Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: regis le 25 Mars 2015 à 15:20:18
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Bon c'est le premier texte que je dépose ici et c'est pour répondre au défi de jlemonde.
Il s'agit d'un texte inachevé que j'ai complété et remanié...
QUATRE SAISONS
Il était une fois dans un pays très loin d’ici, juste de l’autre coté de votre fenêtre-vous savez celle qui donne sur le jardin- une marchande quatre saisons…
Il faut vous dire que là-bas, ces commerçantes portaient bien leur nom…
Elles vendaient véritablement le temps qu’il fait et non le temps qui passe. A leur étal, on trouvait, un après-midi de canicule sur la plage, une journée de ciel bas et lourd, un noël blanc ou un après-midi frais et ensoleillé de Printemps. Malheureusement pour les clients, le plus souvent, un seul article était en vente… Tout juste pouvait on, avec un peu de chance, tomber sur un micro, comme disaient les commerçants qui adoucirait le temps imposé.
Mais un jour apparût sur le marché, Sophie. Elle était jolie comme un cœur avec ses boucles rousses et ses yeux bleus. Elle était tendre et fleur bleue. C’est pourquoi très vite, elle ne se mît à vendre que du bon temps à ses clients. Et le soir venu, elle jetait aux égouts tout ce qui restait...
Ce soir là, elle s’apprêtait donc comme d'habitude à balancer son « surplus » comme elle l’appelait : ce jour là il y avait une dépression pluvieuse pour le Nord de la France, une tempête de neige pour la Toscane, un orage sur les Pyrénées et une canicule pour la vallée du Rhône et autres calamités mineures...
— Eh, oh, çà va durer encore longtemps comme çà, ce trafic ?
Sophie n'en croyait pas ses oreilles. Le ton de la voix était peu amène, un peu caverneux....
Sur le coup, elle suspendit son geste...
De la bouche d'égout surgit alors un personnage d'apparence brumeuse et fantomatique qui prit peu à peu une consistance bien réelle.
— C'est vrai quoi, continua l'apparition vous avez une idée des dégâts que vous faites à vous débarrasser de vos saloperies comme çà, sans discernement aucun ?
— Mais enfin qui êtes vous ?
L’apparition avait en effet de quoi surprendre : Imaginez un individu vêtu d'un ciré jaune de pêcheur, de grandes bottes vertes, un épais cache-nez rouge autour du cou et de larges lunettes de soleil sur un nez rouge comme une tomate de Provence. Les joues étaient à peine moins colorées que le nez et le ton des paroles marquait toujours un mécontentement certain...
— Au pays, continua le personnage, on a voulu savoir d'où venait toute cette merde, c'était tout de même pas vraiment normal. De la neige en mai !
Le peu d’amabilité de l’individu enferma Sophie dans son mutisme et sa frayeur.
Ciré Jaune, sentant la gêne de son interlocutrice éleva la voix pour le coup...
— Enfin bref, il m'a fallu du temps pour voir d'où provenait la bizarrerie...
— Dites donc, vous ne venez pas des égouts, vous fit soudain Sophie, comme frappée par l'évidence.
— Ah, la petite dame parce que vous croyez que tous vos déchets, ils arrivent seulement aux rats ? Eh bien, non ! Sachez que vos surplus, comme vous dites, sont renvoyés automatiquement dans d'autres régions qui n'ont pas les moyens de se payer vos services!
Sophie parut soudain interdite.
— Mais enfin, je vous assure que... Je ne savais pas et n'y gagnais rien. Il suffisait que les clients soient contents. Je vous jure, ils avaient tous le sourire.
— Et voilà, continua l'individu, je m'en doutais, elle ignorait tout et croyais bien faire. Mais qu'est ce que tu crois la Belle, dit il en continuant d'un ton soudain radouci, tu devrais savoir que rien ne se perd. Sais tu combien de gamins tu as fait pleurer avec une journée à la mer gâchée par un orage, combien de récoltes bousillées et toujours dans les mêmes endroits?
Pour le coup, Sophie s'était mise à pleurer...
Du coup, l'autre s’arrêta un moment, la contempla un long moment, eût un sourire, puis se mît à lui tapoter la main, et enchaîna…
— Au fait, je m’appelle Théophraste, prévisionniste météo. Bon écoutez, c’est bien simple, maintenant tu respectes les consignes et donnes à chacun, ce à quoi il à droit ni plus, ni moins... Et tout le monde sera content, tu verras...
Il était passé au tutoiement sans que cela ne choque Sophie.
— Mais, mes clients...
— Tut tut, tu exerces un service public, pas une profession libérale. Tu as même un monopole ou presque. Alors tes clients, Ils s'y feront, c'est tout, et ton joli sourire les consolera déjà. Quand aux gros clients, eh biens ils se délocaliseront eux-mêmes, çà nous changera un peu . Et je vais t'aider!
Sophie constata qu’il lui tenait toujours la main et arborait maintenant un air béat . Il était plutôt joli garçon, d’ailleurs.
Ainsi fut fait, et si Théophraste revint souvent voir Sophie pour l'assister dans sa transition, elle constata bientôt que si le nez de son commis improvisé avait perdu de sa couleur, ce n'était pas le cas de ses joues dés qu'il était en sa compagnie...
Et quelque chose disait à Sophie que ce n'était pas le changement de temps qui en était la cause. Quand aux battements de cœur et à la chaleur qu'elle sentait en elle-même, quand il apparaissait... Eh bien, ma foi ...
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Bon c'est le premier texte que je dépose ici et c'est pour répondre au défi de jlemonde.
Du coup cela aurait été bien de rappeler l'intitulé du défi !
Sinon j'ai beaucoup aimé cette petite histoire très originale !
Au plaisir de découvrir tes autres écrits.
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Oui, c'était quoi le défi ?
Une mignonne petite conte nouvelle bien vivante :-¬?, moi aussi je guettais le dérapage (je veux dire, une fille "jolie comme un coeur" qui "vend du bon temps à ses clients"... :mrgreen:). Belle plume, je note juste qu'il y a beaucoup de virgules et de points de suspension. Mais vu que certains n'en mettent pas assez, je suppose que ça rééquilibre le monde.
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Bonjour,
Oui l'intitulé du défi...
Toutes mes excuses...
UNn texte narratif introduit par "il était une fois" qui pour autant ne soit pas un conte, mais une nouvelle à chute.
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Hey ! C'est super ! J'aime beaucoup !
Ça pour le coup, c'est bien une petite nouvelle !
Continue comme ça !
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Bonjour Regis !
Et délicieux anniversaire du MDE à toi :coeur:
Mais quelle adorable fable ! Je voyais presque les illustrations défiler !
Je suis totalement sous le charme !
Une excellente journée à toi et au plaisir de te lire à nouveau ;)
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Salut !
de votre fenêtre-vous savez celle qui donne sur le jardin-
Espace avant et après -
et ses yeux bleus. Elle était tendre et fleur bleue
Répétition bleu
son « surplus » comme elle l’appelait
J'aurais mis une virgule après surplus
dés qu'il était en sa compagnie...
dès
Vraiment une lecture très sympa, j'applaudis l'idée !Merci pour ce texte, léger et sympatique, et bon anniversaire du MdE !
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Gibet d'anniversaire du MDE (texte 3/12, go !)
Mais un jour apparût sur le marché, Sophie. Elle était jolie comme un cœur avec ses boucles rousses et ses yeux bleus. Elle était tendre et fleur bleue.
apparut
répétition bleus/bleue
C’est pourquoi très vite, elle ne se mît à vendre que du bon temps à ses clients. Et le soir venu, elle jetait aux égouts tout ce qui restait...
mit (l'accent circonflexe, c'est uniquement au subjonctif).
Je trouve qu'il y a un peu trop de points de suspension : trop d'effet tue l'effet, c'est dommage...
(Et, euh, c'est peut-être moi, mais je trouve cette phrase un peu malheureuse dans sa formulation... disons que "vendre du bon temps" et "clients", dans la même phrase, c'est un peu malvenu :D )
Ce soir là, elle s’apprêtait donc comme d'habitude à balancer son « surplus » comme elle l’appelait : ce jour là il y avait une dépression pluvieuse
soir-là et jour-là (mais du coup ça fait répétition
il manque une virgule avant "comme elle l'appelai" (tu changes de proposition)
— Eh, oh, çà va durer encore longtemps comme çà, ce trafic ?
ça ça
— C'est vrai quoi, continua l'apparition vous avez une idée des dégâts que vous faites
virgule après apparition : c'est l'incise, ça fait pas partie du dialogue, il faut le mettre entre virgules
— Mais enfin qui êtes vous ?
êtes-vous (j'arrête de le relever mais y a pas mal de bug de tirets, dans le texte)
L’apparition avait en effet de quoi surprendre : Imaginez un individu vêtu d'un ciré jaune de pêcheur
pas de majuscule après deux points
vous fit soudain Sophie,
soit y a un bug dans ce bout de phrase, soit il manque une virgule après vous (ce qui change le sens ^^ )
elle ignorait tout et croyais bien faire.
croyait
elle ignorait tout et croyais bien faire. Mais qu'est ce que tu crois la Belle,
croyais/crois : répétition (+ tiret à qu'est-ce que), et il faut une virgule avant la belle
et donnes à chacun, ce à quoi il à droit ni plus, ni moins...
a droit, mais y a un problème de virgule : il ne peut pas y avoir de virgule entre "chacun" et "ce à quoi" (c'est son COD), par contre il en faut une avant "ni plus, ni moins"
eh biens ils se délocaliseront eux-mêmes, çà nous changera un peu . Et je vais t'aider!
eh bien + bug d'espaces (pas d'espace avant le point, mais espace avant le !)
de ses joues dés qu'il était en sa compagnie...
dès
Lu !
Déjà, je pense qu'en revoyant l'utilisation de la ponctuation (notamment les virgules), ça rendrait le texte plus digeste. Là, il reste encore assez maladroit, mais après un lissage de ce côté-là, ça devrait aller mieux :)
De même, les points de suspension desservent le texte. Mets-en seulement quelques uns aux endroits choisis, ils auront plus d'impact ! :) Sinon ils sont noyés dans le texte et semblent maladroits.
Au niveau du style, je pense que tu peux encore le lisser : supprimer les répétitions, éviter quelques lourdeurs, etc. Il m'a donné l'impression d'avoir été écrit un peu comme il est venu, sans encore être trop soigné. En le reprenant ici ou là, je suis sûre que ça rendra mieux :)
Quant à l'idée et à la structure du conte, c'est plutôt sympa, mais je trouve que la forme ne le met pas du tout en valeur. J'ai trouvé le dialogue un peu longuet (mais peut-être que si le style était plus fluide, il passerait bien, à voir). Disons qu'il n'y a pas trop d'enjeu : elle jette le mauvais temps et un lutin arrive lui dire que c'est pas bien. Oui, l'idée est mignonne, mais je pense qu'elle devrait être davantage mise en valeur par la façon dont elle est amenée :)
Pour l'idylle qui commence à la fin, elle m'est apparue un peu comme une pièce rapportée, parce qu'on n'a aucun élément au début et que ça ne résout aucun des enjeux posés au début du conte. Du coup, oui, pourquoi pas, mais je pense que quelques petites touches pour l'annoncer avant seraient bienvenues.
Voilà, désolée pour mon commentaire pas aussi enthousiaste que mes prédécesseurs. Encore une fois, je trouve l'idée mignonne, et je pense que corrigeant un peu la forme, ça donnera un conte bien sympa :)
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Merci
Je t'en remercie au contraire.
Les points de suspension sont un de mes défauts.
Je vais corriger tout cela.
Mais pas tout de suite!
je pars en randonnée une dizaine de jours sur les chemins alpestres...