Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: ZagZag le 27 Avril 2015 à 18:41:14
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La mort. Concept flou et radical à la fois., pensa Erik en son for intérieur. Par la fenêtre il voyait les arbres verts et les fleurs multicolores. Mais la fenêtre était fermée. Autour de lui ne régnait que le blanc uniforme des murs. Seul le bruit régulier du cardioscope brisait le silence. Il regarda son pâle reflet sur la vitre. Il avait les yeux cernés et les joues creusées par le manque de sommeil. Son regard dériva vers le livre posé au sol, devant sa chaise. L'Assommoir. En voilà un livre joyeux ! Mais ses pensées étaient occupées à autre chose. Derrière lui, il devinait le lit. Il devinait la mort. Il s'obstinait à regarder la fenêtre. Les nuages blanc virevoltaient dans le ciel d'un bleu éclatant. Mais la fenêtre était fermée. Coupant le fil de ses divagations, une voix retentit derrière lui :
« Bonjour, Erik. »
Il ne répondit pas.
« C'est fini.
- Pourrais-je le revoir ? lança-t-il avec une pointe d'espoir.
- Non. »
A ces mots, Erik leva les yeux pour le regarder. Ainsi c'était déjà la fin. Si elle avait été là, elle lui aurait dit que cela faisait partie du cycle de la vie. Mais elle n'était plus et il devait affronter seul la réalité. Il regarda une dernière fois par la fenêtre. Des enfants jouaient dans le parc. Mais il ne pouvait les entendre. La fenêtre était fermée.
« Alors laissez moi cinq minutes.
- Très bien. »
La robe noire de son interlocuteur bruissa lorsqu’il quitta la pièce, laissant Erik seul. Il leva de nouveau la tête et le regarda. Ses rayons illuminèrent son visage et il sentit sa chaleur réchauffer sa peau froide, malgré la fenêtre fermée. Une larme roula sur sa joue. Là-bas il ne le verrait plus...
Mais il était déjà l'heure. Il passa sa main dans ses cheveux grisonnants et se leva. Elle l'attendait dehors. Il la rejoignit et ils s'en allèrent, ensemble, pour un long voyage.
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Salut, Zagreos
Alors franchement, je n'ai pas compris grand chose à ton histoire. Qui est mort? Tu parles d'enfants jouant dehors; ça voudrait dire que c'est son fils ou son petit frère? Mais la douleur aurait du être plus forte. Est-ce un ami? Et qui est cette femme à laquelle il fait allusion, en disant qu'elle n'etait plus? Et qui est celle qu'il va rejoindre? Et où se trouve-t-il? J'aurais pensé à un hôpital, mais il y a des enfants qui jouent dehors. Et surtout, quelle symbolique attribues-tu à la fenêtre? Elle revient plusieurs fois dans ton récit, et c'est également le titre de ton texte, alors j'imagine que ça doit bien signifier quelque chose, mais je ne vois pas quoi ;D
Donc voilà, trop de questions sans réponses pour moi. Si tu pouvais m'éclairer un peu, ce serait sympa :D
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Bon bah c'est un peu raté :'(
J'ai pas du être assez claire... C'est lui qui est mort, la personne qu'il rejoint est la Mort. Les enfants font partie du décor qu'il ne peut pas atteindre (avec les fleurs, les nuages etc.) La fenêtre symbolise le fait qu'il est coupé du reste du monde qu'il va bientôt quitter. Et il demande s'il va revoir le Soleil. En fait il est seul dans sa chambre d'hôpital et s'apprête à mourir. La personne partie est sa femme.
C'est plus clair ? :-[
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Zagreos j'ai lu ton texte qui paraît peut-être un peu moins flou qu'a extasy même si il reste de zones d'ombres que je n'ai pas saisi.
D'après mois l'homme vient de perdre un enfant d'où la thématique des enfants qui joue dehors, ensuite la femme dont il parle était son épouse qui doit être morte aussi d'après ce que j'ai compris. La fenêtre a souvent symbolisé l’imagination, l’évasion hors de son être, mais là la fenêtre est fermé donc l'homme ne peut pas s’échapper spirituellement parlant. Ca me fait penser à un poème de Baudelaire étudié cette année dans lequel il dit: " Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtres fermée (Poème 35 du Spleen de Paris si ça intèresse quelqu'un :D )
J'ai bon ou pas? :D
Par contre je n'ai pas réussi à interpréter cette phrase :-[:
Elle l'attendait dehors. Il la rejoignit et ils s'en allèrent, ensemble, pour un long voyage.
Est qu'il meurt lui aussi?
Edit après réponse de Zagreos: A d'accord c'est plus clair, au moins j'avais bon pour la femme et la fenêtre ^^. Mais ne t'inquiètes pas, si nous on a pas compris ça ne veut pas dire que ton texte est peu clair. On est peut etre moins récéptif que d'autres c'est tout ;D
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Ah ben oui, tout est plus clair d'un coup :mrgreen:
Je ne sais pas si c'est raté, il se pourrait très bien que je sois celui qui n'ait rien compris (et aussi Calegal dans une moindre mesure; bienvenue au club :D) sans que cela signifie que tu aies mal fait les choses. Attendons de voir ce qu'en pensent les autres!
Édit après l'édit de Calegal: hahahahahahahaaa
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Salut !
Il m'a fallu relire le texte pour comprendre, et finalement ton texte me plait. Au début, les questions que je me posaient ne laissaient pas place au récit, mais, à la relecture, j'ai compris et j'ai apprécié. J'ai relevé une faute il me semble :
en son fort intérieur
Il me semble que c'est "for intérieur" ^^
Sinon, pour la forme du texte, mon problème se situe au niveau des incises : tu mets une majuscule pour dire "pensa-t-il", alors du coup la lecture se fait plus saccadée, ça casse la fluidité :)
Ça n'y est que deux fois je crois :
- Pourrais-je le revoir ? Lança-t-il avec une pointe d'espoir.
Là, lança-t-il serait beaucoup mieux sans majuscule, parce que là on s'arrête :)
La mort. Concept flou et radical à la fois. Pensa Erik en son fort intérieur.
Là, tu devrais mettre une virgule au lieu d'un point après "fois".
Voilà, c'est tout pour ton texte qui, une fois qu'on comprend, est beau :) !
Et au fait, juste comme ça, je pense que si le texte n'est pas trop flou mais le reste, le lecteur peut s'imaginer des trucs sans que ça pose problème ^^
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Merci pour vos commentaires :) je verrais si je peux rendre ça un peu plus clair...
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Yep, bien le bonjour Zagreos :D.
Je n'ai eu aucun mal à comprendre le texte, à l'inverse de mes voisins du dessus ^ ^. Au fond, tu y racontes des choses très simples, qui ne sont pas difficiles à saisir, c'est assez intuitif, bien que tu ais pris le partie d'évoquer tout de manière très brève, ( PUISQUE LE PERSONNAGE VA MOURIR LULZ ), ce qui ne facilite pas forcément la compréhension.
Je n'ai pas grand chose à dire, j'aime bien cette idée de la fenêtre, et je trouve que c'est plutôt bien fait !
( Oh, et au départ, au vu du titre et avant de commencer à lire, je pensais à un texte sur Peter Pan. /out )
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Merci pour ton commentaire :D
en effet, c'est pas exactement le sujet ^^
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Salut,
Alors :
La mort. Concept flou et radical à la fois.,
j'aurais mis des guillemets pour éviter d'avoir deux signes de ponctuation l'un après l'autre ;)
Par la fenêtre il voyait les arbres
virgule après "fenêtre" ?
Les nuages blanc virevoltaient
blancs :vaurien:
Là-bas il ne le verrait plus
virgule après "là-bas" ?
Je suis pas sûre d'avoir tout compris... en fait, ce qui me perturbe c'est "robe noire" ... "interlocuteur" ... "le" etc ... Je pensais que c'était la mort au début mais... du coup je comprends pas pourquoi le masculin :/ Et puis, il y a certaines zones d'ombres ;) Mais c'est assez joli
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Salut Ab (:D)
Je vais corriger les fautes :-[.
En effet, c'est la Mort. Mais je ne sais pas si l'on peut dire interlocutrice en fait...
Et puis ne t'inquiète pas si tu n'as pas vraiment compris tu n'est pas la seule (regarde plus haut :D)
Merci pour ton passage (et le farfouillage ;))
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Je n'ai pas grand chose à rajouter à ceux ayant déjà commentés.
Je rejoins l'avis d'autres, c'est flou. J'avais saisi (bien que dans le doute) qu'Erik était la personne mourante mais des phrases laissaient le doute, comme si c'était plus sa femme qui allait mourir
Coupant le fil de ses divagations, une voix retentit derrière lui :
« Bonjour, Erik. »
Il ne répondit pas.
« C'est fini.
- Pourrais-je le revoir ? lança-t-il avec une pointe d'espoir.
- Non. »
A ces mots, Erik leva les yeux pour le regarder. Ainsi c'était déjà la fin. Si elle avait été là, elle lui aurait dit que cela faisait partie du cycle de la vie. Mais elle n'était plus et il devait affronter seul la réalité. Il regarda une dernière fois par la fenêtre. Des enfants jouaient dans le parc. Mais il ne pouvait les entendre. La fenêtre était fermée.
« Alors laissez moi cinq minutes.
- Très bien. »
Sur tout ce passage, on dirait une nurse annonçant la mort de l'amante d'Erik et qu'il ne pourra plus revoir son corps après cet instant.
J'ai bien aimé en fait, mais la brièveté des idées développées m'a empêche de m'immerger totalement dans l'histoire
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Merci pour ton passage :)
C'est vrai que c'est un peu flou et bref mais c'est comme ça que j'avais imaginé cette histoire :)
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Salut Zagreos.
Bon mon commentaire paraîtra inutile après tous ceux que tu as, mais je souhaite tout de même imposer mon opinion.
Ton histoire est un peu flou, tu parles de "elle" de "il" et au final ou sait pas trop, tu laisses trop le lecteur interpréter (bien sûr cela a déjà dû être dit)
Cependant, j'aime beaucoup ton style, la description, c'est fluide.
Et j'aime beaucoup ta dernière phrase qui donne une continuité à ton histoire, une fin heureuse malgré une description moribonde :coeur:
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Merci pour ton commentaire, nevizhed :)
Il n'est pas du tout inutile, ça fait toujours plaisir que quelqu'un commente son texte :D
Je vais essayer de rendre certains passages plus claires et régler ce problème de masculin / féminin :)
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Remontage pour les 9 ans du MDE ! (texte 2/12 :ninja: )
Concept flou et radical à la fois., pensa Erik
Le point est en trop, avant la virgule
Son regard dériva vers le livre posé au sol, devant sa chaise. L'Assommoir. En voilà un livre joyeux !
Par convention, quand tu cites un titre, il faut qu'il soit en italique, toujours ^^
Alors laissez moi cinq minutes.
laissez-moi
Pas mal ! :)
A la différence de nevized, je trouve que le "elle" est assez clair. Le "il", c'est le soleil ? (effectivement, peut-être que clarifier un peu ce point-là apporterait un plus au texte, on le sentirait pleinement maîtrisé, sans sensation de flou involontaire).
Mais en fait, je ne l'ai pas trouvé si flou, moi, ton texte. Je trouve qu'il se situe dans le non-dit et que c'est un intéressant, ça, pour un thème pareil. Personnellement, je n'ai compris qu'à la fin que Erik était mourant : je pensais qu'il était dans une chambre d'hôpital à attendre la mort d'un proche. Mais du coup, la fin a bien marché sur moi.
Par contre, niveau flou, y a en effet deux choses à préciser, je pense : quel est cet interlocuteur qui lui parle ? (parce que ça suppose qu'il le voit...). Et le "il" qu'il regarde, qui n'est pas forcément super clair.
Mais je pense que tu pourrais répondre à ces questions par petites touches sans que ça demande de gros retravail sur le texte.
Merci pour cette lecture ! :)
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Merci pour ton commentaire ! En effet, c'est ça que j'ai voulu écrire avec le non-dit :) je retravaillerais ça bientôt (faut pas que je dise ça... j'ai beaucoup trop de projet...)
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Lu Zagreos,
Je continue mon gibet d'anniv meme si c'est plus le jour j depuis quelques minutes (allez j'ai commencé à le lire avant disons :p)
Il regarda son pâle reflet sur la vitre.
Pour un reflet on dit dans il me semble, sur c'est plus quand on touche la vitre, enfin je le vois comme ca
Pas grand chose à dire, joli petit texte, sans plus. J'ai saisi la fin aussi, même si c'est vrai que les tournures, ou peut etre que c'est les elles entre la personne et la mort, donnent à penser qu'il y a un point de vue inversé. Enfin il y en a un, le mort qui dit au revoir au vivants comme un vivant dit au revoir à un mort, voilà une bonne idée.
Merci pour la lecture, à plus!