Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Dewen le 09 juin 2015 à 13:48:47
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Salut !
Voici le texte que j'avais envoyé pour le BT ^^
Amusant, tout le monde attribuait ce texte à Rain ^^
Je ne sais pas trop d'où m'est venue l'idée ^^
Le texte est peut-être un peu cliché mais l'important c'est que je me suis amusée en écrivant ce texte ^^
Bonne lecture :) !
Il était une fois un loup. Il vivait seul, loin des grandes meutes, tout d'abord rejeté par les siens puis, s'étant fait à la solitude, préférant la compagnie du silence de la nuit. Il avait un doux pelage bleu et des yeux de saphir. Grand, fin, rapide, il aimait chasser seul. Le loup se nommait Syllan.
Syllan aimait la Lune. Chaque soir, lorsque la chasse commençait, il la saluait puis partait, accompagné par cette Dame. Il connaissait tout d'elle. Elle était comme une mère pour lui. Elle le nourrissait et il l'aimait en retour.
Un jour qu'il chassait, à la poursuite d'un élan, près d'un lac, il vit une inhabituelle forme blanche. Elle allait tout faire rater ! Il reconnut la silhouette d'une louve. Ses yeux bleus étaient magnifiques. Elle s'approcha doucement de l'élan, dans un plus grand silence et, d'un coup de dent, l'égorgea.
Syllan bondit de sa cachette.
« Eh ! Cet élan est à moi !
- Non. C'est moi qui l'ai tué. Donc il m'appartient, répondit la louve.
- S'il te plaît, ça fait trois jours que je le traque ! J'étais sur le point de le tuer !
- J'accepte de partager si tu m'offres ton nom. »
Syllan, étonné, répondit tout de même, la faim au ventre :
« Je me nomme Syllan. Et toi, qui es-tu ? Pourquoi me demander mon nom ?
- Car je n'en ai point. Et j'aimerais en avoir un.
- Comment ça ? demanda le jeune loup, soudain intéressé.
- Je ne sais pas. On ne m'en a jamais donné. Je vis seule depuis toujours et je n'ai jamais pensé à avoir un nom. Jamais pensé à en trouver. Et voilà que je te vois, j'ai l'impression que nous sommes pareils, différents des autres.
- Je peux t'aider à trouver un nom !
- Pourquoi pas… »
C'est à ce moment qu'un Homme arriva. Il avait de longs cheveux et une barbe. Il était – d'après ce que Syllan savait des Hommes – richement vêtu. Une épée pendait à son côté. Son Cheval portait une arbalète et des flèches.
« Cours ! dit la louve. »
Syllan ne réfléchit pas. Il se mit à courir. L'Homme les avait vus. Il sortit l'arbalète de la selle de son Cheval. Pauvre animal. La Louve et Syllan ne firent qu'un. Ils filèrent à-travers les bois, à la recherche d'un endroit où fuir. Ils savaient tous deux les armes des Hommes mortelles.
L'issue de la poursuite semblait inévitable désormais. Les deux loups couraient, couraient, volaient à-travers les bois. Mais le Cheval était plus rapide. Il gagnait du terrain. Malgré tout, les deux ombres de la nuit continuaient à courir. Ils avaient l'avantage de la surprise. Leurs poursuivants ne savaient où ils allaient.
Le jour vint. Ils crurent leur calvaire achevé. Ce n'en était que le début. En effet, quelques heures après le lever du jour, de nouveaux Hommes arrivèrent, appelés en renfort par le riche Humain. Ils n'aimaient pas les Loups. Ils les traquaient. Les haïssaient depuis toujours.
Alors les deux Loups continuèrent à courir, plus vite que jamais, plus vite que le vent. Toujours plus loin. Sans doute au-delà des terres des Hommes. Mais ceux-là ne cessaient de les poursuivre. Soudain, ils arrivèrent en haut d'un ravin. La Nuit était là, la Lune n'était pas avec eux ce soir-là. Seules les Étoiles venaient éclairer faiblement le ciel.
Syllan recula. Il avait peur de tomber. Peur des Hommes. Peur de cette chose qu'ils appelaient mort. Et puis… Tant pis. S'il devait mourir, il le ferait. Pour la Louve. Parce qu'elle devait vivre. Peu à peu, les jours et les nuits passés ensemble avaient renforcé leurs liens. Syllan éprouvait une chose qu'il ne connaissait auparavant pas. L'affection. L'Amour. L'attachement. Il était prêt à mourir pour la femelle. Aussi, lorsque les Hommes débarquèrent, sur leurs Chevaux, face à eux, il se mit à grogner en montrant ses dents. La Louve était derrière.
« Va t'en ! lui dit-il.
- Non. Je reste avec toi. Même si je dois… »
Elle s'arrêta. Un Homme lui avait fiché dans le poitrail une flèche. Immense. Les Hommes s'en allèrent avec leurs sourires de sadiques. Leurs dents blanches. Syllan les aurait bien poursuivis. Mais à quoi bon ? Qu'était-il face à eux ? À leurs armes ? Rien du tout. Il s'approcha de la Louve.
« Reste avec moi, grogna-t-il.
- Non, c'est trop tard, répondit la Louve. »
Du sang s'écoulait comme une rivière de sa poitrine. La Vie la quittait. Pourquoi ? Pourquoi avait-il fallu qu'ils se connaissent ? Le Monde était-il si cruel ? Pourquoi ?
« Je vais mourir, dit simplement la Louve.
- J'aurais voulu que tout cela n'arrive pas.
- Mais c'est arrivé.
- Tu sais, quand on s'est connus, au début, on… »
Elle poussa un cri d'agonie.
« On voulait me trouver un prénom, poursuivit-elle.
- Mais…
- Tu as trouvé un prénom ? »
Le monde était absurde. Elle mourait et lui, impuissant, lui offrait un prénom.
« Il y en a bien un, mais ce n'est pas le moment de…
- Je veux mourir en ayant un prénom… S'il te plaît… Je veux m'en aller en étant quelqu'un.
- Je… Je veux t'appeler comme mon premier amour. Il me semble que c'est ainsi qu'on l'appelle.
- Tu m'as dit que tu n'avais jamais connu de gens qui t'apprécient.
- Oui, mais c'est un amour différent. Elle a presque toujours été là pour moi. Je veux t'appeler Lune.
- Lune ? C'est un beau nom…
- Regarde les étoiles, elles brillent.
- C'est si beau… »
Lune regarda affectueusement Syllan. Il lui rendit son regard. Elle était reconnaissante. Il avait fait ce que personne n'avait fait auparavant. Il l'avait aimée et non rejetée. Il lui avait donné un nom. Un nom magnifique. Et il l'avait aimée.
« Syllan ?
- Oui ?
- Je m'en vais. Je rejoindrai les étoiles.
- Non, reste avec moi ! »
Lune poussa un dernier soupir. La Vie la quitta. Syllan poussa un hurlement de détresse. De rage. De tristesse. Lune était partie. À jamais.
Ainsi se termine l'histoire du loup Syllan, le loup bleu de nuit qui aimait la Lune. On raconte qu'encore aujourd'hui, il hurle sa détresse et son amour dans les champs et les bois. Et l'on raconte que par moments, une autre plainte se joint à la sienne et que leurs voix ne font qu'une, que le fantôme de Lune accompagne l'esprit de Syllan et qu'ensemble, rien ne leur est impossible.
J'espère que la lecture vous a plu :) ! Je m'en vais de ce pas relire vos textes ^^
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Salut !
Bonne lecture en effet ! :D
C'est un très joli conte, doux et poétique. Je ne sais pas trop quoi dire d'autre à part que j'ai aimé. Je n'ai aucun commentaire négatif à faire ! ^^
(Un jour, je ferais des commentaires très détaillés et constructifs. :mrgreen:)
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Salut Yöda :) !
Merci alors :) !
(Un jour, je ferais des commentaires très détaillés et constructifs. :mrgreen:)
C'est tout un art :mrgreen:
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Bonjour Dewen !
deux-trois petits trucs d'abord :
dans un plus grand silence
Je ne comprends pas trop...
Car je n'en ai point
Ça ne se dit pas trop, oralement : on dit simplement "parce que".
Et puis au début du texte ta louve aimerait avoir un "nom" et à la fin tu insistes sur le mot "prénom"... c'est rien mais c'est pas trop raccord.
A part ça rien à dire sur ce petit conte un peu manichéen... mais c'est un conte. :) je pense que tu pourrais travailler un peu tes dialogues : le premier est un peu puéril, mais c'est pas facile de trouver le bon ton.
Sinon narration impec et je n'ai pas vu de fautes monstrueuses...
Merci pour ce gentil texte.
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Salut D,
dans un plus grand silence et, d'un coup de dent
"le plus grand" ? / dents ?
La Louve et Syllan ne firent qu'un
ca m'a paru bizarre ici, comme ça mais me demande pas pourquoi !! :noange:
filèrent à-travers les bois
euh ... pourquoi ce trait d'union ?
par le riche Humain. Ils n'aimaient pas les Loups. Ils les traquaient. Les haïssaient depuis toujours.
les pluriels ne sont pas logiques ;)
les Hommes débarquèrent, sur leurs Chevaux
pourquoi la majuscule à "chevaux" ?
Et j'aime ton texte comme à mon habitude ;)
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Salut Gage :) !
Je ne comprends pas trop...
Je voulais dire "dans le plus grand silence" en fait ^^
Ça ne se dit pas trop, oralement : on dit simplement "parce que".
Je vais faire ça ^^
Et puis au début du texte ta louve aimerait avoir un "nom" et à la fin tu insistes sur le mot "prénom"... c'est rien mais c'est pas trop raccord.
Alors je mets "prénom" ^^
A part ça rien à dire sur ce petit conte un peu manichéen... mais c'est un conte. :) je pense que tu pourrais travailler un peu tes dialogues : le premier est un peu puéril, mais c'est pas facile de trouver le bon ton.
Sinon narration impec et je n'ai pas vu de fautes monstrueuses...
Merci pour ce gentil texte.
Oui oui c'est un conte donc le but était quand même de simplifier ^^ Si j'avais écrit ça du point de vue des hommes ça serait pas pareil ^^
Je dois travailler les dialogues ^^
Pas de quoi et merci pour les compliments :) !
Salut Abby' :) !
euh ... pourquoi ce trait d'union ?
Parce que... Je sais plus ^^
Peut-être que j'ai l'habitude de mettre un trait d'union à ce mot ^^
les pluriels ne sont pas logiques ;)
J'ai relu... Tu as raison ^^
pourquoi la majuscule à "chevaux" ?
Accès de folie majusculaire :D
Et j'aime ton texte comme à mon habitude ;)
Merci :) !
(PS : tu posteras ton texte :) ?)
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A cause de toi je flood mais quel texte ?
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Celui du BT ^^
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mais... j'en suis pas fière de ce texte ^^
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Le loup se nommait Syllan.
tu fais une répétition de loup, pourquoi ne pas commencer en disant, il était une fois un loup nommé Syllan ?
Syllan aimait la Lune. Chaque soir, lorsque la chasse commençait, il la saluait puis partait, accompagné par cette Dame. Il connaissait tout d'elle. Elle était comme une mère pour lui. Elle le nourrissait et il l'aimait en retour.
répétition de "aimait"
Un jour qu'il chassait, à la poursuite d'un élan, près d'un lac, il vit une inhabituelle forme blanche. Elle allait tout faire rater ! Il reconnut la silhouette d'une louve. Ses yeux bleus étaient magnifiques. Elle s'approcha doucement de l'élan, dans un plus grand silence et, d'un coup de dent, l'égorgea.
répétition d'élan, sa proie ?
Syllan bondit de sa cachette.
hors de sa cachette ?
- S'il te plaît, ça fait trois jours que je le traque ! J'étais sur le point de le tuer !
cette phrase bof il fait un poil lopette,
« Je me nomme Syllan. Et toi, qui es-tu ? Pourquoi me demander mon nom ?
nomme/nom
Son Cheval portait une arbalète et des flèches.
Plutôt dire que sur le cheval il y a arbalète et flèches sinon je visualise un cheval prêt a tirer :p
Les deux loups couraient, couraient, volaient à-travers les bois.
couraient et volaient serait déjà assez je pense
surtout que tu remet un courir derrier
Le jour vint. Ils crurent leur calvaire achevé. Ce n'en était que le début. En effet, quelques heures après le lever du jour, de nouveaux Hommes arrivèrent, appelés en renfort par le riche Humain. Ils n'aimaient pas les Loups. Ils les traquaient. Les haïssaient depuis toujours.
répétition de jour
. Peu à peu, les jours et les nuits passés ensemble avaient renforcé leurs liens.
Là je t'avoue que pour moi c"était encore la meme nuit ...
Elle s'arrêta. Un Homme lui avait fiché dans le poitrail une flèche. Immense. Les Hommes s'en allèrent avec leurs sourires de sadiques. Leurs dents blanches. Syllan les aurait bien poursuivis. Mais à quoi bon ? Qu'était-il face à eux ? À leurs armes ? Rien du tout. Il s'approcha de la Louve.
Pourquoi ils s'en vont ?
Ainsi se termine l'histoire du loup Syllan, le loup bleu de nuit qui aimait la Lune. On raconte qu'encore aujourd'hui, il hurle sa détresse et son amour dans les champs et les bois. Et l'on raconte que par moments, une autre plainte se joint à la sienne et que leurs voix ne font qu'une, que le fantôme de Lune accompagne l'esprit de Syllan et qu'ensemble, rien ne leur est impossible.
on racontex2
J'ai aimé c'était joli et poétique, un peu moins de répétitions et ce sera good !
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Il vivait seul, loin des grandes meutes, tout d'abord rejeté par les siens puis, s'étant fait à la solitude, préférant la compagnie du silence de la nuit.
La succession de virgules n'est pas hyper heureuse. Pareil pour les participes présents qui sont plutôt à éviter, d'autant plus côte à côte.
Syllan aimait la Lune.
Ca commence là. Un peu bof toute la rimbambelle de majuscules pour désigner des choses communes.
Un jour qu'il chassait, à la poursuite d'un élan, près d'un lac, il vit une inhabituelle forme blanche. Elle allait tout faire rater ! Il reconnut la silhouette d'une louve. Ses yeux bleus étaient magnifiques. Elle s'approcha doucement de l'élan, dans un plus grand silence et, d'un coup de dent, l'égorgea.
Ce passage me gêne mais je saurais pas trop dire pourquoi. Sans doute un peu lourd.
Son Cheval portait une arbalète et des flèches.
Des carreaux, pour une arbalète
Il sortit l'arbalète de la selle de son Cheval.
Sortir de la selle ?
Elle s'arrêta. Un Homme lui avait fiché dans le poitrail une flèche. Immense. Les Hommes s'en allèrent avec leurs sourires de sadiques. Leurs dents blanches. Syllan les aurait bien poursuivis. Mais à quoi bon ? Qu'était-il face à eux ? À leurs armes ? Rien du tout. Il s'approcha de la Louve.
Qu'ils partent sans tuer les deux ou sans récupérer la peau de la louve n'est pas crédible.
Y a de l'idée dans la fin mais je crois qu'il faudrait plus la mettre dans le ton de l'histoire, plutôt que de l'en sortir pour la raconter autrement.
J'ai pas été très fan. L'idée n'est pas mauvaise, quoi que traitée peut-être un peu facilement. Je pense qu'il faudrait travailler un peu plus le tout, ça pourrait éventuellement donner quelque chose de correct. Là ça me semble un peu brut.
Bon courage.
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Coucou Dewen!! :)
Happy gibet!! :mrgreen:
Ce texte est simplement merveilleux!!! :coeur: :coeur: J'ai eu le cœur en miettes a la fin, mais j'ai apprécié chaque moment!!
Merci pour cette magnifique histoire! ;)
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Salut Salut
Son Cheval portait une arbalète et des flèches.
sans majuscule non ? c'est bizarre sinon
son Cheval.
Idem. C'est peut être volontaire, mais t'as pas l'air de dire ça dans les réponse à commentaires
par le riche Humain.
Je saurais pas trop dire pourquoi mais je trouve ça bizarre que d'un coup il soit important de qualifier l'humain de riche
L'affection. L'Amour. L'attachement
Tu as une utilisation de la majuscule que je trouve vraiment étrange. Pourquoi à certains concepts et pas à d'autres ?
Vie
Pourquoi l'italique ?
Je vais rejoindre un peu loic. je trouve que finalement ça va très vite. ne serait que l'amour que ce porte les deux loup ben c'est un peu esquissé rapidement. Le coup de la personne qui cherche un nom, sans être très original c'est plutot sympa. Et du coup oui, y a de l'idée dans la fin.
Mais si c'est la louve qui devient la lune. La premiere lune qu'il voit c'est qui ,
enfin voilà ce que je peut en dire. Quoiqu'un peu "brut comme dit loic", ça reste fort sympathique.
merci pour ce texte
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J'aime beaucoup! J'avoue que j'en ai même eu les larmes aux yeux :( Bref, belle écriture, belles émotions. La seule chose qui m'a accrochée c'est
Syllan éprouvait une chose qu'il ne connaissait auparavant pas.
...qu'il ne connaissait pas auparavant. Je trouve que ça se dit mieux.
Merci pour ce texte, ça fait changement.