Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: MillaNox le 16 mars 2015 à 20:02:52

Titre: Que faire ? (texte pour AT, complet)
Posté par: MillaNox le 16 mars 2015 à 20:02:52
Salut !
une idée de nouvelle m'est venue pour un AT sur le thème Utopie (http://www.indesdelimaginaire.com/un-tremplin-pour-lutopie) (avec effets pervers interdits)
Merci de vos lectures et de vos avis !


 
Que faire ?

   
J’étais venue là pour réfléchir. La pluie tombait à grosses gouttes, et je savais que le lieu serait désert. Ressourçant. Pas silencieux, non, car chaque jeu de l’aire pour enfant sonnait comme un instrument sous les attaques de l’averse. Des plics-plocs joyeux sur le toboggan et des tintements mouillés dans les mailles du grand filet. Le vent faisait danser les balançoires qui chantaient de leurs voix grinçantes. Et moi je restais là, perchée dans la cabane du cèdre qui avait abrité mon enfance et dont je ne me lassais pas en grandissant, même à quinze ans. Protégée de l’ondée, je contemplais la scène, amoureuse de sa poésie. J’étais venue pour réfléchir et ne faisais que rêver. Prévisible. Tous ceux qui me connaissent auraient pu le deviner. Divaguer d’images en songes, mon meilleur talent.
— Bonjour.
Je sursautai. Absorbée par le concert de l’averse, je n’avais pas entendu l’homme approcher. Il me faisait signe amicalement, d’en bas. Un adulte massif dont j’apercevais la longue barbe, mais pas le visage caché sous un grand chapeau de pluie. Son manteau dégoulinait, et il avait les pieds dans une flaque. Un sac de taille moyenne était posé sur le sol humide, à ses côtés. Curieuse, je descendis à sa rencontre.
— Bonjour, je m’appelle Milla, dis-je en tendant la main vers la sienne.
Ses traits fatigués m’étaient inconnus. Il devait venir de loin, et j’étais impatiente d’en apprendre davantage.
— Et moi Lyan. J’aimerais m’installer par ici. Tu sais chez qui je peux aller en attendant de trouver un logement pour l’année ?
— Nous n’avons personne en ce moment à la maison ! m’enthousiasmai-je. Viens au moins pour quelques nuits. On regardera les toits disponibles demain, sur le Réseau. Tu verras, Ocli est un village très agréable.
Son sourire accueillit ma proposition, et nous nous mîmes en route. La pluie ruisselait sur mes cheveux, s’insinuait jusque dans mon cou à travers des chatouilles glacées. Un frisson de trop me contraria, j’attrapai ma tignasse et m’en fis une écharpe. Froide et moite : je grimaçai en exagérant la mimique. Mon compagnon rit avec malice, puis fit mine de placer son chapeau sur ma tête. J’interrompis son geste et le gratifiai d’un regard espiègle.
— En réalité, j’aime trop la pluie pour m’en protéger. Elle me rafraîchit les idées.

Nous marchions sur la route principale du village. À droite, je lui désignai l’étage d’une maisonnette aux fenêtres éclairées.
— C’est ici que je suis née. Nous habitons maintenant deux rues plus loin. Mes parents ne sont pas de grands voyageurs !
Je m’amusais de la stabilité de mes parents sans aucune amertume. L’envie de bourlinguer ne m’avait encore jamais prise. Je savais que rien ne m’en empêcherait si ce jour arrivait. Néanmoins, le centre actuel de mes questionnements résidait autre part. Je papillonnais au village dans les activités de toutes sortes, participais aux sessions scolaires qui m’intéressaient. Le reste de mon temps, je dessinais, ou griffonnais des mots que je dispersais dans ma chambre : bribes de pensées et d’émotions. Douce vie, mais dont je ne parvenais plus à me satisfaire. Je voulais tenir entre mes mains un résultat dont la seule vue me comblerait de joie. Je ressentais le besoin de créer quelque chose qui touche aussi les autres. Mais quoi ? Comment ?
Lyan me tira de ces interrogations en rompant le silence qui s’était installé. Lui aussi avait dû se perdre dans les abîmes de son esprit.
— Moi c’est tout l’inverse. Je ne tiens pas en place ! J’ai besoin de changer d’endroit tous les ans pour découvrir de nouvelles choses, des paysages différents... Et j’adore rencontrer des gens enracinés comme ceux de ta famille semblent l’être. Ils ont toujours une connaissance poussée du lieu où ils se trouvent et m’en montrent les trésors, m’en apprennent les secrets en peu de temps. Je suis un voleur de merveilles, et après, j’en fais des histoires…
— Des histoires ?
Le visage de Lyan s’illumina.
— Oui, je suis écrivain.
Mon cœur palpita à cette annonce. Depuis ma tendre enfance, je dévorais les livres et voyageais dans leurs univers infinis. Un auteur dans mon village ! Je ne pus retenir mon excitation, et mes pas devinrent de danse plutôt que de marche.
— Je ne sais pas encore ce que je veux faire, moi, confiai-je en retrouvant mon calme. J’ai envie de me spécialiser et je réfléchis beaucoup à la question en ce moment.
— Tu as le temps ! Quel âge as-tu, Milla ?
— J’ai quinze ans. Regarde, nous sommes arrivés ! dis-je en ouvrant la porte.

Mes arrière-grands-parents avaient connu l’âge de l’argent et de la propriété privée. Leurs anecdotes à ce propos avaient été nombreuses avant leurs décès. Je me souvenais de leurs visages peints de tristesse, puis de soulagement, lorsqu’ils me narraient leur jeunesse. Malgré leurs descriptions précises, je visualisais difficilement cette époque et son fonctionnement. De nos jours, nous choisissions la maison qui nous convenait parmi celles qui se trouvaient libres. En cas de besoin, le Conseil mobilisait une équipe pour construire un habitat neuf, mais cela n’arrivait que très rarement. Et n’importe qui se présentant au village pouvait prétendre à un toit du jour au lendemain.
Les foyers optaient traditionnellement pour un nombre de pièces supérieur à leurs besoins. Ainsi, nous pouvions accueillir les gens de passages dans ces chambres d’amis. Un couple dont je savourais encore les récits avait libérée la nôtre la semaine précédente. Des passionnés de géologie qui avaient complètement changé mon regard sur les cailloux en un petit mois ! Nombreuses étaient les personnes qui aimaient voyager à l’image de Lyan. Le plus souvent, elles amenaient de leur escale précédente quelque chose pour la suivante. Ce n’était pas tant pour offrir un cadeau que pour faire circuler et découvrir les trésors d’autres localités. Notre visiteur était chargé de figues fraiches et séchées au parfum enchanteur. Je me proposai de les porter à la réserve du village, puisque je passerais devant en allant au poulailler.
— Prends un parapluie, Milla ! tenta ma mère, occupée à préparer du thé pour réchauffer notre hôte.
— Ça ira !
— Elle ne connaît pas le froid, celle-ci ! plaisanta-t-elle alors que je sortais.

Je m’inscrivais souvent à la gestion du poulailler. Il se situait au cœur du village, dans l’église dont nous ne savions que faire auparavant. Quelques concerts avaient eu lieu dans le sanctuaire révolu, pour son acoustique sympathique, mais nous lui préférions de loin la Salle festive – plus chaleureuse – ou le plein air quand le temps le permettait. Nos cocottes s’y étaient donc installées. Un grand parc herbu les régalait, agrémenté d’un bassin où elles s’abreuvaient, et parsemé d’arbres qui ombrageaient leurs siestes. À l’intérieur de la bâtisse, les vitraux voilaient la lumière du soleil, créant un clair-obscur qu’elles affectionnaient. Et l’écho propre au lieu donnait naissance à un tintamarre de caquètements amplifiés d’une drôlerie désopilante.

Sur le chemin, je passai sous les fenêtres de la vieille Madeleine en fronçant les sourcils.
— Allez, Madeleine, entendis-je, juste une petite douche…
— Essaye un peu pour voir ! Vieille pintade déplumée ! Bon, bon. Déplacer le matelas. Bon, bon.
— Madeleine, c’est trop lourd pour toi… protesta une troisième voix.
— Vipère ! Cruche fêlée !! Courge putréfiée ! Voilà, voilà, il faut l’emmener un peu plus loin. Bon, bon.
Notre ancienne potière nous posait de sérieux problèmes. Sa situation revenait sur le tapis à chaque Conseil et avait même intégré la courte liste des obligations collectives. Nous ne manquions pas de volontaires pour assurer les diverses tâches du village : chacune comptait des passionnés qui s’organisaient pour les gérer ensemble tout en conservant une grosse part de temps libre. De rares travaux étaient vraiment pénibles, et les adultes les assumaient pendant une journée, à tour de rôle. À mille cinq cent habitants, la contrainte demeurait faible. Sauf peut-être quand il s’agissait de veiller Madeleine en duo pendant un jour et une nuit.
Je m’éloignai à peine quand un grand fracas de vaisselle brisée retentit.
— Voilà, voilà. De quoi faire des mosaïques, voilà.
Je secouai doucement la tête en poursuivant mon chemin. La sénilité avancée de la vieillarde excluait tout dialogue raisonnable depuis une bonne année. Rien ne pouvait ainsi la convaincre d’arrêter, lorsque l’idée lui prenait d’inonder les murs à grands renfort de seaux d’eau ou de déchirer des livres de la bibliothèque pour allumer un feu. Elle ne savait plus ce qu’elle faisait et nous insultait copieusement quand nous tentions d’intervenir. Je l’avais connue avant qu’elle ne perde la raison. Déjà vieille, sa gentillesse et sa douceur quand elle me montrait comment travailler l’argile étaient sans bornes. Tous les habitants du village l’appréciaient, admiratifs de son art et friands de sa joie de vivre. Mais ses agressions verbales et physiques d’aujourd’hui venaient à bout de toutes les patiences.
— Démence sénile, concluait le médecin.
Cependant, d’autres de nos anciens étaient touchés par cette maladie et aucun ne faisait preuve d’une telle violence. Tous avaient trouvé leur équilibre grâce à des entourages qui se plaisaient à les soutenir. Madeleine était différente. En colère. Furieuse sans pouvoir nous en dire la raison. J’avais, la concernant, une idée qui changerait peut-être la donne, et que je soumettrais au prochain Conseil.

Le vent poussait les nuages. Il pleuvait maintenant au soleil. Je m’arrêtai à la réserve pour déposer les figues dans des panières. Des mûres avaient été récoltées, et j’en pris une dizaine pour le reste de mon trajet, puis refermai la porte de notre frais et délicieux placard collectif. L’église se dressa bientôt devant moi, haute et fière avec son clocher débordant de pigeons. Près des gargouilles, des hirondelles voletaient dans des allers-retours véloces. Leur départ pour le sud ne tarderait plus.
La pluie avait cessé, cette fois. Dans l’herbe, nos poules se déplaçaient en groupes pour gratter le sol à la recherche de succulents vers. Ces gros oiseaux dodus dandinaient de la queue en rythme sous mon regard amusé. Le bac des restes et épluchures des villageois était plein, mais je rajoutai tout de même quelques poignées de grain dans la mangeoire. Puis j’entrai dans l’édifice pour récupérer les œufs et les porter dans une salle attenante où nous les empilions sous la date du jour. Rien à signaler chez nos pondeuses : ma tâche s’achevait. Pas besoin de fermer la porte le soir puisque l’agitation du centre et les chiens éloignaient les prédateurs. Mes pensées se tournèrent vers Lyan alors que je quittais le lieu. Le plaisir d’accueillir un voyageur s’alliait à la curiosité de le découvrir, et je rentrai à pas pressés.

Il est des surnoms que les parents n’abandonnent jamais.
— Salut, petite mignonne ! lança mon père tandis que j’arrivais.
— Alors, les champignons ? demandai-je.
— Des pleins paniers ! Heureusement qu’on avait pris la brouette. Les châtaignes commencent à tomber, on en a ramassées pas mal aussi.
Je salivai à la pensée des pots de crème de marron qui s’empileraient bientôt dans la réserve. Nous avions fini le stock deux semaines auparavant, la saison revenait à point.
— On part demain, au fait, ajouta-t-il.
— Demain ? m’exclamai-je.
— Oui, tu n’es pas contente ?
Il ne cacha pas son étonnement. C’était moi qui lui avais demandé de m’accompagner quelques jours en ville. Lasm, cité plus grande qu’Ocli, recelait des arts que je souhaitais voir de plus près. Nombre d’activités me plaisaient ici, mais aucune au point de m’en tailler le costume. Elles me convenaient en loisirs occasionnels. À présent, j’avais envie de maîtriser un métier, d’être capable de le transmettre à mon tour. Mes proches me répétaient que j’avais le temps de choisir, que certains, même, ne choisissaient jamais et papillonnaient leur vie durant, toujours en découverte d’une nouveauté. Ils savaient néanmoins qu’on ne m’enlevait plus une idée de la tête quand sa graine y avait germé.
— Milla ? Il y a un problème ?
Encore une fois je m’étais égarée dans mes pensées. J’avais oublié de répondre.
— Non, pas vraiment. Enfin je pensais accompagner Lyan dans ses visites d’appartements, et puis je voulais absolument aller au Conseil dans quatre jours… Tu crois qu’on sera rentrés ?
Mon père haussa les épaules.
— Y a du monde pour me remplacer à la boulangerie pendant dix jours. On prendra le temps que tu voudras. Mais tu avais une sacrée liste il me semble…
J’affichai un air penaud. Reine de l’indécision et de la curiosité mêlées, j’en voulais beaucoup. Toutes ces possibilités qui s’offraient… Intégrer l’école des Hautes Technologies et participer au fonctionnement du Réseau. Apprendre à soigner les corps et les esprits. Dompter la mécanique ferroviaire. Participer à la gestion des distributions. Rejoindre une troupe de théâtre ambulante… Les portes attendaient que je tourne leurs poignées. Je les associais aux pièces d’un puzzle dont je ne connaissais pas encore l’image intégrale.
— On verra sur le moment, dis-je.
— Moi, je pensais regarder les appartements libres sur le Réseau demain, intervint Lyan, mais je peux attendre ton retour pour aller les voir. Une guide avisée, ce n’est pas de refus.
Je m’imaginais déjà parcourir le village en compagnie de notre visiteur et lui narrer les anecdotes les plus drôles. Peut-être pourrais-je aussi lui parler de mon idée concernant Madeleine, et recueillir son avis ? Lui demander de l’aide pour trouver les mots justes, avant le Conseil ?
— D’accord. Je vais vérifier les horaires du train !

*

La gare, desservant plusieurs villages, était excentrée. Le trajet pour la rejoindre ne prenait que quelques minutes en vélo, et moins d’une demi-heure à pied pour des promeneurs tranquilles. Mon père portait un sac léger contenant une tenue de rechange pour chacun de nous. Les réserves de Lasm nous procureraient d’autres vêtements et tout le nécessaire à notre séjour. Nous marchions sans nous presser. Le soleil encore bas réchauffait agréablement nos nuques. Il éveillait en nous les souvenirs de l’été passé, douce caresse au sein de l’automne pluvieux. Un champ de courges s’étendit bientôt sur notre droite, et nous saluâmes Hervé qui s’y affairait. La passion de cet homme pour les cucurbitacées me fascinait depuis l’enfance.
— C’est une famille incroyable, disait-il à qui voulait l’entendre. Huit-cent espèces, vous vous rendez compte ?
Moi ce que j’aimais dans ses discours, c’étaient les mots fabuleux dont il me régalait. Coloquinte, pâtisson ou calebasse… Les syllabes chantaient à mes oreilles, et lorsqu’il s’aventurait dans des noms latins – cucumis melo, lagenaria, momordica charantia – il me venait d’irrépressibles envies de poésie !
La silhouette de la gare se dessina bientôt devant nous. Dans sa sagesse mécanique, le train attendait son heure de départ. Mon père profita des dix minutes vacantes pour jacasser avec le conducteur tandis que je me rendais à la bibliothèque ferroviaire afin de choisir un magazine et une bande dessinée. Un peu plus tard, alors que le paysage défilait par la fenêtre du wagon, je posai mes lectures sur le siège d’en face et appuyai ma tête contre la vitre. Les aspérités des rails engendraient une vibration à peine perceptible. Conjuguée au murmure des roues lancées à pleine vitesse, ce bercement me détendit jusqu’à m’assoupir.
Entends-tu le roulis ?
C’est le sol de ton lit,
Et quand s’envole un si,
Ton avenir s’écrit.

— Milla ? Réveille-toi ! Milla, on est arrivés.

Lasm nous accueillit : ses larges rues encombrées par la circulation des vélos, ses immeubles tagués avec art dont la seule vue vous contait une histoire. Tout était plus grand ici, et plus compliqué aussi. Il fallait se déplacer à vélo et prévenir à l’avance pour savoir où se faire héberger. Une grande partie des habitants travaillaient sur le Réseau, qui requérait une logistique importante pour assurer la gestion du pays. Ces passionnés de l’ingénierie informatique s’avéraient aussi sympathiques que dans la lune, perchés sur des nuages codés et pixellisés. C’était un autre monde que le mien, non dénué d’attraits et de mystères. Tout m’intriguait en réalité. L’ici et l’ailleurs, la conversation dont je saisissais des bribes en passant à vélo près de deux bavards, la terre sur les mains ou les intarissables possibilités d’un processeur.
« Que faire, que faire ? Pourquoi n’ai-je que deux mains alors que mes envies sont infinies ? Comment choisir son chemin quand tous sont porteurs de fruits ? »

Une famille nous offrait le gîte pour tout notre séjour. Mon père me proposa de m’accompagner dans mes recherches, mais je préférais finalement me rendre seule dans les lieux qui m’intéressaient. J’avais pourtant insisté pour qu’il fasse le voyage avec moi… Mon changement d’avis ne l’étonna nullement, habitué qu’il était à mon inconstance. Il ne manquait pas d’idée pour occuper son temps et me laissa à ma solitude sans protester.

Trois jours durant, je parcourus la ville en tous sens, à vélo et parfois à pied. Les rencontres se multiplièrent, se fondirent dans des décors de berges du fleuve ou de ruelles étroites. Je gardai en tête tous les détails qui me touchaient, côte à côte. Ma vision et mes sens en devinrent kaléidoscopiques.

— En ce moment on prépare un chantier pour le nord de la région. Tu vois il faut prévoir le matériel, faire des plans en fonction des études faites sur le terrain. On ne construira pas le même pont au-dessus d’une voie ferré qu’au-dessus d’une rivière, on prend en compte la nature du sol… Et puis il faut que la main d’œuvre sur place soit disponible. Bref, à chaque fois, ce sont des grands projets d’équipe. Et il faut aimer voyager, un peu. Tu aimes voyager, Milla ?

— Regarde, cette machine réalise le croisement des fils et la suivante imprime le motif. Je peux tester les associations de couleurs virtuellement avec ce logiciel. C’est moche, hein ? Voilà, c’est mieux, tu ne trouves pas ? Du coup on va se baser sur des bobines bordeaux qu’on va installer sur la première machine. Tu veux voir ma caverne arc-en-ciel ?

— Il faut que tu imagines le laboratoire de recherches comme une caisse à outil géante. N’importe qui peut venir avec sa question ou son idée et utiliser le matériel pour essayer de trouver la solution. Les publications sur le Réseau alertent les curieux des essais en cours, et les gens qui s’y connaissent viennent prêter main forte. En ce moment on avance à grande vitesse sur le recyclage du latex. On tient peut-être une découverte révolutionnaire pour le problème des déchets !

— Alors, ça t’évoque quelque chose ? J’ai plutôt l’habitude du figuratif, mais j’avoue que l’abstrait c’est toujours une expérience très intense. Ça fait trois ans que j’ai commencé à faire des fresques en mosaïque chez les gens, et chaque fois ça a été des sensations nouvelles. Uniques, je dirais…

— Réparateur-bricoleur, c’est fantastique ! Je ne me suis jamais senti aussi épanoui. J’ai pratiqué la médecine pendant douze ans, Milla. Des chirurgies passionnantes, mais je suis trop sensible en vérité. Un corps cassé, si on n’arrive pas à le réparer, on ne peut plus rien faire. Au bout d’un moment, ça use de voir mourir les gens, alors j’avais besoin de réparer des choses moins fragiles. Cette montre, elle est foutue, mais ses pièces vont me permettre de réparer la boîte à musique qui attend là-bas sur l’étagère. J’aime bien rendre la vie aux choses.

Des petits feux s’allumèrent en moi : étincelles dans les yeux, picotements sur la langue et fourmis au bout des doigts. Je commençais à entrevoir la réponse à toutes mes questions en écoutant ces gens me narrer leurs histoires. Mes joues s’animaient : je m’aperçus que je souriais, sereine et décidée. Je savais enfin ce que je voulais faire de tout cela. Et il fallait rentrer maintenant.

*

Un fumet de poulet rôti envahissait la Salle festive et agitait nos papilles. Nous commencions toujours les Conseils par un grand repas de midi qui s’étirait jusqu’à la fin des débats, quand le soir approchait. L’alcool déliait les langues des timides, et les bouches pleines devaient finir de mâcher avant de prendre la parole : un temps de réflexion supplémentaire qui aidait les impulsifs à mûrir leurs pensées éclairs.
Je sirotai mon cidre en écoutant Lyan se présenter. L’ordre du jour avait été inscrit sur un grand tableau d’ardoise. Mon nom apparaissait près d’un intitulé concernant Madeleine, juste après la question du nombre d’arbres à couper ce mois-ci. La salle était bondée, et je n’avais pas souvent fait de proposition devant si grande assemblée. Enfant, les Conseils ne m’intéressaient pas au-delà de la première demi-heure. Celle-ci passée, je filais jouer avec les autres jeunes dans le gymnase voisin ou dehors. Je me souvenais des aventures que nous menions pour venir chiper de la nourriture en douce dans le dos des adultes. Du coin de l’œil, j’aperçus justement cinq garnements qui attrapaient des pommes et se glissaient sous les tables pour déguerpir avec.
— Milla, tu voulais nous parler de Madeleine ?
Mes joues rosirent. J’inspirai profondément avant de me lancer devant les mines attentives des habitants d’Ocli. Chacun sembla peser mes mots au fur et à mesure qu’ils fusaient de mes lèvres.
— Je crois qu’on passe à côté de quelque chose de simple dans nos problèmes avec Madeleine, dis-je. Elle nous en fait voir, elle nous crie dessus, nous insulte. Je n’ai jamais vu quelqu’un qui soit en colère comme ça dans le village. D’habitude les cris laissent vite place à la parole, et nous trouvons toujours une solution qui convienne à tout le monde. Nous avons tous appris depuis tout jeunes à gérer nos colères, grâce aux autres qui nous aident à les apaiser.
Tout le monde acquiesça.
— Mais pour cela nous parlons. Et Madeleine ne sait plus parler avec sa tête. On le sait bien qu’elle ne contrôle plus ses mots, elle raconte n’importe quoi toute la journée ! Pourtant elle a quelque chose à nous dire, quelque chose qui lui manque, et elle n’arrive pas à nous le faire comprendre. Alors tout explose.
— Raÿné, Andréa et Luis aussi n’ont plus un langage cohérent, intervint Edma sur ma droite. Pourtant ils ne sont pas en colère comme ça. Nous répondons à leurs besoins et ils sont paisibles. Mais nous répondons de la même façon aux besoins de Madeleine…
Je hochai la tête à mon tour.
— Oui. Elle a une différence. Je lui devine un besoin que les autres n’ont pas, dont nous n’avons simplement pas conscience. On la prive à notre insu de ce qui lui fait du bien. Je crois que son ressenti intime c’est qu’on lui vole sa liberté. D’ailleurs, la seule fois où j’ai vu un être vivant paniqué et en colère comme elle, c’était un lapereau tombé au fond d’un trou qui ne pouvait pas en sortir seul.
Edma eut l’air surprise.
— Nous ne l’empêchons pas de sortir, on l’accompagne dans ses balades quand elle décide de franchir la porte.
Quelques secondes de silence s’installèrent pendant que je cherchais mes mots.
— Ce n’est qu’une hypothèse bien sûr, répondis-je, mais je crois que Madeleine a besoin de s’exprimer par l’art. Nous n’avons plus de poterie, nos céramiques viennent désormais du village voisin. Il n’y a plus de matériel ici qui lui permette de modeler comme auparavant. Ce qui l’enferme, c’est cette absence, pas une barrière physique. Et c’est dur à remplacer, il faut une matière souple et consistante à la fois, qu’elle ne trouve nulle part. Je crois que lui donner de quoi modeler pourrait l’apaiser.
— Peut-être qu’elle inonde les murs en pensant qu’ils molliront ? suggéra Phil.
Une moue dubitative assombrissait le visage d’Octave.
— Tu sais Milla, on a passé du temps auprès d’elle, on lui donne beaucoup d’énergie. Tu simplifies un peu les choses. Elle évoque son ancienne passion dans ses délires, c’est vrai. Et je ne lui ai pas ramené d’argile, mais j’ai déjà pensé à lui en reparler. Je lui ai montré des plats qu’elle avait créés, j’ai ouvert la discussion sur la poterie. Mais tout ce qu’elle a fait, c’est casser les assiettes par terre !
— Mais parler ce n’est pas pareil ! m’exclamai-je. Souvenez-vous, ce ne sont pas les mots qui ont convaincu l’humanité de changer. Depuis des lustres des penseurs disaient ce qu’il fallait faire, l’écrivaient avec des arguments imparables ! Pourtant le blocage persistait. Ce sont les vingt-huit arts qui ont ouverts nos perceptions. La prise de conscience est venue par des sensations, quand le corps a imposé son besoin de bien être à l’esprit en l’expérimentant.
— Je suis d’accord, m’appuya Lyan, pour l’écriture c’est pareil. C’est quand un livre me dit des tas de choses qui ne sont pas écrites dedans qu’il me bouge de l’intérieur. Je ne connais pas Madeleine, mais vous pourrez peut-être dialoguer avec elle  plus facilement en passant par le sensoriel, et pas par l’esprit.
Myriana fit signe, et les regards se tournèrent vers elle.
— Je trouve que ça vaut le coup d’essayer, dit-elle. J’ai prévu d’aller à Colba dans deux jours, j’en profiterai pour passer voir la potière et ramener du matériel.
Les avis divergeaient sur la sagacité de ma proposition, mais tout le monde s’accorda pour faire une tentative. Nous passâmes au sujet suivant sans transition.
Au fond de moi, je me sentais proche de Madeleine. Elle cherchait partout autour d’elle quelque chose d’indispensable à son bien-être. Son esprit savait de quoi il s’agissait, cependant elle n’y avait plus accès pour le dire. Et moi, jusqu’à hier, ma raison avait refusé de s’avouer ses vrais désirs. Elle n’avait pas osé prétendre à un art qu’elle estimait hors de sa portée. Par peur de sembler prétentieuse, d’échouer ou de découvrir aux autres trop de mon intimité peut-être ? Ce méli-mélo de barrières me poussait depuis des mois à chercher ailleurs, alors qu’au fond la réponse avait toujours été là. Le plus solide verrou avait sauté avec l’arrivée hasardeuse d’une douce possibilité. Je ne pouvais pas, ne voulais pas, apprendre seule : je ne m’en sentais pas capable, ni d’aller au-delà de Lasm pour trouver quelqu’un qui m’enseignerait son art. Il me fallait partager pour avancer, et la roue de la fortune, en tournant, avait découvert un sentier inespéré. Je souris, espérant que Madeleine et moi pourrions bientôt combler nos vides.

*

Le lendemain, il pleuvait de nouveau. Le voile gris effaçait les ombres du village ainsi que les contrastes du paysage. Pourtant le charme de ma campagne n’était pas moindre. Je me levais parfois aux aurores pour contempler la brume avant qu’elle ne se dissipe. Mes yeux voyaient alors des choses incroyables : formes, lumières ou animaux sauvages, jamais identiques d’un jour à l’autre. Ma mémoire gravait images et sensations, les accumulait jour après jour et en débordait.
Nous marchions sous l’ondée froide et dense, Lyan et moi. De sa consultation des disponibilités sur le Réseau, il n’avait retenu que deux logements qui semblaient se valoir. Nous nous dirigions vers le premier en bavardant.
— J’ai trop l’habitude d’écrire sur ordinateur, je n’arrive plus à avancer en écrivant à la main. Ce qui est primordial pour moi c’est de pouvoir placer un bureau sous une fenêtre avec une vue dégagée.
Je pensai aux gouttes de pluie sur les vitres qui se déplacent quand on ne s’y attend plus, qui forment des dessins si on les relie, comme les étoiles. Parfois, une araignée tissait sa toile dans le cadre du carreau, et alors les perles d’eau demeuraient prisonnières, scintillaient plus tard au retour du soleil. J’étais née pour rêver. Était-ce ne rien faire ? Perdre son temps ? Ou, au contraire, le savourer ?
— Lyan, il faudra une grande fenêtre si tu es d’accord.
Son sourire amusé m’invita à continuer. Au fond, il savait sûrement ce que j’allais lui dire. Peut-être même l’avait-il su avant moi.
— J’ai envie d’écrire. Je pourrais te relire et tu pourrais me relire. Tu veux bien m’apprendre ?
— Oui, une grande fenêtre et un grand bureau ! dit-il en riant. Je ne vais pas t’apprendre, mais je serais ravi que tu progresses à mes côtés.
Mes yeux pétillèrent.

Que dire des semaines qui suivirent ? Écran et feuilles se noircirent sous les assauts de mon imagination, et Madeleine modela l’argile pendant des heures, silencieusement. Elle pleura plusieurs fois d’après ce qu’on me raconta, toujours muette, sans avoir l’air triste, mais semblant profondément émue. J’avais déjà écrit par le passé, des bribes de mon quotidien, des débuts d’histoire : tous œufs de cailles dont j’avais fait des omelettes plutôt que d’attendre leur éclosion. Mais voilà que j’avais gagné en patience, en envie et en confiance.

Je n’étais qu’à l’entrée d’un long chemin. Il y aurait des montagnes à gravir et des fleuves à traverser sans se noyer. Je partais en expédition dans un plaisir sans facilité.

Ce récit fut le premier que j’osai faire lire à d’autres que Lyan.
Titre: Re : Que faire ? (titre provisoire) texte pour AT, début.
Posté par: algache le 16 mars 2015 à 21:21:47
Salut Milla!

Je note au fil de la lecture...

chaque jeu de l’aire pour enfant sonnait comme un instrument sous les attaques de l’averse.
J'aime bien la métaphore de l'instrument, mais le terme d'attaques me semble un peu en contradiction avec l'image musicale...

Des plocs joyeux sur le toboggan
Après le plic-ploc de la pluie dans ta micro-nouvelle SF, voilà les plocs joyeux. :) L'onomatopée me plaît bien, mais tant qu'à faire, je préfère "plic-ploc" que "ploc" tout seul.

    — Je m’appelle Milla, dis-je en tendant la main vers la sienne, calleuse.
Petit détail (je chipote un peu, mais on est là pour ça, non? :)): comment sait-elle que sa main est calleuse juste en tendant la sienne? Il me manque la confirmation du toucher (ou alors, si elle le constate au regard, c'est qu'il a vraiment une paluche de bûcheron!) Dans le doute, pourquoi ne pas mettre "(...) dis-je, ma petite main serrant la sienne, calleuse" ou quelque chose dans ce style?

    Son sourire accueillit ma proposition,
Il y a quelque chose dans cette tournure qui me dérange... Il accueillit ma proposition avec un sourire?

Je suis un voleur de merveilles, et après, j’en fais des histoires…
Joli!

Depuis ma tendre enfance, je dévorai les livres et bourlinguait dans leurs univers infinis.
...je dévorais... et bourlinguais...

    — Je ne sais pas encore ce que je veux faire, moi, confiai-je au bout de quelques instants. J’ai envie de me spécialiser (...)
Se spécialiser? Ca me semble un peu bizarre dans le récit. Normalement, à quinze ans, on se dit qu'on voudrait être journaliste, ou vétérinaire, ou policier, quelque chose de concret. Là, ça sonne un peu comme une étudiante en fac de médecine qui veut se spécialiser en chirurgie. Ou alors je n'ai pas saisi le sens?

Le conseil chercha une solution en urgence
Comme j'imagine que ce Conseil représente l'autorité du village, je mettrais la première lettre en majuscule. Ca lui donne un peu de décorum sans devoir le décrire pour autant (comme la Salle festive, plus loin).

elels voletaient
elles

(à suivre)
La suite! La suite!  :)

Le début me plaît bien, jusqu'à "J'ai quinze ans." On sent l'excitation de la narratrice face à cet étranger qui vient d'ailleurs et comme elle, on a envie d'en savoir plus: sur l'étranger et ses histoires, mais aussi sur le village qui semble à la fois accueillant et un peu reclus sur lui-même (pourquoi? comment? etc.)

Malheureusement, après avoir mis l'eau à la bouche du lecteur, tu pars dans des explications que je qualifierai de "logistiques" et le soufflé retombe un peu... Peut-être que toutes ces explications sur les poules sont nécessaires pour la suite du récit, auquel cas il y a peut-être la possibilité de les distiller le long de la narration plutôt qu'en bloc? Je n'ai pas regardé l'AT et ne sais pas quelles sont ses contraintes (nombre de mots), mais avec ce degré de détail dans la description des poules, on est peut-être parti pour un teste assez long.

Voilà donc mes premières impressions... Si tu me permets ce trait de familiarité, après avoir fait la connaissance de Milla et de Romain, je me fous un peu des poules, moi! Je veux en savoir plus sur les personnages!  :D

Bonne continuation!
Titre: Re : Que faire ? (titre provisoire) texte pour AT, début.
Posté par: maanilee le 16 mars 2015 à 21:43:35
Salut   !

J'ai beaucoup aimé le concert de la pluie !
Citer
Protégée de l’ondée, je contemplais la scène, amoureuse de sa poésie. J’étais venue pour réfléchir et ne faisais que rêver
:coeur:

Citer
Ses traits fatigués m’étaient inconnus. Il devait venir de loin, et j’étais impatiente d’en apprendre davantage.
    — Et moi Romain. J’aimerais m’installer par ici. Tu sais s’il y a de la place ?
    — Nous n’avons personne en ce moment à la maison ! m’enthousiasmai-je. Venez au moins pour cette nuit !
J'ai trouvé cela un peu rapide,même si on découvre plus loin que les habitants du coin sont accueillants.

Citer
    La plupart des foyers choisissaient des maisons avec une chambre en trop
Là j'ai un peu de mal avec la formulation, notamment avec le "choisissaient". On comprend en lisant la suite.

Pour le reste personnellement j'ai bien aimé la description du poulailler je l'aurai juste coupé car un peu longue pour que le lecteur puisse respirer, par exemple en saluant quelqu'un croisé sur la route.

J'ai hâte de voir ou cela va nous amener.
Au plaisir.
Titre: Re : Que faire ? (titre provisoire) texte pour AT, début.
Posté par: MillaNox le 16 mars 2015 à 23:10:34
Salut algache et maanilee !!

Merci de vos remarques et lecture !  :)
j'ai corrigé les fautes, ajouter un C à conseil  ^^
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Citation de: MillaNox le Aujourd'hui à 20:02:52
   
Citer
chaque jeu de l’aire pour enfant sonnait comme un instrument sous les attaques de l’averse.
J'aime bien la métaphore de l'instrument, mais le terme d'attaques me semble un peu en contradiction avec l'image musicale...
il me semble qu'en musique on parle d'attaque quand ça s'emballe, et je trouve pas d'autres termes... je demanderai à deux trois musiciens...

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Citation de: MillaNox le Aujourd'hui à 20:02:52
   
Citer
Des plocs joyeux sur le toboggan
Après le plic-ploc de la pluie dans ta micro-nouvelle SF, voilà les plocs joyeux. :) L'onomatopée me plaît bien, mais tant qu'à faire, je préfère "plic-ploc" que "ploc" tout seul.
pétard t'as raison, ça tourne à l'obsession  :D (je m'en étais même pas aperçue!) bon j'ai rajouter un plic, et prochain texte, il fera beau tout le temps  ^^

Citer
     
Citer
  — Je m’appelle Milla, dis-je en tendant la main vers la sienne, calleuse.

Petit détail (je chipote un peu, mais on est là pour ça, non? :)): comment sait-elle que sa main est calleuse juste en tendant la sienne? Il me manque la confirmation du toucher (ou alors, si elle le constate au regard, c'est qu'il a vraiment une paluche de bûcheron!) Dans le doute, pourquoi ne pas mettre "(...) dis-je, ma petite main serrant la sienne, calleuse" ou quelque chose dans ce style?
bah comme je dis vers la sienne ça met quand même la main dans le décor. je t'accorde que ça prouve pas qu'elle est pas enfouie dans la manche du manteau, mais comme j'ai déjà pas mal de longueurs descriptives, je crois que je vais m'en tenir là si ça choque personne d'autres...

Citer
Citation de: MillaNox le Aujourd'hui à 20:02:52

       
Citer
Son sourire accueillit ma proposition,

Il y a quelque chose dans cette tournure qui me dérange... Il accueillit ma proposition avec un sourire?

oui ça personnifie le sourire, le rendu est foireux alors ? j'attends de voir si quelqu'un d'autre tique (ce qui arrive tjs quand je fais ça) et je changerai à ce moment là ;)

Citer
Citation de: MillaNox le Aujourd'hui à 20:02:52

     
Citer
   — Je ne sais pas encore ce que je veux faire, moi, confiai-je au bout de quelques instants. J’ai envie de me spécialiser (...)
Se spécialiser? Ca me semble un peu bizarre dans le récit. Normalement, à quinze ans, on se dit qu'on voudrait être journaliste, ou vétérinaire, ou policier, quelque chose de concret. Là, ça sonne un peu comme une étudiante en fac de médecine qui veut se spécialiser en chirurgie. Ou alors je n'ai pas saisi le sens?
tu auras des réponses dans la suite, faut le voir comme un indice du fait qu'on n'est dans un système tout à fait différent du nôtre. donc ça va faire écho plus loin et si ça interpelle c'est plutôt positif. en espérant que ça interpelle pas au point de trop sortir le lecteur du texte.

Citer
Citer
    Ses traits fatigués m’étaient inconnus. Il devait venir de loin, et j’étais impatiente d’en apprendre davantage.
        — Et moi Romain. J’aimerais m’installer par ici. Tu sais s’il y a de la place ?
        — Nous n’avons personne en ce moment à la maison ! m’enthousiasmai-je. Venez au moins pour cette nuit !

J'ai trouvé cela un peu rapide,même si on découvre plus loin que les habitants du coin sont accueillants.

 
Citer
      La plupart des foyers choisissaient des maisons avec une chambre en trop
Là j'ai un peu de mal avec la formulation, notamment avec le "choisissaient". On comprend en lisant la suite.
oui c'est exactement la même réponse qu'au dessus :
"tu auras des réponses dans la suite, faut le voir comme un indice du fait qu'on n'est dans un système tout à fait différent du nôtre. donc ça va faire écho plus loin et si ça interpelle c'est plutôt positif. en espérant que ça interpelle pas au point de trop sortir le lecteur du texte. "

Je vais voir comment dynamiser le passage du poulailler, et je posterais une suite quand elle sera écrite :)
Merci de vos retours super intéressants. :)

Milla
Titre: Re : Que faire ? (titre provisoire) texte pour AT, début.
Posté par: Ninève le 17 mars 2015 à 12:05:03
J'avais repéré cet AT qui est super inspirant, mais j'ai tellement de boulot avec mon texte en cours que je ne veux pas me disperser avec autre chose   :-¬?

Citer
sonnait comme un instrument sous les attaques de l’averse.
J'aime beaucoup l'idée, très jolie.

Citer
Des plics-plocs joyeux sur le toboggan et plutôt des tintements mouillés dans les mailles du grand filet.
J'enlèverai le "plutôt", lourd et inutile.

Citer
Elles s’accompagnaient au chant de leurs voix grinçantes.
Je comprends pas. Elle s'accompagnaient de quoi ? Musicalement, un instrument accompagne une voix. Là je ne vois pas ce que tu veux dire. Si le "chant de leurs voix grincantes" accompagne la musique des autres instrument/jeux, oui. Mais ce n'est pas ce que tu écris.

Citer
— Je m’appelle Milla, dis-je en tendant la main vers la sienne, calleuse.
Je suis surprise qu'elle ne réponde pas à son bonjour.

Citer
s’insinuait jusque dans mon cou dans des chatouilles glacées.
La répétition de "dans" gâche un peu le côté mignon de cette formule.


Citer
— C’est ici que je suis née ! Nous habitons maintenant deux rues plus loin. Mes parents ne sont pas de grands voyageurs !
Trop de points d'exclamation. Le premier au moins est inutile.

Citer
Notre petit paradis me comblait, et la vie me paraissait longue encore. Un avenir entier à combler
Répétition

Citer
    — Des histoires ?!
Je n'aime pas la double ponctuation, je préfère une incise indiquant l'état d'esprit.

Citer
    — Je ne sais pas encore ce que je veux faire, moi, confiai-je au bout de quelques instants.
Vu qu'à la phrase d'avant elle danse d'excitation, une petite précision sur la retombée de son enthousiasme permettrait d'amorcer cette annonce un brin mélancolique.

Citer
La plupart des foyers choisissaient des maisons avec une chambre en trop. Nombreuses étaient les personnes, dans mon pays ou de par le monde, qui aimaient voyager à l’image de Romain. Il fallait pouvoir les accueillir !
Nombreuses comment ? Si c'est vraiment très nombreuses, alors leur départ en voyage libère une chambre dans la maison pour accueillir d'autres voyageurs...


Avis général : j'adoooooore !!!!!!  :coeur: Ton système de fonctionnement du village est génial, ça fait carrément rêver  ;D
Ne t'inquiète pas, tu nous agrippe sans problème et le lecteur patientera sans problème à partir de là pour connaître la suite.
Je suppose que Romain sera l'élément perturbateur et j'ai hâte de découvrir de quelle manière.


Titre: Re : Que faire ? (titre provisoire) texte pour AT, début.
Posté par: Kailiana le 17 mars 2015 à 19:48:39
Commentaire général d'abord : j'aime bien l'idée, le début musical, l'inconnu qui arrive ok, par contre le passage "Je m’inscrivais souvent ..." jusqu'à "même plus la peine de fermer la porte le soir." (et en moindre mesure jusqu'à la fin) est je trouve trop descriptif. En fait le problème c'est qu'au début du texte tu as une description très originale, puis un peu d'actions, puis... on dirait que tu te sens obligée de donner des explications, de décrire une vue plus générale, moins originale. Ca casse le rythme selon moi. Il manque une transition entre les deux, et il faudrait rendre la description plus vivante, plus intéressante. Peut-être la faire arriver un chouïa plus tard dans le texte ?

Le gros danger dans une nouvelle aussi courte sur une utopie, c'est de passer trop de temps à décrire le monde, comment l'utopie fonctionne (et c'est pas facile de faire autrement, perso j'ai une idée pour cet AT, mais justement je ne vois pas comment faire XD). Dans ton cas, pour la descriptions des poules, c'est surtout :
Citer
Si tu me permets ce trait de familiarité, après avoir fait la connaissance de Milla et de Romain, je me fous un peu des poules, moi! Je veux en savoir plus sur les personnages!
y'a de ça ^^
Bref, c'est possible de faire mieux sur les deux derniers paragraphes, surtout l'avant dernier sur les poules qui je trouve ne sert pas à grand chose !

Plus en détails :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Titre: Re : Que faire ? (titre provisoire) texte pour AT, début.
Posté par: MillaNox le 17 mars 2015 à 20:16:05
Merci Ninève et Kailiana de vos coms  :)

je suis en train de plancher sur une amélioration du début et du scénario dans sa globalité grâce à vos remarques et aux précédentes. Je vous réponds pas dans le détail parce que je suis d'accord avec ce que vous avez relevé ou que c'est dû à un manque de clarté de ma part que je vais essayer de corriger ;) Merci vraiment de votre pertinence !

pour les poules, les hirondelles, tout ça tout ça, je dois avouer que je me suis fait plaisir en partant dans mon délire  :D mais bon, ok, je vais revoir ça ^^

je reviens ici avec re-le-début et la suite dès que ça avance  ^^

merciiiiiiiiiiii !

Milla

Titre: Re : Que faire ? (titre provisoire) texte pour AT, début.
Posté par: Rémi le 17 mars 2015 à 22:03:38
Salut Milla,
J'ai des trucs à dire dans le détail, mais ça sera pour une autre fois (avec la suite ?).
Je voulais juste dire que par rapport à ton inquiétude tu peux être rassurée, c'est pas ennuyeux du tout.
Ton utopie est bien plantée, des paradoxes se résolvent d'eux même (l'accueil si rapide de Romain).
Ça part bien !

A+
Rémi
Titre: Re : Que faire ? (titre provisoire) texte pour AT, début.
Posté par: MillaNox le 18 mars 2015 à 10:59:24
Merci Rémi ;)
j'ai intégré des modifs au début, assez conséquentes, notamment un fil d'intrigue supplémentaire qui dynamise (j'espère). je suis déjà à 9000SEC et je me rends compte que ça va être très très chaud pour faire tenir tout ce que j'avais prévu. donc je vais essayer d'écrire la suite et je tailladerai après je pense.
Bref, je vous préviens dès que je poste la suite ;)
Titre: Re : Que faire ? (titre provisoire) texte pour AT, début.
Posté par: gage le 18 mars 2015 à 11:55:33
Salut, miss Milla !

j'ai pris des notes au fil de la lecture et donc supprimé ce qui était dit ensuite dans les commentaires de mes prédécesseurs.
Voilà, ça m'embête que la main de Romain soit calleuse. Les mains sont trop souvent calleuses à mon goût, et je suis sûr que tu peux sortir du lot de ceux qui parlent de mains calleuses.  :D

Puis il y a cette phrase :
Citer
mes pas devinrent de danse plutôt que de marche
Le sens me plait beaucoup, c'est très évocateur, mais la phrase sonne pas trop bien. Un truc plus léger, genre " mes pas se firent dansants" ou un truc similaire...ce serait plus joli.

Et puis il y a l'enchaînement malheureux de ces deux phrases :
Citer
...les modeler dans le but de confectionner un plat. Dans le village, tous les placards de cuisine contenaient des assiettes ou des tasses issues de son art.
Eh bien c'est peut-être moi, mais j'ai cru un moment que chacun avait une assiette en excrément dans son placard...
Mais c'est peut-être moi  :-¬?

Je me permets d'ailleurs d'émettre une réserve quant à toute la scène entendue par la narratrice. C'est un peu trop burlesque et ne cadre pas trop avec le ton du reste, à mon avis. Il faudrait peut-être que ce soit plus elliptique...chai pas.

Ce sont mes seuls réticences. Le reste coule très bien et comme mes compagnons, j'ai hâte de lire la suite, à présent que l'exposition est achevée.
Au boulot !!
Titre: Re : Que faire ? (titre provisoire) texte pour AT, début.
Posté par: MillaNox le 18 mars 2015 à 12:38:09
salut Gage et merci du passage !
La partie sur Madeleine date de ce matin, tu viens donc de servir de cobaye  :D
je vais essayer d'arranger tout ça en prenant tes remarques en compte  ;)
@ + et merci ! :)
Milla
Titre: Re : Que faire ? (titre provisoire) texte pour AT, début.
Posté par: maanilee le 18 mars 2015 à 12:39:48
Citer
Citer
Eh bien c'est peut-être moi, mais j'ai cru un moment que chacun avait une assiette en excrément dans son placard...
Mais c'est peut-être moi  :-¬?
tout pareil !  ;D
Titre: Re : Que faire ? (titre provisoire) texte pour AT, début.
Posté par: gage le 18 mars 2015 à 12:40:36
Ouf !! je suis rassuré !! :D
Titre: Re : Que faire ? (titre provisoire) texte pour AT, début.
Posté par: MillaNox le 18 mars 2015 à 12:57:55
 :D rhoo c'est dégoutant !
Bon j'ai fait un changement en urgence qui suffira j'espère à enlever la confusion pour les prochain lecteurs ! Et je rebougerai peut-être le truc en prenant mieux le temps de réfléchir quand je ferai les modifs pas en urgence ;)
Titre: Re : Que faire ? (titre provisoire) texte pour AT, début.
Posté par: gage le 18 mars 2015 à 13:34:16
C'est terrible  :D :D :D, même écrit comme ça j' y vois un double sens...
Vivement de nouveaux lecteurs au regard vierge !! :/
Titre: Re : Que faire ? (titre provisoire) texte pour AT, début.
Posté par: Absolenko le 18 mars 2015 à 14:33:06
J'aime beaucoup l'introduction, très joli et très agréable à lire.
Tu as également expliqué le fonctionnement du village et inséré le problème de la vieille avec efficacité. Ca ne fait pas de coupure donc pas gênant du tout.

Ta question principale étant de savoir si on accrochait, je confirme que ça m'a intrigué et que j'ai bien envie de connaître la suite x)

Par contre, j'ai ressenti ton personnage principale comme quelqu'un de très naïf voire ingénue, après c'est peut-être moi. Quand elle a déclaré avoir 15 ans, j'ai été surpris. Je pensais vraiment que c'était une fillette xD Ca ne m'a pas trop gêné, mais c'est juste que du coup je la vois mal assumer des responsabilités et prendre des choses en main ( en l’occurrence proposer une solution au cas Madeleine ). Mais bon ce n'est sans doute que mon esprit :P

En bref, j'aime bien !  ;D
Titre: Re : Que faire ? (titre provisoire) texte pour AT, début.
Posté par: Ninève le 18 mars 2015 à 16:03:36
Citer
Il se situait au cœur du village, dans l’église dont nous ne savions que faire avant de lui trouver cette utilité.

"auparavant" remplacerait "avant...utilité" avec plus de simplicité et de fluidité. Pour ma part, j'aimerai une micro explication en trois mots du pourquoi de l'inutilité de l'église. Du genre : "dans l'église dont nous ne savions que faire depuis *insérer en très peu de mots l'événement plus ou moins déclencheur de la chute du culte*".

Citer
Nos cocottes s’y étaient donc installées.
Tu pourrais peut-être ajouter "plus en sécurité que dans leur ancien enclos à l'orée de la forêt et à la merci des prédateurs."
Ca expliquerait aussi le "davantage" des phrases suivantes, expliquant ainsi qu'il y avait eu un "avant" dont la luminosité leur séyait moins.


Citer
À mille cinq cent habitants, la contrainte demeurait faible et n’était pas vécue comme telle.
Bof bof la formulation.

Citer
Sauf peut-être quand il s’agissait de veiller Madeleine pendant un jour et une nuit.
Sa sénilité avancée excluait tout dialogue raisonnable. Rien ne pouvait ainsi la convaincre d’arrêter, lorsqu’elle prenait idée d’utiliser ses excréments pour retapisser les murs ou de les modeler dans le but de confectionner un plat. Dans le village, elle avait occupé une place importante, et nous ne manquions pas d’empathie à son égard. Tous les placards de cuisine contenaient des assiettes ou des tasses issues de son art passé : de superbes céramiques qui traverseraient le temps au delà de leur créatrice. Ses agressions verbales et physiques vinrent à bout des meilleures volontés.
Je trouve ta description un poil décousue, et je ne suis pas franchement emballée par l'histoire des excréments... 

Citer
— Voilà, voilà. De quoi faire des mosaïques, voilà. Je vais pousser un coup pour avoir de quoi faire les joints.
— Non ! Enfin, Madeleine, va aux toilettes ! Noooon ! Mais c’est pas vrai !
— Je t’emmerdes, toi ! Courge putréfiée ! Voilà, voilà. Ça tient bien comme ça. C’est joli, voilà. C’est bien joli ces joints marrons. Bon, bon.

Non vraiment, ça ne me plait pas. Ca fait presque caricatural et c'est dommage. La même chose, tout pareil, mais avec quelque chose de moins "beurk" et peut être de moins tabou, ce serait mieux.
Je rappelle aussi que, bon, tu veux idéalement faire accepter ta nouvelle, et je ne crois pas qu'un thème aussi sensible soit l'idéal. Qui plus est, ça gâche un peu le tableau de ton utopie...

Citer
Il n’y avait rien d’autre à faire
Aucun entretien du sol de l'église ? Des poulaillers eux-mêmes, sans doute souillés à force d'y accueillir les pondeuses ?
Pas de tri des éventuels oeufs trop vieux qui serviraient pour autre chose ? Pas d'inscription de la date du lendemain sur un petit pannonceau, puisque quelqu'un a bien inscrit la date du jour ? Pas d'eau à remplir quelque part ? De vérification rapide de la santé des poules, ou des poussins ?
Inutile de tout décrire bien sûr, mais ton "rien d'autre à faire" me paraît étonnant.

Citer
Peut-être trouverait-il mon idée bonne, concernant Madeleine ?
Il ne connait ni le village ni ses habitants, et donc encore moins Madeleine. Qu'elle lui évoque la situation pourquoi pas, mais qu'elle se demande déjà s'il trouvera son idée bonne me parait prématuré.
A la limite : "Peut-être saura-t-il poser un regard neuf au sujet de Madeleine ?"

J'aime bien cette nouvelle version, plus complète, mais je bloque vraiment, vraiment beaucoup sur l'affaire Madeleine. Un syndrôme Gilles de la Tourette me dérangerait moins, vraiment. Mais de toute façon, dans une histoire, les insultes me gênent souvent, tous comme les "gros mots" et autres "dégeulasseries".  :relou:
Titre: Re : Que faire ? (titre provisoire) texte pour AT, début.
Posté par: Kailiana le 19 mars 2015 à 23:13:44
Je commente juste le passage "Je passai sous les fenêtres de la vieille Madeleine en fronçant le nez. " à "Et j’avais une idée, à soumettre au Conseil de la semaine suivante." comme j'ai l'impression que c'est surtout ça qui a été ajouté.

De manière générale, le passage ne me convainc pas, je trouve ça très caricatural, "y'a des vieux gâteux dégueulasses au village mais on s'occupe d'eux quand même parce que utopie" (je caricature hein). C'est peu subtil, surtout que tu en rajoutes vraiment avec les excréments. Et je trouve que ça brise un peu le rythme du reste, je vois pas trop ce que ça fait là, cette longue description de Madeleine alors qu'elle va aux poules. Tu peux évoquer la situation, mais ce serait mieux plus court, je pense. Sans trop insister.

Et d'ailleurs, je trouve un peu bizarre que tu rendes d'un côté Madeleine très antipathique avec son caca et son caractère, alors qu'à côté de ça tu dis qu'elle avait occupée une place importante, que tout le monde adorait ses céramiques. Autant aller jusqu'au bout et ne pas dire qu'elle faisait de superbes céramiques : c'était quelqu'un de normal, dans la norme, qui a mal vieilli, et il faut quand même s'en occuper. En restant simple, sans trop insister, je pense que ça aura plus d'effets.

Citer
— Non ! Enfin, Madeleine, va aux toilettes ! Noooon ! Mais c’est pas vrai !
vraiment trop caricatural
Citer
Plus tard, l’inspiration était là, et lui valait la confection d’incroyables créations culinaires
là c'est perso, mais je trouve que tu en fais un peu trop, dans le sens "c'est incroyable tout va bien regardez"

Bref pas convaincue par le passage dsl  :/
Titre: Re : Que faire ? (titre provisoire) texte pour AT, début.
Posté par: MillaNox le 20 mars 2015 à 11:23:34
je réponds juste en vitesse, c'est super sympa d'avoir relu...
normalement l'épisode Madeleine prend sens avec la suite. (pour avoir bosser en gériatrie c'est assez réaliste en fait, mais j'entends bien vos réticences donc ça va bouger)
Je fais pleins de trucs à la fois donc je me suis pas remise sur ce texte depuis l'autre jour, je lis toutefois vos remarques qui font mûrir le truc :) Je ferai des modifs en fonction et je vous répondrai dans le détail à ce moment là !

merciiii de vos passages  ^^
Titre: Re : Que faire ? (texte pour AT, suite)
Posté par: MillaNox le 18 avril 2015 à 21:50:33
Salut les gens,
texte avancé et retravaillé, la suite donc dans le tout premier post :)
il n'y a pas encore la toute fin mais je devrais pas trop tarder.
je suis pas super convaincue de mon truc, j'arrive pas trop à savoir en fait...
bref, si y a des motivés pour des avis, n'hésitez pas à chipoter, c'est pour un AT !
Belle soirée à tous !
Milla
Titre: Re : Que faire ? (texte pour AT, suite)
Posté par: maanilee le 18 avril 2015 à 22:46:26
Youhou me revoila !  ;D
Je tente un relevé en mode maxi-chipotage !

Citer
des tintements mouillés
je sais pas pourquoi je bute dessus, tintements humides m'auraient moins dérangés mais je ne sais pas trop pourquoi !
Et si je pousse le chipotage, les mailles sont en cordes du coup ça tinte pas des masses !

Citer
    J’étais venue là pour réfléchir
Citer
J’étais venue pour réfléchir et ne faisais que rêver.
Un peu trop identique ces 2 phrases.


Citer
Avec le concert de l’averse, je n’avais pas entendu cet homme approcher.
Le "avec" pas super joli, un "absorbée" ou autre serait + fluide

Citer
j’apercevais la barbe mais pas le visage,
La barbe étant sur le visage, la formulation fait bizare malgré que l'on comprenne le sens, du coup un "qui dissimulait son visage" passerait mieux.

Citer
jusque dans mon cou à travers des chatouilles glacées
au travers ?

Citer
et la vie serait longue encore :
bizare cette formulation.

Citer
Ils ont toujours une connaissance poussée du lieu où ils se trouvent et m’en montrent les trésors, m’en apprennent les secrets en peu de temps. Je suis un voleur de merveilles, et après, j’en fais des histoires…
j'adore le voleur de merveilles  :coeur: du coup j'aurais modifier "m'en montrent" par "découvrir" pour garder cet esprit un peu merveilleux.

Citer
Depuis ma tendre enfance
Je crois bien qu'on dit "depuis ma plus tendre enfance" à vérifier ceci dit.

Citer
et mes pas devinrent de danse plutôt que de marche.
un peu lourd la formulation alors que l'idée est sympa.

Citer
La plupart des foyers choisissaient des maisons avec une chambre supplémentaire à leurs besoins, qu’occupaient les gens de passage.
je pense que "à leurs besoin" n'est pas utile, on comprend bien le principe avec la phrase raccourcie.

Citer
La nôtre avait été quittée la semaine précédente par un couple dont je savourais encore les récits.
avait été quittée c'est un peu lourd,  s'était libérée ?

Citer
Le plus souvent, elles amenaient de leur destination précédente quelque chose à donner là où elles arrivaient.
Un peu compliqué pour rien. "Le plus souvent, elles arrivaient avec quelque chose à donner, qu'elles ramenaient de leur escale précédente. " par exemple c'est + clair (parce que la destination précédente ----------- destination  : but, on avance ----- précendente : on recule.  Du coup moi j'étais paumée dans les offrandes)

Citer
d’un bassin de fontaine
veux tu dire un bassin vestige d'une fontaine ?

Citer
Les tâches de toutes sortes
ça fait un peu fourre tout

Citer
Les tâches de toutes sortes trouvaient en général plusieurs passionnés qui s’organisaient pour les gérer ensemble et conserver une grosse part de temps libre. Quelques rares travaux étaient vraiment pénibles, et nous les assumions chacun à notre tour pendant une journée – du moins les adultes, sauf si des jeunes se proposaient. À mille cinq cent habitants, la contrainte demeurait faible et n’était pas vécue comme telle. Sauf peut-être quand il s’agissait de veiller Madeleine pendant un jour et une nuit.
Globalement ce passage peut être amélioré je pense.

Citer
J’avais une idée qui changerait peut-être la donne, et attendais le prochain Conseil pour la soumettre.
Il manque un petit lien entre l'idée et Madeleine.

Citer
pour gratter la terre à la recherche de succulents vers de terre
tu peux enlever le 1er "terre" ou le remplacer par sol peut être.

Citer
Heureusement qu’on avait pris la brouette, d’autant que les châtaignes commencent à tomber, on en a ramassées pas mal aussi.
Heureusement + d'autant -- un poil lourd.

**** je fais une petite pause ****
et puis j'ai fait un relevé poussé alors si je vais jusqu'au bout tu vas me tuer à force !

Sur le global  : j'adore toujours autant la scene d'intro le concert de la pluie sur l'aire de jeu ! J'aime beaucoup les modifications que tu as apporté le personnage de Madeleine paraît plus crédible. Et j'aime bien le bref passage sur le couple de géologues.
Description du poulailler aussi joli boulot, j'ai imaginé les grosses poules dandiner autour de moi . Donc résultat très positif pour le moment, j'ai fait un long relevé mais ce n'est que sur du détail, l'histoire s'est vraiment enrichie !
Voila si tu as tjs envie de mes "multiples" relevés je passerai plus tard pour la suite !
Titre: Re : Que faire ? (texte pour AT, suite)
Posté par: MillaNox le 18 avril 2015 à 23:18:11
Hey !
Merci maanilee de ton passage si rapide ;)
Bien sûr que j'ai envie de tes relevés, et le maxi chipotage y a rien de tel pour les AT  ^^
donc je te répondrai dans le détail quand t'auras tout lu, merci merci et pas d'urgence hein, take your time !
merci encore !!  :)
Milla
Titre: Re : Que faire ? (texte pour AT, suite)
Posté par: maanilee le 19 avril 2015 à 09:28:46
Allez en avant pour la fin !

Citer
J’avais envie de maîtriser quelque chose et d’être capable de le transmettre à mon tour.
au premier abord on voit pas le rapport avec partir en ville


Citer
   La gare était excentrée, commune à plusieurs villages.
Peut-être plutôt  qu'elle "dessert plusieurs villages"

Citer
    — C’est une famille incroyable, disait-il à qui voulait l’entendre. Huit-cent espèces, vous vous rendez compte ?
    Moi ce que j’aimais dans ses discours, c’étaient les mots fabuleux dont il me régalait. Coloquinte, pâtisson ou calebasse… Les syllabes chantaient à mes oreilles, et lorsqu’il s’aventurait dans des noms latins – cucumis melo, lagenaria, momordica charantia – il me venait des irrépressibles envies de poésie !
:coeur:

Citer
    C’est le sol de ton lit,
    Et quand s’envole un si,
J'aime moins que la 1ere et la dernière, ça manque un poil de cohésion pour amener du roulis à l'avenir.

     
Citer
Réseau, qui requérait une logistique importante
.
Tu devrais développer un peu sur le Réseau et son utilisation dans ce petit monde utopique

Citer
Il ne manquait pas d’idée sur quoi faire de son temps et me laissa à ma solitude sans protester.
quoi faire, pas très joli.

   Tu devrais séparer toutes les interventions (bricoleur etc etc) par des petites pauses pour que ne lâche pas et qu'on s’intéresse à chacun réellement. La caverne arc-en-ciel par exemple ne mérite pas d'être noyée dans tout ça. Du coup une phrase ou deux, d'action, par exemple elle jette un œil émerveillée à l'antre bariolée qu'on lui indique ... pour hacher un peu et nous garder concentrés.

Sinon je trouve ça de plus en plus chouette j'attends de voir la chute !
Titre: Re : Que faire ? (texte pour AT, suite)
Posté par: holden5 le 19 avril 2015 à 20:36:00
Hello Milla !

Alors je suis confus, mais le texte n'a pas réussi à "m'emporter". Le problème vient sans doute du thème même de l'AT. Dans une utopie, par définition, il n'y a pas de problèmes, tout va pour le mieux. Or un texte où rien ne cloche, où ne rien ne vient menacer l'équilibre, c'est un texte privé de son "piment" —  si l'utopie décrite n'est pas en elle-même très spectaculaire ou surprenante.

Dans ce début de texte, tout va bien, l'inconnu qui débarque est aussi sympathique que le bonhomme à moustache sur la couverture du Guide du Routard, le village décrit est sympathique comme une publicité rétro pour le jambon Madrange, l'héroïne est une enfant joyeuse sans névroses particulières, même pas un petit traumatisme enfantin dans le rétroviseur :-D ....Peut-être prévois-tu d'introduire plus tard des éléments perturbateurs, mais pour une nouvelle, la description de cette société harmonieuse/quasi-rurale est un peu trop longue à mon goût, car aucun indice ne vient annoncer une catastrophe future. Si encore il y avait une forme d'enthousiasme ironique à l'égard du monde décrit, le lecteur pourrait se dire : "houla, quelqu'un va jeter un gros pavé dans cette mare trop lisse", mais je ne suis pas sûr qu'une telle ironie soit présente dans le texte.


A la lecture, j'ai eu également l'impression d'une pérégrination de la narratrice à travers ce monde plutôt que d'un récit se construisant autour d'une intrigue bien définie : du coup, les personnages et les lieux se succèdent sur le devant de la scène et on ne sait plus très bien ce qui est vraiment important et ce qui est seulement de l'ordre du cadre. 

Un détail : l'étranger  s'appelle Romain. Ce prénom très contemporain inscrit le texte dans une époque assez précise et s'accorde mal avec la description d'un cadre utopique. Ton texte pourrait prendre une dimension plus atemporelle si ce nom était changé par un autre un peu plus  "décalé".


Je critique, je critique, mais au fond c'est essentiellement l'absence de tension qui me frustre en tant que lecteur, car je n'ai rien à dire sur l'écriture, très fluide.

Merci pour ce texte,
H.





Titre: Re : Que faire ? (texte pour AT, suite)
Posté par: MillaNox le 19 avril 2015 à 21:33:47
Holden !!!

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Alors je suis confus,
mais non, mais non, ne le sois pas !  ;D

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Le problème vient sans doute du thème même de l'AT.
non, c'est sûr qu'il y a un truc bien à faire, mais c'est ardu et je crois que je n'y suis pas :kei:

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Dans ce début de texte, tout va bien, l'inconnu qui débarque est aussi sympathique que le bonhomme à moustache sur la couverture du Guide du Routard, le village décrit est sympathique comme une publicité rétro pour le jambon Madrange, l'héroïne est une enfant joyeuse sans névroses particulières, même pas un petit traumatisme enfantin dans le rétroviseur :-D ...
:viviane: J'adooore ta description du truc, c'est juste énorme !!! (et malheureusement tellement ça  :'( )

bon c'est gentil de dire que l'écriture est fluide :) Sur le texte, j'ai presque fini la suite et je verrai les comm' sur le total, mais je suis très embêtée par cet aspect gentillet planplan il se passe rien que tu décris très bien...
T'façon ça fait toujours bosser l'écriture donc c'est cool, mais bon c'est pas gagné quand même...

Je crois aussi que t'as raison pour le prénom Romain, je vais finir le texte et je pense que je le changerai à ce moment là !

Bon, donc en conclusion un gros manque d'intensité (la fin ne va pas particulièrement y remédier) et honnêtement j'ai du mal à voir comment je vais rattraper ça. je cogite je cogite...

Merciii d'être passé dans le coin holden ! ^^


@manilee : merci pour ta suite ! je regarde ça de près et je te réponds quand je poste la fin ;) (tout bientôt)

Titre: Re : Que faire ? (texte pour AT, suite)
Posté par: holden5 le 20 avril 2015 à 19:15:26
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Dans ce début de texte, tout va bien, l'inconnu qui débarque est aussi sympathique que le bonhomme à moustache sur la couverture du Guide du Routard, le village décrit est sympathique comme une publicité rétro pour le jambon Madrange, l'héroïne est une enfant joyeuse sans névroses particulières, même pas un petit traumatisme enfantin dans le rétroviseur :-D ...
 J'adooore ta description du truc, c'est juste énorme !!! (et malheureusement tellement ça   )
Bien sûr, je n'ai dit ça comme ça que pour te faire rire !  Le texte est tout de même plus complexe que ça. Je voulais juste donner mon ressenti général sur l'aspect un peu trop paisible de cette entrée en matière.  :D
Titre: Re : Que faire ? (texte pour AT, suite)
Posté par: Kailiana le 21 avril 2015 à 00:21:53
Je n'avais pas vu la mise à jour !

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Son sourire accueillit ma proposition, et nous nous mîmes en route.
en fait ce qui me gène dans ce passage (avec ce qui précède/ce qui suit) c'est que Milla s'interroge très peu sur cet homme. On a une description très détaillé de la pluie, de la musique que ça fait, mais je trouve les réactions/pensées de Milla un peu bizarres ou du moins rapides : " Il devait venir de loin, et j’étais impatiente d’en apprendre davantage." "Son sourire accueillit ma proposition, et nous nous mîmes en route. " (qui arrive très rapidement) "J’interrompis son geste et le gratifiai d’un regard espiègle."
J'ai l'impression qu'il y a beaucoup de non-dits sur l'état d'esprit de Milla, mais ce qui est bizarre, c'est que tu décris par contre beaucoup son impression par rapport à la pluie, du coup il y a un décalage et c'est comme si elle ne se posait aucune question sur l'homme, qu'elle l'accepte et il fait parti du paysage et elle n'a presque aucune réaction à son sujet.
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Je m’amusai de la stabilité
m'amusais ?
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Je m’amusai de la stabilité de mes parents sans aucune amertume. Notre petit paradis me comblait, et la vie serait longue encore : un avenir entier à remplir de périples s’il m’en venait l’envie. Mais de quoi avais-je envie ?
c'est peut-êtr parce que j'ai déjà lu la V1 je sais pas, mais ici je trouve que c'est un peu grossier, si on connait le thème, on se dit "l'héroïne vit une vie stable mais heureuse (ben oui, c'est une utopie), mais pour que la vie soit parfaite il faut un peu de changement, donc hop, elle va vivre un changement". Le problème ce n'est pas d'écrire une histoire qui se passe ainsi, mais de dire que ça va être comme ça, je ne trouve pas ça très adroit.
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— Prends un parapluie, Milla ! tenta ma mère, occupée à préparer du thé pour réchauffer notre hôte.
le paragraphe qui précède n'a pas dit qu'on était dans la maison (c'est juste une description de comment est le village), du coup j'ai pensé qu'on était encore sur la route, et non dans la maison, ça fait bizarre de l'apprendre à cet endroit
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dans l’église dont nous ne savions que faire auparavant.
si il y a une église, ça veut dire qu'avant, il y avait une religion, mais depuis elle a disparu ?
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Sauf peut-être quand il s’agissait de veiller Madeleine pendant un jour et une nuit.
je me dis que ce serait bieeeen plus agréable de veiller sur Madeleine à deux plutôt que tout seul
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Je l’avais connu
connue
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Enfin je pensais accompagner Romain dans ses visites d’appartement,
perso j'avais compris qu'il serait hébergé par une famille (surtout que c'est beaucoup plus en accord avec l'ambiance)


Le début c'est clairement mieux que les versions précédentes ! Pour Madeleine ça ne gène plus, et de manière générale, c'est vraiment mieux.
Par contre, j'avoue que j'ai du mal à être complètement emballée par ton texte. J'y vois deux raisons principales :
- le ton qui fait un peu enfantin, j'ai l'impression de lire un texte pour jeunes. Ce n'est pas négatif, le soucis c'est qu'il n'y a pas d'aspérité de styles, c'est lisse, gentillet, et comme il n'y a pas une grosse problématique dans le texte (en dehors de "je sais pas ce que je veux faire plus tard"), ça ne facilite pas l'accroche, même si ça se lit facilement.
- le monde que tu as créé. Je n'arrive pas à y croire. Disons que c'est une utopie un peu simpliste "tout se passe bien, tout le monde fait ce qu'il veut", et ça ne pose pas de problèmes ? Si y'a une tâche que personne ne veut faire, comment ça se passe ? tout le monde s'entend super bien, personne ne s'accroche jamais ? En fait je crois que c'est à ce niveau là que j'ai le plus de mal à y croire. Parce qu'à la limite, si y'a un truc qui a besoin d'être fait, les gens en discute et ok, c'est fait. Par contre, que tout le monde s'entende super bien comme au pays des bisounours, sans jamais la moindre contrariété, j'ai plus de mal ; il faut que l'humanité ait beaucoup changée par rapport à la manière dont on vit actuellement. Du coup, ok : imaginons que les humains puissent être comme ça, puissent accepter l'autre quel qu'il soit, quoi qu'il pense, même s'il est différent. C'est possible. Mais c'est très éloigné de la réalité, et du coup, ton texte ne me touche pas car il ne parle pas de ce que je connais, je ne peux pas utiliser ce qu'il dit. L'idée du "c'est dur de choisir ce que je veux faire", c'est bien, c'est universel. Sauf que tu décris un monde trop facile, trop idéal, et du coup je n'arrive pas à être touchée.

Bon ce sont mes pensées actuelles, à moi, j'ai essayé de trouver pourquoi j'avais du mal à vraiment accrocher à ton texte alors qu'il me semble bien construit, je ne suis qu'une lectrice parmi d'autres, je ne sais pas si c'est pareil pour les autres lecteurs. Mais selon moi, le soucis, c'est que tu peux avoir un propos intéressant (choisir ce qu'on veut faire dans la vie), sauf que tout est trop facile et éloigné de notre réalité, et nous touche donc beaucoup moins (voire met mal à l'aise car trop parfait)

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   Tu devrais séparer toutes les interventions (bricoleur etc etc) par des petites pauses pour que ne lâche pas et qu'on s’intéresse à chacun réellement. La caverne arc-en-ciel par exemple ne mérite pas d'être noyée dans tout ça. Du coup une phrase ou deux, d'action, par exemple elle jette un œil émerveillée à l'antre bariolée qu'on lui indique ... pour hacher un peu et nous garder concentrés.
ah non moi au contraire j'ai trouvé ça pas mal d'enchainer ! en rajoutant des actions ça fera pas assez et artificiel, il faudrait beaucoup rallonger je pense pour que ça convienne, donc autant laisser ainsi selon moi


Après je te conseille plutôt de poster la suite plutôt que de modifier encore le début, histoire qu'on ait une vision d'ensemble !
Titre: Re : Que faire ? (texte pour AT, suite)
Posté par: MillaNox le 23 avril 2015 à 13:42:34
Texte fini !!! (j'ai tout mis dans le premier post)

merci de vos avis maanilee et kailiana !

pour vous répondre dans le détail : (pas sur tout, vos bonnes idées et remarques m'ont permis de faire des modifs, je reviens pas dessus et merci beaucoup ;) )

maanilee
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   J’étais venue là pour réfléchir

 
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  J’étais venue pour réfléchir et ne faisais que rêver.

Un peu trop identique ces 2 phrases.
en fait c'est vraiment pour faire un écho, j'en fais rarement mais c'est une reprise volontaire. je verrais si ça gêne d'autres personnes

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    j’apercevais la barbe mais pas le visage,
La barbe étant sur le visage, la formulation fait bizare malgré que l'on comprenne le sens, du coup un "qui dissimulait son visage" passerait mieux.
en fait elle est d'au dessus donc le haut du visage est caché par le chapeau.

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J’avais envie de maîtriser quelque chose et d’être capable de le transmettre à mon tour.
au premier abord on voit pas le rapport avec partir en ville
oui mais je le dis juste après, j'ai tort de compter sur la patience du lecteur ?

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       C’est le sol de ton lit,
        Et quand s’envole un si,

J'aime moins que la 1ere et la dernière, ça manque un poil de cohésion pour amener du roulis à l'avenir.
elle dort dans le train, c'est le roulis du train sur les rails, et y a un jeu entre sol et si qui sont aussi des notes de musique  :-[

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   Tu devrais séparer toutes les interventions (bricoleur etc etc) par des petites pauses pour que ne lâche pas et qu'on s’intéresse à chacun réellement. La caverne arc-en-ciel par exemple ne mérite pas d'être noyée dans tout ça. Du coup une phrase ou deux, d'action, par exemple elle jette un œil émerveillée à l'antre bariolée qu'on lui indique ... pour hacher un peu et nous garder concentrés.
je rejoins Kailiana, je crois que pour le moment je vais laisser comme ça. et j'ai déjà tellement de narratif ennuyeux à mourir dans ce texte  :'(

kailiana :
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    Son sourire accueillit ma proposition, et nous nous mîmes en route.

en fait ce qui me gène dans ce passage (avec ce qui précède/ce qui suit) c'est que Milla s'interroge très peu sur cet homme. On a une description très détaillé de la pluie, de la musique que ça fait, mais je trouve les réactions/pensées de Milla un peu bizarres ou du moins rapides : " Il devait venir de loin, et j’étais impatiente d’en apprendre davantage." "Son sourire accueillit ma proposition, et nous nous mîmes en route. " (qui arrive très rapidement) "J’interrompis son geste et le gratifiai d’un regard espiègle."
J'ai l'impression qu'il y a beaucoup de non-dits sur l'état d'esprit de Milla, mais ce qui est bizarre, c'est que tu décris par contre beaucoup son impression par rapport à la pluie, du coup il y a un décalage et c'est comme si elle ne se posait aucune question sur l'homme, qu'elle l'accepte et il fait parti du paysage et elle n'a presque aucune réaction à son sujet.
alors c'est un peu propre au rapport au monde du perso (voir la fin), et aussi c'est un truc courant et naturel pour elle qu'un étranger débarque, et elle sait qu'elle va le découvrir dans les jours qui viennent donc elle en a envie mais se pose pas mille question sur lui, elle laisse venir. elle est assez contemplative en fait...

Citer
Citer
   dans l’église dont nous ne savions que faire auparavant.

si il y a une église, ça veut dire qu'avant, il y avait une religion, mais depuis elle a disparu ?
ouip, mais si je développe je vais partir dans un long truc narratif non ? ça va encore ralentir le rythme déjà pas palpitant... donc j'étais partie sur l'idée de suggérer, et de laisser les lecteurs deviner/interpréter.


Bon oui, ça manque d'intensité je crois  :( Y a des modifs sur lesquelles j'hésite encore. Ajouter des explications sur le Réseau ça m'embête parce que ça va justement pas rajouter d'intensité... je vous accorde aussi le côté trop gentillet...
bref je suis preneuse d'idée pour des modif + grosses maintenant que vous avez la globalité... hésitez aps à redire ce que vous avez déjà dit, genre de développer tel point ou d'en supprimer un autre, faut juste que ça mûrisse dans ma tête et j'attendais aussi que vous ayez le tout mais j'suis prête à vous écouter hein  ^^
(et sinon pour ceux qui ont déjà lu le début et qui du coup liront que la fin, j'ai changé le prénom de Romain en Lyan)

merci encore pour vos avis :)

Milla
Titre: Re : Que faire ? (texte pour AT, complet)
Posté par: Loïc le 24 avril 2015 à 09:41:55
Bon, fallait quand même que je vienne lire ce texte. (http://www.lcr-lagauche.be/cm/images/lenine2.jpg)

Citer
    La plupart des foyers choisissaient des maisons avec une chambre supplémentaire, qu’occupaient les gens de passage.

J'ai du mal avec le terme choisir là, est-ce qu'il convient vraiment ? Ca voudrait dire que la plupart des maisons sont construites comme ça et qu'elles sont en ventes, tu vois ce que je veux dire ? Je crois qu'il vaudrait mieux partir de l'angle de la construction et de la tradition locale.

Citer
. Des passionnés de géologie qui avaient complètement changé mon regard sur les cailloux en un petit mois.

Tu as hébergé Cyamme ? :D

Citer
Quelques rares travaux étaient vraiment pénibles

Le quelques est vraiment nécessaire ?

Citer
et nous les assumions chacun à notre tour pendant une journée – du moins les adultes, sauf si des jeunes se proposaient.

Tu pourrais le dire mieux, non ?

Citer
Rien ne pouvait ainsi la convaincre d’arrêter, lorsqu’elle prenait idée d’inonder les murs à grands renfort de seaux d’eau en pensant que des fraises y pousseraient.

Ce passage est un peu poussif.

Citer
Des mûres avaient été récoltées et j’en pris une poignée pour le reste de mon trajet, puis refermai la porte de notre frais et délicieux placard collectif.

Je m'interroge sur la possibilité de prendre une poignée de mûres.

Citer
Près des gargouilles, des hirondelles construisaient leurs nids au printemps. Elles se préparaient en ce moment pour le grand départ

J'ai mis du temps à comprendre que en général, c'est là qu'elles construisent, mais là elles se préparaient. Faudrait sans doute revoir la première proposition.

La fin est toute décevante :(
Ton texte est très beau, très doux, vraiment sympa à lire, mais il faut retravailler la fin à mon sens. Pour le faire vraiment finir. Alors j'avoue, je n'ai pas vraiment de solution à te proposer parce que c'est aussi mon problème, finir, mais là j'ai un peu l'impression d'une queue de poisson.
Merci pour ce texte.
Titre: Re : Que faire ? (texte pour AT, complet)
Posté par: maanilee le 24 avril 2015 à 10:07:26
Me revoilà, j'ai tout lu depuis hier mais pas commenter le temps d'y réfléchir. Y avait ce je sais pas quoi qui allait pas.
J'en ai conclus qu'en fait je savais pas ou tu voulais en venir, y a plusieurs choses en parallèles qui me rendent confuses :

- Vie sédentaire vs vie nomade
- Savoir ce que l'on veut devenir
- Le problème de Madeleine.

Ok dans ton monde utopique (que j'affectionne) tout finit par s'arranger. Mais qu'elle est la vraie trame problématique : j'arrive pas a voir si c'est l'arrivée de Romain/ Lyan, le problème de Madeleine, où les interrogations de Milla.

Donc pas de soucis avec l'écriture c'est plutôt le sens que tu veux donner qui me manque je crois.

Par exemple  :
Je sais pas qu'ils fassent un banquet en son honneur à la fin pour la résolution du soucis avec Madeleine et qu'elle clôture avec un discours faisant l'apologie de leur petit univers, qui permet aux individualités de se développer sans empêcher l'altruisme et le fonctionnement de leur merveilleuse petite société ouverte à tous.

Enfin je pourrais peut-être avoir de meilleures idées lorsque je saurais ou tu voulais aller !

A ++ !
Titre: Re : Que faire ? (texte pour AT, complet)
Posté par: MillaNox le 24 avril 2015 à 10:32:17
Yo !!!
et merci de vos passages  ^^

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J'ai du mal avec le terme choisir là, est-ce qu'il convient vraiment ? Ca voudrait dire que la plupart des maisons sont construites comme ça et qu'elles sont en ventes, tu vois ce que je veux dire ? Je crois qu'il vaudrait mieux partir de l'angle de la construction et de la tradition locale.
en fait c'est un système sans argent et sans propriété privée  :-¬? C'est compliqué de le dire parce que c'est évident pour les persos qui baignent dedans. je croyais que ça se sentait ? Le réseau permet de faciliter la gestion, les maisons ancienne sont à dispo de tout le monde, quand y en a plus ou pas qui convienne, tout le monde se motive à en construire de nouvelles... y a pas de système monétaire car chacun se sert selon ses besoins, et tout le monde contribue à la création des besoins en fonction e ce qu'il aime faire...

Citer
La fin est toute décevante :(
zut, pourtant ça résout la question qu'elle se pose au début, et ça explique le ton un peu mélangé naïf du texte  :( non ???  :-\ vraiment pas ???  :-\ allez euh ?  :s .... ....  :'(     :kei:

Citer
Ok dans ton monde utopique (que j'affectionne) tout finit par s'arranger. Mais qu'elle est la vraie trame problématique : j'arrive pas a voir si c'est l'arrivée de Romain/ Lyan, le problème de Madeleine, où les interrogations de Milla.
la vraie trame problématique c'est Milla qui a envie de se "spécialiser" dans un domaine, de participer davantage à la vie active mais a du mal à savoir ce qu'elle aime, veut, parce qu'elle est rêveuse et trippe sur le son de la pluie pendant des heures  :D Elle se cherche parce qu'elle ressent l'envie de se poser et de créer dans quelque chose, alors que là elle était + contemplative papillonnante jusque là. Milla est un peu perdu et n'arrive pas à dire ce qu'elle veut : Madeleine aussi sous une autre forme. Elles ont de commun leur besoin d'art pour s'exprimer.

ahah ton idée de banquet ça me fait penser aux schtroumpfs ou à astérix. j'ai peur que ça amplifie encore le côté "gentillet" qui me plait pas trop dans mon texte.  :D

bon je vais me faire une relecture global à tête reposée. On a jusqu'au 31/05 pour essayer d'améliorer le bazar !

merci merci de vos avis précieux !!!

Milla
Titre: Re : Que faire ? (texte pour AT, complet)
Posté par: maanilee le 24 avril 2015 à 10:37:45
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ahah ton idée de banquet ça me fait penser aux schtroumpfs ou à astérix. j'ai peur que ça amplifie encore le côté "gentillet" qui me plait pas trop dans mon texte.  :D
Ca c'est parce que je résous tous mes soucis par la bouffe ! C'était juste une idée en l'air mais il manque quelque chose c'est sur.

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en fait c'est un système sans argent et sans propriété privée  :-¬? C'est compliqué de le dire parce que c'est évident pour les persos qui baignent dedans. je croyais que ça se sentait ? Le réseau permet de faciliter la gestion, les maisons ancienne sont à dispo de tout le monde, quand y en a plus ou pas qui convienne, tout le monde se motive à en construire de nouvelles... y a pas de système monétaire car chacun se sert selon ses besoins, et tout le monde contribue à la création des besoins en fonction e ce qu'il aime faire...
Moi j'avais pas saisi ça non plus, ca devait être trop implicite !

Titre: Re : Que faire ? (texte pour AT, complet)
Posté par: Loïc le 24 avril 2015 à 10:48:59
Citer
en fait c'est un système sans argent et sans propriété privée  :-¬? C'est compliqué de le dire parce que c'est évident pour les persos qui baignent dedans. je croyais que ça se sentait ? Le réseau permet de faciliter la gestion, les maisons ancienne sont à dispo de tout le monde, quand y en a plus ou pas qui convienne, tout le monde se motive à en construire de nouvelles... y a pas de système monétaire car chacun se sert selon ses besoins, et tout le monde contribue à la création des besoins en fonction e ce qu'il aime faire...

Ouais, j'ai compris après. Mais le problème reste le même en soi sur le terme choisir. D'autant plus qu'il y a beaucoup d'autres facteurs qui entrent en compte dans le choix d'une maison.

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zut, pourtant ça résout la question qu'elle se pose au début, et ça explique le ton un peu mélangé naïf du texte  :( non ???  :-\ vraiment pas ???  :-\ allez euh ?  :s .... ....  :'(     :kei:

Si si, elle termine effectivement les actions mais je la trouve assez artificiellement plaquée là et trop facile, trop rapide en fait.
Titre: Re : Que faire ? (texte pour AT, complet)
Posté par: Kailiana le 24 avril 2015 à 13:59:10
Je lirai la suite et commenterai dans les jours qui viennent. Juste ,avant d'oublier :

Citer
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dans l’église dont nous ne savions que faire auparavant.
si il y a une église, ça veut dire qu'avant, il y avait une religion, mais depuis elle a disparu ?
ouip, mais si je développe je vais partir dans un long truc narratif non ? ça va encore ralentir le rythme déjà pas palpitant... donc j'étais partie sur l'idée de suggérer, et de laisser les lecteurs deviner/interpréter.
Oui en fait mon interrogation c'était pour savoir si tu en étais consciente, et aussi parce que l'idée me fait un peu bizarre : dans le monde que tu décris, je trouve bizarre qu'avant y'avait une religion, car il n'y a rien qui le laisse penser. Surtout "église" c'est une religion très précise quand même, c'est pas juste "un lieu de culte quelconque". Et bref du coup je trouvais que ça ne s'inscrivait pas trop avec le passé de ton monde.
Titre: Re : Que faire ? (texte pour AT, complet)
Posté par: Kailiana le 24 avril 2015 à 19:57:38
Citer
     Un fumet de poulet rôti envahissait la Salle festive, et agitait nos papilles.
pas de virgule
Citer
je n’avais pas souvent proposé des choses
"choses" pas très beau
Citer
– nourriture qui nous était d’ailleurs destinée comme à tout le monde
pas forcément utile, on l'a compris
Citer
     Mes joues rosirent. J’inspirai profondément et me lançai dans de longues explications. Les mines autour de moi se firent pensives. Chacun semblait peser mes mots au fur et à mesure qu’ils fusaient de mes lèvres.
     — Alors voilà, je crois qu’on passe à côté de quelque chose dans cette histoir
avec ce qui précède le dialogue on a l'impression qu'elle est en train de faire le discours, que les gens y réfléchissent, alors qu'ensuite j'ai l'impression qu'elle COMMENCE à en parler
Citer
elle n’arrive pas à nous e faire comprendre
le
Citer
Elle a un besoin que les autres n’ont pas, et nous n’en avons pas conscience alors on passe à côté. On ne la laisse pas y accéder, même.
pas très joli
Citer
pour passer voir la portière
potière
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Et moi mon esprit n’arrivait pas à définir le quelque chose. Jusqu’à hier.
pas très joli
Citer
     — Tu n’as pas d’âge, Milla, me répondit-il en riant. Tu es tout à la fois !
j'ai pas compris pourquoi il dit ça


Je suis vraiment pas super fan de la fin, à partir du Conseil  :/

Le soucis du conseil c'est que je trouve ça assez artificiel, je n'arrivais pas trop à y croire. Et c'est un peu étonnant que personne n'y ait pensé plus tôt. Maiss i tu veux garder cette idée, à mon avis il faut réécrire le passage pour le  rendre plus crédible.

Pour Milla qui décide d'écrire, je trouve ça un peu facile avec Lyan qui vient d'arriver au village. Ou alors c'est plus la manière dont tu le présentes. Elle peut faire ce choix, mais évite de dire "je vais choisir d'écrire, ah ben tiens justement c'est pratique, y'a un écrivain qui vient de s'installer à côté". Et si tu veux éviter que ça paraisse trop facile, faut aussi éviter de sous entendre "tout va bien maintenant que j'ai choisi", c'est d'autant plus frustrant quand on écrit soi même : on sait que, même si on veut écrire, même si on en a les moyens et le temps, c'est pas si facile, on est difficilement satisfait de ce qu'on fait. Ou alors elle sera satisfaite même si elle écrit des trucs pas bien ?

En fait (je réfléchis au fur et à mesure que j'écris dsl xD) c'est peut-être çça qui me gêne le plus : je ne sens pas du tout la passion de Milla pour l'écriture. J'ai l'impression qu'elle choisit ça un peu par défaut, comme ça. Ca servait bien d'aller voir ce que font les autres...
Donc tu peux développer de ce côté là je pense. Surtout que ça peut donner plus d'importance au reste : genre (ce sont des idées en vrac, je sais pas si c'est intelligent) elle peut décider de s'inspirer de Madeleine, écrire sa vie. Ou comme elle aime tous les métiers, elle va décider de passer un peu de temps dans chacun d'eux et écrire pour essayer de faire ressentir aux lecteurs ce que ça fait de vivre comme ça. Ce sont vraiment des idées comme ça, mais pour l'instant je trouve que ça manque de matière et d'un fil directeur.

Enfin disons que pour une nouvelle aussi courte il faudrait qu'on retienne davantage une idée principale, marquante. Tu n'es pas obligée de tout réécrire pour que ça suive UNE idée, car à mon avis justement avec l'idée de devenir écrivain, tu peux relier bcp de trucs, former un tout.

Au niveau style je trouve la fin moins bien écrite que le début, y'a quelques formulations sans plus, ça doit manquer de retravail.
Titre: Re : Que faire ? (texte pour AT, complet)
Posté par: MillaNox le 26 avril 2015 à 19:38:20
Version finale améliorée dans le premier post ! :)

Merci Loïc, Kailiana et Maanilee de vos remarques. J'ai essayé de retravailler le texte en suivant vos bons conseils, je ne sais pas si ça suffira... Notamment sur la toute fin j'aurai voulu une avant dernière phrase mais je trouve pas ce que je veux. donc on verra si ça vient...

Le texte est looong et j'imagine bien que vous n'allez pas le relire 15 fois, pas de souci hein ;) donc vraiment merci infiniment pour vos lectures et pour votre patience !
Titre: Re : Que faire ? (texte pour AT, complet)
Posté par: maanilee le 26 avril 2015 à 20:40:10
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Divaguer d’images en songes, il s’agissait de mon meilleur talent.
il s'agissait, ça fait un poil lourd.

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Leurs descriptions ne manquaient pas de précision, pourtant je visualisais difficilement cette époque et son fonctionnement.
Pas très fluide. Peut-être un truc du genre : malgré la profusion de détails dans leurs récits, je visualisais ....

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Lui demander de l’aide pour trouver les mots justes, avant le Conseil ?
peut-être préciser que c'est justement par son métier qu'il sait bien les manier (les mots)

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question du nombre d’arbres à couper ce mois-ci. Nous étions nombreux et je n’avais pas souvent fait de proposition devant si grande assemblée
nombre/nombreux

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  — Peut-être qu’elle essaye de ramollir les murs en les inondant ? fit remarquer Phil.
ça j'aime pas trop, peut-être formuler différement, je ne sais pas

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     Je n’étais qu’à l’entrée d’un long chemin. Il y aurait des montagnes à gravir et des fleuves à traverser sans se noyer. Je partais en expédition dans un plaisir sans facilité.

     Ce récit fut le premier que j’osai faire lire à d’autres que Lyan.

J'ai tout relu ! J'aime les changements que tu as apporté, je t'ai relevé les petits trucs que j'ai vu, j'étais surement moins attentive a cette relecture par contre.
Par contre je pense que tu peux ameliorer ton final que j'ai cité un peu plus haut. A voir l'avis des autres aussi  !
Titre: Re : Que faire ? (texte pour AT, complet)
Posté par: MillaNox le 30 avril 2015 à 09:11:14
Salut Maanilee et Lucie !  :)

je fignole je fignole... (merci encore pour toutes les remarques, impressions, idées...) Là je vais laisser un peu reposer et j'essayerai de refaire encore une relecture avec recul d'ici une semaine je pense.

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The pépite :
quand tu parles des petits cailloux et du regard qui a changé. J'aurais adoré que tu poursuives dans cette voie.
ça me fait penser au "show don't tell" qui est si précieux pour que le lecteur entre dans un texte et en retire quelque chose... c'est un truc que je manie encore pas très bien, je vais essayer de suivre ce chemin là ^^

Merci à vous !

Milla