Je fais ça quand il fait beau, la maison est alors à son avantage : elle est ensoleillée tout l'après-midi et présente de ce côté-ci un visage radieux et trompeur, pimpante de son vieux crépit rose.crépi
Sur la pointe des pieds, salissant ma chemise sur le haut portillon écaillé,je trouve le double "sur" un peu moyen à l'oreille (c'est du maxi chipotage hein), peut-être "contre" pour le second ?
J'ai fait glisser le loquet rouillé et poussé le vantail : en un seul pas j'ai déchiré du lierre, délogé un chat sentinelle et effarouché les framboisiers qui colonisent l'allée.j'aime beaucoup :coeur: on a une foule d'images et de sensations qui nous viennent
Le sentier qui mène à la maison est facile à discerner : c'est là que l'herbe est la plus haute. Foulant les graminées, je longe le potager minable, un suave parfum de figuier m'accompagne. Des artichauts délaissés dodelinent de leur grosse fleur bleue à mon passage.
En passant, j'aperçois au sol parmi les pissenlits une fraise, fière et précieuse comme un nénuphar sur un étang.même si les qualificatif que tu utilises sont "fière et précieuse" moi je comprends que tu insistes sur sa rareté au milieu des pissenlits et que c'est cette idée que tu compare au nénuphar. du coup ce qui me chiffonne c'est que j'ai toujours vu les nénuphar en nombre il me semble que c'est une plante assez envahissante qui se reproduit rapidement et reste aps trop isolée. :\?
la maison est alors à son avantagec’est pas dit vu la suite :D
J'ai donc garé la voiture dans la ruelle, à l'ombre des buis du voisin.L’est pas bien joli ce donc, ça serait plus doux sans
en un seul pas j'ai déchiré du lierre, délogé un chat sentinelle et effarouché les framboisiers qui colonisent l'allée.Hm, en fait je vais être pénible mais « en un seul pas », tu trouves que c’est joli ? Je le remonte juste parce que j’ai l’impression que tu as voulu faire quelque chose de très doux et tendre et poétique du coup quand je ne ressens pas ça, je le note et c’est tombé sur « en un seul pas » là :huhu:
fière et précieuse comme un nénuphar sur un étang.Du coup, il faudrait dire comme une fleur de nénuphar sur un étang, sinon j’ai la même impression que Milla
Je ferai un flan ce soir.Flan et flancs ça me plait moyen
Le gros bidon bleu de récupération d'eau de pluie, stylé, me salue, un peu gêné néanmoins de me montrer ses flancs souillés de boue sèche.
Au dessus de moi la glycineAu-dessus
à droite la poubelle vomit ses déchets autour d'elle.J’aime pas bien le verbe vomir, je le trouve pas esthétique du tout :-X. Après il veut dire ce qu’il veut dire, on est bien d’accord ...
sur le haut portillon écailléheureusement que c’est par là que la maison est à son avantage :mrgreen:
je longe le potager minable
Des artichauts délaissés
les fils de fer rouillés et, plaquée au mur, l'auréole turquoise du sulfate révolu
Des rames de haricots flétris
une courgette oubliée
ses flancs souillés de boue sèche.
sous les vieux ifs poussiéreux
dans les vestiges des potentilles fanées
les pierres d'angles décrépites
Ton bras gauche pend entre tes jambes, tu dors, la joue collée à la toile cirée dont le motif provençal n'est plus qu'un souvenirEntre ça et les mouches, j’ai cru qu’il était mort :-¬?
Ta main droite est posée à côté de ta tête, sur la tablePleinnn de t : ta droite coté ta tête table ^^
si mes yeux sont pleins de larmesplein (adverbe ici)
Tu es là, assis à la table, presque totalement silencieux. Le bruit de ton souffle est couvert par le bourdonnement des mouches qui tournent autour de la suspension.j'ai compris que le narrateur croit entendre son père (presque silencieux donc bruit) mais qu'en fait c'est le bourdonnement des mouches. et on n'entend pas son souffle puisqu'il est couvert par le bourdonnement des mouches.
Tu es là, assis à la table, presque totalement silencieux. Le bruit de ton souffle est couvert par le bourdonnement des mouchespresque silencieux : il n'est donc pas mort ! (il est écrit : "tu dors"...)
Tu as encore maigri. Sous ton t-shirt sale pointent les os de tes épaules. Tes cheveux gris sont un peu longs sur la nuque. Sur le haut de ton front je découvre une plaie mal refermée cernée d'une ecchymose jaunâtre. Vers quels regrets fuyants titubais-tu encore ? Quel remord sournois a encore eu le dernier mot ?bien sûr qu'il n'est pas mort, il cuve pour la nième fois. Y'a des bouteilles partout, son verre est encore dans sa main, mal posé parce que posé par une main reliée à un cerveau hors de fonction. Il s'est encore gamellé ou vautré sur un coin de porte qu'il n'a été capable d'éviter, alcoolisme profond. (la chute date d'il y a quelques jours si vous y regardez bien)
Je la ramasse, elle est tiède, fade, terreuse, délicieuse comme un souvenir.la fraise (le présent) est fade, terreux ; le souvenir est délicieux. Il y a une autre vie avant l'alcoolisme. Rien que cette phrase, ici, c'est bouleversant.
Joli textemoi ça m'a retourné (suis peut-être sensible sur ce thème)
Appliqué et doux et tendre.
Et le "donc" est un mot de liaison qui rend le propos plus fluide.j'exprime mon désaccord :mrgreen: enfin oui c'est un mot de coordination, mais je trouve ça plus fluide sans. ça s'engage que moi :P
Je corrige"au dessus", quant à "pleins de", il est correct : ce serait un adverbe si je disais "il y a plein de larmes dans mes yeux" .carrément ! désolée j'ai lu je sais pas comment mais ça faisait sens pour moi tout à l'heure :mrgreen:
Tu ne dirais pas " si mes mains sont plein de billes"...
Concernant "la maison est à son avantage", Gage écrit aussi "visage radieux et trompeur" ; de loin, une maison colorée au soleil quoi. Le "trompeur" nous annonce la suite. Et le perso "préfère arriver par le jardin", le perso tente d'apaiser le moment douloureux à venir. C'est pour ça que le titre est si beau aussi.j'avais saisi, le texte est très cohérent et logique, c'est juste original de dire que c'est à son avantage et d'ensuite ne décrire qu'une chose à l'abandon ::). Le visage radieux et trompeur me donnait l'impression que la maison serait toute belle justement, mais que dedans ce serait moins beau, or là, même à l'extérieur c'est pas du tout radieux. Mais je critique pas le choix, ça m'a ... fait changer d’atmosphère en cours de lecture, je suis partie de lumineux à de plus en plus terne.
Et puis, avez-vous remarqué que le personnage principal peut aussi bien être un homme qu'une femme ? Trop fort aussi, on peut s'identifier, être celui ou celle qui entre dans cette maison.ah, je me suis même pas posée la question :\?, c'est vrai ! j'ai vu un homme. Mais jusqu'à la fin je pensais que la personne dans la maison était une femme.
moi ça m'a retourné (suis peut-être sensible sur ce thème)oui mais le traitement est doux je trouve, tout est calme et posé, les informations bien dosées. O0n progresse dans le jardin et la maison comme dans l'histoire, à travers la description juste.
Le papa est en train de se détruire quand-même...
Salut à tous (+1 pour le flan de courgette : un peu de muscade, du parmesan et pas du gruyère ; lardons en option),
Et Milla a raison pour le flan de courgettes...
Mais enfin Tomoyo c'est super bon le flan de courgette !!|-| je vous ferais bien une ode à la non courgette dans ce bas monde, mais je sens que je resterais incomprise
Le gros bidon bleu de récupération d'eau de pluie, en vrai majordome, me salue, un peu gêné néanmoins de me montrer ses flancs souillés de boue sèche."de récupération d'eau de pluie" était déjà présent en première version ? (je préfère "sous la gouttière")
Un peu plus loin sur la droite, lascive sous ses grandes feuilles, une courgette oubliée, gonflée comme un zeppelin, me nargue.un peu insolite mais pas gai (elle le nargue de quoi ? de la désolation à découvrir ?)
Le gros bidon bleu de récupération d'eau de pluie, en vrai majordome, me salue, un peu gêné néanmoins de me montrer ses flancs souillés de boue sèche.Pareil, il est gêné, ridicule le bidon, et on a la boue sèche
la glycine monte jusqu'au toit et soulève les tuiles pour voir ce qu'il y a dessous.elle est curieuse la glycine, et d'autre chose que du personnage principal, et là ça fait bizarre
plus loin la cuisinière à bois me regarde en coin sous sa poussière de cendresregard en coin, elle nargue aussi
J'ai donc garé la voiture dans la ruelle, à l'ombre des buis du voisin.Je crois que je partage l'avis de Tomoyo sur le donc, mais ça a déjà été débattu, alors je ne m'étends pas.
Sur la pointe des pieds, salissant ma chemise sur le haut portillon écaillé, j'ai envoyé ma main en aveugle, toujours craintif que mes doigts rencontrent une épeire dodue ou un perce-oreille assoupi.Le genre de crainte que je partage.
En passant, j'aperçois au sol parmi les pissenlits une fraise, fière et précieuse comme un nénuphar sur un étang. Je la ramasse, elle est tiède, fade, terreuse, délicieuse comme un souvenir.
Salut Jules !
Merci de repasser au jardin !
Je dois être un peu limité en ce moment (le surbooking au boulot doit en être la cause, merci mister covid), mais du coup je ne comprends plus si c'est un inconvénient, que le flan de courgette projette vers une issue heureuse... et toujours pas pourquoi tu parlais de fausse piste.
Bref, merci de te pencher ainsi sur le détail de l'interprétation !
ce papa c'est moi et me renvoi à beaucoup de souffrance.Non, ce n'est pas toi crois-moi. Ce papa là a été emporté, toi tu as vaincu, tu as été plus forte et tu peux en être fière. Le papa du texte était sans doute trop fragile, et d'une autre génération, et pris dans un contexte personnel mortifère qui lui a été fatal. Lui il a perdu la partie de quilles...