Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: nevizhed le 15 Mars 2015 à 20:09:54
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(Bonjour. Un texte un peu vite fait - je m'en excuse - mais qui reflète bien les fonds de ma pensée)
Bientôt
Bientôt, je quitterai ce collège. Je ne verrai plus les sales gueules de certaines personnes que les profs s'amusent à appeler « nos camarades ». « Camarade », un si grand mot pour qualifier une ineptie. Il n'y a pas de camaraderie là où je suis . Dans mon collège, les élèves s'insultent et ne font que les hypocrites pour ceux qu'on appelle les « populaires ». Un si grand titre pour des petites merdes qui n'assument ni leurs conneries, ni leurs responsabilités.
Bientôt, je quitterai ce collège. Je partirai sans que personne ne remarque mon absence. Comme un fantôme. Dans ma classe, on dit que je suis un peu fou – mais drôle –, on dit aussi que je suis bon en français mais cela s'arrête là. Dans ma classe, personne ne me connaît vraiment. En fait, dans ce monde, personne ne me connaît vraiment.
Bientôt, je quitterai ce collège. J'aurai le cœur paisible, comme un poids enlevé. Je me sentirai libre, je l'espère. J'irai dans un lycée où je reverrai la plupart des sales gueules de mon collège. Là-bas, y aura-t-il toujours cette tyrannie qu'exercent les populaires sur les gens que tous les moutons appellent « boloss » ou « cassos » pour se donner une personnalité de caïd qu'ils n'auront jamais. Y aura-t-il encore des personnes vraies – des personnes qui sont elles-mêmes ?
Bientôt, je quitterai ce collège. Et alors verrai-je, un peu plus loin dans mon existence, des individus comme moi ? Des passionnés de littérature, des gourmands de livres. Des poètes qui ne peuvent s'empêcher de décrire intérieurement ce qu'ils ressentent.
Bientôt, je quitterai ce collège. Il n'y aura plus rien, aucune chose n'osera se dresser en travers de ma route pour me dire : « Arrête ! n'essaye pas d'écrire comme un poète. Tu n'en es pas un et tu ne le seras jamais, tes textes sont trop nuls. ». Plus jamais. Je délaisserai tout, des amis – mes amis – qui croient me connaître. Plus tard, après le lycée, je ferai mes études dans n'importe quelle université et ensuite, j'écrirai, seul. Et peut-être que dans un lointain avenir, une plume me sera destinée.
Bientôt, je quitterai ce monde. Pas le suicide, autre chose. Un autre monde que je façonnerai à la manière de mes personnages. Ces personnages qui me connaissent mieux que mes amis dont je me suis échiné à connaître chaque caractéristique, leurs réflexes, mélancolies, joies, goûts, passions et j'en passe tellement. Mes amis, eux, – des personnes – qui jamais n'ont osé voir ce qui se trouvait derrière ce masque d'adolescent. Tout ça, juste parce que je n'aime pas le foot et que j'idolâtre la littérature, parce que mes dieux ne sont pas Zlatan, Messi, Ronaldo, mais Edgar Allan Poe, Baudelaire, Maupassant... : les vrais grands de ce monde qui ont osé franchir le seuil de la folie pour voir dans la philosophie la complexité de l'humanité.
Un jour, la Terre disparaîtra et l'humanité avec, tandis que je serai dans un univers peuplé de personnages ayant chacun des personnalités bien distinctes. Des personnages qui ne connaîtront pas l'hypocrisie et les armes. Qui sauront frapper avec des mots et non avec des coups – qui sont symboles d'impuissance. Je serai dans cet univers lointain que j'espère, un jour, écrire.
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C'est très beau, je trouve. J'aime l'idée de la phrase qui revient, j'aime la façon dont tu présentes les choses, c'est poétique :)
Après, c'est assez pessimiste mais là ça ne me pose pas de problème ^^
J'ai juste un problème avec cette phrase :
Un jour, la Terre disparaîtra et l'humanité avec, tandis que moi serai dans un univers peuplé de personnages ayant chacun des personnalités bien distinctes.
J'aurais mis :
Un jour, la Terre disparaîtra et l'humanité avec, tandis que je serai dans un univers peuplé de personnages ayant chacun des personnalités bien distinctes
Voilà, c'est tout :) !
Au plaisir !
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Bonjour à toi.
Un texte fort, que j'ai apprécié. Si c'était moi qui l'avais écrit cependant, et que je me relisais, voilà ce que je pourrais changer - ou non, selon le jour, selon ma perception du moment, selon le message fondamental que j'aurais mis derrière chaque mot, chaque phrase... :
Bientôt, je quitterai ce collège. Je ne verrai plus les sales gueules de certains collégiens [énergumènes ou autre qualificatif pour ne pas répéter collège dans collégien] que les profs s'amusent à nous appeler « [nos] camarades ». « Camarade », un si grand mot pour qualifier une inexistence [inexistence ? ou ineptie, ou pour en qualifier l'inexistence ou carrément un si grand mot utilisé à contre-sens]. Il n'y a pas de camaraderie là où je suis, y en a-t-il eue jadis ? je ne sais pas et si c'était le cas alors je trouve cela bien dommage [petit problème de sens : tu trouves dommage si ça a disparu ? ou tu penses au contraire que ce n'était déjà pas le cas et tu trouves ça dommage ? le sens n'est pas rendu par la formulation choisie]. Dans mon collège, les élèves s'insultent entre eux, font les hypocrites pour ceux qu'on appelle les « populaires » [ne font que jouer les hypocrites/sont simplement les plus hypocrites ?]. [Camarades, (en rappel/écho/refrain)] Un si grand titre pour des petites merdes qui n'assument ni leurs conneries, ni leurs responsabilités.
Bientôt, je quitterai ce collège. Je partirai sans que personne ne remarque mon absence. Comme un fantôme. Dans ma classe, on dit que je suis un peu fou [ - ] mais drôle [ - ], on dit [aussi] que je suis bon en français mais cela s'arrêta [changement de temps ? s'arrête] là. Dans ma classe, personne ne me connaît vraiment. En fait, dans ce monde, personne ne me connaît vraiment. [J'aime bien la répétition.]
Bientôt, je quitterai ce collège. J'aurai le cœur paisible, comme un poids enlevé. Je me sentirai libre, je l'espère. J'irai dans un lycée où je reverrai la plupart des sales gueules de mon collège. Là-bas, y aura-t-il toujours cette tyrannie qu'exerce[nt] les populaires sur les gens que tous les moutons appellent « boloss » ou « cassos » ? p[P]our se donner une personnalité de caïd qu'ils n'auront jamais. Y aura-t-il encore des personnes vraies – des personnes qui sont elles-mêmes ?
Bientôt, je quitterai ce collège. [Et alors] Alors verrais-je, un peu plus loin dans mon existence, des individus comme moi ? Des passionnés de littérature, des gourmands de livres. Des poètes qui ne peuvent s'empêcher de décrire intérieurement ce qu'ils ressentent.
Bientôt, je quitterai ce collège. Il n'y aura plus rien, aucune chose qui n'osera se dresser en travers de ma route et [pour] me dire : « Arrête ! n'essaye pas d'écrire comme un poète. Tu n'en es pas un et tu ne le seras jamais, tes textes sont trop nuls. ». Plus jamais. Je délaisserai tout, des amis – mes amis – qui croient me connaître. Plus tard, après le lycée, je ferai mes études dans n'importe quelle université et ensuite, j'écrirai, seul. Et peut-être que dans un lointain avenir, une plume me sera destinée. [Joli.]
Bientôt, je quitterai ce monde. Pas [par] le suicide, [par] autre chose [ou autrement ?]. [J'entrerai dans ?] Un autre monde que je façonnerai à la manière de mes personnages. Ces personnages qui me connaissent mieux que mes amis [, ] dont je me suis échiné à connaître chaque caractéristique, leurs réflexes, [dont je perçois la mélancolie, les joies, goûts ?] mélancolies, joies, goûts, passions et j'en passe tellement. Mes amis, eux, – des personnes – qui jamais n'ont [jamais] osé voir ce qui se trouvait derrière ce masque d'adolescent. Tout ça, juste parce que je n'aime pas la foot et que j'idolâtre la littérature, parce que mes dieux ne sont pas Zlatan, Messi, Ronaldo, mais Edgar Allan Poe, Baudelaire... : les vrais grands de ce monde qui ont osé franchir le seuil de la folie pour voir dans la philosophie la complexité de l'humanité.
Un jour, la Terre disparaîtra et l'humanité avec [elle], tandis que je serai dans un univers peuplé de personnages ayant chacun des personnalités bien distinctes. Des personnages qui ne connaîtront pas l'hypocrisie et les armes. Qui sauront frapper avec des mots et non avec des coups – [ces ou qui sont] symboles d'impuissance. Dans [Je serai dans.. - répétition pour revenir au fil, coupé par les phrases sur tes personnages] un [cet ?] univers lointain que j'espère, un jour, écrire.
Suggestions à prendre, à laisser, à interroger ou rejeter !
Et donc la force de ton texte est bien servie par les répétitions que tu fais et, globalement, par les choix de ponctuation (des phrases courtes). Message passé, bravo. ;)
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Salut à vous deux et merci pour vos retours !!!
C'est très gentil, pour un texte qui était fait un peu vite fait.
J'ai tout corrigé à part ce qu'il ne me semblait pas bon à corriger.
PS : excusez-moi pour le temps que ç'a pris. C'est la fainéantise et aussi les devoirs... :)
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Salut,
Il n'y aura plus rien, aucune chose qui n'osera se dresser en travers de ma route
c'est un détail mais j'aurais retiré le "qui" : pour moi, il alourdi la phrase :-[
je n'aime pas la foot
le ;)
Zlatan, Messi, Ronaldo, mais Edgar Allan Poe, Baudelaire...
j'aurais trouvé ça plus "chantant / rythmé/..." si tu avais écrit quelque chose comme "Zlatan, Messi ou Ronaldo mais [X], Baudelaire et Edgar Allan Poe" (enfin dans l'ordre que tu veux mais 3 et 3 ^^).
Sinon, j'aime beaucoup ton texte. Parfois les textes faits rapidement, sont les plus forts parce qu'ils disent mieux que les autres ce qu'on pense vraiment. En plus ce sont souvent les plus libérateurs. Bien joué :)
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J’ai trouvé ton texte fort agréable à lire! On sent bien ta rébellion face aux faux semblants, l'hypocrisie et les modes! Tu as raison de croire au pouvoir des mots!
Au plaisir de te lire à nouveau !
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Merci pour vos comm, j'ai corrigé ce que vous m'avez dit de corriger. Il est vrai que souvent, les textes faits à la vite fait sont les plus libérateurs.
Merci pour vos compliments !! :)
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Salut !
là où je suis .
espace en trop
Un si grand titre pour des petites merdes qui n'assument ni leurs conneries, ni leurs responsabilités.
Des responsabilités au collège ?
chaque caractéristique, leurs réflexes, mélancolies, joies, goûts, passions et j'en passe tellement.
On attend une accumulation via chaque qui n'arrive pas. Du coup le "leur" est un peu malhuereux.
Difficile de commenter ce texte qui est - à mon sens, je me trompe peut-être - plus un texte de journal intime que de littérature. Ca se lit bien, c'est assez fluide, mais ne me semble pas de nature à accrocher un lecteur, à être rappelé comme tel.
Au plaisir :)