Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: ZagZag le 06 Mai 2015 à 18:43:18
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En fait je sais pas vraiment si ça répond au défi qu'on m'a lancé... :???: c'est pas si réaliste que ça au final... :relou:
Je te défie d'écrire un texte réaliste se déroulant dans une ville réelle, ou à Troubleciel (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,15370.0.html)
Novembre 1805, Troubleciel
J'ai froid. Je me recroqueville et je couvre mes pieds gelés de mes mains. La pièce autour de moi est vide, excepté le tas de paille informe jeté contre le mur du fond, censé me servir de lit. Les murs sont laids. Mais le gris terne qui les recouvre est rapidement éclipsé par ce qui m'obnubile depuis quatre jours. Je passe mes journées à la regarder, elle par laquelle me fixent les nuages et le bleu azuré des nues de Troubleciel. Plus qu'une fenêtre, elle se change en une véritable baie vitrée quand je l'observe.
Grâce à elle je vois tout ce que je ne peux apercevoir. Grâce à elle je marche dans les rues crasseuses, pourtant si familières de Troubleciel. J'évolue dans les avenues qui me sont si chères. Je navigue dans mes ruelles, moi, arpenteur de la Nuit. Je vogue près des eaux sombres d'Aubrume, rivière de songe. Je m'envole dans le ciel de cette ville que j'aime tant.
Mais la chute est rude. Je m'écrase lourdement dans ma conscience. Les murs autour de moi sont froids et durs. Je suis habillé de haillons et les nuées, grisâtres à leur tour, couvrent les horizons de mon imagination.
La réalité trahit mon esprit rêveur. Je suis prisonnier des murs nus qui m'encerclent. Je suis tenu dans les Tréfonds de Troubleciel, là où rien ne passe, là où rien ne vit. Je pleure. Seul. Je suis seul. À jamais.
Les jours ont passé. La fenêtre a disparu. Je ne la regarde plus. Je suis seul. Les loques qui me servent d'habits ne me sont d'aucune utilité contre le froid qui m'entoure. Les rêves qui jadis parsemaient mon esprit ne me sont d'aucune utilité contre la solitude qui m'environne. J'ai peur. Peur de cette solitude.
Devant moi se trouve une porte de bois. Je ne l'avais pas remarquée. Mon esprit fou était obnubilé par cette maudite fenêtre ! Je rêve qu'elle s'ouvre. Mais elle ne le fera pas. Elle est massive, faite d'un bois clair. Du cèdre. Je le sais. J'ai déjà vu ce bois. La porte de la prison était d'une couleur similaire. D'ailleurs, je ne connaissais pas l'existence de cette prison auparavant... Avant ma solitude, j'ignorais tout des Tréfonds de Troubleciel. J'était insouciant dans la ville que j'aimais tant. J'ai oublié. Je ne me souviens plus pourquoi je l'aimais tant cette ville. C'est elle qui m'a mené ici. Elle et ses vices.
Je me souviens de la nuit noire que je pensais protectrice, à cette époque. Les ruelles sombres semblaient être un asile de choix. Je me souviens du dernier larcin que j'ai commis.
C'était une nuit d'octobre. Je marchais, en plein cœur des ténèbres, en quête d'un vol à accomplir. Quand il s'est présenté devant moi. Ce bourgeois cossu au regard condescendant. Il me scrutait, moi, pauvre ouvrier vivant de rapines et de maraudes nocturnes. Il m'observait, dégouté, dans sa redingote hors de prix et son pantalon de soie. Le coup est parti très vite. Il a titubé et tenté de fuir. Ma jambe l'en a empêché. Il est tombé et je n'ai eu qu'à saisir sa bourse, réalisatrice de rêves. Le sourire aux lèvres, je m'en allais d'un pas nonchalant. La matraque qui a percuté mon crâne m'a fait chuter lourdement, faisant tomber un voile d'un noir profond devant mes yeux. Lorsque je me suis réveillé j'étais ici. Prisonnier à jamais.
Je lève la tête à la recherche de ce qui, autrefois, me faisait m'évader. Le rêve est bien loin désormais. Je me couche sur ma paillasse. Un coude me rentre dans les côtes mais je me tais. Mon pied heurte une tête, aucun grognement. Ils sont tous comme moi, entassés en silence dans cette gigantesque prison aux murs mornes. Mais je suis seul. A jamais.
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Salut :) !
Je ne sais pas si le défi a été relevé, mais de mon côté je trouve que oui, c'est réaliste, même si tu n'apportes pas beaucoup de détails ni de descriptions.
En tout cas c'est un texte qui m'a bien plu ^^
J'ai hâte de voir comment tu te débrouilles avec mon défi ;)
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Salut salut :)
mais pourtant si familière
familières
de eaux bleutées d'Aubrune
des eaux bleutées de l'Aubrune
Il me regardais,
regardait
Un peu plus loin : observait
C'était une nuit d'octobre. Je marchais, en plein cœur des ténèbres, en quête d'un vol à accomplir. Puis il se présenta devant moi. Ce bourgeois cossu au regard condescendant. Il me regardais, moi, pauvre ouvrier vivant des rapines et des maraudes nocturnes. Il m'observais, dégouté, dans sa redingote hors de prix et son pantalon de soie. Le coup est parti très vite. Il tituba et tenta de fuir. Ma jambe l'en empêcha. Il tomba et je n'eus plus qu'à saisir sa bourse, réalisatrice de rêves. Le sourire au lèvres, je m'en allait d'un pas nonchalant. La matraque qui percuta mon crâne me fit chuter lourdement, laissant apparaître un noir profond devant mes yeux. Lorsque je me réveilla j'étais ici. Prisonnier à jamais.
C'est chelou le passé simple dans un flash back. Je trouve qu'il ne s'accorde pas avec le ton de ta narration ici.
Lorsque je me réveilla
:vaurien:
Bon, pas d'élément de SFFF donc je pense que je peux dire Défi validé !
Est-ce que tu irais signaler ton texte dans ce topic (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,15370.0.html) et est-ce que tu mettrais [Troubleciel #1] dans le titre du topic ? Ca permettrait de retrouver les textes du projet plus facilement après :D
Sinon, je suis assez perplexe sur ce texte. La narration mériterait sans doute d'être retravaillée encore un peu pour être plus homogène, un peu mois tressautante.
Sur le fond j'ai trouvé qu'il manquait un véritable euh - se met à parler comme Mil' - enjeu au texte, c'est-à-dire quelque chose qui nous donnerait envie d'aller au bout.
Mais ça restait une lecture agréable.
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Bon, pas d'élément de SFFF donc je pense que je peux dire Défi validé !
Est-ce que tu irais signaler ton texte dans ce topic et est-ce que tu mettrais [Troubleciel #1] dans le titre du topic ? Ca permettrait de retrouver les textes du projet plus facilement après :D
Pas de problème :D
Sur le fond j'ai trouvé qu'il manquait un véritable euh - se met à parler comme Mil' - enjeu au texte, c'est-à-dire quelque chose qui nous donnerait envie d'aller au bout.
En fait je n'arrive pas vraiment à écrire de nouvelles, je n'arrive pas à faire une histoire avec un début et une fin, tout en restant concis... Donc souvent ce sont des histoires sans réel enjeu ou très courtes (voire les deux) je pense que c'est ma tare (oui on peut l'appeler comme ça :() qui t'as donné cette impression...
C'est chelou le passé simple dans un flash back. Je trouve qu'il ne s'accorde pas avec le ton de ta narration ici.
J'ai essayé avec le passé composé, ça rend mieux ? Parce que sinon, je ne vois pas vraiment comment faire...
Mais merci pour vos commentaires :D
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le premier texte du projet ville !!!!
o><o
alors alors ...
déjà bien le bonjour Zagreos ! ^^
ensuite...
Les murs son laids.
sont
Je passe mes journées à la regarder, elle par laquelle me fixent les nuages et le bleu azuré des nues de Troubleciel.
c'est bizarre, tu parlais d'un truc sur les murs, la fenêtre elle est incrusté dedans mais ne se constitue pas de mur, enfin j'étais un peu paumée (aussi parce que que l'info fenêtre vient après) tu dois pouvoir fluidifier ce passage je pense :)
Grâce à elle je vois tout ce que je ne peut apercevoir.
peux / + pas clair. "tout ce que à quoi je n'ai pas accès" serait plus compréhensible je pense
Grâce à elle je marche dans les rues crasseuses, mais pourtant si familières de Troubleciel.
"mais" malvenu, c'est pas tellement une opposition
Je vogue près des eaux bleutées d'Aubrune, rivière de songe.
Aubrume
comme tu as parlé d'arpenteur de la Nuit, le "bleutées" colle moyen non ?
Les murs autour de moi sont froid et durs.
froids
Je suis prisonnier de ces quatre murs nus qui m'entourent.
inutile je trouve
Je rêve qu'elle s'ouvre. Mais elle ne peut pas. Elle massive, faite d'un bois claire.
clair
Les ruelle sombres semblaient être un asile de choix. Je me souviens du dernier larcin que je commis.
que j'ai commis" conviendrait mieux pour la concordance
en quête d'un vol à accomplir.
mal dit je trouve
Ce bourgeois cossu au regard condescendant. Il me regardait, moi, pauvre ouvrier vivant des rapines et des maraudes nocturnes.
répétition
Le coup est parti très vite.
j'ai pas compris un coup de quoi ? feu ? pied ? couteau ?
Il est tombé et je n'ai eu qu'à saisir sa bourse, réalisatrice de rêves.
mal dit je trouve
hop là, tout lu !
une balade dans le triste enfermement de ton personnage... être seul parmi des dizaines d'autres...
c'était une lecture agréable, une ambiance assez présente. Pas un scénario très devloppé, mais voilà, une scène d'ambiance je dirais.
Merci pour ce texte.
Milla
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J'ai bien aimé l'esprit de ton texte. La narration est intéressante, mais ton texte mérite d'être retravaillé pour l'améliorer. J'ai bien senti l'enfermement, mais pas tellement la solitude, c'est dommage.
Les murs son laids.
sont
Je passe mes journées à la regarder, elle par laquelle me fixent les nuages et le bleu azuré des nues de Troubleciel. Plus qu’une fenêtre, elle se change en une véritable baie vitrée quand je l’observe.
Je comprends que Milla ait été troublée par ce passage, mais à la réflexion, il reflète bien l'obsession du narrateur.
je ne peut apercevoir.
peux
Les murs autour de moi sont froid et durs.
froids
Je suis prisonnier de ces quatre murs nus qui m’entourent.
il y a un problème de rythme ici, la phase est trop longue. Peut-être enlever le « quatre » ?
Les jours ont passés.
passé
contre le froid qui m’entoure.
J'aurais plutôt utilisé le verbe « envahir »
Mais elle ne peut pas.
le « peut » donne l'impression que la porte a une volonté propre
Elle massive,
tu as oublié le verbe ! « elle est »
faite d’un bois claire.
clair
C’est elle qui m’a menée ici.
mené (le narrateur est bien un homme?)
Les ruelle sombres
les ruelles
C’était une nuit d’octobre. Je marchais, en plein cœur des ténèbres, en quête d’un vol à accomplir. Quand il s’est présenté devant moi. Ce bourgeois cossu au regard condescendant.
La ponctuation est bizarre, mais elle apporte une rythmique intéressante.
pauvre ouvrier vivant des rapines et des maraudes nocturnes.
j'aurais plutôt utilisé des « de » plutôt que des « des » ici.
Il m’observait, dégouté,
dégoûté
je n’ai eu qu’à saisir sa bourse, réalisatrice de rêves.
quel étrange terme, « réalisatrice », mais il n'est pas faux non plus.
Le sourire au lèvres,
aux
je m’en allais d’un pas nonchalant.
le temps ne va pas. Reste au passé composé « je m'en suis allé »
laissant apparaître un voile d’un noir profond devant mes yeux.
le « laissant apparaître » sonne faux. Plutôt « faisant tomber », ou reformuler la phrase
Lorsque je me réveillai j’étais ici.
idem, le temps ne va pas. En fait, le passé simple ne colle pas avec ton personnage. Reste sur du passé composé ou de l'imparfait.
Je lève la tête à la recherche de ce qui, autrefois me faisait m’évader.
Il faudrait une virgule supplémentaire après « autrefois »
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Merci pour ton commentaire et pour le temps que tu y a passé ! :D
Je corrigerai ça demain et retravaillerai tout des que j'aurais le temps et j'essairai de plus exprimer la solitude.
EDIT : C'est fait (sauf retravailler)
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Allez pour le Gibet me voici !
Bon bien sur il y a des répétitions qui trainent ! ! Mais j'ai bien aimé !
Je découvre un peu de ton style différement qu'à travers ton texte long c'était chouette !
:coeur:
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Oui... Il faut vraiment que je fassse attention à ces maudites répétitions ! Merci pour ton passage :)
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Joyeux anniversaire mdien !
me fixent les nuages et le bleu azuré des nues de Troubleciel.
des nues ?
Grâce à elle je vois tout ce que je ne peux apercevoir
Grâce à elle, je (même chose pour la phrase d'après)
J'ai déjà vu ce bois.
vu, ce bois
J'était insouciant dans la ville que j'aimais tant.
J'étais
Je pense que le défi est bel et bien validé. Le texte se lit facilement mais je l'ai trouvé, pour ma part, assez répétitif au niveau de l'idée (la solitude, le décor). Le fait d'être enfermé entraîne une répétition, du coup, c'est pas forcément une mauvaise idée d'essayer de nous la faire ressentir mais là je l'ai plus vécu comme une maladresse que comme un effet de style assumé. Si ton but est bien de nous faire ressentir l'ennui et la répétition de ce prisonnier, fais-le de manière plus explicite et travaille-le plus. ;)
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Salut ! Je passe par ici à l'occasion des 9 ans du MDE :)
Au global, j'ai bien aimé ton texte ! Il ne se passe pas grand-chose, c'est assez minimaliste, mais tu installes des ambiances sympa (la ville, la prison, la fenêtre). Peut-être qu'ajouter des détails, des anecdotes, donnerait plus de profondeur à l'ensemble.
Les répétitions dans l'esprit du personnage qui perd la tête m'ont paru bien rendues, malgré peut-être quelques incohérences (il n'avait vraiment jamais vu la porte ? et le concept de "baie vitrée" me semble un peu anachronique). Comme les autres commentateurs, j'ai quand même trouvé que des fois il y avait un peu trop, justement, de répétitions, ce qui leur fait perdre de leur effet à mon goût. Peut-être que certains éléments pourraient être exprimés différemment, ou vus sous un autre angle ?
Enfin, le retournement de situation - en fait, il n'était pas seul - m'a bien plu ! C'est une manière intéressante de finir un texte plutôt descriptif, je trouve :) (... qui mériterait peut-être même d'être un peu plus exploitée, avec une interaction, une ligne de dialogue... bref, ce ne sont que des suggestions :P)
Défi validé avec succès, félicitations !