Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Mésange le 08 Mai 2015 à 01:45:29
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Une vie à dire au revoir, une vie à se faire du mal et à sentir des fragments de soi se briser sans jamais vraiment se recoller. S'éloigner pour mieux se déchirer. On choisit la passion de l'aventure et on finit par y gagner la froideur d'une route monotone, d'où l'on ne peut rêver qu'à la chaleur d'un ami qu'on a laissé derrière nous. On part à la conquête des merveilles et le temps transforme les plus beaux trésors en souvenirs amers.
Malgré tout on aime et on espère, où que l'on soit. Car on finit par le retrouver, l'objet du manque, même si on craint à chaque fois que ce soit la dernière fois. Une vie de tourments pour d'éphémères moments de bonheur. Mais dans la balance ces instants d'amour pèsent tellement lourds qu'il ne me reste pas de regrets.
J'y ai perdu ma boussole il est vrai, mais ainsi je peux laisser mon cœur me guider. Il y a longtemps que j'ai cessé de me laisser vivre, pourtant je n'ai pas fini de poursuivre des chimères. Encore, j'espère.
Alors peu importent les soirs où s'immisce en moi le mal des jours passés, car moi j'attends la lumière. Elle est là quelque part, je le sais, au détour d'une petite rue ou d'un arbre majestueux, qu'elle m'intercepte le temps d'un soupir ou qu'elle m'accompagne pendant un bout de chemin, je la retrouve toujours. Ou peut-être est-ce-t-elle qui vient à ma rencontre. Peut-être que la lueur du bonheur décide parfois de s'éteindre, pour que je ne me lasse jamais de sa présence.
Elle reviendra. Pour qu'à nouveau on se rencontre et s'étreigne jusqu'à ne faire plus qu'un. J'embrasserai le bonheur car je sais qu'il est précieux, j'en oublierai de compter les jours, jusqu'à ce que la vie nous sépare à nouveau, à regret et pourtant sûrement à raison.
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Superbe texte. Il résume avec précision la vie des audacieux qui n'ont pas peur de souffrir dans un premier temps pour arriver à être heureux par la suite. Très belle écriture si ce n'est la tournure de phrase :"peut être que quand la lueur..." je trouve ça un peu lourd. Mais sinon bravo. :)
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Salut !
Un très beau texte qui, en quelques lignes, m'a émue.
Je ne sais que dire de plus, alors je vais me contenter d'un "j'ai aimé la poésie de ce très court texte. Merci" :)
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Salut mésange :D
Comme les autres j'ai bien aimé ton texte qui résume bien les sentiments humains ;D C'est court mais tu as comme réussi à nous faire ressentir pleins d'émotions .
Car on finit par le retrouver l'objet du manque
J'aurais enlevé le "l'" ou mit une virgule avant.
même si on craint à chaque fois que ce soit la dernière.
C'est bizarre à lire je trouve.
Merci de nous avoir fait découvrir ce petit bout de poésie ;)
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Bonjour, d'abord j'avoue que ce petit texte m'a ému, plu.
Mais ça, quelqu'un te l'a signalé déjà : "Car on finit par le retrouver l'objet du manque"
Retrouver a deux COD, c'est un de trop en français. supprime "le", ou colle une virgule. Là, ça fait désordre.
surement : pense à ajouter un ^sur le u.
Voilou.
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Merci à tous :coeur:
En me relisant ça ne fait pas de doute, vous avez raisons quant à la virgule ^^
Je suis contente que ça vous plaise ^^
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Très beau texte ;). C'est très plaisant à lire. Tout ce que ton texte exprime est tellement vrai je trouve.
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Merci Julien, ça me fait très plaisir :)
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Bonsoir Mésange,
Tu as une jolie plume, que tu manies adroitement pour véhiculer des émotions en quelques phrases.
(...) d'où l'on ne peut rêver qu'à la chaleur d'un ami qu'on a laissé derrière nous.
Quasiment tout ton texte est rédigé avec le pronom indéfini "on". Du coup, ce "nous" manque un peu de cohérence. Peut-être écrire "d'un ami qu'on a laissé derrière soi"?
Ou peut-être est-ce-t-elle qui vient à ma rencontre. Peut-être que quand la lueur du bonheur décide de s'éteindre,
D'abord, répétition de "peut-être".
Ensuite, quelqu'un l'a déjà relevé je crois, ce "peut-être que quand" est d'une lourdeur qui ne sied pas au reste de ton texte.
j'en oublierai de compter les jours, ce jusqu'à ce que la vie nous sépare à nouveau,
Encore une formule lourde et peu élégante: "ce jusqu'à ce que".
Merci pour ce texte. Je me réjouis de découvrir d'autres récits de ta part!
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Tout ça est vrai Algache, surtout le "peut-être que quand" qui me donne un peu de fil à retordre, je ne sais pas bien comment le reformuler!
J'avoue que pour d'obscures raisons, le "soi" ne me plait pas dans cette phrase o.O j'ignore pourquoi, mais ça me bloque! J'y repenserais demain quand j'aurais la tête fraîche et les idées claires!
En revanche la répétition de peut-être est absolument volontaire et ne va pas changer ^^
Merci beaucoup pour tes conseils en tout cas! :D