Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: La Marquise de Carabas le 19 Mars 2015 à 20:15:37
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Tu étais posé contre moi, avec ce souffle innocent. Un peu saccadé. Hésitant.
J'avais les doigts glissés contre tes veines.
Branchée sur les battements de ton cœur, j'entendais le feu t'immoler. Je déposais ma bouche contre ta gorge, je voulais lécher le sel sur ta peau, oublier.
Je ne me sentais pas réellement consciente, cette ivresse qui amène lentement à la démence.
Ce soulagement.
Tu étais blotti contre moi, un peu maladroit, un peu bruyant dans ton silence.
Dans tes yeux, la peur délectable de ceux qui découvrent.
Je ne voulais pas faire ça.
Quelques rochers s'effondraient entre les lèvres de l'océan, fébriles et brutaux.
Tu glissais et te débattais, je n'étais que sentier escarpé et brèche coupante.
Du sang dans tes lèvres jusqu'à tes extrémités, et la tête en arrière dans le néant.
Tu m'étais enchaîné, et à chacun de tes débats, des larmes en nous coulaient.
Je t'ai raccroché contre ma chaire. Et lentement...
Tu étais posé contre moi, avec ce souffle innocent.
Un peu saccadé.
Hésitant.
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Mes respects, Marquise...
Dans l'ensemble, j'aime bien ton texte. Il s'en dégage pas mal de fièvre, une ambiance un peu sulfureuse et et un bon rythme dans l'écriture.
J'ai juste un peu de peine avec certaines de tes images, qui me semblent parfois exagérées, un peu "over the top", mais c'est probablement une question de préférences personnelles. Par exemple:
Je lovais mes lèvres contre ta gorge,
Littéralement, lover veut dire rouler, enrouler en spirale. L'image se prête bien pour un corps (autour d'un autre), mais je ne la sens pas avec les lèvres... (à moins d'avoir une bouche vraiment souple...)
Quelques rochers s'effondraient entre les lèvres de l'océan, fébriles et brutaux.
J'ai deux problèmes avec cette phrase. D'abord, les lèvres de l'océan... Ben oui, encore un problème de lèvres. :-* Je vois pas trop l'image. Ensuite, les rochers fébriles et brutaux? J'ai de la peine à me représenter un rocher avec de la fièvre ou alors excessivement nerveux...
Tu m'étais enchaîné, et à chacun de tes débats, des larmes en nous coulaient.
A chacun de tes débats ou à chacun de tes ébats? Parce que dans le premier cas, je n'avais compris qu'il s'agissait d'une joute oratoire! ;D
Tu étais posé contre moi, avec ce souffle innocent.
Un peu saccadé.
Hésitant.
Rien à dire sur la fin. La boucle est bouclée...
...ne reste qu'une petite interrogation sur le rapport entre le titre et le texte...
Merci pour ce texte, Marquise.
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Grumph répétitions....
Je vais corriger.
Merci :)