Toute la force de l'histoire tient dans cela..... une version soft de sexe et de BDSM
Je propose d'ailleurs à ce titre que le Ministère de la Culture subventionne les romans ayant des conséquences directes sur la libido des lectrices et des lecteurs... Cela permettra à la fois de maintenir notre haut taux de fécondité
Justement Loïc
Toute la force de l'histoire tient dans cela..... une version soft de sexe et de BDSM (avec une pincée de prince charmant)... qui correspond bien mieux aux phantasmes du plus grand nombre des lectrices plutôt qu'une version hard (qui ne plaira qu'à un nombre réduit de lectrices)..
Le livre a dû décoincer pas mal de lectrices qui ont eu envie de pimenter leur quotidien... Il me semble même que le Royaume Uni a connu un pic de natalité dans les deux ans qui ont suivi le succès du bouquin...
Je propose d'ailleurs à ce titre que le Ministère de la Culture subventionne les romans ayant des conséquences directes sur la libido des lectrices et des lecteurs... Cela permettra à la fois de maintenir notre haut taux de fécondité et empêchera notre système de retraite de s’effondrer complètement d'ici vingt à trente ans...
Cela étant, c'est l'un des principaux fantasmes des femmes que de se faire violer par un très bel inconnu.... Il me semble avoir lu cela quelque part, il y a plusieurs années de cela...:o :o :o
Mais c'est un livre populaire dans le sens où il s'en ai vendu un très grand nombre..Effectivement, dans un tel cas, c'est le mensonge qui ressort le plus. Penser par exemple que si Merci pour ce moment... de Valérie-chérie a été lu en grand nombre, c'est parce qu'il était travaillé ; penser qu'un livre qui fait polémique est donc à lire comme "le dernier Goncourt," c'est confondre débat public et littérature.
Et certaines personnes se vantent de l'avoir lu (comme si elles venaient de lire le dernier Goncourt).. (no comment)
En tout cas, aucun de vos commentaires ne m'a donné envie de lire ce livre (je n'ai pas été curieux sur ce sujet-là). Je pense qu'il faut bien distinguer :Voilà,
- Le livre de merde : mal écrit, mal foutu, parfois qui prête à polémique. Je ne sais pas la valeur de ce que reproche Loïc à ce livre, mais il semble que le propos soit particulièrement mensonger : le mensonge (relatif à des sujets importants bien sûr, comme la sexualité) dans les livres est source de violence, effectivement, qui plus est aux yeux de quelqu'un comme Loïc qui ne supporte pas l'apologie du viol (je ne dis pas que c'est le cas dans 50 nuances de Grey, mais il faut bien avouer que ça existe ailleurs, et qu'il vaut mieux le condamner)
- Le livre populaire : c'est-à-dire un livre qui n'est pas un champion, qui n'est pas une "œuvre de référence" mais qui est écrit correctement. L'auteur y fait un très gros travail de création (difficile donc, pas "facile," merci), et les sujets abordés ne sont pas traités avec médiocrité (autrement dit : pas d'appel à la haine)
Maintenant, 50 machins est-il un livre populaire propre et cohérent ? ou bien un machin ridicule et mensonger ? à vous de débattre !
J'adhère à ta version de voir les choses Ben...
Vous parlez tous du livre comme un phénomène populaire, mais pas de ses conséquences sociales et sur le monde du livre qui au final, sont peut être pas si désastreuses que son écriture et ses idées!
(mon dieu je défends 50 nuances, achevez moi :D )J'ai pas d'arme sur moi, là tout de suite, mais bon, tu pourrais te faire écraser par un mammouth !
Au delà du livre en lui-même, il faut voir ce qu'il a pu apporter à la littérature....Alors ça, c'est un très bon argument...
Je sais ce que vous pensez. Mais n'empêche, attardons-nous dessus quelques minutes.
Bon le synopsis vite fait, puisque c'est la coutume :
Anastasia, jeune femme ordinaire, rencontre Grey, jeune homme qui semble être à tout point de vue exceptionnel. Elle n'en revient pas qu'un mec comme lui s'intéresse à une nana comme elle, et croit qu'elle est sur le point de commencer une extraordinaire (et première) histoire d'amour, lorsque Grey lui annonce qu'il tripe dans le BDSM. Après quelques aventures sexuelles pimentées et pas mal de claques sur les fesses, Anna décide de rompre avec son homme parce que décidément, les coups de fouet ça fait bien trop mal. Ainsi s'achève le premier volet de ce qui est, je crois, une trilogie.
Je ne vais pas m'attarder sur le livre, que j'ai trouvé mauvais. Mais je voudrais parler un peu de ce qu'il aurait pu être.
Une petite remise dans le contexte s'impose. Il existe une certaine forme de littérature assez vaste, celle des histoires d'amour à l'eau de rose (suis pas sûr de dire ça correctement), où, invariablement, une jeune femme plus ou moins ordinaire rencontre un homme plus ou moins extraordinaire, et tous les deux arrivent à vivre une parfaite histoire d'Amour avec un grand A. Ce procédé a récemment été repris par S.M, qui semble de plus avoir apporté une innovation majeure, en introduisant un personnage extraordinaire au premier sens du terme : un vampire, d'une beauté surhumaine, d'une force surhumaine, d'une gentillesse surhumaine, et qui brille au soleil. Bref une sorte de mec plus-que-parfait quoi. Du point de vue de l'idée, je suis forcé de dire bravo. C'est un peu comme une nouvelle évolution de ce phénomène littéraire particulier, reprenant ses concepts de base et les sublimant. Malheureusement, son application est déplorable, enfin à mon avis bien sûr. Chacun a le droit de lire ce qu'il veut après tout.
Mais c'est justement parce que je trouve Twilight nul que j'ai été tout d'abord été intéressé par 50 shades. Les similitudes entre les deux œuvres sont frappantes, et je pense même avoir entendu dire que 50 était à la base une fanfic de Twilight. A ce détail près, évidemment, que le mec est un profond détraqué. Et c'est là que je m'étais dit bravo. Rendez-vous compte : avec toutes ces histoires d'amour sans queue (...) ni tête, tous ces clichés, toute cette fausse propagande d'un bonheur surréaliste qu'on force les lectrices à consommer, voilà que débarque une fille qui semble crier : "Stop ! Arrêtez de nous prendre pour des idiotes ! Comment pouvez-vous nous vendre ces absurdités !" Et voilà qu'elle écrit une histoire au sujet d'un mec beau, riche, viril ; bref le mâle Alpha par excellence. Et ben vous savez quoi ? Monsieur parfait est un putain de pervers qui prend son pied quand vous êtes à ses pieds, brisant ainsi une bonne fois pour toutes le mythe de l'homme idéal. J'avais cru à un texte génial, mordant d'ironie. Comprenez mon enthousiasme ! Et puis ma désillusion !
Car il s'est avéré qu'après-tout, le roman n'était rien de plus qu'une simple histoire de cul. Loin d'être rebutée, Anna en est arrivée à apprécier de se faire torturer.
Bref, ça aura été pour moi une immense déception, justement parce que j'en attendais beaucoup, de ce livre.
Vraiment, je trouve que c'est dommage, et qu'il avait un incroyable potentiel.