À l'origine, il y a eu ça :
Les ombres
Jusqu'à l'horizon
S'étendent.
Vont-elles absorber
La lumière de l'aube ?
ça j'adore :coeur: Je le verrai bien en intro d'un texte à la WEG :D
Voilà donc un Texte@laWEG sauce Vivi, bonne lecture :P
Suite aux premiers commentaires, j'ai décidé de changé le prénom d'un des personnages à cause d'un jeu de mot moisi (Kudram/Cul de rames/ Cul Drame :sick: ) que je n'avais pas vu ; ce texte passe donc en v2 avec le nouveau prénom (le Marduk originel) et les corrections indiquées.
Merci de votre attention m(_ _)m
La Fiancée de la Fin du Monde (v3)
Les ombres s'étendent
Jusqu'à l'horizon.
Vont-elles absorber
La lumière de l'aube ?
Jeyh-Lya-Thynn se tenait debout, face au soleil couchant.
Derrière elle, le désert vitrifié s'ouvrait en deux, déchiré par son ombre étique qui s’étirait jusqu’à l'infini. Devant elle, l'astre ovale dispensait une dernière fois son halo moribond avant de s’écraser sur l'horizon déchiré. En contrebas, gisait une vallée tapissée de ruines rongées par le temps. Les pentes informes qui la ceignaient se noyaient dans une fange empoisonnée entretenue par les frondaisons déliquescentes des végétaux survivants.
Jeyh-Lya-Thynn poussa un soupir puis descendit de son promontoire. L'amoncellement d'os friables dont la hauteur rivalisait avec les collines avoisinantes craquait sous chacun de ses pas. Elle imaginait sans peine son aspect d'autrefois : un gigantesque tas de cadavres sanguinolents rongés par les radiations cosmiques. Et il y avait bien d'autres monticules du même acabit aux alentours.
Les cliquetis irréguliers sortirent Marduk de sa somnolence. Il tourna la tête vers elle, l'observa longuement en caressant ses formes du regard. La combinaison moléculaire transparente qu’elle revêtait depuis toujours soulignait ses contours d'un rouge vif sur la partie ombragée de son corps, rouge qui se muait graduellement en un jaune soutenu vers la partie opposée. Marduk ne se lassait pas de contempler sa compagne de route : ses jambes trapues et ses hanches larges étaient surplombées par une massive paire de seins qui ballottait de concert avec les nombreux bourrelets que la combinaison moulante laissait apparaître.
Arrivée en bas, elle le toisa d'un regard réprobateur et déclara :
— On y va, assez perdu de temps.
— Oh, oh, j'me repose, moi. On vient de se farcir ce putain de désert d'une seule traite, alors repos. J'ai envie de roupiller un poil.
Il se tourna sur le côté pour se pelotonner contre son monocycle encore chaud.
— Tu me fais chier ! pesta Jeyh-Lya-Thynn en lançant un coup de pied rageur sur un crâne à moitié broyé.
Jeyh-Lya-Thynn détestait son compagnon de route, principalement sa nonchalance et son indifférence. Rien ne le touchait ni ne l'affectait. Son existence pathétique, à la limite de l’inutile, était un défi au concept même de survie, pourtant il vivait encore… La jeune femme envisagea de le planter là une fois pour toutes. Elle fixa le gros tas de graisse flasque qui dormait devant elle et résista à l'envie de lui balancer un coup de pied dans le dos. Finalement, elle décida de gravir d'autres collines morbides afin d'observer de nouvelles facettes de cette région délabrée.
Après avoir exploré trois postes d'observation, un appel lointain de Marduk lui parvint.
— J'arrive, hurla-t-elle les mains en porte-voix.
Tout en descendant, elle se dit qu'il serait dangereux de passer par la vallée à cause du risque d'embourbement. L'impossibilité de franchir la chaîne de montagnes abruptes sur la droite la persuada de passer par les collines désertiques de gauche.
Comme elle s'y attendait, Marduk acquiesça à son discours les yeux mi-clos. Ils montèrent sur leurs bécanes atomiques et filèrent vers leur destination. Elle passa devant.
Sur le terrain vallonné, leur vitesse diminua substantiellement. Elle en regretta le désert qu'ils venaient de traverser, et cette sensation de puissance quand son appareil fendait l'air et dévorait l'espace à la limite de la rupture. La monotonie du décor donnait l'impression de faire du sur-place, mais le défilement du sol opalin la confortait sur la démesure de sa célérité.
Pour le moment, seules les élévations cachant plus ou moins la tache terne qui leur servait de soleil la distrayaient. À un moment, elle accéléra pour ne plus entendre les cris de joie du deuxième monomotard qui la suivait dans l'ombre démesurée de sa machine circulaire.
Marduk, lui, s'éclatait dans ce nouvel environnement. Il avait failli devenir fou dans l'interminable désert, persuadé qu'il tournaient en rond au lieu d'aller tout droit ; ce qui était bien évidemment impossible puisqu'ils se dirigeaient droit vers le soleil mourant. Mais quand il repensait à cet endroit lisse et monotone dont l'horizon rectiligne et uniforme l'exaspérait, il se disait que s'il existait quelque part un enfer pour la solitude, ce désert devait en être le prototype le plus abouti.
Alors que Jeyh-Lya-Thynn suivait gentiment le lit sec de ruisseaux disparus depuis bien longtemps, Marduk zigzaguait en hurlant comme un fou, montant les pentes les plus douces pour dévaler les plus abruptes à toute vitesse, malmenant ses amortisseurs et affolant ses gyroscopes. Lors des descentes les plus folles, il s'imaginait coiffé de longs cheveux noirs qui se soulevaient jusqu'au firmament, puis s'affalaient tel les ailes d'un corbeau lorsqu'il atteignait les lits de galets pour l'emmener vers une envolée exaltante au-delà des cimes usées.
Le terrain descendait lentement. Jeyh-Lya-Thynn s'en rendit compte quand les vallons ne se contentaient plus de masquer partiellement le soleil, mais entreprenaient de le dévorer complètement. Marduk avait juste allumé son phare pour continuer ses pitreries jusqu'au sommet des reliefs de plus en plus arrondis. Quand la noirceur devint quasi-permanente, il avança jusqu'à la hauteur de Jeyh-Lya-Thynn pour lui parler :
— Faut qu'on s'arrête !
Contrariée, elle secoua la tête. Il lui répondit d'un doigt levé bien haut, un classique de son vocabulaire limité. Elle lui rendit la pareille.
— Juste cinq minutes là-haut ! déclara-t-il en pointant son index.
Puis il accéléra vivement sans attendre la réponse de son interlocutrice. Son feu arrière braqua à gauche puis s'éleva. Jeyh-Lya-Thynn haussa les épaules puis le suivit malgré elle. Arrivée en haut, elle s'arrêta près de lui.
— On fait une pause, dit-il.
— Encore ? T'en as pas marre de t'arrêter à tout bout de champ ? On n'arrivera jamais au bout.
Son regard la transperça :
— Au bout de quoi, au fait ?
Elle haussa encore une fois les épaules et resta sur sa machine.
Le jeune homme descendit de son engin et regarda les alentours. La lueur cramoisie remplissait difficilement un quart du ciel et ne colorait que le haut des collines. Au loin se trouvait une immense chaîne de montagnes qui s'était empalée dans l'œuf agonisant. En regardant ce spectacle fascinant, Jeyh-Lya-Thynn crut voir des rivières de sang s'écouler le long des falaises gelées.
Pour atteindre cet endroit, il leur faudrait traverser cette zone qui ressemblait le plus à ce qu'on appelait autrefois la nuit. Mais depuis bien avant leur naissance, les deux voyageurs vivaient dans un monde au soir permanent qui ne verrait plus jamais d'aube rosée ou de ciel d’été, et dont la prochaine nuit sera éternelle, définitivement.
Une voix plaintive lui rappela qu'il n'était pas seul :
— Aller, on y va ! Je te laisserai faire un gros dodo en haut des montagnes là-bas, d'accord ?
Marduk tenta d'évaluer la distance, mais ne connaissant pas la taille des montagnes et ne voyant pas à un mètre devant lui, il abandonna la moindre esquisse de calcul. Il se résigna d'un mouvement de la tête puis chevaucha son monocycle.
Ils dévalèrent la pente dans un silence de mort uniquement interrompu par les craquements des cailloux écrasés et déplacés par leurs pneus en polymère auto-réparant.
Les ténèbres étaient oppressantes. Jeyh-Lya-Thynn ne pensait pas que l'absence de la faible lumière rougeâtre qui nimbait continuellement sa vie serait aussi angoissante. Elle se surprenait à regarder dans toutes les directions, croyant voir des ombres malignes qui se mouvaient autour d'elle, la suivaient de près pour lui sucer son âme ou dévorer sa chair.
Pour se rassurer, elle se plaçait juste devant Marduk, en plein milieu de son faisceau lumineux. Mais cette manœuvre faisait apparaître sa propre ombre devant elle, telle une porte de noirceur par laquelle pouvait surgir ces choses qui la menaçaient. Cette partie du voyage fut la plus éprouvante pour elle. Il lui tardait de plonger de nouveau son regard dans l'astre presque mort. Il n'y avait que ça pour qu'elle se sente revivre.
Dans cette nuit artificielle, Marduk avait beaucoup de mal à rester éveillé. Le noir permanent était propice à l'endormissement et le faisait somnoler tout en conduisant. Contrairement à la caractérielle psychopathe qui l'accompagnait, il aimait bien faire la sieste, se reposer, prendre son temps. Depuis qu'il voyageait avec elle, il ne l'avait jamais vu pratiquer de genre d'inactivité. La seule raison d'être de cette fille était d'avancer indéfiniment vers le soleil. Il en arrivait à se demander si elle n'avait, ne serait-ce qu'une seule fois, déjà dormi dans sa vie.
Il y avait aussi ce moment étrange dans son sommeil où il se passait de drôles d'histoires amusantes ou effrayantes, mais toujours nouvelles et extraordinaires. Il se les repassait sans arrêt, cela lui rendait le voyage moins pénible, surtout avec cette pisse-vinaigre professionnelle. Quelque part au fond de lui, cette soif inextinguible de vivre ces aventures oniriques où son imagination se ressourçait le poussait à retourner au pays des songes, quitte à se faire houspiller par sa compagne.
Ils mirent un temps incommensurable à trouver un passage praticable dans la muraille de roche qui leur barrait le chemin et la lumière. Les sommets semblaient irradier une aura vermillon qui était aussitôt absorbée par le ciel sombre. Jeyh-Lya-Thynn avait envisagé de contourner le massif, mais il lui était impossible de savoir quel côté serait le plus court, et encore moins ce que signifiait "plus court", car les notions de temps et de distance n'existaient pas pour eux. Marduk tenta de passer par un col plus bas que les autres, mais la pente presque verticale les arrêta à mi-chemin.
À la sixième tentative, ils finirent par atteindre la ligne de faîte de cette chaîne qui les défiait. Marduk déplora la perte de deux kilos de trop lors de cette expédition imprévue. Même si sa combinaison gérait parfaitement la consommation calorique et le recyclage de ses déchets corporels, ses réserves n'était pas inépuisables. À vrai dire, il n'espérait pas retrouver un grenier à nourriture aussi garni que celui qu'il avait vidé avec Jeyh-Lya-Thynn avant le désert vitrifié. Mais le fait de ne pas savoir où et quand se trouverait le prochain lui assombrissait un peu plus l'esprit lors de ces moments de forte dépense d'énergie. Il tenta de ne plus y penser et se réjouit d'avance de retrouver ses mondes oniriques, alors que Jeyh-Lya-Thynn ne pensait qu’à se griller les rétines de cette fausse lumière rouge orangée dégénérée qu'elle poursuivait depuis sa naissance.
Mais pour la première fois de leur périple insensé, cela ne se passa pas comme ils s’y attendaient...
Le soleil avait pris la forme d'une amande et la couleur d'un grenat terne. L'une des pointes s’effilait en courbe vers un monstrueux vortex de noir absolu en une flamboyante spirale de lumière pure. La combinaison leur évita d'être aveuglés en opacifiant la zone qui se trouvait devant leurs cornées.
Mais le plus horrible de ce spectacle concernait la longue langue de terre qui s'allongeait en se mêlant au flux de matière stellaire vers l’insatiable singularité. Devant eux se déroulait la vraie fin du monde, dans toutes les acceptions du terme.
La plaine rocheuse qui s’étalait quatre mille mètres plus bas se déchiquetait en rocs gigantesques. Leurs grincements tristes accompagnaient leur désagrégation due aux puissants effets de marées. Les formidables craquements auraient pu les rendre sourds si leur protection ne s’était pas adaptée efficacement. Plus loin, le monde se déformait progressivement au gré du gauchissement de la structure même de l'espace-temps imposé par le monstre vorace.
— On va tous crever ! hurla de désespoir le jeune homme.
Ses yeux fixaient le spectacle ahurissant, il ne voulait pas y croire. Écroulé à quatre pattes, il tremblait de tous ses membres pendant que ses larmes étaient absorbées par sa combinaison pour être purifiées et réinjectées dans sa bouche. Pourquoi avoir suivi cette connasse, maugréa-t-il. Il aurait préféré vivre sans connaître cette vérité, profiter de la vie, même dans ce monde désolé. Savoir que tout était déjà joué, c'était comme vous enlever le droit à l'espoir, l'innocence, et même celui de rêver. Il s'allongea, catatonique, maudissant l'univers et cette femme qu'il avait fini par aimer un peu à force de la côtoyer.
Jeyh-Lya-Thynn se tenait debout face au monde mourant, fixant l'ultime frontière juste avant l'horizon des avènements.
Comme s'il l'avait attendue depuis des éons, le cadavre du soleil se contracta en un point lumineux puis explosa telle une super nova. Un déluge de lumière et d'ondes électromagnétiques mortelles s'abattit sur la planète torturée. Il n'y eu plus aucune ombre sur le monde. Marduk fut vaporisé sur l'instant.
Jeyh-Lya-Thynn se tenait debout, souriante et les bras écartés, pour embrasser la fin du monde, son éternel amant.
__________________________________
EDIT 1 : fautes et formulations signalée par voile59, Sleepy, Psykokwak (surtout :calin:), Dot Quote, extasy, mais pas WEG (le fourbe :mrgreen:) + changement du nom du type (Kurdam -> Marduk) -> v2
EDIT 2 : com' de Millanox -> v3
EDIT 3 : remarques de spes (1/2)
EDIT 4 : 2 boulettes cosmiques trouvées par Voile59
En vert je kiffe,
En rouge ça m'fait bugguer,
En bleu ça se répète j'crois,
En gras c'est surement des fautes,
En italique j'précise ;)
Bien sur, purement subjectif et non engageant !
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Fiou... Hyper visuel. Hyper réaliste. Le genre d'écriture que je kiffe chanmé grave de ouf. C'est un peu surchargé d'adjectifs, parfois, qui noient l'image plus qu'ils ne la servent. Mais sinon, ça passe bien ;)
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
J'adore ce genre de narration "brutale" où tous les indices, le passé, le futur et les buts des personnages sont distillés en même temps que l'action progresse. C'est cool ;)
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Encore peut-être un peu surchargé d'adjectifs et de virgules, mais le fond est superbe. De la bonne SF !
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Le dialogue fracasse, encore. le reste se lit tout seul, hormis quelques soucis - toujours les mêmes, des tout petits ! (il faut bien dire quelque chose) !
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Salut, je suis psykokwak et je deviens chaud client du texte ! o/
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
T'arrives où tu voulais en venir au début et on sent que ça va se décanter, ça monte bien, c'est cool ;)Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Je ne souligne rien à la fin. C'est juste, à part la petite paraphrase, c''est juste trop cool. Un petit court métrage, où l'on a envie de se demander pourquoi comment quoi etc, et où en fait, le seul moteur, c'est "qui", et "vers où". Et ça suffit à faire un putain d'instantané SF qui mêle vraiment bien poésie et description apocalyptique (c'est pas facile à faire, même si tu fous un peu trop d'adjectifs je trouvs) et personnages tout juste épais pour servir une intrigue métaphorique, onirique. C'est gavé classe, Viv', chapeau bas, merci beaucoup pour ce moment. Ca fait du bien de voir des textes sans trop de fautes, travaillés, réfléchis et muris. La bise ;)
Un gros merci à la volée pour tout le monde, vos com', vos sensations et correction, et ravi que ce texte marche aussi bien :) ; je réponds sur quelques points, le reste sera directement corrigé.
Je ne comprends pas pourquoi tu n'as pas de commentaires.
Moi, j'ai adoré mais je suis fan de science-fiction
Mais plus que ça, j'ai apprécié le style, la façon subtile de poser le caractère de tes personnages.
Quelques fautes de frappes que tu peux facilement retrouver par toi-même.
C pasky m'aiment plus ici (https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Frdv1.dnsalias.net%2Fforum%2Fimages%2Fsmilies%2FSmiley%2FCrybaby.gif&hash=6e1e76a0ba622a53d87a5fab44a4a57c23492f84) (https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Frdv1.dnsalias.net%2Fforum%2Fimages%2Fsmilies%2FSmiley%2FCrybaby.gif&hash=6e1e76a0ba622a53d87a5fab44a4a57c23492f84)
Merci pour ton passage :)
et quelques formulations qui sont peut être un peu maladroites
Mais pour la première fois de leur périple insensé, cela ne se passa pas comme ils s’y attendaient...
heuh, j'avoue ne pas voir comment ça bug, ça :\? (t'écrirais comment, toi ? :???:)
Par contre c' est un peu difficile de prendre au sérieux des protags qui s' appellent Gélatine et Cul de rame, je sais pas si c' est voulu, je suppose que oui, ça m' a fait sourire mais ça aide pas vraiment à se concentrer sur l' histoire.
mon dieu mon dieux mon dieux :aah: Bon, Gélatine/Jeyh-Lya-Thynn, c'était voulu (j'avais même un nom raccourci à la con mais finalement j'ai pas pu le placer à cause de l'ambiance) ; par contre Kudram/Cul de rame/Cul Drame, c'est pas voulu :'( (en fait, j'ai galérer pour trouver des noms de perso à la weg (j'ai honte), j'avais donc pris Marduk (le dieu babylonien en lecture inverse). Effectivement, ça fait un autre jeu de mots qui sur le coup est vraiment naze >< (je vais réfléchir à l'éventualité de le renommer celui-là :-\ ; mais la fille, ça reste comme ça ;))
Le côté je t' aime moi non plus passe assez bien, mais j' ai l' impression (désolé de rester vague) que ça pourrait être mieux exploité. On comprend rapidemment que leur animosité de façade est juste un jeu qui leur sert à dévelloper leur relation mais quand à la fin Cul de rame voit qu' il va perdre Gélatine et réalise qu'il l' aime (enfin en tout cas quand la façade tombe) je suppose que tourné un peu différemment ça pourrait être un peu plus poignant, mais je pinaille.
Mouais, je vois pas trop non plus... :???:
Devant elle, l'astre ovale aux contours indéfinis dispensait une dernière fois son halo moribond avant de s’écraser sur l'horizon déchiré.(gavé d'adjectifs ^^) En contrebas gisait une vallée tapissée de ruines rongées par le temps. Les pentes informes qui la ceignait(ce sont les pentes qui la ceignent, nan ?) se noyaient dans une fange empoisonnée difficilement entretenue par les frondaisons déliquescentes des rares végétaux miraculés.
Jeyh-Lya-Thynn poussa un soupir puis descendit de son promontoire au gré des craquements osseux. Ce qui avait été autrefois un gigantesque tas de cadavres sanguinolents rongés par les radiations cosmiques n’était à présent qu’un amoncellement d'ossements friables, dont la hauteur rivalisait avec les petites collines avoisinantes. À vrai dire, toutes les collines avoisinantes étaient du même acabit.
Fiou... Hyper visuel. Hyper réaliste. Le genre d'écriture que je kiffe chanmé grave de ouf. C'est un peu surchargé d'adjectifs, parfois, qui noient l'image plus qu'ils ne la servent. Mais sinon, ça passe bien ;)
Pour les adjectifs, c'est mon pêché mignon :kei: Va falloir que je fasse un gros travail psychologique pour diminuer la production :chut: (bon j'en enlève un qu'est pas vraiment essentiel, mais les trois autres, juste c'est pas possible quoi :noange: )
Pour le ceignait/ceignent, je suis dubitatif, le texte est au passé, non ; pourquoi mettre un présent ? :-\
Enfin, la répétition de collines avoisinantes est nécessaire pour le rythme et le sens (sans l'adjectif, ça sous entendrait TOUTES les collines, dont celles qui viennent après :huhu:)
par une massive paire de seins(\o/) qui ballottait de concert avec les nombreux bourrelets que la combinaison moulante laissait apparaître.
Pervers :D
J'adore ce genre de narration "brutale" où tous les indices, le passé, le futur et les buts des personnages sont distillés en même temps que l'action progresse. C'est cool ;)
Merci, c'était un des buts de cet exercice :noange:
À un moment, elle accéléra pour ne plus entendre les hurlements extatiques du deuxième monomotard qui la suivait dans l'ombre démesurée de sa machine circulaire.
Mais quand il repensait à cet endroit plat, lisse et monotone dans toutes les directions, dont l'horizon était rectiligne et uniforme à faire peur, il se disait que s'il existait quelque part un enfer pour la solitude, ce désert devait en être le prototype le plus abouti.[/spoiler]
Encore peut-être un peu surchargé d'adjectifs et de virgules, mais le fond est superbe. De la bonne SF !
J'ai fait quelques retouches, y'a bon ? :-\
il imaginait sa tête chauve recouverte de longs cheveux noirs qui se soulevaient jusqu'au firmament, puis s'affalaient tel les ailes d'un corbeau géant lorsqu'il atteignait les lits de cailloux érodés pour l'emmener vers une nouvelle envolée exaltante au-delà des cimes usées et poussiéreuses.(presque chaque nom a son adjectif, lol ^^)
Pareil, remplacements et eradications partielles effectués, y'a re-bon ? :-\
Kudram vivaient dans un monde au soir permanent qui plus jamais ne verra de ciel étoilé, d'aube rosée, ou de ciel bleu d’ été, et dont la prochaine nuit sera éternelle, définitivement.(alors là je dis peut-être une connerie mais c'est un truc "intemporel", en fait, une remarque "générale", donc il me semble que c'est "Dans un monde au soir qui plus jamais ne verrait de ciel étoilé, d'aube rosée, ou de ciel bleu d'été." Là pareil "étoiké-rosée-bleu été ça fait fat. Sinon, putain, le background a de la gueule !
J'ai encore allégé... heuh, ça veut dire quoi "fat" :???: (c'pas gros en anglais ? :\?)
...leurs pneus en polymère intelligent auto-réparant.(mwé... très en dessous du reste, ça !)
bah j'vois pas, faut qu'y fassent le kawa aussi les pneus ? ;D (j'ai viré "intelligent" au passage |-|)
Salut, je suis psykokwak et je deviens chaud client du texte ! o/
Vu le temps que ça me bouffe à répondre et corriger, la note va être salée :jubile:
Elle se surprenait à regarder à droite, à gauche, devant, derrière, imaginait des ombres malignes qui se mouvaient autour d'elle, la suivaient de près pour lui sucer son âme ou dévorer sa chair.(je préfère ton écriture "directe" et épurée à ton écriture plus "virgule et suspendue", perso. Ici les deux me semblent bien en opposition)
j'avais tenté quelques phrases à virgule pour ralentir la lecture justement, mais apparemment ça bugge pas mal. Soit j'ai mal utilisé, soir y'aurait fallu le faire tout le temps, soit... je sais pas... :relou: (quand tu dis en "opposition", c'est "mal" dans ce cas ? :-\) Je trouve pas mal le style "à virgule" pour certaine descrition, ça donne un rythme "martellement", ça devrait bien marcher dans ce cas (ambiance flippante toussa...). Un truc à rebosser dans un autre texte :neutre:
Pour se rassurer, elle se plaçait juste devant Kudram, en plein milieu de son faisceau lumineux. Mais cette manœuvre faisait apparaître sa propre ombre devant elle, une porte de noirceur de laquelle pouvait surgir ces choses qui la menaçaient. Cette partie du voyage fut la plus éprouvante pour elle. Il lui tardait de plonger de nouveau son regard dans l'astre presque mort, il n'y a que comme ça qu'elle se sentirait revivre.(je trouve ça beaucoup moins fluide, on a à nouveau une virgule abrupe comme l'infinitif du premier paragraphe, et perso, ça m'a un peu sorti de l'excellent univers dans lequel j'étais à fond. L'univers et les idées restent excellentes !)
J'ai encore trafiqué mon texte. L'univers et les idées, j'ai tout piqué à WEG, pas de quoi pavaner :D
Kudram avait beaucoup de mal à rester éveillé dans cette nuit artificielle. Contrairement à la caractérielle psychopathe qui l'accompagnait, il aimait bien dormir, se reposer, prendre son temps. Depuis qu'il voyageait avec elle, jamais elle n'avait dormi, ni ne s'était reposée.(la virgule ne sert à rien) Il en arrivait à se demander si cette fille n'avait, ne serait-ce qu'une seule fois, déjà dormi dans sa vie.(quand tu connais la fin, à la relecture, ça c'est excellent)
Ce texte est un excellent somnifère :D
Il y avait aussi ce moment étrange dans son sommeil où il se passait de drôles d'histoires, des fois amusantes, des fois effrayantes, mais toujours nouvelles et extraordinaires. Le noir permanent, propice à l'endormissement, faisait somnoler Kudram pendant qu’il conduisait, ce qui pouvait s'avérer dangereux, il le savait.(gavé de virgules suspendus qui me donnent une impression hachurée)
Encore un effet escargot raté ><+ :'( J'ai fait un gros remaniement dans l'ordre des phrases.
Ils mirent un temps incommensurable à trouver un passage praticable dans la muraille de roche qui leur barrait le chemin et la lumière. Les sommets semblaient irradier d'une aura de vermillon qui était aussitôt absorbée par le ciel sombre.(je dis peut-être une connerie, mais soit "les sommets sont irradiés d'une aura de vermillon, soit ils irradient une aura de vermillon, mais en aucun ils ne peuvent irradier d'une aura de vermillon, nan ?? Cette phrase fait bugguer mon cerveau, l'impression d'un souci ^^)
lol
Kudram se réjouissait de retrouver ses mondes oniriques, alors que Jeyh-Lya-Thynn ne pensait qu’à se griller les rétines de cette fausse lumière rouge orangée dégénérée qu'elle poursuivait depuis sa naissance.(je kiiife certaines phrases qui sonnent trop bien)
Faudrait savoir |-| y'a quand même 4 adjectifs empilés sur lumière :mrgreen:
Jeyh-Lya-Thynn se tenait debout, face au monde mourant. Elle avait été conçue pour ce moment, créée pour atteindre l'ultime frontière, toucher de ses doigts l'horizon des avènements, ne faire qu'une avec l'univers.[/color](pour moi celle là elle est de trop et elle ne sert pas la chute (elle la paraphrase, même).
Comme s'il l'avait attendue depuis des éons, le cadavre du soleil se contracta en un point lumineux puis explosa telle une super nova. Un déluge de lumière et d'ondes électromagnétiques mortelles s'abattit sur la planète torturée. Il n'y eu plus aucune ombre sur le monde. Kudram fut vaporisé en un instant.
Jeyh-Lya-Thynn se tenait debout, souriante, les bras écartés, pour embrasser la fin du monde, son éternel amant.(pour éviter la virgule tu peux limite faire l'inverse : Pour embrasser son éternel amant : la fin du monde. J'sais pas !)
Je ne souligne rien à la fin. C'est juste, à part la petite paraphrase, c''est juste trop cool.
Tu souligne rien mais c'est tout rouge quand même :vaurien: (gueux !)
La fin de ce texte à un passif compliqué. Déjà, il était définivement décidé que la dernière phrase était un mélange de la première et de WEG, heuh, du titre. J'avais envisagé un poème de 3-4 diptyques commençant toujours par l'octo-ritournelle "Jeyh-Lya-Thynn se tenait debout" ; mais j'ai lâcher l'affaire car je ne trouvais de mots alliant mon idée et ce qui avait été écrit (y'avait beaucoup de redite et de vocabulaire commun dans mes premiers jets, donc très peu d'impact littéraire au final). C'est pour ça qu'il me fallait au moins 2 "Jeyh-Lya-Thynn se tenait debout" finaux. D'où la paraphrase maladroite (j'en ai profité pour mettre un peu de BG sans le développer et finalement, ça fait "schpouff" |-|. Y'a que "horizon des avènements" que je voudrait garder :coeur:
Pour ta proposition sur la dernière phrase, je l'ai changé ; mais je reste sur le fait qu'elle embrasse bien la fin du monde, ta proposition inverse le sens, je préfère que le littéral reste dans ce cas, ça va plus avec l'ambiance et mon idée ^^.
Un petit court métrage, où l'on a envie de se demander pourquoi comment quoi etc, et où en fait, le seul moteur, c'est "qui", et "vers où". Et ça suffit à faire un putain d'instantané SF qui mêle vraiment bien poésie et description apocalyptique (c'est pas facile à faire, même si tu fous un peu trop d'adjectifs je trouvs) et personnages tout juste épais pour servir une intrigue métaphorique, onirique. C'est gavé classe, Viv', chapeau bas, merci beaucoup pour ce moment. Ca fait du bien de voir des textes sans trop de fautes, travaillés, réfléchis et muris. La bise ;)
Merci, c'était effectivement un des buts de l'exercice, balancer un monde avec peu d'explications sur le BG et se concentrer sur ce qui doit accrocher le lecteur (où vont-il) sans le frustré (pourquoi ce monde, origine des personnages, de même que leur rencontre, voir leurs motivations). C'est assez casse-gueule (c'est mon premier essai dans le genre), et c'est krôôô cool que ça marche si bien (https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fwww.citysmiley.com%2Fsmiley%2Ffiesta%2Fcotillon07.gif&hash=282a9f1c6c38024a0e3913aa2c8208edb2d0f298)
Grand merci à toi aussi, ça fait du bien de voir des analyses au poil de cul qui dit ce qui est bien/mal et pourquoi :oxo:
J'suis parti sur une impression un peu désagréable, mais je sais pas ce que ça vaut dans le monde réel : commencer par décrire un paysage, je trouve ça ennuyeux et vraiment convenu.
Je sais... Mais depuis que j'ai lu "Le Père Goriot"... (hop 2° couche :D)
Mais après, j'ai trouvé ta narration digne des plus grands romans. Des syntaxes riches et non répétitives ; malgré une ambiance cinématographique visuelle, beaucoup d'implicite (je sais pas si tu vois ce que je veux dire... tu parviens à poser ton décors sans tout dire pour autant, ce qui laisse place à la recherche et à l'interpretation, ça aussi c'est digne d'une écrivaine accomplie).
Normal, j'ai fait du WEG :lecon:
Pour l'implicite, c'est ce que j'ai testé. Pour les monocycles à moteur, d'habitude j'aurais fait une description sur la forme, la couleur (surtout les couleurs lol), la mécanique, la techonogie furutiste à grand renfort de proposition adjectivées (voire très adjectivées re-lol). Là, je me suis contenté de refléchir sur 2-3 mots qui les définirait (alimentation nucléaire, grande roue) et de claqué un simple adjectif (toujours des adjectifs |-|), en l'occurence (atomique et ombre démesurée). En appliquant cette méthodologie, je libère de la place pour les personnages et l'intrigue.
En ce qui concerne les personnages, je suis moins emballé que Sleepy. Mais pour le coup c'est moi qui suis assez difficile et fermé, il n'y a rien de mauvais là dedans je pense, ou en tout cas il y a de quoi en satisfaire quelques uns. C'est juste que les héros badass, même 'mais pas trop', j'en aime quelques uns qui ont posé des bases concrètes, mais je trouve pas que ça vaille le coup d'en faire un stéréotype industriel. (oui, c'est de la mauvaise fois... de toutes façons j'aime pas les badass, j'aime pas les gentils... au bout d'un moment on a fait le tour des personnalités, c'est pas ça le plus important je trouve. ça n'engage que moi).
Là, chui pas d'accord. En quoi ils sont badass :o ? Y'a juste une nana obsédée d'aller au bout du monde et un gros glandeur puéril dans un monde vide et dévasté... Va falloir me dire y'a des badass là-dedans :/ (à moins que je me trompe sur le sens de badass :\?)
Pour la thématique abordée. Originale dans le sens ou ça fait à la fois post apo, pré apo et in apo en même temps. Mais sinon pareil, ça se suffit pas seul (et en l'occurrence j'ai mon compte de satisfaction avec la qualité d'écriture).
Tu voudrais quoi en plus ?
On a déjà relevé la plupart des coquille, je te renseigne juste sur cette faute de temps :
"C'est quand la noirceur est devenue quasi-permanente qu'il se calma puis avança jusqu'à la hauteur de Jeyh-Lya-Thynn pour lui parler :"
Ah ouais quand même :o Elle est comaque, celle-là !
Je retiens donc de ce texte l'excellente qualité de narration et les monocycles à moteur.
Merci à toi ; pour les monocycles, le modèle auquel je pensais est en spoiler ci-dessous :-¬?
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Jeyh-Lya-Thynn se tenait debout, souriante, les bras écartés, pour embrasser la fin du monde, son éternel amant.
:mrgreen: WEG doit être content !
heuh, juste le titre du texte et l'intro aussi c'est signalé/sous-entendu ;D
Sinon, je me suis cassé le cul à essayer de savoir si Jeyh-Lya-Thynn était l'équivalent codé de World End Girlfriend, et Kudram celui de Viviane ; au vu de ta super chute, ça m'étonnerait pas ; mais j'ai pas trouvé :-\ Si c'est le cas, tu veux bien me dire comment tu fais pour passer de l'un à l'autre :noange: ?
:facepalm:
C'est naze |-|
:vaurien: :vaurien: :vaurien: :vaurien: :vaurien:
Personnage féminin fort et taré : check
Personnage masculin faible et pathétique : check
Noms douteux à base de Gélatine et de Cul-drame : check
Descriptions à rallonge aux métaphores foireuses : check
Ciel sans étoiles avec nuit et ténèbres : check
Milieu de texte qui ne va nulle part : check aussi.
Je sais, c'est moi qui t'ai piqué ton cahier des charges :viviane:
J'ai bien kiffé, même si j'ai trouvé les descriptions trop présentes, trop lourdes, trop chargées. Puis j'ai regretté aussi que pour la très grande majorité du texte ce ne soit que deux personnages qui marchent, et que t'ai pas vraiment pris la peine de les développer au final. Mais c'était cool quand même, bien imagé et tout, manque juste plus de travail sur le fond je dirai.
Non Môssieur, ils roulent les personnages, ils ne marchent pas :vaurien:
Comme j'ai déjà dit à Dot, le non développement des personnages était voulu. Il n'y a que toi que ça semble avoir traumatisé, donc ça doit être bon pour l'instant (on verra si dautres com' abordent ce thème).
Pour les descriptions surchargées, je vais faire des efforts mais j'avoue que j'aime bien écrire ce genre de phrase à rallonge bourrées d'adjectifs (c'pas parce que j'aime bien que c'est bien, hein ;) )
Finalement, j'ai décidé de changé le prénom de Kudram à cause d'un jeu de mot moisi (Cul de rames/ Cul Drame :sick: ) que je n'avait pas vu ; le texte passe donc en v2 avec le nouveau prénom (le Marduk originel) et les corrections indiquées.
Merci de votre attention m(_ _)m
Ma déesse primordialeuh :calin:
:)
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Citation de: MillaNox le 10 août 2015 à 15:37:41
Derrière elle, l’immense désert de roche vitrifiée semblait se fissurer au passage de son ombre étique qui s’étirait jusqu’aux confins du monde, tel un spectre malfaisant cherchant à noircir le ciel ténébreux vide de la moindre étoile.
blam ! pour une deuxième phrase qui nous décrit le contexte et l'ambiance, c'est un peu lourd je trouve. + par petites touches ? des formules + directes ds la perception (éviter sembler) ?
J'ai alléger un poil. T'en penses quoi :/ ?
"Derrière elle, le désert vitrifié était fendu en deux par son ombre étique qui s’étirait jusqu’à l'infini, tel un spectre malfaisant cherchant à noircir le ciel ténébreux vide de la moindre étoile."
J'en pense que deux phrases ce serait plus digeste ;)
Citation de: MillaNox le 10 août 2015 à 15:37:41
La combinaison moléculaire transparente qu’elle revêtait depuis toujours soulignait d'un rouge vif la partie ombragée de son corps, rouge qui se muait graduellement en un jaune soutenu vers la partie opposée.
j'ai pas compris :\? c'est transparent ou c'est rouge et jaune ?
humhum. La combinaison est transparente, MAIS, il y a un jeu de lumière (dû à la réfraction / épaisseur) sur les courbes (vu qu'il y a plus de matière à traverser pour la lumière). Si tu as une idée pour reformuler, je prends (paske mine de rien c chô à expliquer lol)
hmmm je sais pas mais c'est pas très visuel. "La combinaison moléculaire transparente qu’elle revêtait depuis toujours s'opacifiait d'un rouge vif sur la partie ombragée de son corps. La couleur se dégradait jusqu'à atteindre un jaune translucide là où le soleil cognait le tissu." ???
Citation de: MillaNox le 10 août 2015 à 15:37:41
Jeyh-Lya-Thynn s'en rendit compte quand les vallons ne se contentaient plus de masquer partiellement le soleil, mais entreprenaient de le dévorer complètement.
ça fait bizarre de passer à l'imparfait alors que t'étais au passé simple au début de la phrase. je pense qu'il faudrait tout mettre au passé simple.
bah pas moi :-\ "Se rendre compte" est bien une "action", tout du moins quelque chose qui se passe sur un moment très court. Pour le reste, c'est graduel. Donc ça tiens plus de la description (une évolution lente), et donc c'est une sorte d'état (évolutif). Le contraste des temps rend compte de la réalité. Le soleil est de plus en plus caché (cette évolution dure x heures) et boum, elle se rend compte "tiens, ça descend !" <- et ça c'est instantané. Donc je pense que l'usage est temps est correct. Tout au passé simple, ça me fait vraiment bizarre, j'ai l'impression de voir les montagnes jaillirent devant le soleil pendant que la nana se dit "oh ! ça descend !). Mon argmentation se tient :\? ?
nan je crois vraiment que ça va pas l'imparfait, mais je te dis ça à l'oreille ;) Mets la phrase au garage pour avoir des avis de grammairien(ne)s au pire ;)
Alors là, j'en sais foutrement rien :\? Ca me semblait clair, pourtant... :-\
Mais dans mon idée, c'est clairement pas un contre-jour. L'idée c'est de voir le rouge du ciel à l'horizon et juste le dessus des montagnes entre l'observateur et le rougeoiement qui est éclairé. Le ciel étant noir et les vallées entre les montagnes plongées dans les ténèbres également. C'est un spectacle assez surnaturel quoi. Donc ma description me semblait correcte. Si tu as un autre idée pour reformuler, j'attends ^^
je crois que ta description est pas assez visuelle alors, là on se gratte la tête pour capter. faudrait peut-être prendre plus de temps pour décrire le truc si tu veux qu'on le visualise :\?
c'est bizarre, mais j'ai tendance à rajouter un "le" en virant le "ce" :D -> "il lui était impossible de savoir quel côté serait le plus court"
C'est grave docteur ? ;D
ouip le "le" passe sans socui :)
Citation de: MillaNox le 10 août 2015 à 15:37:41
Citer
Affalé à quatre pattes,
affalé et à 4 pattes ça va pas très bien ensemble, à quatre pattes y a de la tension musculaire pour tenir la position, que affalé ça suggère un relâchement des muscles. bref, si tu tournes ça en blague salace, tu seras bon pour un smiley vaurien.
Écroulé, c bon ? (c'est vrai que je vois pas trop quel verbe utiliser là :/) mécétépasalass :huhu:
écroulé pourquoi pas, même si c'est pas optimal
wali walou o/
Salut Viviane !
Je te livre ci-dessous des remarques détaillées, principalement sur la forme de ton texte. Elles portent sur la première moitié du texte ; je peux travailler sur la deuxième moitié si tu le souhaites. J'ai essayé de faire des remarques aussi objectives que possible mais, bien sûr, c'est ensuite à toi de faire le tri, de choisir ce qui te semble pertinent, et ce que tu préfères ne pas changer dans ton texte.
J'espère t'être utile.
A bientôt !
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Coucou Viviane !
Je t'avais promis une lecture et j'ai mis un peu de temps ; il m'est arrivé pas mal de péripéties.
Voici donc les commentaires sur la deuxième partie de ton texte. Encore une fois, il s'agit uniquement de mes remarques, même si je les espère aussi objectives que possible. A toi de choisir ce que tu prends en compte ou pas.^^ J'espère t'être utile.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Il y a, dans ce texte, quelques soucis récurrents dont tu pourrais à mon avis débarrasser ta plume sans trop de difficultés. ^^
Pour tes textes à venir, je te conseille, lors de tes relectures, de chasser :
- les verbes pauvres : être, avoir, faire (+ "se trouver" s'il revient souvent)
- les phrases à rallonge ^^ dans les passages d'action, des phrases courtes portent le rythme. Dans les autres passages, les phrases à rallonge dispèrsent l'attention et donnent une impression de maladresse. Attention, une phrase longue n'est pas un problème en soi ; le souci vient de la juxtaposition d'informations (+ adjectifs, descriptions diverses sur les objets présents dans la phrase).
- les problèmes chronologiques dans les phrases (c'est mieux quand une information nécessaire pour comprendre le début de la phrase se trouve effectivement en début de phrase et pas en fin ^^ le problème se fait sentir surtout quand le souci est récurrent)
- le vocabulaire mal employé (un mot employé pour un autre) ou approximatif
- les structures "phrase 1 + et + phrase 2", et les phrases à rallonge portées par des "qui"
De façon plus secondaire :
- les participes présent, à ne garder, à mon avis, que quand tu le veux vraiment
- les accords des pronoms qui se rapportent à un sujet (il, elle, le, etc.) avec le sujet précédent (par exemple, éviter : "Lucas porte un seau. Le seau est troué. Il marche vite." ; l'effet bizarre qu'on rencontre ici étant accentué par des phrases très longues et une accumulation d'informations, où on perd de vue le sujet)
Voilà voilà ; encore une fois, ce n'est que mon avis, et j'espère t'être utile. Bon courage pour ces modifications de forme ! ^^