Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: francissicard le 31 Juillet 2015 à 21:03:34
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Un violon de feu égraine son cristal
Le long d’un cheveu d’ange à l’art divinatoire
Et parfume la nuit friande de victoire
D’un brin de buis mouillé d’une rose en métal.
Des masses de lumière épandant leur étal
Sur le puits infini d’un immense oratoire
Bouillonnent par chaudron dans l’enfer purgatoire
Où règnent le silence et son rire fatal.
D’une étoile de marbre échappant de la fonte
Des arcs en diamants réputés pour leur honte
Brisent de leurs éclairs la vasque des miroirs.
L’univers se tapit sous un dais de dentelle
Et regorgeant de mots se terre par tiroirs
Devant le tremblement de la flamme éternelle.
Francis Etienne Sicard Lundquist ©2011
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Magnifique sonnet !
Je n'aurais pas la prétention d'affirmer le comprendre intégralement, mais je peux dire une chose : tout dans sa forme me plaît. Le choix des rimes, des mots, rien qu'à le lire à demi-voix je me sens transportée.
Au plaisir !
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Salut !
Ton poème est parfait dans la forme ! Il y a de belles figures de style, on retrouve des champs lexicaux, les règles de versification sont parfaitement respectées.
Et sinon, dans le fond, c'est un thème qui me touche habituellement peut mais ton "lyrisme" m'a beaucoup plu !
Donc toutes mes félicitations !
Méga'
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Bonjour,
Je ne dis rien des qualités rythmiques, d'autres l'ont fait. J'ajouterai que, au-delà d'un certain maniérisme, le poème est vraiment porteur de sens.
Pourquoi des points- alors même que ne ponctues pas ailleurs ? Zarbi, non ?
Par ailleurs, mais je suis le seul coupable, le symbolisme précieux de ton écriture m'a un peu aheurté. Je le redis, je suis là le seul fautif.
J'ai eu du mal (sémantiquement) avec cette métaphore: Des masses de lumière épandant leur étal
Et des difficultés phonatoires avec celui-ci: Des arcs en diamants réputés pour leur honte
Au plaisir de te lire.
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Très beau. Inimitable. Des champs lexicaux bien repérables, certes, mais combinés comme s'ils se révélaient à nous pour la première fois. Inquiétante étrangeté ou inquiétante familiarité ? A relire...
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bonjour francis,
puisque personne ne parle du rythme, je m'y colle :
il est tout simplement envoûtant
avec la grâce de tes alexandrins en 6/6 comme on les aime
bon bien sûr, le sens se perd un peu
mais cela n'ajoute-t-il pas du mystère à tes sonnets parfaits ?
j'ajouterais sur ce point qu'ils nous manquent un tantinet...
@ bientôt