte de l'intelligence et de la sagesse considérables que dégageaient Séréna ; comment une femme aussi noble pouvait-elle vivre dans des conditions aussi misérable ? Il renonça à la manger, tout du moins pour ce soir.

Le lendemain, et les autres jours, Lord Alucard finit par tomber éperdument amoureux d'elle ; ses qualités féminines avaient eu raison de lui. Cependant, la nature même du Lord était rédhibitoire ; trop attaché, il ne pouvait pas non plus se résoudre à la laisser partir. Devait-il lui avouer toute la vérité ? Comment réagirait-elle ?  Une seule façon de savoir.
Dans la chambre, il avança d'un pas nerveux, et finit par sortir :
« Séréna, j'ai quelque chose à te dire... »
La fille se retourna, toute attentive aux mots de son mentor :
- « Qu'y a-t-il ?
- Eh bien, je ne suis pas ce que tu crois. Je suis un vampire. Cet être ignoble qui boit du sang humain, j'en suis un. Mais avant que tu ne dises quoique ce soit, je veux que tu saches que...
- Un vampire ? Vraiment ? » répondit-elle, surprise.
« En vérité, j'en suis une moi aussi. Je croyais te manger, mais j'ai renié cette idée car tu m'avais comblée. Faisons connaissance » dit Séréna en souriant, laissant ses saillantes canines à la vue du Lord.
Titre: Re : Re : Re : Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 24 Août 2015 à 12:33:48
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Titre: Re : Re : Débauches et perversions
Posté par: vinzWallbreaker le 24 Août 2015 à 13:11:59
Adieu, ma chérie

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Bonjour,
Je tiens à signaler quelques bricoles (fautes en rouge dans le spoiler) pour commencer et une maladresse.
Houston est la base donc c'est le cosmonaute qui peut éventuellement dire "Houston", pas l'inverse.

Maintenant, il faudrait tout de même que tu mettes chaque texte dans un sujet dédié, même si comprend ton idée de "recueil".
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 24 Août 2015 à 13:28:22
Bonjour,

Merci pour ton commentaire, j'ai déjà au moins corrigé les fautes que tu as signalées (je vais voir le reste plus tard, lorsque je serai en forme).

J'insiste sur l'idée que je veux non pas un texte = un sujet, mais un seul topic qui contient l'ensemble de mes récits. Il reste assez improbable que je finisse par faire ce que tu suggères.

Bye bye.
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Alan Tréard le 24 Août 2015 à 14:28:28
Bonjour Deimos,
Je pense que tu devrais revoir ton modèle de narration. C'est ce qui me semble le plus cohérent. Écrire, c'est quelque chose de très important, il ne faut pas hésiter à le faire. Pour ma part, je comprends l'utilité de prendre de la distance avec chaque histoire, comme un trait d'humour plein de légèreté et de dérision ; mais je souhaite aussi ramener l'écriture dans tout ce qu'elle a de noble et de vertueux. Voyons les choses avec plus de discernement ! Ainsi, tu écris des petites histoires pleines de simplicités d'une manière plus facile encore. Comme si tout cela n'avait servi à rien !? J'aimerais voir aussi si tu aimes aborder des sujets sérieux, prenant alors de plus amples risques, et faisant vivre ce que tu aimes.
Voilà, je préférais te faire part de mon sentiment, libre à toi de le considérer ou non !!
Prenons l'écriture au sérieux, c'est un devoir...
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 24 Août 2015 à 16:07:19
Salut,

Je suis attentif aux avis des lecteurs. C'est pourquoi je vais sûrement d'ici peu créer des nouvelles plus dramatiques, sérieuses et horrifiques. Cependant, je n'oublierai pas les autres genres, car ce recueil vise à contenir des textes variés et touchant un large public (mais ne vous attendez pas non plus à des nouvelles romantiques).

A bientôt.
Titre: Veuve noire
Posté par: Deimos le 24 Août 2015 à 22:31:24
Veuve noire

Le dîner approchait et Vicky jubilait d'excitation. Le plan fignolé et machiné depuis près de six mois allait prendre vie. En effet, depuis six longs et insupportables mois, Vicky endurait l'insistance de son mari, surnommé Toni par ses amis. Il était laid et pataud, mais en contre-parti pour les profiteuses telle que Vicky, il était extrêmement riche. Cependant, depuis leur rencontre, Vicky n'avait qu'un seul objectif : empocher sa fortune et se débarrasser de lui. Elle s'était pliée aux désirs morbides d'un mari pervers, jusqu'à ce que ce dernier lui confie, et lui apporte la preuve écrite, qu'elle sera l'unique héritière de tous ses biens. Depuis ce jour, qu'elle attendait impatiemment, elle avait organisé un plan illicite : assassiner Toni.
Pendant que Vicky préparait les couverts, elle se remémora des planifications dans leur entièreté : la nuit du 22 avril, le jour de l'anniversaire de Toni, elle empoisonnera son plat préféré, la tarte aux citrons ; ceci fait, elle enterrera le cadavre dans une clairière non loin, et, porté disparu, toute sa fortune lui reviendra de droit. Certes, les enquêteurs de police la suspecteraient en premier lieu, mais elle s'était longuement préparée à ces situations et avait déjà inventé tout une gamme de défenses et d'accusations ; de plus, ils n'auraient aucune preuve tangible contre elle, elle avait acheté une capsule individuelle de cyanure au marché noir et ce dans la plus grande discrétion. Elle s'était assurée de n'avoir laissé aucune trace avant de perpétrer son meurtre.
Le trou où Toni sera enterré a déjà été creusé par Vicky, avec une pelle et des gants de jardinage ; quoiqu'il en soit, elle était parfaitement prête.
Son humeur quelque peu euphorique l'avait autorisée à élaborer avec grande joie de nombreuses pâtisseries. Toni, même si c'était un homme ignoble, avait bien le droit de se goinfrer convenablement avant de décéder, après tout.
Le soir venu, alors que Toni avait passé sa journée dans un bar à fêter avec ses amis ce jour inédit, ce dernier rentra à la maison et Vicky, qui l'attendait derrière la porte, impatiente, l'accueillit radieusement ; elle desserra sa chemise et s'empara de ses chaussures, en invitant poliment Toni, surpris de tant d'attention, à dîner. Sur la table, un tas accumulé de meringues, bavarois, tartes, galettes, biscuits, nougats, et une infinité d'autres sucreries. Ravi, Toni s'accapara de toute ces merveilles et les enfila gourmand dans sa bouche. Repu, à la fin, Vicky souriante lui offrit la tarte aux citrons, empoisonné par ses soins, qu'il appréciait tant ; il refusa tout d'abord, mais l'insistance de sa femme le fit changer d'avis. Il en prit une part.
Cependant, Vicky, estomaquée, remarqua qu'après plusieurs minutes, rien ne se passa. Elle décida de manger le reste, furieuse, pensant que le poison a été sans effet. Elle s'effondra, sous l'incompréhension de son mari.

Le sucre est un antidote reconnu contre le cyanure. L'absorption massive de sucre par Toni avait suffi à neutraliser le poison.
Titre: Le Monstre sous le lit
Posté par: Deimos le 24 Août 2015 à 22:32:26
Le Monstre sous le lit

Maman n'arrête pas de me répéter qu'il n'existe pas. Qu'il n'y a rien sous le lit. Qu'il n'y a jamais rien eu. Mais elle ment, je ne la crois pas. Ou alors elle ne sait pas. Il y a bien quelque chose, il y a un monstre sous le lit. Cela fait des mois qu'il a décidé qu'il vivrait en-dessous, et cela fait des mois qu'il me terrorise.
Au début, il s'est manifesté par des craquements et des bruits étranges, qui me réveillaient souvent ; puis ce tapage s'est fait de plus en plus fréquent et puissant. J'ai arrêté de dormir la nuit ; au lieu de ça, je m'enfouis sous mon drap, tétanisé par la peur, en entendant ces bruits sous mon lit.
Un jour, j'en ai eu assez ; je me suis levé, déterminé, et j'ai posé un pied au sol. Quelque chose de gluant a enveloppé ma cheville. Je n'ai pas bougé, restant là, comme un poltron, pendant plusieurs minutes. Et puis il m'a lâché. J'ai fait demi-tour et me suis blotti contre moi-même. Il est réel, je le dis, il est réel ; il se cache sous mon lit et me tourmente. Je ne peux pas lutter, il est plus fort que moi, et je ne suis pas assez courageux.

La nuit dernière, maman est arrivé ; elle voulait voir si j'allais bien. Je lui ai expliqué une énième fois qu'il y avait un monstre sous le lit. Elle s'est fâchée, et m'a grondé.

« Il n'y a pas de monstre sous le lit ! » a-t-elle dit, avant qu'une tentacule ne s'étende et n'attrape sa jambe.
Titre: Re : Veuve noire
Posté par: Alan Tréard le 25 Août 2015 à 13:32:58
Bon, pour le moment, je n'ai voulu lire que Veuve noire pour pouvoir commenter en profondeur, comme c'est l'habitude ici. C'est donc sur ce seul texte que je ferai mes remarques. Si tu penses que je te dis des sottises, il n'est pas interdit de ne pas considérer ce petit commentaire de lecture, voire de le laisser tomber...
Le trou où Toni sera enterré a déjà été creusé par Vicky, avec une pelle et des gants de jardinage ; quoiqu'il en soit, elle était parfaitement prête.
Mort de rire ! Le contraste entre la cruauté et la pudeur m'a fondamentalement marqué : à rendre jaloux Charlie Chaplin !!
Tu maîtrises bien ce que tu fais.
Ensuite, je veux revenir sur tes maladresses, et tu me diras ce que tu en penses.
Alors...
Je trouve que tu ne donnes pas assez d’accroches au lecteur. Il faut réétudier ta manière d'écrire. Il manque des petits éléments de phrase qui s'adressent directement au lecteur : soit des petites descriptions anodines du lieu, ou bien des petites réflexions philosophiques à plaire aux plus grands intellectuels, ou alors une intrigue qui attise un peu plus la curiosité, etc, etc.
Il faudrait, selon moi, que tu travailles sur la forme, sur les petits défauts de la narration. Prends donc le temps d'accompagner la lecture en revalorisant ton intention... On ne voit pas toujours où tu veux en venir, on se mélange les pinceaux, on ne comprend plus ce qu'il y est dit... Oh ! Ce sont simplement quelques maladresses,
Le dîner approchait et Vicky jubilait d'excitation. Le plan fignolé et machiné depuis près de six mois allait prendre vie. En effet, depuis six longs et insupportables mois, Vicky endurait l'insistance de son mari, surnommé Toni par ses amis. Il était laid et pataud, mais en contre-parti pour les profiteuses telle que Vicky, il était extrêmement riche. Cependant, depuis leur rencontre, Vicky n'avait qu'un seul objectif : empocher sa fortune et se débarrasser de lui. Elle s'était pliée aux désirs morbides d'un mari pervers, jusqu'à ce que ce dernier lui confie, et lui apporte la preuve écrite, qu'elle sera l'unique héritière de tous ses biens. Depuis ce jour, qu'elle attendait impatiemment, elle avait organisé un plan illicite : assassiner Toni.
L'information qui est "Vicky veut assassiner Toni" est placée tout à la fin d'un méga-bloc ; ce qui a pour vice de nous désorienter. Le paragraphe doit être reconsidéré. Si on avait su dès le début qu'il s'agissait d'une tentative d'assassinat, on aurait lu les informations sur son méchant mari d'une manière totalement différente. Et si tu souhaites ne donner cette information qu'à la fin, pour surprendre le lecteur, il vaut mieux ajouter une phrase à la ligne, un nouveau paragraphe :
"Oui, c'était décidé ! Elle allait le tuer..."
Pour marquer l'action.
Qu'est-ce que tu en penses ?
Une dernière stratégie consisterait à ajouter des arguments faisant l'apologie de l'assassinat au sein même du paragraphe ; voici un exemple :
Le dîner approchait et Vicky jubilait d'excitation. Il y a dans la vie des grands événements qui peuvent rompre les petites habitudes ! Le plan fignolé et machiné depuis près de six mois allait prendre vie. En effet, depuis six longs et insupportables mois, Vicky endurait l'insistance de son mari, surnommé Toni par ses amis. N'est-il pas désagréable de devoir nommer celui qui vous torture ? Ne vaut-il pas mieux faire taire ce nom horrifiant ? Il était laid et pataud, mais en contre-parti pour les profiteuses telle que Vicky, il était extrêmement riche. Selon vous, vaut-il mieux partager les richesses ou les garder pour soi ? Il vaut bien évidemment mieux les prendre d'une manière ou d'une autre et les cacher précieusement ! Eh oui, tous les moyens sont bons à prendre... (ainsi), depuis leur rencontre, Vicky n'avait qu'un seul objectif : empocher sa fortune et se débarrasser de lui. Pauvre femme, la victoire était à porté de main ; comprenez-là ! Elle s'était pliée aux désirs morbides d'un mari pervers, jusqu'à ce que ce dernier lui confie, et lui apporte la preuve écrite, qu'elle sera l'unique héritière de tous ses biens. Depuis ce jour, qu'elle attendait impatiemment, elle avait organisé un plan illicite : assassiner Toni.
Voilà, j'ai un peu exagéré les traits, et je t'invite à ne pas garder ma proposition, mais à considérer ce point essentiel.
Merci pour la lecture,
N'hésite pas à réagir sur mon commentaire...
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 25 Août 2015 à 15:27:39
Merci à toi Alain d'avoir commenté et critiqué un de mes textes.

Citer
Je trouve que tu ne donnes pas assez d’accroches au lecteur. Il faut réétudier ta manière d'écrire. Il manque des petits éléments de phrase qui s'adressent directement au lecteur : soit des petites descriptions anodines du lieu, ou bien des petites réflexions philosophiques à plaire aux plus grands intellectuels, ou alors une intrigue qui attise un peu plus la curiosité, etc, etc.
Il faudrait, selon moi, que tu travailles sur la forme, sur les petits défauts de la narration. Prends donc le temps d'accompagner la lecture en revalorisant ton intention... On ne voit pas toujours où tu veux en venir, on se mélange les pinceaux, on ne comprend plus ce qu'il y est dit... Oh ! Ce sont simplement quelques maladresses,
Je suis tout à fait d'accord avec toi. Il faut que j'investisse plus de temps à rajouter des détails, qui sont très importants.

Sache que j'ai bien lu ton message et je le considère avec beaucoup d'importance ; j'espère que mes futurs textes comporteront des améliorations et seront dépourvus de défauts. Je t'encourage à continuer me faire des remarques, car ça m'est vraiment utile.

Salut.
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Alan Tréard le 25 Août 2015 à 15:47:45
Ah !
Et bien ce message me touche,
T'inquiète, quand tout le monde te connaîtra, toi et ton honnêteté adorable,
Tout le monde voudra t'aider à améliorer ta plume !
Bravo pour tes premiers pas sur le forum !
À bientôt Deimos
Titre: Le chanceux
Posté par: Deimos le 25 Août 2015 à 19:43:50
Le chanceux

Erwin, mathématicien et physicien raté qui n'avait jamais attisé la sympathie, avait su qu'il contrôlerait le monde le jour où il inventa une machine capable d'explorer le temps. S'il le voulait, il pouvait revenir à l'ère des dinosaures, ou assister à la naissance de son arrière-grand-père, ou bien empêcher la venue de n'importe quelle guerre ; il le pouvait s'il le voulait, mais ce n'était pas ses desseins. Que voulait-il ? Le pouvoir, l'argent, la renommée. Il obtiendrait des richesses que les rêves les plus cupides ne pouvaient réaliser. Il lui suffisait pour cela de prendre connaissance des numéros du loto puis de revenir en arrière pour devenir riche. Il détenait le Pouvoir, il était tout-puissant, rien ni personne ne pouvait lui barrer la route.
Erwin sortit de sa maison délabrée, qui ressemblait plutôt à un vieux taudis rafistolé, avec ses bottes noires sales et sa machine temporelle, si compacte qu'elle tenait dans son sac à dos. Il se rendit à quelques pas de sa maison et prit une grande inspiration ; il n'avait aucune expérience avec cette machine, et craignait qu'un problème se produise. Il avait fait des dizaines, des centaines de calculs incompréhensibles pour le non-initié, sur un grand tableau, trouvée dans un sac d'ordures, dans sa minuscule et insignifiante maison. S'il réussissait, sa vie changerait et ses rêves mégalomanes allaient aboutir.

Dans la plaine désolée où il habitait, il activa sa machine en pressant un simple bouton ; des éclairs et des flammes extraordinaires jaillirent du vide, et Erwin disparut dans un fracas.

                               *

Erwin avait emporté le gros lot : cinq cents millions. Cinq cents millions, se répétait-il frénétiquement. Il avait tout refait : on l'avait acclamé et il était considéré comme étant l'homme le plus chanceux du monde. Il s'était offert une résidence de luxe, un yacht et une demi-douzaine de voitures de sport. Son quotidien, depuis ce jour, se résumait à fréquenter des gens aussi fortunés que lui, à se divertir par des amusements mondains et à passer de fille en fille. Son passé de mendigot était révolu, il était riche et puissant.
Il crut pendant un moment que cela lui suffirait. Cependant, son avarice le poussait à thésauriser excessivement. Il ne put s'empêcher de ressortir de son placard la machine soigneusement cachée par ses soins, car il voulait plus, toujours plus.

                               *

Le très opulent Erwin, désormais milliardaire, avait acheté plusieurs hectares de forêt, pour ses promenades matinales, avait fait construire des statues en son honneur sur les places des plus grandes villes du monde et avait gagné un surnom élogieux, Défenseur des orphelins, par la presse internationale, pour son don de quelques millions euros - dérisoire en comparant cette somme à sa fortune personnelle - à des associations caritatives. On se demandait bien comment ce banal citoyen avait pu gagner deux fois de suite le plus grand tirage au sort de loto ; les statisticiens ont affirmé que cela était tout à fait impossible. Certains ont même crié au complot. Mais rien ne pouvait l'accuser, on le disait simplement extrêmement chanceux.
Erwin, pendant ce temps, songeait : et s'il retentait ça une troisième fois ?

                               *

L'ancien mathématicien et physicien raté était maintenant multi-milliardaire. Il sut que son bonheur ne pouvait être égalée. Et s'il achetait le monde ? Cela se pourrait bien, pensait-il. Contrairement au dicton populaire, il savait que l'argent faisait le bonheur - son bonheur en tout cas.
Dans un château surplombant un magnifique paysage, il rêvassait, tranquillement, son cigare entre les lèvres et un feu animant la pièce, seul le bruit gracieux d'un papillon domestique régnait.
Tout s'arrêta soudainement, les mouvements versatiles des flammes et de la fumée ; le papillon cessa de battre ses ailes mais ne tomba pas.
Seul Erwin était capable de se mouvoir, dans l'incompréhension totale, ne sachant pas ce qui pouvait bien se produire. Deux êtres, qui ne venaient pas de ce monde, apparurent sous ses yeux :
- « Erwin Thomas Johnson, fit l'un d'eux, vous êtes arrêté pour l'usage abusive et illicite du temps. Veuillez nous suivre sans discussion.
- Qu. quoi ? Je... je ne comprends pas ce qui se passe. Je...
- Taisez-vous, répliqua rudement l'autre. Vous croyiez passé entre les mailles du filet ? Vous serez jugé par l'Ambassade conformément à la loi.
- L'ambassade... ? Ecoutez, je ne sais pas de quoi vous parlez, je ne crois pas que... »
L'un d'eux fit apparaître dans l'une de ses mains une arme de poing, semblable à un pistolet, et le braqua sur le pauvre homme.
- « Suivez-nous immédiatement, ou nous serons contraints de faire usage de la force.
- Non, vous ne comprenez pas, je... »
Il fut interrompu lorsque l'étranger pressa sur la gâchette.

« Tu crois qu'ils vont être indulgents ? » dit-il à son compagnon.
Il prit un instant pour réfléchir. Il répondit :
« Non, généralement, c'est la peine capitale ».





Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Sleepy le 25 Août 2015 à 21:16:32
Bonjour,

J'ai lu quelques uns de tes textes, pour le recueil je comprend l'idée mais ça ne facilite pas la tâche de celui qui commente.
Je vais donc moi aussi en choisir un seul mais les remarques pour celui-ci valent souvent pour les autres.
Il me semble que ton écriture est souvent maladroite et un peu lourde et qu'en changeant deux ou trois bricoles il y a moyen de pas mal améliorer tes textes.

Pour le code couleur:
- en rouge c'est ce que je trouve lourd
- en bleu les expressions un peu bateau et répétitive à virer
- en vert les fautes d'orthographes les plus flagrantes
- en orange les expressions un peu bizarres
- en bleu turquoise c'est moi.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Je pense que si t'as le temps il faudrait que tu réécrives ce texte quasiment en entier, pas parce que l'histoire est mauvaise, au contraire parce que l'histoire est pas mal et qu'elle mérite que tu prennes du temps pour lui faire faire un petit régime amincissant et tonifiant.
De ce que j'ai vu des autres textes ce que je dit là est valable aussi pour eux.   

Maintenant pour le texte en lui même je le trouve sympatoche, pas spécialement hilarant mais suffisamment bien pour que je sourie par-ci par là, je pense que tu as pris du plaisir à écrire ces textes et ça se voit, je trouve ça cool  :)
Cette remarque aussi est valable pour les autres, je saurai pas dire lequel m'a le plus plu, je trouve que grosso modo ils se valent.
Parfois les ficelles sont un peu grosses et le thème un peu banal mais ça fonctionne quand même et dans l'ensemble j'ai pris du plaisir à te lire.

A une prochaine
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: extasy le 26 Août 2015 à 01:37:55
J'ai lu le dernier texte, celui du vampire et de la veuve noire. Je trouve qu'il y a de l'idée, avec ces chutes assez imprévisibles. Mais le hic, c'est les maladresses, il y en a beaucoup (édit : en fait pas tant que ça ; je me souviens que j'avais lu des trucs absolument aberrants mais ça devait être ailleurs, en fin de compte). Je n'ai pas le temps de faire un relevé, et vue la vitesse à laquelle tu rajoutes de nouveaux textes, je ne le ferai probablement jamais, désolé  :/
Si tu pouvais ralentir un peu la cadence, ça serait bien, et ça me remotiverait à proposer des commentaires plus détaillés. Le fait de balancer une tonne de textes d'un coup, ça ne donne pas envie de venir jeter un coup d'œil ; tu remarqueras d'ailleurs que personne d'autre ne fait ça, parce que c'est assez indigeste.

En tout cas ce que j'ai lu n'était pas trop mal, dans l'idée. Reste à soigner la forme (et pourquoi pas allonger un peu tes textes).
Bye.
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 26 Août 2015 à 12:09:33
Bonjour tous les deux !

Merci beaucoup pour vos commentaires.

Merci à toi Sleepy, d'avoir donné un avis lucide sur un de mes textes.
Comme je l'ai dit précédemment, je ferai de mon mieux pour corriger la forme des textes, qui est, à vos dires, est un mauvais point. Je devrai passer plus de temps pour chaque texte pour améliorer sa qualité, mais par contre, il y en aura moins ! Mais d'abord la qualité avant la quantité, non ?

Merci à toi extasy, pour t'être donné la peine de me faire un petit commentaire. Je comprends qu'on ai du mal à critiquer au vu tous les textes (bravo à ceux qui ont passé outre !). Alors promis, je ralentirai la cadence.
Fais-moi une belle critique un jour ou l'autre !

Bye.

Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: MillaNox le 26 Août 2015 à 12:44:04
Yo !

je pourrais pas tout lire d'un coup comme d'autres l'ont dit avant moi, donc je passerai en lire un ou deux prochainement.

d'ici là, comme t'as fais un sommaire dans le premier post, tu peux ajouter les lien pour qu'on tombe direct sur le texte ce serait pratique  :) Pour faire ça (si tu sais pas faire) tu sélectionnes ton titre dans ton sommaire pour le mettre en surbrillance puis tu cliques sur l'icône planète avec une page (deuxième ligne, 2ème en partant de la gauche). ensuite il faut que tu copies l'adresse du texte (en cliquant sur le titre du message précisément ça te met l'adresse directement à ce message dans le fil global) et que tu l'insères dans la première balise avec un signe égal devant. ça donne ça : [ url=lien de ton texte]titre[/url ] (sans les espaces que j'ai rajouté après le premier [ et avant le dernier ] ;) )

et sinon je me demande si ce serait pas plus adapté en texte long puisque c'est un recueil ?
J’aime bien l'idée du recueil de nouvelle, surtout quand il y a un lien thématique  entre toutes, donc je viendrai découvrir ça prochainement ;)

à tout bientôt !

Milla
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 26 Août 2015 à 13:29:50
Merci Milla pour cette explication (et pour ton post).

Mais il n'y a pas une montagnes de pages, je ne pense pas qu'il soit nécessaire de faire des liens.
Edit : Pour le recueil, merci, je me suis inspiré d'auteurs bien connus.
Pour la longueur des textes (tu parles bien de ça ?), effectivement, peut-être que des histoires plus conséquentes et détaillées seraient mieux.

A bientôt.
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: MillaNox le 26 Août 2015 à 13:54:25
non je parle de la section des textes longs sur le forum pour les projets supérieurs à 10 000 mots ;)

en fait un sommaire avec des liens c'est surtout super pratique pour le lecteur qui va venir plusieurs fois sur ton fil pour grappiller tes textes petit à petit vu le format que tu nous proposes, mais tu fais bien comme tu veux.
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 26 Août 2015 à 16:25:32
Je vois plutôt ce recueil comme un grand nombre de petits récits individuels ; c'est pourquoi je ne pense pas qu'il aurait sa place dans Texte long.

Je ferais peut-être ce que tu me dis, s'il y a un grand nombre de pages ; pas maintenant, ce n'est pas vraiment utile et ce serait superflu d'ajouter ce système lorsqu'il n'y en a que deux.

Salut.
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: extasy le 26 Août 2015 à 17:20:47
En fait, la suggestion de Milla est excellente. Comme tu ne connais pas encore très bien les us et coutumes du forum, c'est compréhensible que tu n'en voies pas l'intérêt, mais en fait, mettre les liens de tes textes, ce n'est rien de plus qu'une toute petite formalité qui améliore leur visibilité  ;)
Tout le monde fait ça et ça facilite la lecture. Un exemple :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Comme tu vois, en cliquant sur les pseudos, on est direct redirigé vers leur présentation. C'est simple et efficace  ;)
Pour les textes longs, à mon avis tu fais comme tu veux.
Bye  ;)
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: MillaNox le 26 Août 2015 à 17:41:04
oui en fait je parle des textes de ce fil hein, donc il y en  a quand même 11 si je compte bien, et ils sont pas dans l'ordre du sommaire du premier post, donc perso je trouve que c'est pas si simple de s'y retrouver, mais en soit c'était juste pour simplifier, ça changera pas la face du monde on est tous d'accord  :D
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 26 Août 2015 à 18:15:23
Vu votre insistance, j'ai fini par faire les liens : merci Milla pour ce tuto utile !
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Maustyre le 26 Août 2015 à 20:01:12
Salut,

Quarante ans passé, et toujours puceau

J'adore vraiment ce texte :)
L'humour que tu y mets est franchement très réaliste et à chaque fin de paragraphe on veut vraiment connaitre la suite !
Personnellement pour la fin j'aurais mis quelque chose de plus marquant ou plus frappant. Je ne sais pas quoi mais en tout cas ton texte c'est de la bombe !
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: extasy le 26 Août 2015 à 21:12:05
Voilà, j'ai lu tous les textes. Celui qui m'a le plus marqué est Le Chanceux. Tu parles d'un truc qui ne pourra jamais se réaliser dans la vraie vie, le voyage dans le temps ; et tu as assez de présence d'esprit pour appréhender le truc comme si c'était réel, avec les flics de l'espace. Du coup ça donne un texte qui dénonce quelque chose que jamais l'homme ne pourra faire, et qui pourtant renvoie à quelque chose que tout le monde fait.
Parler d'une cupidité imaginaire pour dénoncer la cupidité réelle, je trouve ça assez impressionnant.

Par contre, d'autres textes sont assez simplistes. Le coup du Croque-Mitaine, par exemple, je trouve que ça manque d'une profondeur qui pourtant est essentielle. Tu voulais nous montrer que les légendes se construisent autour d'événements réels ? Mais dans ce cas, il fallait s'y prendre autrement, car on n'a pas (enfin, je n'ai pas) cette impression de morale à la fin du texte. Bref, je pige l'idée, mais je ne suis pas convaincu par le traitement.

Mais dans leur majorité, j'aime bien. Il te manque un petit quelque chose pour rendre ces textes vraiment percutants. Des fois, je trouve que le problème vient de l'intention derrière le texte, qui n'est pas vraiment profonde ; on a (j'ai) parfois l'impression qu'on ne sait pas pourquoi tu écris. C'est le cas, à mon avis, du texte parlant de vampires. Le rebondissement est original, mais je reste avec cette question : ok, mais pourquoi ?
Si c'est uniquement dans l'objectif de surprendre le lecteur, alors il faut plus de boulot que ça. Et je n'ai pas vraiment de conseil à te donner là-dessus. Si je savais comment réussir ça à tous les coups, je serais le plus heureux des hommes. Au point où j'en suis, je ne peux qu'affirmer que des fois ça marche, et d'autres fois ça passe moyen quand un auteur s'essaie à ce genre d'exercice.

Mais bon, je trouve que ce que tu fais est intéressant. Je t'encourage à continuer. On verra bien ce que ça donnera  ;)
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 27 Août 2015 à 15:48:20
Merci pour vos commentaires.

Exatsy, merci d'avoir lu l'ensemble de mes textes !
Toutes tes remarques sont notées, c'est très intéressant pour la qualité de mes futurs textes.

Citer
Tu voulais nous montrer que les légendes se construisent autour d'événements réels ?
Tu as deviné !
J'ai pensé au Croque-mitaine car c'est probablement l'un des monstres les plus connus.

Citer
Il te manque un petit quelque chose pour rendre ces textes vraiment percutants. Des fois, je trouve que le problème vient de l'intention derrière le texte, qui n'est pas vraiment profonde ; on a (j'ai) parfois l'impression qu'on ne sait pas pourquoi tu écris. C'est le cas, à mon avis, du texte parlant de vampires. Le rebondissement est original, mais je reste avec cette question : ok, mais pourquoi ?
C'est à mon avis un manque de travail : j'écris en quantité, certes, mais je n'investis pas assez temps quant à la qualité de chaque histoire. J'ai décidé il y a peu de changer ma méthode de travail : j'investirai plus de temps pour améliorer leur qualité, et vous aurez d'autant plus plus de temps pour critiquer.

Merci, je tâcherai de ne pas décevoir mes quelques lecteurs.
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 27 Août 2015 à 21:58:31
Salut Champdefaye,
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Merci beaucoup pour ces observations méticuleuses. Je tâcherai de reprendre certains points (si je ne réponds pas, considère que je suis d'accord avec toi).

Citer
je trouve très agaçante cette sorte de quatrième de couverture rédigée par une attachée de presse que tu nous a mis  en tête de tes textes.
On m'a déjà fait la remarque que l'introduction était quelque peu prétentieuse, mais je n'ai pas vraiment l'intention de la changer ou de la supprimer.

Citer
Encore plus agaçante est cette façon de persister dans la méthode malgré les gentilles remarques faites par les commentateurs ; agaçante, bien peu pratique et même au delà, décourageante pour le lecteur.
Je ne peux pas changer brusquement ; j'évolue selon mes capacités, les critiques de mes lecteurs et mon bon vouloir. J'ai actuellement un texte que je prépare plus soigneusement, parce que les critiques me signalent que je ne passe pas assez de temps sur chacun de mes textes. Conséquemment, je considère que l'avis de mes lecteurs est prise en compte : j'investis plus de temps sur la forme des récits et essaie d'éviter les multiples fautes qui pourraient survenir.

Citer
A quoi cherche-t-il un remède ? Comment un médecin ou un médicament peut -il l'aider à rencontre LA FEMME ?
Cela a un rapport avec le mysticisme ; il essaie de trouver celle qu'il désire par des moyens plus ou moins magiques. J'aurais aussi pu dire qu'il allait voir des chamans ou des oracles.

Remarque qu'il la en effet trouvé avec un remède.

Citer
putride, vraiment ? il contenait des matières en putréfaction ?
malodorant, et particulièrement inquiétant, qu'il trouva ce qu'il cherchait.
pas de virgule après inquiétant
Putride, figure de style : le livre est vieux.
Citer
mais à qui donc manque-t-il queque chose ? A Cindy ou à Jack ?
Ce n'est pas assez évident... ?

A bientôt.
Titre: Re : Le chanceux
Posté par: Alan Tréard le 28 Août 2015 à 13:00:41
Bonjour Deimos,
J'ai pris le temps de lire Le Chanceux qui m'a bien plu. Et je prends le temps de commenter, car tu m'as fait part de ton besoin de partager les opinions. Pour le moment, je voulais sortir un peu du commentaire habituel et me permettre de te poser une question un peu plus personnelle. C'est, pour moi, un moyen de mieux saisir l'orientation que tu prends, au delà de l'aspect "humour ou drame ? sérieux ou non ?"
Alors,
C'est un texte sur un étrange homme rongé par son égocentrisme, dont il n'y a finalement plus grand chose à tirer. Au moins, il est emprisonné à la fin, c'est bien fait pour ce méchant milliardaire ! Ton texte me donne d'ailleurs très envie de devenir l'homme le plus généreux du monde, tellement il a fait son effet ! C'est un texte à faire disparaître toute la cupidité du monde, à l'aise, avec le bonheur pour tous à l'arrivée... Mais, heu... je m'égare... Revenons aux faits : Comment doit-on te lire ?
Oui, cette question paraît étrange, mais elle retrace bien le doute qui m'habite lorsque je m'attaque à l'une de tes nouvelles. Il faut que je te fasse part de mes interrogations... Que peut-on tirer de cette lecture ? Se rapporte-t-elle à une réflexion philosophique ? Est-elle toute simple et pleine de banalités ? Est-ce un conte populaire pour les lecteurs difficiles ?
Et toi, quelle ambition te porte ?
Oh ! Si ta réponse est la suivante : "Je ne sais pas, Alan, je ne comprends pas ce qui me pousse à écrire !! Tu vas te moquer de moi mais... Je suis comme hanté par les voix de Jeanne d'Arc et autres, et j'écris comme un automate envouté..."
Eh, bien ! Je comprendrai ; c'est si ta réponse est plus raisonnable que je l’étudierai sérieusement.
N'a-t-on pas tous le droit à son quart d'heure de mysticisme ??
Dans un château surplombant un magnifique paysage, il rêvassait, tranquillement, son cigare entre les lèvres et un feu animant la pièce, seul le bruit gracieux d'un papillon domestique régnait.
Oh ! Tiens, j'ai remarqué que tu avais ajouté les liens vers tes textes en début de sujet pour satisfaire tes lecteurs autoritaires...
Ton attitude est admirable ! C'est rare, une attitude pleine de bons sentiments...
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 28 Août 2015 à 14:26:10
Rebonjour Alain,

Je t'encourage tout d'abord à continuer sur cette voie : tes commentaires sont appréciés !

Ravi que La chanceux t'ai plu !

Citer
Comment doit-on te lire ?

Lorsque j'écris un texte, c'est par pur plaisir : j'aime vraiment la littérature, et tout ce qui s'y rapporte. Parfois, il faut voir un sens caché derrière une histoire ; d'autres fois, il n'y a rien d'autre que le désir de vouloir surprendre le lecteur.  Cela dépend : je pense à un objet, quelque chose d’initiale, puis j'élabore tranquillement ce que je veux montrer. Et puis ça vient tout seul, j'écris, pour ainsi dire, naturellement.

Au plaisir de te lire.

Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Alan Tréard le 28 Août 2015 à 14:42:41
Très bien je comprends mieux.
Tu te rends insaisissable afin de préserver ton métier des risques habituels.
C'est bien ficelé.
Tout un art !
Alors le plaisir prendra sens au fur et à mesure de ta progression. Les incertitudes disparaîtront. Tes textes sont souvent des satires, il est donc difficile d'échapper à la dimension "réfléchie" du sujet. C'est comme ça. Je reste persuadé que ton intention évoluera, et que tes engagements s'affirmeront, même malgré toi.
Nous verrons bien !
Bon courage à toi pour la suite...
Titre: Goule
Posté par: Deimos le 28 Août 2015 à 20:24:29
Goule

Smiths était un coureur de jupons dont la renommée s'étendait à travers tout le quartier. On disait qu'il avait ignominieusement ensorcelé de nombreuses jeunes filles insouciantes, tellement qu'on l'avait surnommé « le Trompeur » ; en effet, ses méthodes d'approche et de séduction consistaient à se vanter de mérites qu'il ne possédaient pas, mais il fallait tout de même reconnaître qu'il avait un véritable don pour pratiquer l'art odieux du mensonge. Ses talents indiscutables de canaille lui permettaient de tromper ses proies, malgré sa très mauvaise réputation.
Il avait cette adresse, alliée à sa force de persuasion, à reconnaître les femmes abordables en tout temps et en tout lieu. Il était conséquemment un prédateur redoutable. Aucune femme ne résistait à son charme - quoique, exceptées celles qui étaient accompagnées.
Au moyen de subterfuges manigancées, Smiths aguichait la demoiselle qu'il avait choisie, sans choix possible pour cette dernière. Bien sûr, il lui arrivait parfois de commettre une ou deux erreurs, et qu'une femme exigeante lui échappe ; mais au fil d'années de pratique, cela restait rare et il était indéniablement passé maître dans l'art de la séduction.
Son plan de chasse était basé sur l'observation ; il repérait sa victime, avant de passer à l'attaque, parvenant à la soumettre à l'aide de gestes subtils et calculés et de son verbe.
Une nuit, dans un bar du coin, il patientait paisiblement, à la recherche d'une éventuelle prise. C'est alors qu'il constata la venue d'une gracieuse femme. Elle était seule et restait là sous prétexte de vouloir prendre quelque verre, mais de toute évidence, elle attendait ici pour une toute autre raison. Smiths l'aborda, avec une aisance et une habilité impressionnantes. Elle céda très facilement à ses avances dissimulées ; elle accepta même sans façon l'invitation de Smiths, ce qui était plutôt étrange, car généralement elles ne consentaient que lorsqu'il insistait gentillement, dans un travail acharné de patience, et parfois même ça ne fonctionnait pas. Cette opportunité exceptionnelle ne pouvait pas être manquée ; le dom Juan surpris était ravi d'emporter un butin aussi aisé. Ils se rendirent chez lui.
Il la mit sur un lit, se coucha avec elle et commença à retirer son pantalon. Elle se releva, ouvrit la bouche et révéla trois rangées de dents.
Smiths se rendit soudainement compte que c'était lui, la prise.
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: extasy le 28 Août 2015 à 21:00:37
L'idée est sympa. Le hic, c'est que comme tu as posté au moins un texte ayant une structure similaire, je n'ai eu aucun mal à deviner la fin. Mais si on considère que l'effet de surprise n'est pas l'essentiel, est qu'une idée est soit bonne soit mauvaise en elle-même, alors c'est sympa. Puis c'est clairement typé comme texte. Je veux dire qu'on t'y reconnait, et je pense que c'est un plus d'avoir une façon de voir et de concevoir les choses bien à soi.
Mais sois plus sérieux dans ce que tu écris. Il faut mettre plus de travail et de volonté dans tes textes. Là, désolé, mais à mon humble avis (qui n'engage évidemment que moi), c'est n'est pas du tout suffisant.
A plus.
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 29 Août 2015 à 14:04:20
Navré de t'avoir déçu ! J'y mettrai plus de temps la prochaine fois.
Salut.
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 01 Septembre 2015 à 13:18:57
Salut Champdefaye.
Je suis comblé de ces critiques très précises que tu me fais. Je t'encourage à continuer, cela m'aide pour mes futurs textes.
Je t'assure que ce temps que tu passes à relever mes fautes ne seront pas inutiles.
Bye.
Titre: Reflet
Posté par: Deimos le 06 Septembre 2015 à 17:30:54
Reflet

On dit que les véritables miroirs reflètent les pensées les plus secrètes, malfaisantes et saugrenues pouvant émerger de l'esprit, qu'il soit vilain ou non. Même le plus exemplaire des anges révélerait, devant un de ces authentiques miroirs, une personnalité d'une malveillance inouïe, profondément enfouie et enfermée dans les cachots de son vaste esprit.
Dans une pièce de la maison, Léa, une jeune femme de nature taciturne, détenait entre ses mains une glace joliment décorée, entourée d'une étoffe de métal argenté ; étaient gravées sur le métal des inscriptions tout à fait étrangères. Elle avait déniché cet étrange miroir dans le grenier. Assise, la jeune femme le manipulait nerveusement depuis déjà un bon moment, prenant des précautions exagérées pour éviter de croiser du regard la face exposée, où elle aurait pu voir son reflet. En effet, dans le grenier, tandis qu'elle farfouillait et qu'elle tomba par hasard sur cet objet qui scintillait dans la pénombre, elle se souvint soudainement des mises en garde et avertissements qui lui ont été dites lors de son enfance. Elle se rappela que sa grand-mère parlait d'ignorants et d'idiots qui auraient regardé leur reflet et seraient devenus par la suite séniles et déments. Léa ne l'avait jamais prise au sérieux, mais une peur irrationnelle avait été introduite en elle, ce qui pouvait expliquer cette hésitation toute naturelle. Mais Léa, en plus d'être curieuse, n'était pas superstitieuse.
Finalement, elle fit pivoter lentement le miroir, pour que ce dernier réverbère son visage dans son entièreté.
La jeune femme poussa un hurlement.
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Alan Tréard le 06 Septembre 2015 à 21:38:49
Bravo Deimos,
Tu nous as écrit là un très bon texte. Quelle audace ! J'ai beaucoup apprécié, on se sent presque à la place de Léa, comme tétanisés... N'hésite pas à accompagner tes nouvelles d'un petit texte d'introduction (en italiques) pour nous expliquer ton intention si ça te semble utile.
Certains membres posent même des questions à leurs lecteurs (pensez-vous que c'est assez ci... ou suffisamment ça... appréciez-vous telle ou telle chose... etc.)
C'est vivant, c'est une vision innovante de la nouvelle. Tu t'empares de notre lecture. Voilà pour ma part...
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 09 Septembre 2015 à 13:39:17
Bonjour Alain !

Merci pour cet avis positif. Ça m'encourage et ça me réchauffe le cœur ! J'écrirai probablement des introductions pour mes prochains textes.
A bientôt.
Titre: Parasite
Posté par: Deimos le 23 Septembre 2015 à 16:04:44
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Parasite

En l'année 2034, l'humanité n'était plus qu'une coque vide. Son apparence avait beau ne pas avoir été altérée, elle était désormais possédée par une puissance supérieure. Ni par le divin, ni par le diable ; asservie, soumise, apprivoisée, rendue esclave par on ne sait quoi, honnie d'avoir été détrônée de son piédestal.
Cependant, les vices des hommes avaient péri en même temps que leur nature ; le mot crime avait disparu du vocabulaire quotidien.
Les gestes des uns devenaient soudainement plus raisonnables :
on disait "Bonjour" aux voisins, on ne jetait plus rien aux rues, on s'invitait à dîner, s'intéressait au destin de ses semblables. Les mensonges, les actes crapuleux et lâches, devenaient méconnus.
En quelques années, le défrichement des forêts comme la pollution des airs, océans et terres avaient cessé ; le pacifisme inédit des gens s'était manifesté par l'arrêt des guerres ; le régime alimentaire des nouveaux hommes était un végétarisme strict, l'élevage du bétail n'existait plus et les autres habitudes barbares du passé avaient sombré. Les inégalités et les injustices n'étaient plus que d'anciennes histoires, des légendes, des mythes qui ne pouvaient voir le jour dans ce paradis terrestre.

Enfin, le monde était parfait, sans défaut.

*

Notes du docteur Yvan Volskotchi, 2021

Il y a peu, au sein de la NASA, des exobiologistes ont signalé, secrètement, la présence d'organismes extrêmophiles martiens, emprisonnés dans des échantillons de glace.
Cette stupéfiante et exceptionnelle découverte, qui résolvait l'énigme de la vie extraterrestre, a été étudiée dans le détail. J'ai dirigé l'équipe de chercheurs chargée d'inspecter ces fossiles vivants, et nos résultats sont suffisamment inquiétants pour inciter les pays à déclencher l'état d'urgence.
En premier lieu, le fait que des formes de vie aient survécu aussi longtemps dans des conditions aussi rudes témoigne d'une robustesse absolument incroyable, qui ne peut être comparée à aucune espèce vivante terrestre connue. En effet, on estime que ce parasite a été enfermé dans la glace depuis la disparition de l'eau liquide vers Mars, soit, en unité l'année, il y a un ou deux milliards. L'arrêt progressif de sa prolifération, apparemment explosive à son époque, ne semble pas être dû à des facteurs externes, tel que la privation de l'eau liquide, auquel il n'est pas inféodé [...] Ce serait plutôt l'extinction des espèces qu'il côtoyait, ce parasite étant complètement dépendant de la biomasse disponible.
Cette dernière hypothèse est illustrée lorsqu'on remarque que le parasite se diversfie sous la forme de fonctionnements biologiques et d'apparences très différents : il s'introduit littéralement "dans" les espèces, et se les approprie. [...]
Lorsqu'on le met en contact avec un organisme étranger, on peut observer au microscope son activation fulgurant : presque immédiatement, il se met à produire des "spores" globuleux et les administre à l'intérieur du corps de l'organisme étranger, qu'importe dans quelles mesures ce dernier est différent d'un point de vue chimique. Lorsqu'il a été contaminé, toutes les particularités de l'espèce sont alors acquises, et le nouveau parasite se met en quête de congénères non contaminés. Les mêmes observations peuvent être faites si l'on place des rats, ou n'importe quelle espèce vivante, y compris l'homme. La méthode de contamination fait penser à celle des champignons terrestres [...] L'organisation prononcée du parasite fait notamment conjecturer qu'il s'agit d'une conscience collective très évoluée. [...]
Les astronautes partis sur mars n'ont pas fait l'objet d'un contrôle strict [...] Les bactéries emportées lors du voyage pourraient être touchées. Peut-être qu'en ce moment même, le parasite est entrain de se développer au sein des populations. Nous n'aurions alors aucun moyen de détecter sa présence, car les méthodes de fonctionnement des cellules saines et celles infectées sont identiques.
En à peine dix ans, l'humanité serait entièrement contrôlée par le parasite. Seuls quelques immunisés, infime fraction de la population, pourraient constituer une protection relative contre les agissements du parasite.

*

Au procès Pignon, organisé en Espagne, on accusait un homme quelconque de calomnies et d'injures contre les forces de l'ordre. La singularité de ce procès est que cette banalité avait fait réunir toute une assemblée de haut placés.
Le pauvre homme fut alors transféré dans un pays où la peine de mort n'était pas abolie.

Ce que l'on pouvait percevoir, ou plutôt sentir, c'est qu'une odeur de moisi régnait dans la salle d'audience.

Titre: Je suis le diable
Posté par: Deimos le 01 Octobre 2015 à 20:33:50
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Je suis le diable

Je suis le diable, le diable ; oui, le diable ! Je suis très grand, très fort ; nul ne peut m'égaler. Je peux soulever des montagnes et atteindre les nuages. J'ai des cornes, oui, des cornes, sur ma tête, pointues, aiguisées, longues ; j'ai des griffes, oui, des griffes, affûtées, ensanglantées, prêtes à excorier. Ma peau est plus noire encore que les feux de la géhenne, et elle résiste à elles sans pâmer.
C'est moi le diable, je suis le diable ; je suis celui qui torture les âmes et réalise les mauvais souhaits ; je suis le maître des enfers, le plus vil des êtres, l'envoûteur dépravé, le juge injuste, le violeur de vierges, le grand persécuteur ; le rusé, le malin, le fourbe, le menteur, le Redouté.
Regardez-moi, si vous l'osez ! Vous tomberiez certainement, en pâmoison ; nul ne peut imaginer ma laideur, nul ne peut se figurer mon visage déformé ; je suis effrayant, croyez-moi.
Je prends plaisir à semer les désastres ; je suis le chaos, la famine, le malheur ; c'est moi qui engendre les guerres, tue les nourrissons et provoque la démence ; c'est encore moi qui ai inventé la dévoration, la prédation, la domination.
Vous êtes fruits de ma création. J'ai créé le monde pour le détruire, car je suis capricieux. Je suis le diable, votre créateur, celui qui vous a donné vos plaisirs pour les anéantir. Vous n'êtes que des pantins qui servent d'amusement provisoire. A l'image de son créateur, le monde est maléfique, perverti ; voilà l'origine de tous vos malheurs !
Je suis le diable, votre créateur.
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Kanimp le 02 Octobre 2015 à 09:57:58
Adieu, ma chérie

Citer
Edward Jackson sortit un cliché d'un compartiment, l'un des rares effets personnels qu'il détenait ; seul habitant depuis six mois, il virevoltait à travers l'espace, fendant le vide spatial à une vitesse suffisante pour accomplir une bonne dizaine de tours complets autour de la terre.
Phrase longue et je doute qu’elle veuille dire ce que tu veux.
Notions de vitesse suffisante et vide spatial = vitesse énorme.
Notions de durée (six mois) et réalisation (dix tours autour de la Terre) = vitesse lente.


Citer
Mise en famille d'accueil, sa mère avait décédé il y a peu suite à un tragique accident de voiture.
était décédée ou décédait.



Citer
Il espérait depuis un long moment rentrer pour réconforter et serrer dans ses bras son enfant.
Manque de fluidité (lier les actions d’une manière logique & dynamique):
Il espérait depuis un long moment rentrer, serrer son enfant dans ses bras pour le réconforter.

Citer
Le voyage écourté devait prendre fin d'ici une semaine. Son impatience s'accroissait de jour en jour.
Je mettrais ces phrases avant la précédente. Car en l’absence de raison pour l’interruption de la mission, le fait qu’il veuille rentrer en devient la cause.


Citer
Accroché au siège de bord, il fixait paisiblement la dernière chose qui comptait pour lui,
J’ai l’impression qu’il regarde la photo de sa femme (dont la seule chose qu’il lui reste d’elle est la photo) et pas la photo de sa fille.
Citer
s'imaginant quels surprises il lui réserveraient. Devait-il lui offrir un cadeau venant de l'espace à son retour ?
C’est étrange de rapporter quelque chose venant du vide spatial.
Citer
Quel discours préparé pour lui annoncer que maman est désormais au paradis ? Ou bien, si il lui apportait le..
Comme sa fille se trouve dans une famille d’accueil, elle doit savoir que sa mère est morte.



Citer
Il fila la photo dans une poche de sa combinaison et enclencha la procédure de sécurité ; tout en sueur, essoufflé non pas par l'effort, il s'accrocha à l'aide de ceintures élastiques spécialement formulées pour ce genre de situation fortuite.
En face de lui se trouvait un hublot qui lui donnait parfois de magnifiques spectacles ; cependant, aujourd'hui, il savait qu'il en sera secoué.
Quelques instants après l'appel, il ressentit les premiers tremblements, qui chaviraient le navire. Ces tremblements se changèrent progressivement, peu à peu, en énormes soubresauts, faisant voler de haut en bas et dans toutes les directions promptement tout objet décroché, dégrafant ceux qui étaient agrafés, tout étant en mouvement dans une sorte de ballet spatial désastreux et chaotique. La pointe d'un ciseau atteignit la jambe d'Edward, d'autres le suivirent et écorchèrent, frappèrent, maltraitèrent le pauvre astronaute. Ses hurlements de douleur étaient camouflés sous un désordre affreusement bruyant. De l'extérieur, la station Hubbles ressemblait au fur et à mesure à une vieille pirogue de l'espace, dépiauté et déchiqueté, ses éléments se dispersant et rejoignant peu à peu la cohorte meurtrière.
A travers le hublot, Edward parvint à apercevoir très nettement l'arrivée imminente d'un immense objet, assez pour masquer en partie le soleil. Certainement la dernière rafale.
Je n’y ai pas cru. A cause des débris qui forcent le vaisseau spatial à se comporter comme un bateau.
Contenu du risque important d’objet volant à travers l’habitacle. Cette problématique est gérée même si le navire réalise des mouvements hiératiques. Ce point cumulé aux bruits qui masquent les cris de l’astronaute. M’indiquent qu’il y a eu une explosion à bord. Ce que confirme la phrase suivante qui décrit la station depuis la Terre.
La dernière phrase où il regarde par le hublot n’est pas réaliste du tout.

Petit point qui me chipote.
Citer
« Houston ! Houston ! Vous me recevez ? »
Ne serait-ce pas “Hubbles ! Hubbles ! Vous me recevez ?”.

Citer
Il fila la photo dans une poche de sa combinaison…
Le verbe « (re)filer » est pour moi synonyme de « donner » et pas de « mettre ».

Citer
il s'accrocha à l'aide de ceintures élastiques spécialement formulées pour ce genre de situation fortuite
Formuler fait référence à une manière d’expression. Les ceintures sont fabriquées ou conçues à cet effet.

Le titre divulgue la fin. L’histoire se laisse lire et survole tout l’action et comme le sujet est commun. Le texte ne m’a pas marqué du tout.

maltraitèrent le pauvre astronaute (cosmonaute, par définition l'astronaute est celui qui va sur un astre, ce qui n'est pas le cas ici).
L’utilisation du terme astronaute est correcte. Il fait référence aux USA.
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 09 Octobre 2015 à 21:30:00
Merci Kanimp de critiquer dans le détail Adieu, ma chérie. Pour tout dire, on m'a déjà critiqué sur ce texte, et même si un doublon n'est pas forcément superflu, je t'avoue que tes remarques sont assez répétitives (tu répètes ce que d'autres ont déjà dit) !
(J'apprécierais une critique sur mes récits les plus récents.)

Merci beaucoup : ta critique est toujours considérée !





Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Asriel le 09 Octobre 2015 à 22:01:57
Salut !!
J'ai bien aimé quarante ans et toujours puceau. C'est tellement la méchanceté gratuite, j'adooore. Au plaisir de continuer à te lire.
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Alan Tréard le 09 Octobre 2015 à 22:46:56
Bon, alors je m'y colle !!
Le diable, le vrai... C'est agréable à lire, mais encore une fois, difficile de comprendre où tu veux en venir si on ne te connaît pas. Je pense que tu veux nous poser une sorte de miroir qui, au cours de notre lecture, nous renvoie à nous-même, comme pour nous faire changer d'attitude, comme une prise de conscience.
Je crois que ça fait partie d'une démarche, et qu'il faut encore un peu de temps avant d'obtenir ce que tu veux, c'est le travail d'écriture.
Tu peux sûrement mettre en route plusieurs projets, en même temps que Débauches et perversions, et ainsi sur plusieurs terrains à la fois, tu pourras échanger entre les différentes expériences, et t'offrir un moyen de plus de trouver de nouveaux lecteurs ?
Tu aimes ce que tu fais, il faut que tu lui donnes de nouvelles raisons d'exister !
Voilà, c'est agréable ; mais difficile pour l'instant, même face au diable, aussi terrifiant soit-il, d'en dire plus que ce qui a déjà été dit. Disons que tu as une signature, que c'est une excellente chose, mais que tu aurais sûrement d'autres moyens de nous surprendre, de nous intéresser...
Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Deimos le 19 Octobre 2015 à 01:23:07
Merci Asriel pour ce petit commentaire agréable ! (Je mets effectivement toujours beaucoup d'amour dans mes écrits, sortis parfois de mon café un matin.)

Citer
Tu peux sûrement mettre en route plusieurs projets, en même temps que Débauches et perversions, et ainsi sur plusieurs terrains à la fois, tu pourras échanger entre les différentes expériences, et t'offrir un moyen de plus de trouver de nouveaux lecteurs ?
En fait, cette idée avait déjà germé dans mon esprit, et s'appelait Songes et cauchemars, recueil censé contenir des nouvelles macabres... Ça ne s'est cependant bizarrement jamais concrétisé ! Par manque d'envie, de temps ou d'inspiration ? Ou les trois à la fois ? Dans tous les cas, je n'ai pas fait l'effort de le développer... Mais ça viendra, promis !

Citer
Voilà, c'est agréable ; mais difficile pour l'instant, même face au diable, aussi terrifiant soit-il, d'en dire plus que ce qui a déjà été dit. Disons que tu as une signature, que c'est une excellente chose, mais que tu aurais sûrement d'autres moyens de nous surprendre, de nous intéresser...
Merci pour cette conclusion plutôt positive. Mes prochains textes seront assurément mieux travaillés.

See you.

Titre: Re : Débauches et perversions
Posté par: Alan Tréard le 19 Octobre 2015 à 10:32:19
Non, pardonne-moi cher Deimos, si je me suis mal fait comprendre. Je sais le temps qu'il te faut pour écrire ces nouvelles, et je suis suffisamment expérimenté pour voir à quel point tes publications sont travaillées.
Encore désolé si je ne suis pas clair.
Je suis en fait dans une situation où il m'est difficile de t'apporter un commentaire constructif et ouvert, dans le sens où j'en sais encore peu sur ton intention. Les nouvelles que tu as écrites jusqu'à maintenant sont en fait très codifiées, et ce sont ces mêmes configurations qui sont difficiles à comprendre. C'est la raison pour laquelle je te fais part de mes doutes plutôt que de garder le silence, j'aimerais aussi comprendre ce qui t'inspire le plus, et c'est en ayant le temps d'en connaître plus sur toi que je pourrai apporter de nouveaux éléments.
Et si tu nous en disais plus sur ce qui t'amène ici ? sur ce qui te pousse à publier tes textes ? Nous pourrions plus facilement réagir sur les textes !
Autrement dit, faire un commentaire constructif à chacun de tes textes me paraît difficile, c'est la raison pour laquelle certains textes restent sans commentaire.
Titre: Amour insectivore
Posté par: Deimos le 11 Mars 2017 à 10:15:49
J'ai un peu de retard, désolé.

Amour insectivore

Phalène, un diplômé d'entomologie, se trouva malgré lui fou amoureux de Mactan, une jeune femme qui se passionnait, comme lui, pour les bestioles, les petits êtres à pattes, les grandes choses ailées, les vermissaux fourmillant, les sphères annelées et cuirassées, le néant des yeux noirs minuscules ; leur ressemblance consistait à adorer ce que l'esprit commun répugne.
Tandis que les autres enfants cognaient des ballons et écrasait des bêtes, Phalène collectait des frelons et élevait des bébêtes. Ces habitants d'un monde presque invisible pour la perception humaine, le fascinaient. Parfois il voulait en faire partie. Il s'accoutrait alors d'un déguisement et jouait à se prendre pour l'animal qu'il représentait. Il bourdonnait comme un abeille ou imitait le vol gracieux d'un papillon, mais son mimétisme était infaillible quand il s'agissait d'incarner l'acerbité de l'araignée. Plus âgé, Phalène avait conservé son entichement.
Ainsi Mactan, au nom, par destinée ou hasard, rappelant Latrodectus mactans, la Veuve noire, était l'âme soeur idéale. Elle était radieuse, intelligente, et surtout adorait les petits animaux qu'il idolâtrait.
C'était durant leurs nuits que Mactan révélait toute sa passion extrême, son fétichisme pour les insectes. Elle avait des fantasmes charnels très extravagants portant sur l'univers mandibulaire, qui auraient normalement terrifié n'importe quel partenaire. Néanmoins, Phalène était charmé par ces folies, et son amour grandissait chaque jour.  Tellement qu'il avait décidé de lui demander en mariage.
Les épousailles furent joyeuses, et avaient pour thème drôle le domaine des bestioles. Le banquet était plein de criquets et de scorpions en tous genres, comestibles mais servant mieux comme décorations, et il était amusant d'apprécier les parures à antennes de certains convives audacieux.
Mactan avait promis une nuit de noces inoubliable et "arachnidique", pouvant satisfaire son plus grand fantasme sexuel.
Seulement, Phalène n'y survécut pas. Il fut simplement tué et mangé par son épouse. En effet, chez les araignées, il est usuel que la femelle dévore le mâle après l'accouplement.