Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Panda Solitaire le 18 Mars 2015 à 20:08:05
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Je trouve ce texte plutôt mauvais... Je l'ai écrit en une journée, a vous de me dire si c'est moi qui me fait des idées ou s'il est vraiment mauvais Merci d'avance ;)
Je courais.
Il était tôt le matin, l'heure de ce moment magique qui n'est plus tout à fait la nuit, mais qui n'est pas tout à fait le jour.
Je regardais Paris s'éveiller sous les menaçant nuages et l'odeur de pluie qui embaumait l'air. Les douces intonations d' « Eden » d'Hooverphonic résonnaient dans ma tête.
La lenteur du morceau contrastait avec la rapidité de mon souffle, de mes battements de cœur. Mes pas sur le béton résonnaient en un doux tap-tap.
Courir me vidait la tête.
Je n'étais plus Mélodie, je n'étais plus rien, sinon poumons brûlants, enjambées rapides, respirations saccadées.
Je ne courais plus, je volais, effleurant à peine le sol, me déplaçant avec la légèreté d'une plume. J'étais un tout. Je ne foulais plus la terre, j'en faisais partie.
Peu à peu, mes pensées se vidèrent, je me déconnectais complètement de la situation, ne ressentant plus ni la douleur de mes muscles ni le point de coté que je traînais depuis 10 bonnes minutes.
Ça y était.
J'avais atteint cet état où l'on ne pense plus à rien, où nous sommes pure de toute pensée, où nous nous laissons emporter pas la musique et nos idées. (z'avez remarqué la rime?)
Et puis soudain, troublant mon esprit enfin serein, vint la pire question possible dans la vie d'une coureuse :
Pourquoi est-ce que je coure ??
Je n'étais pas poursuivie après tout.
Un rapide coup d’œil en arrière me l'assura.
Attendez…
Si je n'étais pas poursuivie, l'homme qui courais derrière moi l'était assurément.
Sa foulé était désordonnée et il ne cessait de lancer des regards inquiets par dessus son épaule.
Et bien qu'il fut en jean et en chaussures de ville, il me rattrapa aisément, ce qui m'agaça prodigieusement.
Sans m'arrêter, j'enlevai un de mes écouteurs lorsqu'il arriva à ma hauteur.
- Pourquoi courez-vous?me demanda-il, nullement essoufflé, vous n'êtes pas poursuivie...
C'était moi, ou il venait de formuler à voix haute ce que j'avais pensé tout bas ?
- Vous vous appelez ? Me questionna-il encore
- Mélodie
- Et bien Mélodie,je crois que nous avons pleins de chose en commun. Retrouvez moi à cinq heure à cette adresse,dit-il,me glissant un papier dans la poche.
Il s'engouffra dans une ruelle.
Je me retrouvais seule tandis que tombais les premières gouttes de pluie, applaudissant les dernières notes d'Eden. Je pris connaissance du mot, puis décidait qu'il ne valait pas la peine d'y aller. Une inexplicable appréhension m'en empêchait.
Le reste de la journée se déroula dans le flou le plus total.
Je me souviens vaguement être aller au boulot, avoir froissé et défroissé le fin papier je ne sais combien de fois, puis être rentrée chez moi, dans mon petit studio, aussi fatiguée que dégoûtée de ma lâcheté.
Pourquoi n'y étais-je pas aller ?
J'aurais pu aisément demander mon après-midi.
Je ne reverrais jamais celui que j'avais surnommé Eden, et n'entendrait plus jamais sa voix qui m'avait paru si familière.
Le téléphone sonna. Je décrochais. C'était lui :
- Bah alors, Mélodie où étais tu ? Dit-il, passant au tutoiement aussi naturellement que si je lui avais demandé.
Sans blagues, il m’appelait au moment où je pensais à lui ? C'était digne d'un mauvais roman, pas de la vraie vie !
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Hop ! Alors j'attaque les commentaire détaillés de ton texte qui est plutôt pas mal écrit.
qui n'est plus tout à fait la nuit, mais qui n'est pas tout à fait le jour.
lourd comme formulation ça et du coup pas très "magique".
je me déconnectais complètement de la situation
pas vraiment utile ce passage.
Peu à peu, mes pensées se vidèrent,
cet état où l'on ne pense plus à rien, où nous sommes comme vide, où nous nous laissons emporter pas la musique et nos pensées.
Tu dis la même chose dans ces deux phrases, il vaudrait mieux les fusionner pour éviter répétitions et quelques lourdeurs.
Et puis soudain, troublant mon esprit enfin serein, vint la pire question possible dans la vie d'une coureuse :
Pourquoi est-ce que je coure ??
Je n'étais pas poursuivie après tout.
Une rapide coup d’œil en arrière me l'assura.
Attendez…
J'ai du mal avec ce passage qui me parait plutôt improbable.
Sans m'arrêter, j'enlevai un de mes écouteurs lorsqu'il arriva à ma hauteur.
Pourquoi elle enlève un écouteur si il ne lui a pas encore adressé la parole ?
- Pourquoi courez-vous?me demanda-il, nullement essoufflé, vous n'êtes pas poursuivie...
C'était moi, ou il venait de formuler à voix haute ce que j'avais pensé tout bas ?
- Vous vous appelez ? Me questionna-il encore
- Mélodie
- Et bien Mélodie,je crois que nous avons pleins de chose en commun. Retrouvez moi à cinq heure à cette adresse,dit-il,me glissant un papier dans la poche.
Très rapide le dialogue, pas de bonjour et direct il lui met un papier dans la poche !
Une inexplicable appréhension m'en empêchait.
un inconnu qui nous accoste et nous met un papier dans la poche, ce n'est pas "inexplicable" cette appréhension du tout !
Il s'est cru dans un mauvais roman ou c'est comment ????
pas jolie cette phrase et pas fan des multiples points d'exclamation.
Alors l'idée de départ est plutôt sympa, un inconnu qui invite dans un lieu étrange une fille, et puis ça retombe puisqu'elle n'y va pas. Le texte est-il fini ? parce que l'on dirait le début d'un texte plus long. Si le thème principal était la course en elle-même comme rappelé dans le titre, je trouve que cela n'a pas été assez approfondi et noyé par Eden l'inconnu en jean !
Voila en esperant avoir répondu au plus juste !
Au plaisir de te relire
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Pour le coup non, le texte n'est pas mauvais. C'est bien écrit et agréable à lire. Aucun problème de ce côté.
J'ai plus été perplexe par rapport au contenu. Peut-être est-ce ma fatigue mais j'ai du mal à cerner ton texte.
Au passage, pour apporter des précisions au commentaire du dessus, le coup des écouteurs ne m'a pas dérangé. Elle anticipe juste pour éviter de le faire répéter :D Quant au dialogue rapide et direct, cela amplifie justement le mystère autour de cet inconnu... qui à la fin retrouve le numéro fixe de Mélodie.
Il y a un vrai travail autour de cet inconnu que tu rends effectivement mystérieux donc intéressant et intriguant. En contrepartie, c'est donc dommage que tu t'arrêtes là en plein élan, au moment où on aurait voulu en savoir plus sur cet homme. Ce qu'il représente, son utilité, quel message il fait passer etc...
De même par rapport à Mélodie, pourquoi courait-elle sans raison ?
Je suis un peu perdu, après c'est peut-être moi xD
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Bonjour !
Moi j'aime bien, c'est troublant et intriguant mais par contre je suis déçu par la fin, c'est dommage, on reste plus que sur sa faim selon moi.
Peut-être la formule finale n'est pas très heureuse ?
Tu devrais le creuser un peu plus ce texte, il y gagnerait, le style est fluide à part les quelques points relevés par notre colecteur et ile ne me semble pas mauvais du tout.
En revanche la coquille de Une rapide coup d'œil m'a interpelé...
J'attends la suite ! Parce qu'à mon sens il faut une suite, qu'il soit un peu plus long.
Amicalement,
Jef
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Merci pour toute ces critiques Manilee ! Alors :
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Les réponses:
qui n'est plus tout à fait la nuit, mais qui n'est pas tout à fait le jour.
lourd comme formulation ça et du coup pas très "magique".
Je sais, mais je n'ai rien trouver d'autre. Une suggestion ?
Sans m'arrêter, j'enlevai un de mes écouteurs lorsqu'il arriva à ma hauteur.
Pourquoi elle enlève un écouteur si il ne lui a pas encore adressé la parole ?
Tout simplement parc qu'elle pressent ou du moins espère qu'il va lui parler. Et puis, c'est tout de même plus pratique, dans un dialogue, que chacun entende ce que dit l'autre non ?
- Pourquoi courez-vous?me demanda-il, nullement essoufflé, vous n'êtes pas poursuivie...
C'était moi, ou il venait de formuler à voix haute ce que j'avais pensé tout bas ?
- Vous vous appelez ? Me questionna-il encore
- Mélodie
- Et bien Mélodie,je crois que nous avons pleins de chose en commun. Retrouvez moi à cinq heure à cette adresse,dit-il,me glissant un papier dans la poche.
Très rapide le dialogue, pas de bonjour et direct il lui met un papier dans la poche !
C'est justement tout l'insolité de la situation. Je pense que la rrencontre perdrez de son mystère si je la détaillait plus.
Une inexplicable appréhension m'en empêchait.
un inconnu qui nous accoste et nous met un papier dans la poche, ce n'est pas "inexplicable" cette appréhension du tout !
Mais la phrase ne sonne plus du tout sans !
Il s'est cru dans un mauvais roman ou c'est comment ????
pas jolie cette phrase et pas fan des multiples points d'exclamation.
Tu as raison , je vais la changer.
Merci Jef ! Je n'avais pas remarqué le une. Pour une suite, je ne sais pas, mais si toi tu te sens de la faire, tu as ma bénédiction !
Et Absolenko, elle faisait juste son jogging, ne vas pas chercher plus loin !