Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Kathya le 12 Décembre 2008 à 23:03:50
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Pour les rares qui m'ont déjà lue, ce texte est celui qui m'a influencée pour écrire l'autre (et pas l'inverse^^).
(J'ai rechangé pas mal de virgules pour ne pas lancer un deuxième débat ici, bien que ce texte là était bien moins touché par mon attribution égocentrique des virgules. :-[)
Je ne trouve pas le thème particulièrement révolutionnaire, mais je l'ai écrit pour répondre à un sujet du genre "une nouvelle sur les loups", ce qui m'obligeait bien à parler de ces charmantes bêbêtes. :D
La principale source d'inspiration de ce texte est... mon cours d'éthologie, et des considérations assez pragmatiques sur les relations sociales entre animaux. ::)
Affaire de loups
Merveilleux. Ainsi était-il, le Dominant, le plus fort d’entre nous. Fasciné, obnubilé, calciné par la flamme brillant au fond de ses yeux sombres, seul éclat d’obsidienne sur son pelage de neige rougi de sang, je contemple sans jamais m’en lasser le spectacle de ses crocs fendant la chair. Sans avoir osé songer à troubler la paix de son repas, mes pattes malgré moi avancent lentement. Presque un trébuchement, un faux-pas. Comme un papillon ne pouvant résister à la chandelle qui brûlerait ses ailes, je m’approche encore. Un pas de trop.
C’est alors qu’il se retourne, babines retroussées, la rage dans ses yeux de perle noire, immobile, inébranlable, campé sur ses quatre pattes plus sûrement qu’un chêne sur ses racines. Pas un grondement, non. Pas un cri, pas un geste. Et sans réfléchir plus avant, je m’écroule devant lui, lui présentant ma gorge nue, offrant ma vie, sûr qu’il ne la prendra pas. Sûr ? Peut-être pas. Mais sans cela que me resterait-il ?
Il me renifle. Un frémissement me parcourt tandis qu’une goutte de sang quitte son museau pour tomber sur mon corps, dernière larme chaude d’une biche foudroyée dans sa course. La meute nous observe, je sens les regards pesants de mes frères. Il me dédaigne et tout est dit. Il reprend son repas et nous les regardons manger. Car depuis, la Dame l’a rejoint. Perle de blanc et d’argent elle aussi, mais ses yeux sont d’or. Son cœur aussi, pour sa meute, pour les louveteaux qui courent en son sillage. Pour Lui aussi peut-être. Mais pour nous et pour les autres, je me garde de trop me fier à son regard étincelant, et d’oublier que les griffes à ses pattes comme aux miennes jamais ne se rétractent.
Ils mangent lentement, ces seigneurs des bois. Puis se redressent et partent au cœur de leur domaine.
Nous mangeons avec hâte comme le veut notre rang. Sans rien laisser derrière nous, que la neige écarlate, preuve criante du festin et du meurtre.
Tandis que je m’éloigne, honteux et tremblant encore de ma folle hardiesse, me frôle la silhouette d’une compagne d’avant. Jadis confidente de mes jeux, de mes rixes, elle gronde désormais sitôt que j’essaye de manière trop ouverte de me rapprocher d’elle. Le reproche dans ses yeux me blesse cruellement. Elle ne sait, je le vois, quelle démence m’a prit. Je ne le sais pas plus. Et ne désirant m’attirer davantage ses foudres, je l’évite. Bien qu’il me soit cruel de renoncer à elle.
Mais il ne nous est pas donné de perpétrer notre sang. Voudrais-je l’oublier que le rappelle à ma mémoire le spectacle affolant de ces deux fourrures d’argent se mêlant furtivement, tandis que la Dame, de ses griffes, de ses crocs, cherche à Lui échapper. Nous regardons impuissants et jaloux. Jaloux car, enfin, la Dame cède, et le laisse réclamer son dû. Jaloux, car depuis bien trop de saisons nos frères prennent les tons de la neige, bannière étincelante de l’hiver. Car fauve est ma robe, de même que celle de ma sœur de cœur, et celle de nombres de mes frères. Et tandis que la meute regarde et songe, son regard allant de nos chefs aux plus jeunes, mes frères et sœurs aux poils noirs ou gris se mettent à hurler. A hurler à la lune montante qui, par sa simple couleur, ne peut qu'être complice de cette espièglerie. D’autres les rejoignent. Cris de frustration, de joie ou de lamentation ? Je ne sais pour mes frères, mais bien vite la fierté l’emporte face à l’envie, et je hurle pour la meute. Pour que perdurent les miens. Et qu’importe au final, la couleur de leur poil.
Un autre jour, une autre chasse, la proie s’enfuit, plus massive, plus forte. Nous ne pouvons plus faire la fine bouche, maintenant que les jours sont courts, et froides les nuits. Le cerf s’échappe, et son pas lourd marque la neige profonde sans révéler pour autant le tapis d’herbe et de feuilles. L’ai-je rêvé ? Je ne sais pas. Toujours reviennent les beaux jours, ou l’ai-je rêvé cela aussi ? Qu’importe. Nous courons, la proie s’échappe. La fatigue dans mes muscles, mes articulations raides, le froid mordant à ma poitrine, je chasse tout cela pour mieux chasser ma proie. La Dame s’élance, plus rapide que moi, plus rapide que nous tous, saisit à la gorge le cerf majestueux, et déjà lui dessine un collier sanglant. Et nous les rejoignons, courant d’autant plus vite que la proie est acculée, et notre repas presque acquis. Je fonds sur son flanc. Le Dominant s’élance, mais un sabot le cueille, furieuse et ultime revanche du malchanceux animal, qui déjà s’effondre sous mes coups et ceux de mes frères et sœurs.
Il ne vit plus. Je ne parle pas du cerf. Une proie est une proie, elle ne peut que mourir. Ou parfois s’échapper. Mais on ne parle pas non plus de la proie qui s’échappe. Mais Lui. Sa fin, comment l’admettre ? La chose est tellement improbable, brutale et irrévocable qu’un long silence, troublé simplement par les souffles haletants de la meute, s’installe. La Dame, plus vive ou plus courageuse que nous peut-être, comprend. Et malgré la proie sous ses griffes, elle se lève et va renifler la dépouille. Elle hurle. Et nous hurlons. Mort et désolation. Car est mort le plus grand d’entre nous.
La Dame mange. Et nous la regardons faire. Une fois de plus je m’avance. Aussitôt je m’arrête, voyant que la Dame se retourne, ses yeux d’or me transperçant de part en part. Elle m'ignore et reprend son repas. Elle n’en a que faire, cela ne la concerne pas, c’est affaire de loups, non de louves. Mes compagnons me regardent. L’un d’eux fend les rangs. Je fais un pas vers lui, il s’aplatit, réclamant ma clémence. Un autre s'y risque, je le fais reculer. Tous ils s’inclinent. La Dame a terminé, elle m'observe, l’éclat de l’amusement étoilant ses yeux d’or.
La faim me taraude et je l'apaise, sous le regard de mes frères. Ils attendent. Comme je l’ai fait tant et tant de fois avant eux. Je me retire et ils s’ébranlent.
Je rattrape la Dame. Là-haut sur la butte, à l’abri d’un tronc tombé depuis deux ans déjà, nous surveillons, elle et moi, notre territoire. Et de temps à autres, elle accorde un regard à la meute en contrebas. Tandis que je ne peux en détacher les yeux. Je suis encore frappé par notre perte. La Dame, non. Elle a déjà vu mourir d’autres de ses compagnons.
J’aperçois ma sœur au pelage fauve, et je dévale la pente, oubliant un instant la Dame aux yeux d’or. Je m’avance vers elle, et elle ne fuit pas. Mais mon cœur se brise en la voyant fléchir devant moi, un fin gémissement de terreur sortant de sa gorge gelée. Me voulant rassurant, je lèche son pelage brun. Lentement se relève ma sœur d’autres temps. Et surgit sur son flanc la Dame courroucée. Grondant vers l’importune qui ose briguer son rang. Et la louve de nouveau, devant la Dame s’incline. La Dame la laisse aller, mais la rage ne meurt pas. Elle brille même, éclatante et tenace, au fond de ses yeux d’or.
Me tournant vers elle je proteste, et elle n’écoute pas. Affaire de louves où mon avis compte pour si peu. Ou pour rien. Un grand loup noir s’avance. Repu et sûr de lui. Bien qu’il se soit incliné, il est sûr désormais, c’est ma place qu’il convoite. Je ne fléchis pas. Lui non plus. Il gronde. Je montre les dents. Il me mord à l’oreille, mes griffes taillent son ventre. Nous tournoyons lui et moi, éclaboussant de neige la meute qui nous observe. Et finalement il se soumet. Je lèche sa plaie et tout est dit. J’ai gagné. Je suis le Dominant.
Mais personne n’apaise la douleur du Dominant. Ma Dame s’y essaye. Maintes fois je la repousse. Il lui faudra, je le crains, toute une nuit de patience pour nettoyer le sang de mon oreille. Son regard apaisant, presque plaintif me trouble plus que tout. Nous voilà tous deux au-dessus de la meute. Et pourtant nulle joie, nulle paix en cela. Elle sait mieux que moi, que nous avons perdu. Que le prix à payer pour rester au sommet trop chèrement se paye. Qu’aux aléas du sort et aux griffes de la meute, nous cèderont un jour. Qu’au mieux nous nous inclineront, reprenant notre place d’ombre parmi les ombres. Et qu’au pire, la mort nous prendra, sûrement, lentement, par les blessures de nos frères, par cette jalousie qui trouve patiemment le chemin de leur cœur. Ils voudront notre place et, par une égratignure, par d’autres, jour après jour, ils scelleront sans pitié notre fin. La Dame sait cela. Et c’est pour cette raison sans doute, qu’elle cherche tant à lécher mon oreille ensanglantée. Et tandis que je cède un instant, à son incessante demande, j’ai envie de lui demander : pourquoi. J’ai perdu ma sœur de cœur, et mes frères et sœurs, si lointains qu’ils me sont désormais. Ils fomentent contre moi, rêvent du jour de ma perte, aspirent à être moi. J’entretenais un rêve et il s’est effondré. Je chassais une chimère et venimeuse est sa chair sous mes crocs.
Pourquoi ? Pourquoi tout cela ? Pour être au-dessus des autres, perchés au sommet de notre territoire ? Pourquoi m’aider si elle sait que je risque de mourir tôt ou tard, et plus sûrement tôt que tard ?
La Dame s’arrête et se dresse sur ses pattes, comme si mon agitation intérieure la dérangeait tout autant que mes coups de museau. Et dans la tendresse infinie de ses yeux aux iris veinés d’or, je trouve ma réponse.
Pour que coure sur la neige la meute à tout jamais, plus tenace et plus forte, unie sous un seul règne, sous le regard clément de loups fauves aux yeux d’or.
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C'est vraiment beau! J'aime beaucoup! Les descriptions, le ton, la fluidité du texte.
Ce texte m'a beaucoup touché, par sa réalité, sa poésie, la chute, les personnages surtout, ces animaux que j'apprécie énormément. Tu leur forges une identité, une réalité, avec cette hiérarchie de dominant, de dominé, ce concept de meute, de frères et sœurs.
Bref, un récit que j'ai adoré!
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Je plussoie Plume
C'est vraiment un très beau texte^^
tu.... comment dire ? tu rends bien l'émotion, c'est vraiment étrange, c'est très touchant
bref, j'aime beaucoup :)
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Merci ^^
J'ai eu du mal à trouver ce compromis qui me semble toujours étrange, je voulais pas les rendre trop humains, mais pas non plus les dénuer de sentiments, de substance...
Enfin au moins c'est pas complètement raté ;D
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Son cœur aussi, pour sa meute, pour les louveteaux qui courent en son sillage.
on ne dit pas plutôt "courent dans son sillage" ? (je ne suis pas sûre de moi)
Voudrais-je l’oublier que, le rappelle à ma mémoire le spectacle affolant de ces deux fourrures d’argent
étant donné que les virgules sont "normales" dans le reste du texte, la virgule après "que" doit soit être supprimée, soit être mise avant le "que"
La Dame s’élance, plus rapide que moi, plus rapide que nous tous,
j'aurais bien supprimé le "tous" pour qu'on ait le même rythme plus rapide que moi/plus rapide que nous
Et n’osez pas me faire l’affront de croire que je parle de ma proie.
j'aime moins que le reste
J'aimeeeeeeeeeeeuh >< je vais finir par devenir jalouse
(J'ai rechangé pas mal de virgules pour ne pas lancer un deuxième débat ici, bien que ce texte là était bien moins touché par mon attribution égocentrique des virgules. Embarrassé)
Tu sais, on a l'habitude des textes expérimentaux ici, si tu mets un petit commentaire en début de texte (quoique c'est même pas utile) ça passera parfaitement, et il y a même de bonnes chances que ce soit apprécié :P
Bref, j'ai trouvé que c'était un très beau texte. Pas grand chose de négatif à dire. Ta prose est... :coeur: Tu retranscris vraiment bien les émotions.
Bon. J'attends tes autres textes. Tu as le devoir d'écrire. Sinon, direction les geôles :-¬?
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-Je suis sûre qu'on dit "dans son sillage" ^^ La question ça serait plutôt : A-t-on le droit de dire "en son sillage" ? ::)
Et j'avais décidé arbitrairement que oui xD
-Je m'en vais de ce pas corriger cette virgule égarée ayant échappé à ma vigilance (peu) scrupuleuse^^
-Je préfère "nous tous" sans avoir d'arguments pour...
-L'exclamation est pas hyper élégante, mais laissons un peu de fierté et d'esprit grégaire à ce brave animal ^^
Merci mais y a pas de quoi être jalouse ^^'
La plupart de mes écrits sont plus standards, y aura peut-être plus de blagues avec les virgules :P
*marmonne* Comment ça le "devoir" ? Et c'est quoi cette histoire de geôles? Loredaaaaaaaaaan xD
De toute façon je vais vite arriver à rupture de stock de textes, et j'ai pas le temps d'écrire xD
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De toute façon je vais vite arriver à rupture de stock de textes, et j'ai pas le temps d'écrire xD
T'auras le temps aux prochaines grandes vacances d'été au moins, non ? :P Sinon, tant pis pour toi : c'est le fouet qui t'attend. :noange:
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Bon je te préviens, je vais être très pointilleux >:D c'est chiant mais d'un autre côté c'est bon signe, ça veut dire que j'aime bien :)
offrant ma vie, sûr qu’il ne la prendra pas. Sûr ? Peut-être pas.
hum... j'aime pas trop cette tournure, elle ne coule pas. Ton texte est effet bien écrit, poétique, ce passage est... comment dire? ....moche :o :mrgreen: ce n'est que mon point de vue évidemment, mais à ta place je le tournerais autrement; genre : offrant ma vie, espérant qu'il ne la prendrait pas. Mais avais-je vraiment le choix?.
Bon c'est qu'un exemple et de plus je ne suis pas sur que ça a le même sens que ta formulation....
Sans ne rien laisser derrière nous, que la neige écarlate, preuve criante du festin et du meurtre
=> Ne laissant rien d'autre qu'une neige écarlate, preuve criante du festin et du meurtre.
C'est subjectif, mais là aussi je trouvais la formulation pas très agréable à lire...
elle gronde désormais sitôt que j’essaye de manière trop ouverte de me rapprocher d’elle.
la aussi, je pense que tu pourrais trouver une meilleure formulation...
Voudrais-je l’oublier, que le rappelle à ma mémoire le spectacle affolant
euh... il manque un mot ou quelque chose parce que je comprends pas la tournure de la phrase... c'est peut etre moi... :-[
ok.... en lisant le post de kaliana, j'ai compris... en effet la virgule doit être enlevée, elle est très perturbante...
Et qu’importe au final, la couleur de leur poil.
je préférerais la fourrure à leur poil......
Et n’osez pas me faire l’affront de croire que je parle de ma proie.
hummm.... là le loup s'adresse à nous.. et c'est la seule fois où il le fait, ça ne va pas, on est dans un texte où le lecteur est observateur, pas l'interlocuteur du loup... bref... je modifierais la tournure.
Sinon, j'aime beaucoup, un des meilleurs textes que j'ai lu sur le site pour l'instant, si si je le pense.
Les relations entre les loups sont très bien décrites, le rapport de dominant dominé, la scène de la chasse est très réussie. Ce n'est pas non plus une simple description mais une vraie histoire, bref très bon, bonne continuation !
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De toute façon je vais vite arriver à rupture de stock de textes, et j'ai pas le temps d'écrire xD
T'auras le temps aux prochaines grandes vacances d'été au moins, non ? :P Sinon, tant pis pour toi : c'est le fouet qui t'attend. :noange:
On va dire que oui xD *n'a pas envie de se faire fouetter xD*
C'est pas grave je suis aussi du genre maniaque. ::)
offrant ma vie, sûr qu’il ne la prendra pas. Sûr ? Peut-être pas.
hum... j'aime pas trop cette tournure, elle ne coule pas. Ton texte est effet bien écrit, poétique, ce passage est... comment dire? ....moche :o :mrgreen: ce n'est que mon point de vue évidemment, mais à ta place je le tournerais autrement; genre : offrant ma vie, espérant qu'il ne la prendrait pas. Mais avais-je vraiment le choix?.
Bon c'est qu'un exemple et de plus je ne suis pas sur que ça a le même sens que ta formulation....
Ce que je voulais dire c'est qu'il n'avait même pas envisagé *avant* l'éventualité qu'il puisse le tuer. C'était pour marquer la surprise, en quelque sorte, mais j'admets que c'est pas très élégant :D
Sans ne rien laisser derrière nous, que la neige écarlate, preuve criante du festin et du meurtre
=> Ne laissant rien d'autre qu'une neige écarlate, preuve criante du festin et du meurtre.
C'est subjectif, mais là aussi je trouvais la formulation pas très agréable à lire...
Rien que dans ma phrase y a une négation en trop je crois xD
elle gronde désormais sitôt que j’essaye de manière trop ouverte de me rapprocher d’elle.
la aussi, je pense que tu pourrais trouver une meilleure formulation...
Peut-être... >< ^^
EDIT : J'ai failli mettre "Jadis confidente de mes jeux, de mes rixes, elle ne me salue plus que par des grognements. Il n'y a plus pour moi de place à ses côtés. "
Mais finalement j'arrive pas à me résoudre à changer... ::)
...
Je vais ôter cette virgule... Je croyais l'avoir fait mais j'ai du confondre et en ôter une autre xD
Et qu’importe au final, la couleur de leur poil.
je préférerais la fourrure à leur poil......
Oui mais non parce qu'après ça rime plus (et ça fait plus six syllabes xD) :P
Et n’osez pas me faire l’affront de croire que je parle de ma proie.
hummm.... là le loup s'adresse à nous.. et c'est la seule fois où il le fait, ça ne va pas, on est dans un texte où le lecteur est observateur, pas l'interlocuteur du loup... bref... je modifierais la tournure.
Bon d'accord, je vais faire taire le loup ;D
Merci (des remarques fort pertinentes et du compliment^^)
D'autant plus que pour le peu que j'en ai vu y a de belles choses sur ce forum ^^
*marmonne* Plus qu'un partiel et je pourrais enfin embêter tout le monde écrire à mon tour des commentaires constructifs.
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ah oui j'avais oublié !
........ J'aime pas ton titre ! >:D
:mrgreen:
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Ben moi je l'aime bien :D
A l'origine cette nouvelle n'avait pas de titre...
(Donc elle s'appelait sur mon disque par le premier mot du texte, ce qui était trop présomptueux pour poster la nouvelle xD)
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J'aime beaucoup aussi !!
J'adore les loups, je vois en eux tant de noblesse, de puissante, de beauté... Et tu décris tout cela très bien, sans pour autant le décrire... Tout se passe dans les yeux, en fait, et cela suffit.
C'est fluide, poétique, ça se lit très bien... Bref, bravo ! :)
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Réussi ^^
Y a une originalité de fond, en te fondant dans le monde des loups, et des formules poétiques (la couleur des yeux et du pelage des loups) qui font qu'on n'oubliera pas ce texte-là. C'est fluide.
Comme un papillon ne pouvant résister à la chandelle qui brûlerait ses ailes, je m’approche encore.
j'aime bien, mais c'est une image tellement reprise qu'elle est un peu râpée maintenant... non ?
la rage dans ses yeux de perle noire
"That's the Pearl !"
Nous courrons, la proie s’échappe.
courons ? ou échappera ?
Pour que coure sur la neige la meute à tout jamais, plus tenace et plus forte, unie sous un seul règne, sous le regard clément de loups fauves aux yeux d’or.
:coeur: j'adore le rythme, alexandrins, syllabes trois par trois, on voit filer la meute en file indienne sous les arbres et dans la neige en même temps qu'on lit la suite de la phrase... trop bien.
Voilà donc magnifique conclusion et très belle histoire ^^ j'aimais bien l'emploi que tu faisais des virgules dans Rupture, mais c'est vrai que ce serait peut-être moins justifié ici. Quoique ?
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Merci ^^ C'est gentil de trouver encore une originalité à ce texte là après avoir lu Rupture... ::)
Comme un papillon ne pouvant résister à la chandelle qui brûlerait ses ailes, je m’approche encore.
j'aime bien, mais c'est une image tellement reprise qu'elle est un peu râpée maintenant... non ?
J'aime bien cette image, ça montre bien selon moi la soif insouciante et inconsciente du danger. ^^
Elle est peu originale mais tant pis, de toute manière je préférai me limiter à des images "simples", vu le contexte ^^
la rage dans ses yeux de perle noire
"That's the Pearl !"
Mdr, j'avais pas pensé à ça :D
Nous courrons, la proie s’échappe.
courons ? ou échappera ?
"Courons", je vais éditer... ::)
Voilà donc magnifique conclusion et très belle histoire ^^ j'aimais bien l'emploi que tu faisais des virgules dans Rupture, mais c'est vrai que ce serait peut-être moins justifié ici. Quoique ?
Merci ^^ Pour répondre à ta question, ce texte souffrait aussi d'une virgulite chronique, moins marquée que dans Rupture, qui servaient aussi à rien, sinon à marquer un rythme dans les phrases.
Comme annoncé dans le premier post, j'ai rétabli les virgules aux emplacements standards avant de poster ce texte. La dernière phrase, que j'aime beaucoup aussi, a d'ailleurs perdu plusieurs virgules dans l'affaire je crois, et je suis contente que quelqu'un ait remarqué le rythme en alexandrin même sans ça^^
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Visiblement tout à été dit. (niveau structure du texte)
Sinon je suis du même avis que les autres. C'est un texte fort écrit avec une belle plume. Mes félicitations !
Bonne continuation !
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Attention, déterrage !
quelle démence m’a prit.pris
et celle de nombres de mes frères
nombre
Mais on ne parle pas non plus de la proie qui s’échappe. Mais Lui.
je trouve que le doublon du "mais", ça casse l'effet
nous cèderont un jour
cèderons
J'avoue que j'aime pas trop les histoires de loups, je les trouve un peu déjà vues, je pense tout de suite à Crocs blancs et compagnie, et j'ai été traumatisée par L'Oeil du loup en CE2, lecture de classe qui m'a ennuyée à mourir, lol.
La tienne est bien écrite, j'aime bien la fin qui fait un peu parabole sur le pouvoir. La dernière phrase est jolie même si classique.
Voilà, j'avoue que j'ai pas été transcendée (j'ai largement préféré d'autres textes de toi), mais c'est sympathique :)
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Et ne désirant m’attirer davantage ses foudres, je l’évite. Bien qu’il me soit cruel de renoncer à elle.
Je comprend pas pourquoi tu mets un point après "évite". C'est peut etre pour accentuer la phrase suivant, mais je trouve qu'en la coupant ainsi, tu casses l'effet, au contraire.
Jaloux, car depuis bien trop de saisons nos frères prennent les tons de la neige, bannière étincelante de l’hiver. Car fauve est ma robe, de même que celle de ma sœur de cœur,
Ici c'est une simple proposition rapport aux sonorités, parce que d'emblée le mot m'est venu avant de lire celui que tu avais choisi :
" Jaloux, car depuis bien trop de saisons nos frères prennent les tons de la neige, bannière étincelante de l’hiver. Car fauve est ma couleur, de même que la robe de ma sœur de cœur, ..."
(enfin on peut aussi trouver que ça alourdit... bref)
, je chasse tout cela pour mieux chasser ma proie.
Hum j'avoue, j'aime pas trop.
Et de temps à autres, elle accorde un regard à la meute en contrebas. Tandis que je ne peux en détacher les yeux. Je suis encore frappé par notre perte. La Dame, non. Elle a déjà vu mourir d’autres de ses compagnons.
J'aime bien l'histoire, ca me rappelle l'Oeil du Loup (que j'ai lu au collège ::)), en un peu plus brutal quand même. Y a un coté Into the Wild, la nature oblige, aussi.
Par contre le côté "maitre Yoda" et la longueur de certaines phrases rend le récit un peu lourd, à la longue. Ces effets là sonnent mieux quand ils parsèment le texte, pas quand ils y sont mis tout du long.
Enfin, c'est mon avis.
Mais je le redis, c'est un chouette texte.
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Relu pour les corrections ! C'est bizarre je croyais l'avoir commenté, parce que je me souvenais de ce texte. Bref.
Je préfère carrément les autres de toi ^ ^. Je trouve celui-là sympa pour l'histoire de loups et je suppose (vu que je m'y connais pas xD) que c'est surtout très réaliste au niveau des comportements etc. Mais je trouvais le style un peu lourd de métaphores/figures à certains moment, et globalement je m'étais pas trop attachée aux personnages. Désolée ^ ^'
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Waw!
Très beau texte. Le texte est magnifiquement bien écrit.
J'aime bien les loups, et je crois que tu as très bien retranscrit l'esprit qu'on trouve dans leur société.
Je n'ai aucun commentaires négatifs.
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GIBET :D
Et aussi le premier texte de toi que je lis :P du coup ça vas être marrant.
Je te mes mes remarques au fil de la lecture.
Ainsi était-il,
Cette phrase est à l'imparfait alors que toute la suite du paragraphe est au présent, du coup ça me dérange un peu ><
pour les louveteaux qui courent en son sillage
J'ai un peu honte de le souligné parce que c'est toi la véto et peut-être que je me trompe :-[ mais les louveteau sont pas sensé resté au terrier ? et manger après le reste de la meute la viande qu'on leur régurgite ? Quand ils sont assez grand pour manger de la viande c'est qu'ils sont assez grand pour respecter la hierarchie de la meute, non ?
Mais il ne nous est pas donné de perpétrer notre sang.
Heu, là encore j'ai un doute >< les loups ont un instinct qui leur fait repousser les alliances consanguines (les femmelles repoussent les avances de leur père et de leur frère). La plupart des meutes sont un groupe familiaux (les alphas sont les parents et les béta ler enfant) du coup les alphas sont les seul à s'acoupler. Mais lorsqu'une meute est composé avec des patrimoine génétique différent ce n'est pas rare qu'il y ait plusieurs portée, ou que deux loup partent ensemble fonder une autre meute, ou que la femelle dominante s'accouple avec un autre male que l'alpha. Du coup le personnage de cette louve est un peu bizarre :/
Voilà terminé ^^
J'ai bien aimé le thème et la façon rigoureuse dont tu le traite, c'est chouette de lire un texte qui parle vraiment des loups et prend en compte leur comportement :)
Par contre j'ai trouvé le style très maladroit et plutot lourd :/
Le traitement de temps est un peu étrange (la plupart du texte est au présent mais certaines phrases sont au passé) et le texte manque de profondeur, à mon sens il n'est pas assez aboutit. On sent que tu essais de créer une ambiance (et elle est d'ailleurs plutot chouette), mais je n'ai pourtant pas réussi à accrocher (peut-être à cause du fait que tout se déroule au présent).
J'aime bien l'idée de prendre tout ce que l'on connait d'une comportement d'un animal (et on en connait pas mal sur le loup) et d'essayer à partir de là de se mettre dans sa tête, comprendre comment il raisonne :) donc j'ai adoré l'idée de base du texte et l'ambiance que tu as voulu mettre en place, mais une v2 serait pas mal :D
Au plaisir.
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Je viens de réaliser que je n'avais jamais répondu, en venant me perdre par ici pour retrouver en quelle année j'avais écrite cette nouvelle. Je parlais avec une amie de l'évolution de l'écriture au fil du temps et du fait qu'il m'arrivait de ne plus apprécier des textes que j'avais aimé à l'époque où je les avais écrits. :D
C'est pour ça aussi que je n'ai jamais retouché à celui-là.
Y avait beaucoup de choses dites de manières décalées, le but n'était pas de fait un cours d'éthologie : les louveteaux évoqués ne sont plus à l'âge du terrier, l'union n'est pas consanguine...
Par contre je n'assume plus du tout mon style de l'époque. J'espère écrire des trucs moins lourds et plus aboutis depuis le temps.
Donc, non, pas de v2 de prévue dans l'immédiat. Merci de ton passage, c'est toujours du boulot de déterrer un texte, j'espère que je t'avais remerciée à l'époque... /o\
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J'ai adoré ta plume. Ce texte est très contemplatif et poétique, on a l'impression d'être dans un rêve.
Quant au thème, il me fait penser à ces rêves de métamorphoses des chamans amérindiens que l'on retrouve dans certains de leurs contes. C'est un thème que j'apprécie beaucoup vouant une passion à ces cultures.
Comme je n'ai pas suivi tes précédents textes/projets, songes tu à en faire un roman, un conte ? Dans quel type d'histoire cet extrait pourrait-il se retrouver ? Ca pourrait être un texte à la Robin Hobb (Le peuple des Rennes) ou justement un Conte ?
Bonne journée
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Merci. :)
C'est un vieux texte, que j'avais pris plaisir à écrire et apprécié à l'époque. Mon style s'est modifié depuis, même s'il m'arrive encore d'écrire avec en tête de créer une ambiance, une atmosphère...
Ce texte était vraiment pensé en one shot et non pour être un pan d'une histoire plus vaste, et je n'ai pas dans l'immédiat de projet le concernant, sinon d'en tourner la page, non sans nostalgie.
Bonne journée x)