Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Daiwenn le 18 août 2015 à 17:42:05

Titre: Tanaka Primetime Murder Show (1ère, 2ème et 3ème partie... fin ?)
Posté par: Daiwenn le 18 août 2015 à 17:42:05
Bonjour,

Voici un nouvel essai. Un texte plus long, sur une thématique "science-fiction", dont j'ignore encore la fin, et qui se décomposera en plusieurs parties.
Je ne suis vraiment pas sûr de moi par rapport à pas mal d'expressions, de tournures, etc. Alors n'hésitez vraiment pas à vous exprimer sur le fond comme sur la forme ! ;)


TANAKA PRIMETIME MURDER SHOW

1ère partie

Il avançait lentement, seul, dans le tunnel aux murs bleus métallisés. Une série d’ampoules à led éclairait le couloir. Etait-ce la lumière qui était bleue, et les murs blancs ? Ou les murs bleus et la lumière blanche ? Dans les moments d’angoisse, son esprit zigzaguait sans logique et les questions les plus saugrenues prenaient le pas sur la situation. Il aurait préféré qu’ils éteignent cette musique, tonitruante, qui lui vrillait les tympans dans les écouteurs de son casque.
« Pouvez-vous m’éteindre cette soupe ? »
Mais on ne lui répondit pas. Rien n’était fait par hasard, sans nul doute. Ne pas le laisser seul avec ses pensées, l’empêcher de gamberger et faire monter la tension. Il se sentait oppressé dans sa combinaison élastique. Son poitrail en métal serrait trop sa poitrine. Ou peut-être, s’il avait été nu, son souffle eut-il été tout aussi court. Peu lui importait. Dans quelques minutes, il serait probablement mort. Enfin…
Il parvint à l’issue du tunnel et son regard se posa sur l’étendue sombre qui lui faisait face. Lorsqu’elle aperçut sa silhouette, la foule hurla et scanda son nom. Il cambra nerveusement le poing autour de sa lance. Il devait y avoir plusieurs dizaines de milliers de personnes qui criaient autour de lui, et pourtant il ne distinguait aucun visage. La nuit noire et l’absence d’éclairage plongeaient l’arène dans une semi-obscurité. Mais l’obscurité n’existait pas ici. Il pouvait percevoir les mouvements de nombreuses personnes dans le public, car chacun portait un élément fluorescent ; qui des lunettes, qui des vêtements ou des maquillages phosphorescents. Au milieu de l’arène, la piste, jeu de couloirs et d’obstacles, se nimbait lui aussi de contours fluorescents. Malgré la pénombre, une explosion de couleurs lui frappait le visage où qu’il regarde.
Il s’avança au milieu de la piste. Devant lui se tenait le robot qu’il devait combattre, impassible. Mark n’aurait su dire, malgré son apparence humaine, s’il s’agissait d’une silhouette masculine ou féminine. Pour son premier combat, son « match test » comme ils l’appelaient, on lui facilitait la tâche, on annihilait au maximum toute trace de considération et de remord.
Le robot se mit en position de combat, brandissant sa lance tranchante et lumineuse, identique à la sienne. Il se prépara à l’assaut. Autour de lui virevoltaient les micro-caméras, comme des mouches autour d’un tas de fumier. Il se retenait de ne pas utiliser sa lance pour les écraser. Un haut-le-cœur secoua sa poitrine. La peur.
Soudain, une étincelle vrilla dans le ciel et explosa en un feu d’artifice gigantesque. L’espace d’un instant, il distingua les contours de l’arène. C’était le signal. Le robot n’attendit pas pour se jeter sur lui, la lance en avant. Il venait de trop loin, ce ne fut pas difficile de se préparer et de l’esquiver. Il parvint même à lui perforer un membre. Un liquide jaune fluo s’écoula de l’épaule du robot et stria sa combinaison. L’angoisse était trop forte, Mark préféra attendre sa prochaine attaque plutôt que de répliquer lui-même. La machine était relativement lente. A son second assaut, un mouvement circulaire de sa lance lui permit de couper la tête du robot, qui vola dans les airs avant d’atterrir à ses pieds. Le combat prenait fin, il n’avait même pas duré une minute. La foule éclata d’une joie exubérante, à la limite d’une transe. Finalement, ça n’avait pas été si difficile que ça…


5 mois plus tôt.

Mark se tenait immobile, assis sur le lit de sa fille. Il regardait le pod trouvé dans un tiroir de la table de nuit, sur lequel apparaissait une image. Sa fille, presque une adulte maintenant, y souriait auprès de sa mère et d’un homme. Un autre homme que lui. Celui qui venait d’épouser son ex-femme. Celui qui prenait sa place, petit à petit, dans le cœur de sa fille. L’appel d’Aliénor le rappela au temps présent. Il la rejoignit dans le salon.
« Papa, ton écran ne fonctionne plus.
- C’est normal, je me suis débarrassé de la connexion. Je ne m’en servais plus.
- Tu n’as pas payé la facture, c’est ça ? »   
Il mentait si mal…
« Non-non, ce n’est pas ça.
- Pourquoi n’en parles-tu pas à maman ?
- Aliénor, je suis un grand garçon, je n’ai pas besoin de ta mère. »
Toujours cette pitié dans le regard de sa fille. Elle ramassa son sac.
« Je dois y aller. J’ai mon cours de Wing Chun. Au revoir, papa.
- Quand reviens-tu ?
- … Je ne sais pas. On s’appelle ? »
« Dis plutôt que tu n’as plus envie de venir… », pensa-t-il. Il regarda sa fille partir, la mort dans l’âme. Evidemment qu’elle ne voulait plus venir. Dans cet appartement ridicule, pouilleux, sans chaleur. Il n’avait plus rien à lui offrir. Plus rien à s’offrir non plus. Depuis que la médecine du travail l’avait diagnostiqué dépressif, qu’il avait de fait perdu son poste d’ingénieur cybernétique, au profit d’un élément plus jeune et plus performant, depuis qu’il avait refusé des boulots rééducatifs minables, et depuis qu’il n’avait plus un rond pour payer ses factures, il ne lui restait plus de ressources pour aller de l’avant. Plus de ressources dans son porte-monnaie, plus de ressources en lui... Les seules personnes envers qui il pouvait avoir une once d’utilité se débrouillaient bien mieux sans lui. Il les tirait vers le bas. Plus rien…


A des centaines de mètres sous ses pieds, la mégalopole hurlait d’activité et de vitesse. Les aérocars sillonnaient le ciel autour de lui, emmenant ses semblables vers leurs vies utiles et efficaces. Il espérait que personne ne s’occuperait de lui. Il fallait qu’il saute, et qu’il réussisse une dernière chose utile : débarrasser les siens, et même la société, d’une épine dans le pied. D’un objet humain gênant, dont personne ne savait plus quoi faire. Pas même lui.
Un vent glacé lui fouettait le visage. Mais au moins, au sommet de ce building, l’air se respirait mieux qu’en bas. Ce n’était pas aussi facile qu’il le croyait. Il redoutait la longueur de la chute, il ne voulait pas avoir le temps de penser avant de mourir. Mais s’il sautait de plus bas, il risquait de se rater. «Non, ne rate surtout pas ça… »
Il tenta de vider son esprit. Encore un instant, et il serait prêt. Mais une voix détruisit brutalement sa concentration.
« A cette hauteur, vous y parviendrez. Mais que diriez-vous d’y donner un peu plus d’éclat ? »
Il ouvrit les yeux, regarda autour de lui. D’où venait cette voix ? Il était seul. Il chassa par réflexe un insecte qui virevoltait autour de sa tête. Mais la bestiole insistait et attira son attention. Ce n’était pas un insecte, c’était un œil ! Un petit globe oculaire qui fixait sur lui un iris bleu électrique, et dont s’échappait une voix métallique…
« Vous pouvez vous effacer de la surface de la Terre en un pas, c’est certain. Mais si vous me rejoignez en bas, je vous proposerai quelque chose qui pourrait vous permettre de laisser une trace conséquente.
- Mais de quoi parlez-vous ?
- Rejoignez-moi en bas. Qu’avez-vous à perdre, si ce n’est un peu de temps ? »
La voix féminine réussit à piquer sa curiosité. Il pouvait se permettre de passer quelques minutes de plus dans sa peau.

Tout en bas, à l’entrée du building, une femme l’attendait. Outre son allure étonnante, Mark nota immédiatement l’absence d’œil dans l’une de ses arcades sourcilières. Elle ne pouvait qu’être une cyborg. De son visage lisse, et dont un corps composé de métal argenté poursuivait harmonieusement la silhouette, elle le fixait sans expression. L’œil volant qui accompagnait Mark vint se poser dans la main tendue de la jeune femme, avant qu’elle le replace dans son orbite vide. Elle sourit timidement, presque mécaniquement.
« Je suis Minerva T-2. Pardonnez-moi d’avoir retardé votre mort. Mais si vous voulez bien m’accompagner, je pense que vous ne le regretterez pas. J’ai une bien plus belle mort à vous proposer.
- N’êtes-vous pas censée empêcher ma mort, plutôt que de l’encourager ? »
Au lieu de répondre, elle s’approcha de Mark et lui saisit la main. La puce qu’il portait sous la peau de son poignet s’alluma un instant. La cyborg devait être munie d’un lecteur à ondes modulées.
« J’ai lu votre matricule. Je sais qui vous êtes. Et d’après ce que j’ai vu, je ne vois pas l’intérêt de vous convaincre de rester parmi nous. D’autres se sont tués pour moins que ça. »
Malgré son amertume, Mark ne releva pas les propos de la jeune femme, qu’elle débitait sans une once de sentiment dans la voix. Il n’aimait décidément pas les cyborgs, trop difficiles à décrypter.
« Que voulez-vous me proposer ?
- Pas moi. Monsieur Tanaka. Je préfère que ce soit lui qui vous expose son projet. Me suivez-vous ? »

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2ème partie

L’aérocab les déposa dans le quartier portuaire. Ici, les buildings étaient plus bas que dans les autres quartiers – moins de quarante étages – et laissaient au cours sinueux du fleuve l’espace suffisant pour développer son activité commerçante et ses centrales d’énergie hydraulique. Mark suivit Minerva T-2 le long du quai et constata qu’ils approchaient d’une péniche tout à fait originale : flambant neuve, construite dans un matériau que Mark ne reconnut pas – un croisement de plastique et de métal -, elle reflétait la silhouette des buildings sur sa carcasse rutilante, lisse et dorée. Un bolide des fleuves, qui devait coûter une fortune.
Minerva l’entraîna à l’intérieur de la péniche et le fit entrer dans un salon spacieux, entièrement blanc. Un homme asiatique, vêtu de noir et caché derrière des lunettes feutrées, les regardait approcher depuis son divan.
« Monsieur Tanaka, je vous présente Mark Slater. Un candidat idéal. »
Alors que les deux hommes se serraient la main, Minerva demanda à Mark de sa voix métallique :
« Savez-vous qui est Monsieur Tanaka ?
- Non, mais je crois deviner. »
Sur les murs, de nombreux cadres attiraient son attention. La plupart étaient des articles de webzines affichant le portrait de Tanaka, saluant en lettres grasses l’artiste conceptuel, présentant ses « projets graphiques avant-gardistes hors normes ». D’autres cadres, plus grands, montraient une page blanche. Mark s’en approcha, perplexe.
« Ce n’est pas comme ça qu’il faut les voir. Je vais vous montrer », précisa Tanaka en s’approchant de lui.
Il pressa un interrupteur qui plongea le salon dans l’obscurité. Lentement, les cadres se remplirent de lumières phosphorescentes qui formaient des explosions de couleurs abstraites. Des œuvres d’art probablement, pas vraiment du goût de Mark. Il n’aurait su dire s’il s’agissait de peinture, de graffiti, ou d’une autre matière quelconque.
« Très joli. Mais ce n’est pas pour cela que vous m’avez fait venir, je suppose ? »
Tanaka ralluma l’éclairage, qui les éblouit un instant. Sauf Minerva, qui les regardait toujours avec un sourire figé.
« Vous avez raison. Je ne tournerai pas autour du pot. Vous voulez mourir M. Slater, et il n’y a rien que je puisse faire contre cela. »
En jetant un œil sur le cadre luxueux dans lequel l’homme évoluait, Mark ne put s’empêcher de penser qu’il avait, au contraire, de nombreux moyens de changer sa vie, de la façon la plus matérielle possible, s’il l’avait souhaité. Mais il ne répondit pas.
« Je suis un artiste, M. Slater. Je réfléchis à l’art, et je pense art. Le monde dans lequel nous vivons est blasé et l’art se doit de le bousculer. C’est pourquoi j’ai monté le projet de pousser l’art sous une forme plus brutale, plus substantielle. Qui prendra la forme d’une émission de TV-gramme. Une chaîne importante me suit sur le projet. Le concept est simple : des hommes et des femmes veulent mourir, et le font en s’affrontant dans un combat mortel. J’y ajoute une touche graphique personnelle », il désigna les cadres blancs, « et nous obtenons un concept artistique existentiel et esthétique tout à fait nouveau. »
Mark n’en croyait pas ses oreilles.
« Des hommes et des femmes qui se tuent les uns les autres, vous appelez ça de l’art ?
- Les pulsions humaines les plus morbides associées à un panel esthétique on ne peut plus vivant. C’est ma proposition artistique.
- Mais c’est illégal ! »
Minerva prit la parole.
« Votre puce indique que vous êtes à un stade suicidaire terminal. La mort consentie n’est pas illégale, M. Slater. M. Tanaka ne fait que vous proposer de la mettre en scène. »
Son sourire inaltérable pouvait devenir glaçant.
« Vous venez me chercher alors que je suis sur le point de me foutre en l’air pour me proposer de me foutre en l’air, mais devant des milliers de spectateurs ? Et c’est ça que vous appeliez laisser une trace conséquente ?
- Je comprends votre réaction » intervint Tanaka. « Mais je ne vous ai pas encore dit quel intérêt vous pouvez y trouver. C’est une compétition. Ceux qui perdent laissent 500 000 dollars à leur famille. Celui qui gagne, car il faut bien qu’il y en ait un qui gagne, empoche 5 millions de dollars pour repartir sur un meilleur pied. Ou léguer la somme à ses proches, s’il persiste à vouloir mourir… »

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3ème partie

Mark se tenait aux côtés des autres concurrents. Ils étaient huit. Parmi eux, autant d’hommes que de femmes, de tous âges. Il n’y avait pas d’âge pour vouloir en finir. Le plus jeune d’entre eux ne semblait pas avoir plus de 15 ans…
En face d’eux, une horde de journalistes les filmait, scannait, aveuglait des néons de leurs caméras, et leurs questions se bousculaient.
« Avez-vous déjà tenté de vous tuer ?
- Qu’allez-vous faire si vous gagnez ?
- Quel a été le pire moment de votre vie ?
- A qui léguerez-vous votre corps ?
- Pensez-vous vraiment avoir une chance ?... »
Mark était submergé. Il ne comprenait pas l’engouement autour de sa personne ou des autres concurrents. Le monde attendait-il vraiment de voir la mort en direct ? Parce que les morts en sursis étaient volontaires, il avait le sentiment que toutes les curiosités les plus morbides se  décomplexaient. Etre assis aux côtés des hommes et des femmes qu’il était sensé tuer aurait dû le faire vomir. Mais ce qui les attendait était encore trop abstrait pour lui.


Depuis plus d’un mois qu’il avait signé le contrat, il vivait dans une semi-autarcie. Minerva protégeait les concurrents du monde extérieur autant que possible, leur évitant notamment de les mettre en contact avec leur famille. Mark aurait voulu voir sa fille une dernière fois, et peut-être même son ex-femme. Mais il n’était pas sûr d’en être capable.
Malgré la protection qui les entourait dans l’hôtel où ils étaient hébergés, Mark avait tout de même conscience de l’émulation que l’émission, qui débuterait dans moins d’une semaine, créait dans le monde entier. Il était maintenant une véritable star. Quelle ironie, le monde semblait vraiment lui dire que la meilleure chose qu’il avait à donner, c’était sa mort. C’était ce qu’il pensait déjà, mais l’entendre dire par des médias rendait le constat plus amer…
Alors qu’il rejoignait sa chambre, le moral en berne, il eut la surprise de découvrir une jeune femme assise sur son lit. Belle, la peau noire lisse et satinée, elle l’attendait avec une tension visible en recroquevillant ses mains sur les pans de son imperméable.
« Qui êtes-vous ?    
- M. Slater, il fallait à tout prix que je vous vois !
- Comment êtes-vous entrée ici ?
- Je n’arrête pas de penser à vous. Ce que vous vous apprêtez à faire est tout bonnement impensable. »
Elle s’était relevée et s’avançait vers lui.
« Ecoutez, je comprends que vous vouliez me dissuader, mais… »
D’un simple mouvement de la main, elle fit tomber sa veste et se retrouva entièrement nue devant lui. Ses yeux s’agrandirent, la rapidité de son souffle s’accentua alors que Mark la contemplait avec perplexité.
« Vous dissuader ? Surement pas… Je vous admire ! Mark, je vous en supplie, j’aimerais tellement être la dernière femme que vous posséderez ! »
Mark n’en croyait pas ses oreilles… mais ce qu’il voyait était plus facile à saisir, et il décida qu’il serait bien bête de ne pas en profiter une dernière fois…


La compétition débuta par des « matches test », comme les appelait M. Tanaka. Chaque concurrent était opposé à un cyborg de niveau 1, c’est-à-dire relativement facile à vaincre. Ainsi, les téléspectateurs pouvaient faire connaissance avec chacun des concurrents en situation. Après ce tour de chauffe, les premiers combats réels commenceraient. Le match de Mark s’était déroulé beaucoup mieux qu’il ne l’avait redouté. Suite à sa victoire-éclair, il était passé en tête des paris en ligne, et devenu la coqueluche de millions d’internautes. On disait même que la femme du Président de la République avait adhéré à son fan club.
Mais plus le jour du premier match avançait, plus Mark se sentait fébrile. Il ne savait pas s’il serait capable de frapper un autre être humain. Il s’était confié à Minerva, mais son discours ne variait pas et elle l’enfonçait dans sa certitude que la vie ne lui réservait plus rien, qu’il ne devait pas reculer. Il eut tant aimé parler à un véritable être humain, un qui n’avait pas envie de se tirer une balle, ou de le voir s’en tirer une. Il voulait parler à sa fille.
Aliénor… Plus il y pensait, plus il se sentait dévoré du désir de la voir une dernière fois. Il était assis dans sa loge, aux sommets de l’arène. Dans quelques minutes, un concurrent inconnu, ajouté à la dernière minute dans la liste des combattants, allait entrer en piste pour son match test. Ils étaient maintenant neuf concurrents. Il se sentait de plus en plus incapable de découvrir un autre visage, un autre humain qu’il devrait tuer pour survivre… Oui, survivre. Il réalisa que c’était bien la survie qui comptait pour lui à présent. Pas la mort. Il fallait qu’il se sorte de cette farce invraisemblable.
Il partit à la recherche de Minerva. C’eut put être difficile dans cette obscurité relative, car elle était l’une des rares spectatrices à ne pas arborer une multitude d’éléments phosphorescents. Mais il la trouva à l’endroit où elle se tenait lors de chaque match, juste au-dessus de la bouche du tunnel d’où les concurrents parvenaient à l’arène.
« Minerva, on arrête. Je ne marche plus, je veux me retirer. »
S’il s’attendait à une réaction emportée de sa part, il en eut pour ses frais, car elle ne se départit pas de son habituel et rigide sourire.
« Vous ne pouvez pas, Mark. C’est trop tard ! Regardez. »
Elle désignait les affiches et banderoles luminescentes à l’effigie ou au nom de Mark, qu’une multitude de fans arboraient dans le public.
« Ca m’est égal. Ma vie était peut-être minable, mais je ne veux plus la perdre. »
Minerva se tut un instant. Il faisait sombre et Mark ne pouvait en être certain, mais il lui sembla le temps d’un instant fugace que le visage de la cyborg exprima quelque chose, une forme de tristesse.
« M. Tanaka a compris que votre volonté chutait. C’est pourquoi il a eut cette idée. Elle risque de ne pas vous plaire, mais vous comprendrez que votre retrait avant la fin du jeu mécontenterait des millions de personnes. La fin justifie les moyens, comme dit M. Tanaka. »
Elle se pencha au-dessus de la balustrade et l’invita à l’imiter. A quelques mètres au-dessous d’eux, le nouveau concurrent apparu. Il était sur le point de camoufler son visage sous un masque de protection. Mais Mark eut le temps de reconnaître le visage de sa fille… Il sentit son sang refluer de son corps.
« Aliénor ! »
La jeune fille leva la tête. Ses lèvres tremblaient. Lorsqu’elle aperçut son père, des larmes coulèrent sur ses joues, comme si elles avaient attendu cette excuse pour se libérer. Elle baissa son casque et entra dans l’arène, résolue. Mark était comme fou, agrippé à la rambarde, impuissant. Minerva reprit la parole. Cette fois, il était indéniable que son visage exprimât une profonde tristesse.
« M. Tanaka ne voulait pas qu’elle puisse vous voir. Il lui a promis que si vous arriviez tous les deux en finale, il vous laisserait repartir ensemble. »
Elle fixait l’arène, les yeux dans le vide. Plus trace de son sourire.
« Vous vivez dans un monde tellement étrange… »

(...) ?
Titre: Re : Tanaka Primetime Murder Show
Posté par: extasy le 18 août 2015 à 19:57:30
Salut !

Citer
Il aurait préféré qu’ils éteignent cette musique, tonitruante, qui vrillait ses tympans dans les écouteurs de son casque.
Je n'aurais personnellement pas mis de virgule entre "musique" et "tonitruante".
"qui lui vrillait les tympans" ?

Citer
Il devait y avoir plusieurs dizaines de milliers de personnes qui criaient autour de lui, pourtant il ne distinguait aucun visage
Je ne sais pas pourquoi, mais la virgule me dérange. Si tu avais mis "[...] autour de lui, et pourtant [...]", ça ne m'aurait pas dérangé.

Citer
pourtant il ne distinguait aucun visage. La nuit noire et l’absence d’éclairage plongeaient l’arène dans une semi-obscurité. Pourtant, l’obscurité n’existait pas ici.
Répétition aisément surmontable

Citer
Il pouvait percevoir les mouvements de chaque personne du public
Tu es sûr ? Ils sont quand même plusieurs dizaines de milliers !

Citer
Au milieu de l’arène, la piste, jeu de couloirs et d’obstacles se nimbait lui aussi de contours fluorescents.
J'aurais rajouté une virgule après "obstacles"

Citer
Il faisait extrêmement sombre, pourtant une explosion de couleurs lui frappait le visage où qu’il regarde.
Encore "pourtant"

Citer
Soudain, une étincelle explosa dans le ciel dans un feu d’artifice.
Encore une répétition

Citer
L’angoisse était trop forte, Mark préféra attendre sa prochaine attaque plutôt que de répliquer lui-même.
Même remarque pour la virgule que plus haut

Citer
Une de ses mèches rousses retombait sur l’un de ses immenses yeux verts qui lui mangeaient le visage.
Redondance avec "Une"-"un". Puis je ne suis pas certain d'avoir compris : ce sont les yeux qui lui mangent le visage ? On ne dit pas ça pour les cheveux ? En gros, cette description ne me paraît pas mettre Aliénor à son avantage

Citer
- N’êtes-vous pas sensée empêcher ma mort, plutôt que de l’encourager ? »
censée

Terminé !

Encore trop tôt pour se fixer définitivement, il y a pourtant quelques éléments qui me font penser que ça prendra une tournure intéressante.
Déjà, la famille, la souffrance de se sentir abandonné par les êtres qui comptent le plus sur lui. J'aime cette dimension sentimentale particulière qui rejoint d'une certaine manière ton précédent texte.
Ensuite, la sobriété. On n'est pas directement surchargé par un tas de noms, de termes et concepts techniques propres à l'univers de la science-fiction. Le gars est un "simple" ingénieur, il a des problèmes persos, il veut mourir ; bref, on n'est pas trop dépaysé  :D
Par contre, le personnage me paraît un poil trop distant, on n'a pas eu le temps de vraiment ressentir sa souffrance, parce que tu n'en parles qu'en un seul paragraphe (celui qui commence par 5 mois plus tôt où tu racontes tous ses soucis d'un coup. Je veux dire que ce n'est pas vraiment réparti.

Du coup j'attends la suite avec intérêt. Faudra faire attention, évidemment, à ne pas tomber dans certaines facilités propres à l'univers SF.
Et j'aimerais bien lire un texte plus long, plus détaillé, parce que là, ça m'a semblé trop rapide.

A bientôt  ;)
Titre: Re : Tanaka Primetime Murder Show
Posté par: Alan Tréard le 18 août 2015 à 22:14:03
Bonjour Daiwen,
Comme promis, présent à l'appel. Je sais déjà ce que je peux t'apporter grâce à cette seconde lecture. C'est un texte agréable à lire, il sera agréable à commenter. L'as-tu écrit pour moi ? Non ? Dommage, ça m'aurait donné une certaine prestance... Tu as l'air de vouloir écrire, juste pour dire d'écrire, tellement tu aimes ça ! Comme un pot d'encre qui se déverserait sur l'imagination toute entière. Il me semble qu'on ne t'arrêtera plus, hein !? Ou alors il faudra de très gros moyens, selon moi... Bon, un peu de sérieux... Je vois dans ton texte qu'il y a une véritable tension qui s'installe... C'est presque un thriller. Tu vas chercher notre lecture. Oui, bravo, c'est ce qui va retenir le lecteur ; c'est ce qui fera vivre le livre (si tu écris un roman) ; c'est le début d'une longue histoire. Ou iras-tu ? L'intrigue, c'est à la fois la narration, les éléments que tu apportes pour nourrir la curiosité, mais aussi le rythme : et tu dois bosser le rythme, c'est clair. Les petits exercices de style comme celui-ci sont excellents pour le moral et la progression. Tu as de grandes qualités, et quelques défauts, qui ne changeront jamais. À toi de faire avec ! Nous avons tous des qualités et des défauts qui ne changent pas : c'est là que l'on peut trouver l'équilibre. Chacun son juste équilibre ! Voilà, pour un premier commentaire...
Au suivant !
L'avantage de ta plume est qu'elle ne manque de rien ; en étant lecteur de ton texte, je n'ai pas l'impression d'être affamé, ni d'être trompé. Au moins, c'est ça de gagné ! C'est travaillé, c'est propre... Rien à redire. Tu cherches à nous accompagner dans notre lecture. C'est la fin de la solitude éternelle, y a un auteur qui nous mène la lecture. Un gros bémol (pour le moment), tes descriptions sont généreusement nourries, beaucoup trop nourries. Veux-tu me noyer !? Il y a une démesure dans les détails qu'il faut réétudier. Il faut plus de maîtrise dans les quantités, sinon c'est paralysant. Pour être plus précis, je vais citer directement ton texte :
« Papa, ton écran ne fonctionne plus.
- C’est normal, je me suis débarrassé de la connexion. Je ne m’en servais plus. »
Elle plongea sur lui un regard emprunt de scepticisme. Une de ses mèches rousses retombait sur l’un de ses immenses yeux verts qui lui mangeaient le visage.
« Tu n’as pas payé la facture, c’est ça ? »
Il mentait si mal…
« Non-non, ce n’est pas ça.
- Pourquoi n’en parles-tu pas à maman ?
- Aliénor, je suis un grand garçon, je n’ai pas besoin de ta mère. »
Il ne supportait pas la pitié qu’il lisait dans le regard de sa fille. Elle ramassa son sac et se dirigea vers la porte d’entrée.
« Je dois y aller. J’ai mon cours de Wing Chun. Au revoir, papa. »
Là, la qualité subtile du contenu descriptif, de la peinture de la situation (en gras) et en contraste total avec la piètre qualité des dialogues... C'est maladroit. C'est presque un crime ! Je suppose que ton intention est de mettre en scène des personnages de "la vie de tous les jours," pas des philosophes ; ainsi, il est normal qu'ils emploient un registre familier, un suicidaire ne fait que rarement de belles tirades, c'est normal. Là est tout l'art de peser ses mots. Il faut donc que tu adaptes le style, la narration, les descriptions à l'intention, que tu fasses une rupture entre la beauté de ces peintures littéraires et le dialogue rustre qui évoque l'absence de lien social. Il y a plusieurs ruses à employer dans un tel cul-de-sac, à toi de choisir la meilleure. Il faut être capable de traiter la situation autrement,
Cherche la meilleure astuce,
avec par exemple :
Voilà, n'hésite pas à reprendre ce que je te dis, notamment si tu es en désaccord, ou que tu t'interroges.
Titre: Re : Tanaka Primetime Murder Show
Posté par: Daiwenn le 19 août 2015 à 00:40:47
Décidément, les retours sur ce site sont un plaisir car ils me poussent à cogiter sur mes textes d'une manière nouvelle. Et très différente d'un lecteur à l'autre.
Merci beaucoup à vous d'avoir réagi, donc !
J'ai bien envie de réagir à chacun séparément.
Titre: Re : Tanaka Primetime Murder Show
Posté par: Daiwenn le 19 août 2015 à 00:45:17
Citer
Il aurait préféré qu’ils éteignent cette musique, tonitruante, qui vrillait ses tympans dans les écouteurs de son casque.
Je n'aurais personnellement pas mis de virgule entre "musique" et "tonitruante".
"qui lui vrillait les tympans" ?
J’ai du mal à expliquer pourquoi ces virgules me semblent un plus. Elles précisent, je crois, ou appuient sur le fait que la musique est autant dérangeante en elle-même que par son volume. Je ne pense pas vraiment que ce soit vital d’ajouter ça. Et pourtant, je répugne un peu à les enlever… Peut-être avec plus de recul !
« qui lui vrillait les tympans » : c’est ce que j’avais d’abord écrit. Et puis j’ai eu l’impression que c’était trop lourd. Maintenant que tu me reprends, je pense que je préfère comme tu dis.

Citer
Il devait y avoir plusieurs dizaines de milliers de personnes qui criaient autour de lui, pourtant il ne distinguait aucun visage
Je ne sais pas pourquoi, mais la virgule me dérange. Si tu avais mis "[...] autour de lui, et pourtant [...]", ça ne m'aurait pas dérangé.
Tu vas te dire « ça y est, il édite un 2ème texte et déjà on ne peut plus rien lui dire… » Parce que là aussi, je comprends ce que tu veux dire, mais je ne sais pas si je souhaite modifier. :mrgreen: J’ai l’impression de hacher un peu le texte de cette façon, le rendre un peu plus brutal en zappant des articles comme « et », et de mieux coller à l'esprit de la situation du passage. Mais là aussi, je ne suis pas sûr que mon choix est pertinent. On verra après !

Citer
pourtant il ne distinguait aucun visage. La nuit noire et l’absence d’éclairage plongeaient l’arène dans une semi-obscurité. Pourtant, l’obscurité n’existait pas ici.
Répétition aisément surmontable
Tout à fait. J’utilise beaucoup (trop à l’évidence) les « pourtant »…

Citer
Il pouvait percevoir les mouvements de chaque personne du public
Tu es sûr ? Ils sont quand même plusieurs dizaines de milliers !
Euh… effectivement… :D

Citer
Au milieu de l’arène, la piste, jeu de couloirs et d’obstacles se nimbait lui aussi de contours fluorescents.
J'aurais rajouté une virgule après "obstacles"
Tu as raison, c’est un oubli

Citer
Il faisait extrêmement sombre, pourtant une explosion de couleurs lui frappait le visage où qu’il regarde.
Encore "pourtant"
J’écrirai un jour une déclaration d’amour aux pourtant...

Citer
Soudain, une étincelle explosa dans le ciel dans un feu d’artifice.
Encore une répétition
Ah oui, clairement

Citer
L’angoisse était trop forte, Mark préféra attendre sa prochaine attaque plutôt que de répliquer lui-même.
Même remarque pour la virgule que plus haut
Oui, là ça me parait nécessaire de modifier.

Citer
Une de ses mèches rousses retombait sur l’un de ses immenses yeux verts qui lui mangeaient le visage.
Redondance avec "Une"-"un". Puis je ne suis pas certain d'avoir compris : ce sont les yeux qui lui mangent le visage ? On ne dit pas ça pour les cheveux ? En gros, cette description ne me paraît pas mettre Aliénor à son avantage
Je ne sais pas pourquoi je me suis senti obligé d’ajouter cette phrase au dernier moment. Me semblait que je ne parlais pas assez de l’apparence des personnages. Il faut que je retouche, effectivement.

Citer
- N’êtes-vous pas sensée empêcher ma mort, plutôt que de l’encourager ? »
censée

Terminé !
Merci, je vais corriger tout (enfin presque tout) ça.

Encore trop tôt pour se fixer définitivement, il y a pourtant quelques éléments qui me font penser que ça prendra une tournure intéressante.
Déjà, la famille, la souffrance de se sentir abandonné par les êtres qui comptent le plus sur lui. J'aime cette dimension sentimentale particulière qui rejoint d'une certaine manière ton précédent texte.
Ensuite, la sobriété. On n'est pas directement surchargé par un tas de noms, de termes et concepts techniques propres à l'univers de la science-fiction. C’est parce que j’en serais bien incapable ! La SF, ce n’est pas du tout mon truc. Le gars est un "simple" ingénieur, il a des problèmes persos, il veut mourir ; bref, on n'est pas trop dépaysé  :D J’espère que tu n’en connais pas trop quand même...
Par contre, le personnage me paraît un poil trop distant, on n'a pas eu le temps de vraiment ressentir sa souffrance, parce que tu n'en parles qu'en un seul paragraphe (celui qui commence par 5 mois plus tôt où tu racontes tous ses soucis d'un coup. Je veux dire que ce n'est pas vraiment réparti. Je ne sais pas si c’est important, ou si la suite comblera ce déséquilibre. Je compte sur toi pour me le redire par la suite.

Du coup j'attends la suite avec intérêt. Faudra faire attention, évidemment, à ne pas tomber dans certaines facilités propres à l'univers SF. J’allais dire « Y a pas de risque », mais en fait peut-être que si. La SF, comme dit plus haut, c’est pas mon truc. J’ai dû en lire 1 ou 2 fois. Donc d’un côté il y a des chances que j’évite justement les facilités, d’un autre côté, je peux tomber en plein dedans parce que pas assez habitué au genre. Tu me diras !

Et j'aimerais bien lire un texte plus long, plus détaillé, parce que là, ça m'a semblé trop rapide.
Je ne sais pas encore bien quels sont vos critères de longueur sur cette catégorie du forum, alors je n’ai pas osé éditer plus. Mais j’essaierai d’apporter la suite rapidement.

A bientôt  ;) Merci encore ! C’est un retour très encourageant.
Titre: Re : Tanaka Primetime Murder Show
Posté par: Daiwenn le 19 août 2015 à 00:59:05
Bonjour Daiwen,
Comme promis, présent à l'appel. Merci ! Je sais déjà ce que je peux t'apporter grâce à cette seconde lecture. C'est un texte agréable à lire, il sera agréable à commenter. L'as-tu écrit pour moi ? Non ? Dommage, ça m'aurait donné une certaine prestance... Ah, va savoir ce que je t'aurais répondu si tu ne l'avais pas déjà fait... Tu as l'air de vouloir écrire, juste pour dire d'écrire, tellement tu aimes ça ! Comme un pot d'encre qui se déverserait sur l'imagination toute entière. Il me semble qu'on ne t'arrêtera plus, hein !? Ou alors il faudra de très gros moyens, selon moi... On verra… Bon, un peu de sérieux... Je vois dans ton texte qu'il y a une véritable tension qui s'installe... C'est presque un thriller. Tu vas chercher notre lecture. Oui, bravo, c'est ce qui va retenir le lecteur ; c'est ce qui fera vivre le livre (si tu écris un roman) ; c'est le début d'une longue histoire. Ou iras-tu ? L'intrigue, c'est à la fois la narration, les éléments que tu apportes pour nourrir la curiosité, mais aussi le rythme : et tu dois bosser le rythme, c'est clair. Les petits exercices de style comme celui-ci sont excellents pour le moral et la progression. Tu as de grandes qualités, et quelques défauts, qui ne changeront jamais. À toi de faire avec ! What ? Quelle méthodologie inhabituelle ! Pourtant dans les films américains, ils me disent tous  “Tu es capable de tout surmonter ! Trouve la force dans ton coeur ! »  Nous avons tous des qualités et des défauts qui ne changent pas : c'est là que l'on peut trouver l'équilibre. Chacun son juste équilibre ! Voilà, pour un premier commentaire...
Au suivant !
L'avantage de ta plume est qu'elle ne manque de rien ; en étant lecteur de ton texte, je n'ai pas l'impression d'être affamé, ni d'être trompé. Au moins, c'est ça de gagné ! C'est travaillé, c'est propre... Rien à redire. Tu cherches à nous accompagner dans notre lecture. C'est la fin de la solitude éternelle, y a un auteur qui nous mène la lecture. Pas trop j’espère ? Je redoute souvent de ne pas être compris, et donc d’en dire trop, au détriment du pouvoir de la suggestion.  Un gros bémol (pour le moment), tes descriptions sont généreusement nourries, beaucoup trop nourries. Veux-tu me noyer !? Aucune chance, tu as l’air trop coriace... :mrgreen:  Il y a une démesure dans les détails qu'il faut réétudier. Il faut plus de maîtrise dans les quantités, sinon c'est paralysant. Pour être plus précis, je vais citer directement ton texte :
(…)
Là, la qualité subtile du contenu descriptif, de la peinture de la situation (en gras) et en contraste total avec la piètre qualité des dialogues... C'est maladroit. C'est presque un crime ! Je suppose que ton intention est de mettre en scène des personnages de "la vie de tous les jours," pas des philosophes ; ainsi, il est normal qu'ils emploient un registre familier, un suicidaire ne fait que rarement de belles tirades, c'est normal. Là est tout l'art de peser ses mots. Il faut donc que tu adaptes le style, la narration, les descriptions à l'intention, que tu fasses une rupture entre la beauté de ces peintures littéraires et le dialogue rustre qui évoque l'absence de lien social. Il y a plusieurs ruses à employer dans un tel cul-de-sac, à toi de choisir la meilleure. Il faut être capable de traiter la situation autrement,
Cherche la meilleure astuce,
avec par exemple :
  • descriptions
  • dialogue
  • à nouveau descriptions
Quelque chose de très intéressant sur lequel cogiter. Je pense comprendre ce que tu veux dire. J’essaierai quelque chose.

Voilà, n'hésite pas à reprendre ce que je te dis, notamment si tu es en désaccord, ou que tu t'interroges. Ce que tu dis me parait censé. Merci encore à toi !
Titre: Re : Tanaka Primetime Murder Show
Posté par: extasy le 19 août 2015 à 01:32:26
Hey, un réponse intéressante !

Pour le choix des virgules sérieux, tu fais avant tout comme tu le sens. C'est comme moi avec les phrases longues : on me fait souvent remarquer que je pourrais facilement en faire de plus courtes, mais je répugne à le faire, et souvent (sauf quand c'est évidemment maladroit) je ne le fais pas !

Citer
J’espère que tu n’en connais pas trop quand même...
:mrgreen: Non, je restais dans l'idée qu'on n'est pas dépaysé avec tout un tas de concepts futuristes accompagnés de problèmes futuristes (comme tu le constates peut-être : la science-fiction, c'est pas trop mon truc non plus...)

Citer
Donc d’un côté il y a des chances que j’évite justement les facilités, d’un autre côté, je peux tomber en plein dedans parce que pas assez habitué au genre.
Je comprends parfaitement.

Citer
Tu me diras !
J'essaierai !

Citer
Je ne sais pas encore bien quels sont vos critères de longueur sur cette catégorie du forum, alors je n’ai pas osé éditer plus. Mais j’essaierai d’apporter la suite rapidement.
Allez, ça ne t'aidera probablement pas à mieux cerner les critères, mais voilà : personnellement ni trop court (je n'ai pas le temps de m'immerger dans l'histoire) ni trop long (on n'a pas forcément le temps de faire un relevé précis). De toute manière, tu comprendras rapidement par toi-même.

Bon, suite à ce dernier commentaire parfaitement inutile, je te dis à bientôt pour la suite !

Edit : je pense qu'il serait préférable de répondre en un seul com, c'est un peu la coutume  ;)
Titre: Re : Tanaka Primetime Murder Show (1ère et 2ème partie)
Posté par: Daiwenn le 20 août 2015 à 12:35:33
Bonjour,

J'ai corrigé la 1ère partie en suivant vos conseils, Extasy et Alan, et ajouté la 2ème partie.
Elle est plus courte, ce qui permettra j'espère à d'autres personnes de rattraper la 1ère partie et me donner leurs conseils ?

Bonne lecture.
Titre: Re : Tanaka Primetime Murder Show (1ère et 2ème partie)
Posté par: Alan Tréard le 20 août 2015 à 14:12:41
Lecture agréable, tout est clair. Tout le monde s'y retrouve. On voit bien où tu vas ; pas de zones d'ombre.
Titre: Re : Tanaka Primetime Murder Show (1ère et 2ème partie)
Posté par: extasy le 20 août 2015 à 20:46:43
Okey, go pour la seconde partie !

Comme toujours, c'est très personnel, et à toi de voir ce que ça vaut :

Citer
moins de 40 étages
Avec un degré de certitude proche de 100%, je dirais qu'il faut mettre les chiffres (et par extension les nombres) en... hiéroglyphes  :D j'déconne, sauras tu trouver la réponse :\? ?

Citer
Ici, les buildings étaient plus bas que dans les autres quartiers [...] pour laisser au cours sinueux du fleuve l’espace de développer son activité commerçante et ses centrales d’énergie hydraulique.
Cette phrase, je la trouve assez maladroite. Si tu relis à haute voix, je pense que tu verras ce que je veux dire : c'est pas bien rythmé, on se force à lire. Peut-être changer "l'espace de développer" ? A toit de voir.

Citer
flambant neuve, construite dans un matériau que Mark ne reconnut pas – un croisement de plastique et le métal -, elle reflétait la silhouette des buildings sur sa carcasse rutilante, lisse et dorée.
Là c'est bien mieux.
Puis petite note ultra-perso, pour souligner non pas une maladresse mais un truc positif (qui sait ça pourra peut-être te servir) : j'apprécie que tu n'aies pas mis une virgule après carcasse : "flambant neuve, construite dans un matériau que Mark ne reconnut pas – un croisement de plastique et le métal -, elle reflétait la silhouette des buildings sur sa carcasse, rutilante, lisse et dorée" ça aurait sonné lourd parce que trois adjectifs ça me semble de trop avec une phrase déjà longue. Mais comme il n'y a pas de virgule, je pense automatiquement à "carcasse rutilante" en un seul mot composé, suivi de deux jolis adjectifs.
Ah, je viens de remarquer : "de métal".

Citer
Minerva l’entraina
entraîna

Citer
Minerva l’entraina à l’intérieur de la péniche et le fit entrer dans un salon spacieux, entièrement blanc.
Si c'est voulu, ce manque de descriptions, c'est cool. Mais moi j'utilise souvent cette astuce parce que j'ai du mal à décrire l'intérieur d'une maison. Je voulais donc être certain que c'était par choix que tu ne décrivais pas plus le salon.

Citer
présentant ses projets graphiques et avant-gardistes hors normes.
Est-ce que ce sont les articles qui saluent le côté avant-gardiste de l'artiste ? Ou bien est-ce le point de vue du narrateur ? S'il s'agit de l'avis du narrateur, ça me gêne un tout petit peu parce qu'alors, nous sommes forcés d'accepter son jugement de valeur sans avoir le droit de décider par nous-mêmes.

Citer
Sauf Minerva, qui les regardait toujours avec le même sourire figé.
Son sourire, tu n'en parles qu'une fois, en première partie, pour nous dire qu'il est timide.

Citer
Et c’est ça que vous appeliez
appelez

Les guillemets pour ouvrir et fermer les blocs de répliques se mélangent à ceux utilisés pour insister ou reprendre une expression. Perso, ça me gêne un petit peu, et puis je ne sais pas si c'est autorisé ou pas.

Voilà, terminé.

Ça s'annonce vraiment très intéressant ! J'adore le personnage de Tanaka, et surtout, ce concept extra de mélanger mort et esthétisme pour en faire une oeuvre d'art ! J'aurais pu émettre des réserves dans un autre contexte, mais ici je trouve que c'est très bien amené. Et puis il y a cette idée absolument géniale (qui justifie tout le concept) de la puce, du stade de suicide terminal, et de la mort consentie !
Vraiment, c'est de la SF comme j'aime ; tu n'en fais pas trop avec la technologie, juste ce qu'il faut pour exploiter tes idées.

Hâte de lire la suite !
Titre: Re : Tanaka Primetime Murder Show (1ère et 2ème partie)
Posté par: Daiwenn le 21 août 2015 à 01:36:39
Merci Alan !

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Citer
moins de 40 étages
Avec un degré de certitude proche de 100%, je dirais qu'il faut mettre les chiffres (et par extension les nombres) en... hiéroglyphes  :D j'déconne, sauras tu trouver la réponse :\? ?
Ah mince, je savais qu’il fallait que je l’écrive en chiffres romains…

Citer
Ici, les buildings étaient plus bas que dans les autres quartiers [...] pour laisser au cours sinueux du fleuve l’espace de développer son activité commerçante et ses centrales d’énergie hydraulique.
Cette phrase, je la trouve assez maladroite. Si tu relis à haute voix, je pense que tu verras ce que je veux dire : c'est pas bien rythmé, on se force à lire. Peut-être changer "l'espace de développer" ? A toit de voir.
Retouchée. Tu me diras ce que tu en penses.

Citer
flambant neuve, construite dans un matériau que Mark ne reconnut pas – un croisement de plastique et le métal -, elle reflétait la silhouette des buildings sur sa carcasse rutilante, lisse et dorée.
Là c'est bien mieux.
Puis petite note ultra-perso, pour souligner non pas une maladresse mais un truc positif (qui sait ça pourra peut-être te servir) : j'apprécie que tu n'aies pas mis une virgule après carcasse : "flambant neuve, construite dans un matériau que Mark ne reconnut pas – un croisement de plastique et le métal -, elle reflétait la silhouette des buildings sur sa carcasse, rutilante, lisse et dorée" ça aurait sonné lourd parce que trois adjectifs ça me semble de trop avec une phrase déjà longue. Mais comme il n'y a pas de virgule, je pense automatiquement à "carcasse rutilante" en un seul mot composé, suivi de deux jolis adjectifs. Thanks
Ah, je viens de remarquer : "de métal".

Citer
Minerva l’entraina
entraîna Corrigé

Citer
Minerva l’entraina à l’intérieur de la péniche et le fit entrer dans un salon spacieux, entièrement blanc.
Si c'est voulu, ce manque de descriptions, c'est cool. Mais moi j'utilise souvent cette astuce parce que j'ai du mal à décrire l'intérieur d'une maison. Je voulais donc être certain que c'était par choix que tu ne décrivais pas plus le salon.
 :-[… c’est horrible comme question ! Disons que… c’est voulu ? :D

Citer
présentant ses projets graphiques et avant-gardistes hors normes.
Est-ce que ce sont les articles qui saluent le côté avant-gardiste de l'artiste ? Ou bien est-ce le point de vue du narrateur ? S'il s'agit de l'avis du narrateur, ça me gêne un tout petit peu parce qu'alors, nous sommes forcés d'accepter son jugement de valeur sans avoir le droit de décider par nous-mêmes.
Non, ce sont bien les articles qui parlent de l’œuvre de Tanaka. On comprend au contraire que Slater n’est pas vraiment réceptif à son art. Mais si tu te poses la question, c’est que ce n’est pas très clair.

Citer
Sauf Minerva, qui les regardait toujours avec le même sourire figé.
Son sourire, tu n'en parles qu'une fois, en première partie, pour nous dire qu'il est timide.
Retouché

Citer
Et c’est ça que vous appeliez
Appelez Non, Slater fait allusion à ce que Minerva lui a dit lorsqu’il a voulu se jeter dans le vide. Il aurait pu préciser « Et c’est ça que, tout à l’heure, vous appeliez… ». Mais d'un autre côté, j'aurais tout aussi pu l'écrire au présent !

Les guillemets pour ouvrir et fermer les blocs de répliques se mélangent à ceux utilisés pour insister ou reprendre une expression. Perso, ça me gêne un petit peu, et puis je ne sais pas si c'est autorisé ou pas.
Oui, je me suis fait la réflexion mais j’ai oublié de modifier. J’essaie les italiques.
   
Voilà, terminé.    

Ça s'annonce vraiment très intéressant ! J'adore le personnage de Tanaka, et surtout, ce concept extra de mélanger mort et esthétisme pour en faire une oeuvre d'art ! J'aurais pu émettre des réserves dans un autre contexte, mais ici je trouve que c'est très bien amené. Et puis il y a cette idée absolument géniale (qui justifie tout le concept) de la puce, du stade de suicide terminal, et de la mort consentie !
Vraiment, c'est de la SF comme j'aime ; tu n'en fais pas trop avec la technologie, juste ce qu'il faut pour exploiter tes idées.

Hâte de lire la suite !
Merci, ravi d’avoir réussi à t’entraîner. J’espère que la suite ne va pas être décevante.
Titre: Re : Tanaka Primetime Murder Show (1ère et 2ème partie)
Posté par: extasy le 21 août 2015 à 01:44:33
Citer
Retouchée. Tu me diras ce que tu en penses.
Rien à dire, c'est cool.

Citer
:-[… c’est horrible comme question ! Disons que… c’est voulu ? :D
Mouais mouais... va pour cette fois...

Citer
Non, ce sont bien les articles qui parlent de l’œuvre de Tanaka. On comprend au contraire que Slater n’est pas vraiment réceptif à son art. Mais si tu te poses la question, c’est que ce n’est pas très clair.
Au temps pour moi.

Citer
Non, Slater fait allusion à ce que Minerva lui a dit lorsqu’il a voulu se jeter dans le vide. Il aurait pu préciser « Et c’est ça que, tout à l’heure, vous appeliez… ». Mais d'un autre côté, j'aurais tout aussi pu l'écrire au présent !
Aux temps pour moi.

Citer
Merci, ravi d’avoir réussi à t’entraîner. J’espère que la suite ne va pas être décevante.
Ça aussi c'est horrible ! Que répondre :-[ ? J'espère aussi  :mrgreen: ?
Titre: Re : Tanaka Primetime Murder Show (1ère, 2ème partie et fin)
Posté par: Daiwenn le 23 août 2015 à 12:09:24
La 3ème partie est en ligne. J'hésite à en faire la fin du texte. Qu'en pensez-vous ? Je redoute de ne pouvoir poursuivre sans tomber dans des clichés d'intrigue vus et revus. Le twist final est peut-être déjà de cet ordre, vous me direz ce que vous en pensez.

Merci d'avance pour vos retours avisés ! ;)
Titre: Re : Tanaka Primetime Murder Show (1ère, 2ème et 3ème partie... fin ?)
Posté par: Alan Tréard le 23 août 2015 à 14:45:14
Je te conseille de t'habituer à faire une réécriture. C'est même un avertissement. Le texte est bien écrit, avec une relation très naturelle à l'écriture ; ainsi, la réécriture sert à faire"gonfler" cette petite victoire à la porter vers du meilleur.
D'une autre manière, tu peux vouloir laisser là un texte qui ne correspond plus à tes attentes ; or si tu aimes ce texte, que tu as envie de le porter, un travail de réécriture permet de faire grossir la quantité ou alors d'améliorer la qualité, comme pour faire vivre ton œuvre. Je m'explique. Une fois l'essentiel de l'histoire fabriqué, tu peux réfléchir sur la construction, sur le corps de cet engin... Tu contemples ton œuvre, tu lui apportes des modifications profondes. Ainsi, tel un mécanicien, tu le testes auprès des lecteurs, tu lui fais prendre quelques risques, tu vois s'il tient bien la route, tu vois s'il va tenir dans le temps ou s'il sera vite enterré...
Fais-tu un radeau, ou bien un porte-avion militaire !?
La réécriture, c'est une autre manière de considérer la littérature, comme pour rendre le livre plus performant encore. En es-tu capable ?
Je n'ai rien à ajouter sur le texte pour le moment, car il semble inachevé, comme en cours de réalisation. Il y a certains détails qui prendraient différentes tournures pendant un travail de réécriture : soit enlevés, soit gardés et renforcés. C'est sur ces détails que se forgera ta plume, et que se fortifiera ton livre.
Il y a différentes manières de construire un château fort : certains sont totalement imprenables, et d'autres sont tellement fragiles qu'ils sont indéfendables. Et toi ? Que feras-tu ? À toi de prendre les choses en main, et devenir maître en l'art de fortifier un livre.
J'ai confiance en toi.
Titre: Re : Tanaka Primetime Murder Show (1ère, 2ème et 3ème partie... fin ?)
Posté par: Daiwenn le 23 août 2015 à 22:30:41
Merci Alan,

Oui l'exercice de la réécriture m'intéresse. Mais je n'ai pas encore l'expérience et le recul pour savoir à quel point retravailler. Je verrai avec un peu plus de distance. ;)
Titre: Re : Tanaka Primetime Murder Show (1ère, 2ème et 3ème partie... fin ?)
Posté par: extasy le 23 août 2015 à 22:40:14
Re !

Citer
- M. Slater, il fallait à tout prix que je vous vois !
voie ?

Citer
Aliénor… Plus il y pensait, plus il se sentait dévoré du désir de la voir une dernière fois. Il était assis dans sa loge, aux sommets de l’arène. Dans quelques minutes, un concurrent inconnu, ajouté à la dernière minute dans la liste des combattants, allait entrer en piste pour son match test.
Oups, j'ai vu le coup venir dès que j'ai lu ce passage  :-[

Citer
Il se sentait de plus en plus incapable de découvrir un autre visage,
de plus en plus incapable, ce n'est pas très joli, tu ne trouves pas ?

Citer
A quelques mètres au-dessous d’eux, le nouveau concurrent apparu.
apparut

Citer
Cette fois, il était indéniable que son visage exprimât une profonde tristesse.
Tu es sûr pour "exprimât" ? Il ne faudrait pas plutôt mettre un simple "exprimait" ?

Voilà pour les coquilles.

Pour le fond, je ne sais pas, je pressentais l'intervention d'Aliénor. Il faudrait peut-être re-bosser ce côté là. Puis là, ça me fait une impression de déjà-vu, comme si cette idée avait déjà été exploitée plusieurs fois par plusieurs autres personnes  :/

Donc désolé, mais avis eu peu mitigé, en ce qui me concerne, pour cette troisième partie.

Mais on verra comment ça évoluera par la suite, lâche rien  ;)

A bientôt !
Titre: Re : Tanaka Primetime Murder Show (1ère, 2ème et 3ème partie... fin ?)
Posté par: Daiwenn le 24 août 2015 à 01:20:21
Citer
- M. Slater, il fallait à tout prix que je vous vois !
voie ? exact

Citer
Aliénor… Plus il y pensait, plus il se sentait dévoré du désir de la voir une dernière fois. Il était assis dans sa loge, aux sommets de l’arène. Dans quelques minutes, un concurrent inconnu, ajouté à la dernière minute dans la liste des combattants, allait entrer en piste pour son match test.
Oups, j'ai vu le coup venir dès que j'ai lu ce passage  :-[ Oui, ça ne m’étonne pas…

Citer
Il se sentait de plus en plus incapable de découvrir un autre visage,
de plus en plus incapable, ce n'est pas très joli, tu ne trouves pas ? pas faux. Peut-être de moins en moins capable, ou autre chose.

Citer
A quelques mètres au-dessous d’eux, le nouveau concurrent apparu.
Apparut oui

Citer
Cette fois, il était indéniable que son visage exprimât une profonde tristesse.
Tu es sûr pour "exprimât" ? Il ne faudrait pas plutôt mettre un simple "exprimait" ?
”Exprimât”, c’est le subjonctif imparfait. Il me semble que cet usage appuie sur le côté fugitif de l’expression du visage, quand l’imparfait que tu proposes enlève cette fugacité. Et d’un autre côté, j’ai du mal à voir une expression de profonde tristesse être fugitive. Elle aurait plutôt tendance à s’installer. Alors tu as probablement raison.  ;D

Voilà pour les coquilles.

Pour le fond, je ne sais pas, je pressentais l'intervention d'Aliénor. Il faudrait peut-être re-bosser ce côté là. Puis là, ça me fait une impression de déjà-vu, comme si cette idée avait déjà été exploitée plusieurs fois par plusieurs autres personnes  :/
Je le sentais, mais j’avais besoin qu’on me le dise. Oui, je suis tout à fait d’accord avec toi.

Donc désolé, mais avis eu peu mitigé, en ce qui me concerne, pour cette troisième partie.
Y a aucun soucis !

Mais on verra comment ça évoluera par la suite, lâche rien  ;)
 Je me tâtais à arrêter le texte ici. Ton message me confirme que ce serait une mauvaise fin, en plus de ne pas être une fin. J’espère avoir le courage de proposer autre chose ! J'ai un peu perdu la motivation d’écrire ces jours-ci. Alors je traînerai sans doute ! Mais merci pour tes retours précieux, pourtant motivants. ;)
 
Titre: Re : Tanaka Primetime Murder Show (1ère, 2ème et 3ème partie... fin ?)
Posté par: extasy le 24 août 2015 à 02:45:06
Bah, essaie quand même de le finir, sinon ça risque, peut-être, de continuer à te tracasser. Perso je déteste ce sentiment d'incomplétude quand je laisse un texte inachevé. Et j'en laisse !
Donc non, ceci n'est pas une vraie fin, et oui, j'aimerais quand-même lire une fin plus élaborée.
Au boulot ?