Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: MZK le 29 Mars 2015 à 21:09:17
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UNE HISTOIRE, MERDE !!!
Au lieu de nous faire barboter dans le marasme de votre jus de cafard, je quémande auprès de vous l'élaboration d'une histoire. La littérature n'est pas un journal intime que l'on partage dans un concours de fond du trou. Organise le bordel de ta tête, ne livre pas tes démons sans les avoir décortiqués, ne balance pas tes schémas cérébraux orduriers dans les allées impeccables de leurs jardins mentaux.
Raconte une histoire. Donne-nous envie de nous intéresser à ta haine, dessine-lui une camisole mal attachée pour qu'ils se sentent rassurés. Et quand tu les entends approcher, sur la pointe de leurs pieds de crécelle, réveille le monstre... Il était une fois, dans un joli château calme et serein et BAMMM, la princesse junkie surgit d'un trou du cul béant en hurlant comme une truie tout un chapelet d'insanités.
Fais valser tes mots au delà de l'esthétisme d'un trémolo. Verse dans le cyanure de leurs intentions ton propre poison, comme d'autres mettaient des cactus dans leurs cactus. Cherche l'orifice suprême pour vomir tes mots quand la bouche reste muette. Explose tes poignets à l'encre de tes idées, que la nuit se confonde au jour dans ta folie expressive, ton besoin vital d'expectorer les miasmes à la gueule du bien pensant.
On redeviendra soupière, dans la grande marmite de Satan...
En attendant, raconte-moi une histoire...
In - De l'obsolescence programmée -
2015
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J'ai lu et j'aime le dynamisme.
J'aime le vocabulaire.
la princesse junkie surgit d'un trou du cul béant
J'aime ce genre de vulgarité, par contre "merde" sonne vraiment pauvre à côté.
Parfois des phrases un peu longue, et un rythme cassé :
exemple :
Organise le bordel de ta tête, ne livre pas tes démons sans les avoir décortiqués, ne balance pas tes schémas cérébraux orduriers dans les allées impeccables de leurs jardins mentaux.
Au niveau du rythme, en oubliant le sens j'enlèverais de leurs jardins mentaux.
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Coquilles corrigées
Merci
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Voui, voui, ça décape et ça arrache même un peu dans les bords... :mrgreen:
Deux-trois trucs relevés en passant:
Au lieu de nous faire barboter dans le marasme de votre jus de cafard, je quémande auprès de vous l'élaboration d'une histoire. La littérature n'est pas un journal intime que l'on partage dans un concours de fond du trou. Organise le bordel de ta tête, ne livre pas tes démons sans les avoir décortiqués, ne balance pas tes schémas cérébraux orduriers dans les allées impeccables de leurs jardins mentaux.
Le paragraphe commence en utilisant le "vous" (votre jus de cafard, je quémande auprès de vous), puis bascule soudain vers le "tu" en cours de route (impératif à la deuxième personne du singulier). Une raison particulière?
sur la pointe de leurs pieds de crécelle
Ca doit être moi, mais l'image ne me parle pas. Je visualise le pied, je visualise la crécelle, mais pas les deux ensemble...
fond du trou (...) trou du cul (...) l'orifice suprême (...)
Deux trous et un orifice en trois paragraphes... Le message semble clair. :o
comme d'autres mettaient des cactus dans leurs cactus.
Je chipote encore, mais là comme pour les pieds de crécelle, l'image ne me parle pas plus que ça.
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Salut MZK !
J'avoue que je ne m'attendais pas à lire un texte comme ça ^^
Du dynamisme, du rythme, j'adore vraiment, rien à redire ?
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Oui, une référence à Dutronc.
Peut être une souci générationnel ?
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Oui, une référence à Dutronc.
Ah mince... je l'ai loupée, celle-là... |-|
Je n'ai jamais été particulièrement fan de Dutronc, mais j'aurais quand même pu faire un effort pour le coup. Aïe aïe aïe ouille ouille!
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13 1 (ter) et 100.
Encore une fois je m'attarde pas sur ton style, pasque t'as pas besoin de qqun pour le gérer.
Je m'attarde pas sur les fautes pasque y'en a pas.
Je m'attarde pas sur Dutronc pasque j'ai pas les références.
Et pourtant, malgré cette autocratie de ton texte, il y a à dire.
Du coup ce sera des remarques/interrogations de fond.
Je ferme le dernier onglet que je lisais et tombe sur cette page. Au début de ma lecture j'ai cru que j'étais dans la section appel à texte ou défi ou j'pas laquelle d'autre où on peut se trouver un début de production. Deuxième personne, impératif... Et puis non, c'est bien un texte court.
Dans cette narration, j'ai l'impression que tu joues l'ambivalence :
- Tu t'adresses à un écrivain fictif, pour lui souffler un peu de vie dans les bronches, pasqu'il semble un peu feignant et coincé.
- Tu t'adresses à ce forum, d'une demande rhétorique qui vaut encouragement.
- Tu t'adresses à toi, décrivant cet univers en expansion qui est le tien.
Du coup ça donne une dimension aux sens multiples et surtout interprétatifs qui, me semble t il, est un test pour toi dans ta manière d'appréhender le lecteur (je ne pense pas me tromper en t'accusant d'écrire plus pour toi que pour le lecteur (ce qui est moteur de cohérence et de vie dans l'oeuvre)). Cette fois tu fais plus que véhiculer tes images, tu donnes le choix au lecteur.
Je viens de voir les derniers mots...
C'est dans ton prochain roman ?
Dans ce cas tout mon argumentaire perd un peu son sens puisqu'il y a le reste.
Tant pis, c'qmm un avis, et puis ça te parleras peut être.
A+
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Il à beau changer de nom, il fait toujours aussi mal par là ou il passe le Jonny boy ;)