Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Matt le 30 novembre 2008 à 15:35:26
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Mais si voyons, je vous aime mesdames !
LES FURIES
Seigneur, j'ai écouté hier les lamentos,
Les tristes mélopées, les funèbres silences,
Les sons et cris rongeurs de l'affreuse Alecto,
Une de vos furies, la reine des démences.
Perdue dans ses folies et ses pauvres rancœurs
Celle-ci a plongé au fond de mes éthers,
S’est ensuite allongée à côté de mon cœur
Fougueux et m'a conduit quelque part sur ses terres ;
Non loin des souterrains fielleux de l’Enfer
Où attendaient je crois deux autres Euménides :
Les répugnantes sœurs Tisiphone et Mégère.
Reverrais-je Seigneur ces chimères torrides,
Ces misérables fleurs, ces roses éméchées ?
Résonnent dans ma tête encore leurs péchés.
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Sympatoche.
J'pense que le socle mythologique pourrait être mieux exploité... on a des allégories et des références, mais pas de "couleur mythologique", j'ai toujours un petit goût de... je sais pas, de fadeur peut-être ? ça manque de relief, j'aimerais une métaphore bien forte, une image insolite, quelque chose... d'autant que le rythme d'octosyllabes, je suis pas super fan.
Et puis un enjambement ici et là, un rejet, une anaphore ! quelque chose qui le distingue.
C'est une bonne pièce artisanale, pour moi, mais pour l'instant ça s'arrête là...
mais mes goûts en matière de poésie sont un peu marginaux ><
enfin voilà ce que j'en pense ;) ça manque de coeur.
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d'autant que le rythme d'octosyllabes, je suis pas super fan.
Quel est le problème avec les octosyllabes, il y a bien d'autres poètes qui le font, non ? :o
ça manque de coeur
C'est peut-être volontaire... :)
Merci pour tes commentaires Loredan !
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Oui c'est pour ça que l'avis est personnel ! j'arrive pas à vraiment "scander" les octosyllabes. J'arrive pas à y faire naître un rythme quand je les lis. Mais c'est les octosyllabes en général, pas les tiens en particulier.
Ben... oui mais... les textes froids... me laissent froids. Flaubert a fait sur l'ennui un bouquin qui n'ennuie pas.
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Ah, mais le péché, ça peut être cool, lol.
Par contre, je ne suis absoluement pas sûre, mais il me semble que les Euménides et les Furies, c'est pas la même chose.
Les Euménides, c'est chez les Grecs, c'étaient des créatures qui tourmentaient les criminels, mais elles avaient une image "positive" de justice, je crois.
Alors que les Furies ( ça, c'est chez les latins, il me semble), ben, c'est vraiment des démons, des sales pestes :mrgreen:
mais encore une fois, je ne suis pas sûre, je me base sur des réminiscences défaillantes de cours de latin, il est possible que je me trompe totalement :P
moi aussi, je reste un peu sur ma faim
pas que les octosyllabes me gêne, mais ta deuxième phrase est archi longue, vu qu'elle fait la moitié du poème :P
ce qui fait que j'attendais un truc un peu plus long qui nous en apprenne plus
et je plussoie Lo', une petite image, une métaphore n'aurait pas été de refus ;)
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Je comprends ce que tu essayes de me dire, c'est l'atmosphère dans laquelle je travaille qui te dérange peut-être...le problème est que je ne désire pas révéler "le pourquoi" je fais ça, si j'ai choisi d'être aussi froid c'est peut-être pour une bonne raison afin de m'attacher correctement au but que je me suis fixé pour l'une des parties de mon nouveau projet. C'est très bien d'avoir fait cette remarque.
Et ne t'inquiète pas, tous mes écrits ne sont pas aussi froids que celui-ci. J'ai un coeur ! :)
(par contre ne me demande pas d'écrire un poème sur l'amour car c'est très hard... ><)
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Loool j'te comprends
non mais ce que j'veux dire c'est que ça manque d'étincelle. D'âme. Les poèmes de Baudelaire sur la mort ne sont pas froids, ils ne laissent pas insensibles. C'est ça que je veux dire.
Bref ! et tes poèmes sur Dendérah alors ? j'les attends moi...
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il me semble que les Euménides et les Furies, c'est pas la même chose.
Si, si, c'est bien la même chose...elles ont même un autre nom encore je crois (ou surnom) !
mais ta deuxième phrase est archi longue, vu qu'elle fait la moitié du poème
ce qui fait que j'attendais un truc un peu plus long qui nous en apprenne plus
Oui, mais disons que j'ai voulu parler de l'essentiel, si j'avais voulu faire un truc plus long je pense que je n'aurai pas choisi la même structure et les mêmes rythmes pour ce poème.
et je plussoie Lo', une petite image, une métaphore n'aurait pas été de refus
Je prends note ! merci pour les remarques !
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Les Erinyes, non ?
Les Euménides se transforment en Erinyes. Les Furies doivent être l'équivalent des Erinyes.
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d'après le net, il n'y a pas vraiment de différences, donc j'ai rien dit :D
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Les poèmes de Baudelaire sur la mort ne sont pas froids, ils ne laissent pas insensibles
Je suis entièrement d'accord avec toi, disons que c'est particulier ici et comme d'autres poèmes aussi. J'ai sinon quelques poèmes un peu du style de Baudelaire mais pour le moment je travaille encore dessus. Là dernièrement j'ai travaillé sur le Spectre, un poème où je ris avec la mort. (j'essaye de varier les styles que j'emploie à chacun de mes poèmes)
tes poèmes sur Dendérah alors
Curieux, c'est sur mon autre recueil ça ! le problème est que les poèmes se suivent, il y a une quête...et puis le style que j'adapte n'est pas du tout le même ! je vais voir...
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il n'y a pas vraiment de différences, donc j'ai rien dit
J'ai eu peur, ça me réconforte !
Les Erinyes
C'est bien cela, il doit y en avoir d'autres sinon mais c'est difficile de les trouver.
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D'autres noms ? parce que c'est quand même des figures mythologiques bien particulières.
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Perso, je suis d'accord avec Lo'.
Je veux dire par là que le poème est un poème qui suit les règles. Qui se lit. C'est sympatoche, mais c'est tout : une fois que j'ai lu le poème, je vais aussitôt l'oublier. Lorsque Lo' dit "ça manque de coeur", c'est comme si le poème n'avait rien : il est une enveloppe, jolie peut-être, mais dont le lecteur ne tire rien au final. Le texte n'a pas d'âme. c'est un poème forgisé... ah zut, t'as pas lu L'Assassin Royal :mrgreen: motivation de plus pour le lire lol
Je suis entièrement d'accord avec toi, disons que c'est particulier ici et comme d'autres poèmes aussi.
Le problème est que, dans les autres poèmes que tu as posté, il y a le même problème...
Je pense que, pour le résoudre, il faut que tu essaie d'écrire "avec tes tripes". Un jour, sans te soucier de la forme, essaie de jeter les mots sur le papier. Sans te soucier du résultat. Ecris. N'importe quoi, mais en t'amusant, en y mettant de toi.
Parce que dans ce poème, j'ai l'impression qu'il est... vide. Tu pourrais faire de belles métaphores que cela ne changerait je pense pas grand chose. C'est comme si tu te souciais trop de la forme, que tu cherchais trop à faire un poème "parfait" en le modifiant sans cesse, et qu'à cause de ça tu perdais son essence.
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Oui c'est vrai ! mais avec le temps on déforme souvent les choses...religion, histoire, culture, etc...
Les Euménides sont un surnom des Furies d'où la fête appelée " Eumenidie" qui se déroulait à Athènes.
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Je pense que, pour le résoudre, il faut que tu essaie d'écrire "avec tes tripes". Un jour, sans te soucier de la forme, essaie de jeter les mots sur le papier. Sans te soucier du résultat. Ecris. N'importe quoi, mais en t'amusant, en y mettant de toi. Parce que dans ce poème, j'ai l'impression qu'il est... vide. Tu pourrais faire de belles métaphores que cela ne changerait je pense pas grand chose. C'est comme si tu te souciais trop de la forme, que tu cherchais trop à faire un poème "parfait" en le modifiant sans cesse, et qu'à cause de ça tu perdais son essence.
Non je ne cherche pas le parfait et puis je sais très bien que ceci n'existe pas, sinon tu as raison je travaille beaucoup sur la forme. Mais dire de là que je perds son essence, bon...
Merci, je marque ceci en rouge !
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