Je voulais tenter de faire une sorte de "conte mignon", sauf que le résultat est juste une nouvelle niaise et sans vraiment d'intérêt.Alors bon c'est pas un conte super mignon en effet ! C'est même assez sombre , mais qui ne manque pas d'intéret !
Une fois rentrée, elle se mit à dessiner un fauteuil, une petite lampe, et un veston de rechange pour remplacer celui que ses larmes avaient déformé.
CiterJ'avoue que je suis assez stupéfaite. Le texte est sombre ? :???: Je l'avais pas du tout perçu comme ça, ni en l'écrivant, ni en le relisant pour le corriger... Qu'est-ce qui donne cette impression ? (je suis curieuse, du coup)
Je voulais tenter de faire une sorte de "conte mignon", sauf que le résultat est juste une nouvelle niaise et sans vraiment d'intérêt.
Alors bon c'est pas un conte super mignon en effet ! C'est même assez sombre , mais qui ne manque pas d'intéret !
J'ai saisi de suite l'idée qu'il était dans un tableau, j'aurais bien aimé avoir le doute un peu plus longtemps et une sortie un peu plus grandiose, du style la pluie qui forme un torrent et l'emporte et il se raccroche a un bout de bois et se hisse hors du cadre...Ah ? Je vais voir les commentaire des autres sur ce point, alors... J'avoue qu'au contraire, je voulais que ce soit tout simple, juste "insolite" pour le personnage (style "ah ben ça alors, j'avais jamais pensé à sortir de mon tableau" :D ). Pour ce texte-là, je ne voulais pas d'effets spéciaux pour le fantastique, je voulais lui donner une tournure simple, quotidienne, sans grands effets... Je vais voir si d'autres l'ont ressenti comme toi, je reprendrai la scène, si c'est le cas ! (ça, ça peut se modifier sans souci)
J'aurai préféré en savoir plus sur la vie de la peintre, sur l'origine du tableau de l'Hotel de la Gare, que Pierre Auguste ne soit pas si banal puisqu'elle va finir dans un tableau avec lui ! Bref juste un poil de poésie en plus !:\? Je note, je note. Pas si banal, ça m'embête, parce qu'il est pas censé être banal, il est sensé être tout... simple ? Sans nuances, sans fond le fond compliqué et tourmenté d'un humain normal, il est censé être un peu insolite, aux yeux de la peintre du moins... Je verrai comment recentrer ça...
Merci pour ta lecture, surtout si rapide, maanilee !
Le texte est sombre ? :???: Je l'avais pas du tout perçu comme ça, ni en l'écrivant, ni en le relisant pour le corriger... Qu'est-ce qui donne cette impression ? (je suis curieuse, du coup)
"ah ben ça alors, j'avais jamais pensé à sortir de mon tableau" :Dj'adore c'est bien une réplique de mon cru ce genre de phrases :)
Par contre, j'avoue qu'à la lecture de ton commentaire, j'ai un peu de mal à cerner ton avis sur le texte, ton impression globale ?J'ai bien aimé !!! Je commente pas souvent (pour l'instant) mais quand je le fais c'est déjà que je suis allée au bout du texte et que donc que quelque chose m'a captivé ! Et si je franchis le cap du commentaire c'est que je suis restée un peu sur ma fin et que je ne voudrais pas que ce texte sombre dans l'oubli !
Citer:o
Le texte est sombre ? :???: Je l'avais pas du tout perçu comme ça, ni en l'écrivant, ni en le relisant pour le corriger... Qu'est-ce qui donne cette impression ? (je suis curieuse, du coup)
Ben de MON point de vue, ton conte c'est comme un suicide mais poétique, elle quitte ce monde "moche", elle laisse des instructions un peu comme on laisserait un testament . Du coup c'est pour ça que je trouve qu'il manque une petite "étincelle" à Pierre-Auguste, parce que justement elle veut quitter la banalité de son existence et le suivre.
CiterMerci pour la précision ! :) (et du coup, pour cet avis encourageant)
Par contre, j'avoue qu'à la lecture de ton commentaire, j'ai un peu de mal à cerner ton avis sur le texte, ton impression globale ?
J'ai bien aimé !!! Je commente pas souvent (pour l'instant) mais quand je le fais c'est déjà que je suis allée au bout du texte et que donc que quelque chose m'a captivé ! Et si je franchis le cap du commentaire c'est que je suis restée un peu sur ma fin et que je ne voudrais pas que ce texte sombre dans l'oubli !
Il pleuvait au-dessus de l’Hôtel de la Gare et le ciel dégoulinait sur le monde.
L’arête du toit en tuiles grises était déjà diluée, floue, étalée entre le bleu baveux et le blanc crépit de la façade.
On dirait de la peinture qui coule…
(…) mais en cet instant, clients et commerçant, figés dans leurs transactions quotidiennes, levaient en l’air des mines stupéfaites et légèrement horrifiées.Là, je t’avoue que ça me semble paradoxal…S’ils sont figés dans leurs transactions quotidiennes, je vois la boulangère qui prend un pain de l’étage, le client qui tend sa monnaie, toussa. Mais là tu dis dans le même moment qu’ils lèvent des mines stupéfaites. Peut être dire qqchose comme « clients et commerçants jusque là figés dans leurs transaction, levaient désormais la tête vers… » (phrase mal construite mais tu vois l’idée).
Un chamboulement extraordinaire qui les emporterait tous, les diluerait, les effacerait un à un, depuis cette petite gouttière au-dessus des fenêtres du haut jusqu’aux rayons de la bicyclette échouée dans la ruelle.J’aime beaucoup le choix des mots (ma prof de français appelait ça champ lexical).
Le personnage hocha la tête avec reconnaissance, ajusta son couvre chef et, solennellement, fit un pas hors du tableau.Ooh Elodie est la fille du tableau dans sa cuisine
Son poids sur le bout de ses doigts était plus imaginaire que réel. Elle sentait la petite touche mouillée de ses pas sur sa peau, qui s’avancèrent au centre de la paume. À sa place sur le tableau, se découpait la silhouette blanche et vide d’un homme de dos observant la scène. Elodie ouvrit la bouche pour exprimer sa stupéfaction, mais pas un son n’en sortit.Donc là il n’est plus dans le tableau mais sur la main d’Elodie, et à la place du bonhomme se dessine sur le tableau une silhouette blanche, c’est ca?
C’est là qu’elle avait commencé à craquer.(pour ma gouverne, là tu tell…)
À l’origine, elle peignait pour réinventer le monde, parce que le vrai ne lui plaisait plus. Trente-deux ans, boulot ordinaire, vie ordinaire, ville ennuyeuse, le petit hobby du dimanche. Quand elle était jeune, c’était des dragons et des grands paysages. Puis elle s’était mise aux scènes de la vie quotidienne, mais embellies, emballées dans de jolis arrêts sur image.…Et puis tu show
Il faisait un tour de France pour goûter tous les croissants de toutes les étapes du trajet. Il lui avait fallu un petit nom, quelque chose à la hauteur de l’absurdité de son entreprise. Au début, ça avait été « Hector », mais ça faisait un peu trop héros grec, alors au fil des coups de pinceaux, il était devenu « Pierre-Auguste » et Elodie en avait ri, ou juste souri mais c’était déjà pas si mal en ce moment.J’aime beaucoup ce passage
Elle se demanda si elle avait pensé à lui peindre des oreilles.j’ai souri ^^
À moitié consciente de ce quelle faisait,Mon dieu, une faute… « de ce qu’elle faisait »
Que faisait-on d’un gentleman en chapeau melon mesurant huit centimètres, qui faisait les cent pas sur la table de la cuisine (moche) ?Ca m’a fait tiqué, c’est pas grande chose, mais ce ne serait pas plus joli de mettre « et faisant les cents pas »?
Elle se souvint du tour de France du goûteur de croissants, mais elle n’avait pas de viennoiserie dans le panier à pain.S à viennoiseries?
Absurde. Cela ne se faisait pas.Elle se dirigea d’un pas décidé vers sa chambre pour allez chercher un jeu de dominos.
La journée fut plaisante et Pierre-Auguste se félicita d’avoir posé ses valises – enfin sa petite mallette – chez une hôtesse pleine de bonne manière.Si elle a beaucoup de bonnes manières, ne faudrait-il pas un S?
Malgré l’incapacité de la bonne dame à l’entendre – elle devait être sourde – ils parvenaient assez bien à communiquer par signes.Franc sourire chez le lecteur qui s’amuse de la situation, surtout avec le pdv de la dame (quand elle se demandait si elle n’avait pas oublié de lui peindre des oreilles)
Plaçant une coupelle devant Pierre-Auguste, elle y déposa une cuillérée de nourriture.Mon correcteur orthographique indique « cuillerée »
Hélas, il se montra incapable de l’ingérer. La sauce, le morceau de haricot blanc géant, rien ne parvenait à passer ses lèvres. Affamé, l’estomac gargouillant, Pierre-Auguste se laissa tomber de dépit sur son étoffe.Pourquoi elle ne coupe pas des petits bouts?
Pierre-Auguste avala le mets précieux avec une délectation quelque peu entachée par la fadeur du goût.Je n’aurais pas mis de s à met
Aussi étrange que cela puisse paraître, les jours passèrent.Très belle phrase ^^
Le soir arriva et une idée avec.Ca casse un peu avec les autres phrases bien cronstruites…Celle-ci me semble un peu langage parlé. Surtout le « avec » final xd Mais c’est peut être moi
Il aurait été un peu moins à elle, il aurait attiré la curiosité d’un autre, l’ébahissement de quelqu’un qui ne l’avait pas créé et qui n’avait pas le droit de ressentir ça.Oh…
Parce qu’elle se sentait mieux, quand même, maintenant qu’elle était folle.Ah! Ca me fait penser à mon cours d’anthropologie philosophique
Un petit trou plan au niveau de l’épaule, juste la place pour que Pierre-Auguste y passe son bras.Moooooh c’est trop beau
Je voulais tenter de faire une sorte de "conte mignon"
Si elle s’était recluse dans un monde imaginaire, comme l’en avait avertie Aline lors d’une de ses précédentes crises de création ?:\?
CiterAaaaah, bien vu. Mais ça m'embête, parce que j'aimais bien cette mention. Je vais peut-être essayer d'arranger ça en disant qu'ils sont dans le champ de vision de Pierre-Auguste mais qu'on ne les voit pas de l'extérieur du tableau, comme ça ils peuvent bouger légèrement, eux...
L’arête du toit en tuiles grises était déjà diluée, floue, étalée entre le bleu baveux et le blanc crépit de la façade.
On dirait de la peinture qui coule…
Citer
(…) mais en cet instant, clients et commerçant, figés dans leurs transactions quotidiennes, levaient en l’air des mines stupéfaites et légèrement horrifiées.
Là, je t’avoue que ça me semble paradoxal…S’ils sont figés dans leurs transactions quotidiennes, je vois la boulangère qui prend un pain de l’étage, le client qui tend sa monnaie, toussa. Mais là tu dis dans le même moment qu’ils lèvent des mines stupéfaites. Peut être dire qqchose comme « clients et commerçants jusque là figés dans leurs transaction, levaient désormais la tête vers… » (phrase mal construite mais tu vois l’idée).
CiterOui, c'est ça !
Son poids sur le bout de ses doigts était plus imaginaire que réel. Elle sentait la petite touche mouillée de ses pas sur sa peau, qui s’avancèrent au centre de la paume. À sa place sur le tableau, se découpait la silhouette blanche et vide d’un homme de dos observant la scène. Elodie ouvrit la bouche pour exprimer sa stupéfaction, mais pas un son n’en sortit.
Donc là il n’est plus dans le tableau mais sur la main d’Elodie, et à la place du bonhomme se dessine sur le tableau une silhouette blanche, c’est ca?
Citer:putainlafaute:
À moitié consciente de ce quelle faisait,
Mon dieu, une faute… « de ce qu’elle faisait »
Cette phrase me gêne un peu, moi aussi, tu as raison. J'y réfléchis ! :)
Citer
Que faisait-on d’un gentleman en chapeau melon mesurant huit centimètres, qui faisait les cent pas sur la table de la cuisine (moche) ?
Ca m’a fait tiqué, c’est pas grande chose, mais ce ne serait pas plus joli de mettre « et faisant les cents pas »?
CiterEntre mon correcteur de Word, mon correcteur de Mozilla et mon correcteur de LibreOffice, ils disent pas la même chose. Je subodore le passage d'une réforme orthographique à un moment donné. Je vais creuser la question :ninja:
Plaçant une coupelle devant Pierre-Auguste, elle y déposa une cuillérée de nourriture.
Mon correcteur orthographique indique « cuillerée »
CiterC'est pas vraiment question de la taille de l'aliment, c'est surtout qu'il peut pas manger de choses "réelles"...
Hélas, il se montra incapable de l’ingérer. La sauce, le morceau de haricot blanc géant, rien ne parvenait à passer ses lèvres. Affamé, l’estomac gargouillant, Pierre-Auguste se laissa tomber de dépit sur son étoffe.
Pourquoi elle ne coupe pas des petits bouts?
Je dirais pas que c'est mignon, parce que il y a quelque chose de profond dans ton texte. Pour moi il est poétique, mais en même temps source de questionnements. La subversion, par la création, d'un morne quotidien; la frontière entre réalité et fiction...Jusqu'à en devenir fou. Ca me fait vraiment penser à un de mes cours de philosophie, je pourrais analyser ton texte au regard de ce cours d'ailleurs u.u Bref, pour moi c'est pas vraiment un texte mignon, c'est un conte philosophique et poétique. Ca m'a fait l'effet d'un petit conte, ça oui :):-[ :-[ :-[ C'est très gentil, tout ça...
Bon, euh, j'ai beaucoup aimé. C'est fou que tu ne vois pas tout ce que tu écris de bien, comme tu parles de toi en négatif.
D'ailleurs, il me fait beaucoup pensé à la BA d'un film que j'ai envie de voir ( https://www.youtube.com/watch?v=b9txumtg6qU&list=PLB28C950A0359593E ). C'est fou comme on dirait lui, manque juste le chapeau melon !Mais trop ! Je l'imagine exactement comme ça moi aussi, même son visage colle bien !
Ce que j'ai un peu moins aimé :C'est vrai. Appliqué à la vraie vie, je pense comme toi. Après, dans le texte, fallait qu'elle reste dans sa légère déprime, sinon ça avait pas trop de sens, je crois... :-X
Le dégout d'Elodie de son quotidien est nécessaire à la bonne marche de l'histoire, c'est certain. Si elle aimait sa vie, elle n'aurait sans doute pas envie de disparaitre dans un tableau. Le minuscule truc que j'ai trouvé "dommage", c'est son manque de discernement de ce qui a de poétique dans sa vie. C'est éminemment subjectif, en fait c'est surtout un point de vue, mais si elle a une fibre artistique, sans doute aurait-elle eu l'imagination de voir ce qui, dans son métro boulot dodo, était poétique. Donc en fait ce que je dis ne sert à rien, car bien sur énormément de gens n'aiment pas ce genre d'existence, qu'on peut qualifiée de "routinière", "banale" et "sans intérêt". Donc c'est juste mon point de vue très subjectif (je me répète), je pense justement que ce type d'existence là est une grande source d'imagination. Enfin je trouve ça très inspirant personnellement. Bon en fait ce que je dis ne sert à rien donc je vais le mettre en petit. Je reproche sans doute, implicitement, à Elodie de n'avoir pas su faire ça. Comme si Elodie était une personne réelle. Aaaah.
Il pleuvait
le ciel dégoulinait sur le monde.
tuiles grises
diluée, floue, étalée
bleu baveux
mêlée d’effroi.
un vélo gisait, abandonné,
mines stupéfaites et légèrement horrifiées.
Ses traits fondirent et le ciel à cet endroit devint grisâtre.
Une inquiétude aigüe
prémices d’un cataclysme sans précédent.
Un chamboulement
les diluerait, les effacerait
bicyclette échouée
La tache s’agrandit, s’auréola en noyant
C’en fut trop
sentiment d’urgence
l’obsession de sa propre survie,
effort de volonté surhumain
englué,
épaule blessée
la défunte mouette.
tournait le dos.
tabouret branlant
Qui venaient de pleurer.
Si tu souhaite des remarques plus détaillées, un genre de relevé de ce qui va ou pas, je peux te faire ça plus tard.Si ça t'embête pas, j'avoue que je veux bien :/
Pour moi c'est un très joli texte, un conte oui, mais sombre, et sujet à interprétation. Je le trouve très intéressant, plein de bonnes idées, mais avec sans doute quelques passages à clarifier ou à raccourcir (ou pas !).Merci pour ce retour ! Je ne demande que ça, clarifier, corriger, etc etc ! :)
Il y avait des semaines qu’il se tenait làBon, j'ai un problème avec la temporalité de ton texte. Ici, tu dis que Pierre-Auguste se tient là depuis des semaines. Sans bouger donc. Alors comment se fait-il que, plus tard, il parle de l'heure habituelle de son dîner le soir ?
mais en cet instant, clients et commerçant, figés dans leurs transactions quotidiennes, levaient en l’air des mines stupéfaites et légèrement horrifiées.Ils sont figés dans leurs transactions ou ils lèvent les yeux ?
Jamais, de mémoire d’homme, il n’avait plu sur l’Hôtel de la Gare.Selon son point de vue à lui ? Donc par rapport à quoi, à sa vie dans ce monde-là ? Donc le temps s'écoule ? Donc ni lui ni les clients ne sont figés.
lesquels Pierre-Auguste aurait pu contenir tout entier."tenir"
Immense, de taille quasi-solaire.
pleine de bonne manièreAu pluriel non ?
Il y avait des années qu’il n’avait joué à un jeu de société.Toujours la question de la temporalité pour Pierre-Auguste.
Le problème suivant surgit néanmoins à dix-neuf heures tapantes. Bien qu’ayant passé toute sa vie réelle planté devant l’Hôtel de la Gare, cette scène avait lieu à 15h03 précises. Pierre-Auguste savait que son autre lui-même, celui qu’il n’était qu’en mémoire mais qui avait tout autant droit de cité que son moi de 15h03 devant la boulangerie de l’Hôtel de la gare, cet autre lui-même était habitué à dîner à 19 heures précises.Bon. OK. :P Mais ça intervient assez tard et le lecteur a le temps de s'interroger sur l'incohérence avant ça.
Quand Elodie se réveilla ce matin-là, elle prit peur. Sans savoir pourquoi. Son monde entier lui sembla vain, tout à coup, sans raison. Elle s’enfermait chez elle pour peindre la vie d’une créature dont elle n’était même pas sûre qu’elle existe hors de son imagination. Et si elle avait perdu pied ? Si elle s’était recluse dans un monde imaginaire, comme l’en avait avertie Aline lors d’une de ses précédentes crises de création ? C’est cette fois-là qu’elle avait peint L’Hôtel de la Gare. Une envie de voyage, incontrôlable et irréalisable.c'est principalement ce passage, associé à ceux où tu décris le mal-être profond d'Elodie, qui évoque l'idée d'une métaphore de suicide. On se dit "Et si, après tout oui, elle était folle, s'imaginait tout ça, et que son départ final dans le tableau n'est qu'en fait une manière pour elle de minimiser son geste et de rendre le tout joli et acceptable ?".
C’était la lettre recommandée de l’autre jour.Et là tu en rajoute une couche dans l'aspect symbolique ;D Son évasion prend forme sur ce qui lui est arrivé de pire récemment.
Citer
Il y avait des semaines qu’il se tenait là
Bon, j'ai un problème avec la temporalité de ton texte. Ici, tu dis que Pierre-Auguste se tient là depuis des semaines. Sans bouger donc. Alors comment se fait-il que, plus tard, il parle de l'heure habituelle de son dîner le soir ?
Citer
Jamais, de mémoire d’homme, il n’avait plu sur l’Hôtel de la Gare.
Selon son point de vue à lui ? Donc par rapport à quoi, à sa vie dans ce monde-là ? Donc le temps s'écoule ? Donc ni lui ni les clients ne sont figés.
CiterMoui... Ça j'avoue que je pense le laisser. Non, je ne donne pas l'information tout de suite, mais il me semble que le texte contient la réponse à cette question et que c'est pas un fil narratif abandonné tout seul dans la nature, du coup je pense que je vais laisser tel quel... :-[
Le problème suivant surgit néanmoins à dix-neuf heures tapantes. Bien qu’ayant passé toute sa vie réelle planté devant l’Hôtel de la Gare, cette scène avait lieu à 15h03 précises. Pierre-Auguste savait que son autre lui-même, celui qu’il n’était qu’en mémoire mais qui avait tout autant droit de cité que son moi de 15h03 devant la boulangerie de l’Hôtel de la gare, cet autre lui-même était habitué à dîner à 19 heures précises.
Bon. OK. :P Mais ça intervient assez tard et le lecteur a le temps de s'interroger sur l'incohérence avant ça.
CiterTechniquement, ils peuvent tout à fait faire les deux, mais ça rejoint en effet le commentaire de Miro : s'ils lèvent les yeux vers le ciel, c'est qu'ils ont bougé, ce qui ne colle pas avec le fait qu'ils soient dans un tableau où seul Pierre-Auguste est parvenu à bouger.
mais en cet instant, clients et commerçant, figés dans leurs transactions quotidiennes, levaient en l’air des mines stupéfaites et légèrement horrifiées.
Ils sont figés dans leurs transactions ou ils lèvent les yeux ?
CiterAh, ça peut pas s'employer dans ce cas, contenir ? (je doute, soudain...)
lesquels Pierre-Auguste aurait pu contenir tout entier.
"tenir"
CiterAh ! Alors du coup, tu y lis un suicide au sens propre, raconté de façon métaphorique...? :/
Quand Elodie se réveilla ce matin-là, elle prit peur. Sans savoir pourquoi. Son monde entier lui sembla vain, tout à coup, sans raison. Elle s’enfermait chez elle pour peindre la vie d’une créature dont elle n’était même pas sûre qu’elle existe hors de son imagination. Et si elle avait perdu pied ? Si elle s’était recluse dans un monde imaginaire, comme l’en avait avertie Aline lors d’une de ses précédentes crises de création ? C’est cette fois-là qu’elle avait peint L’Hôtel de la Gare. Une envie de voyage, incontrôlable et irréalisable.
c'est principalement ce passage, associé à ceux où tu décris le mal-être profond d'Elodie, qui évoque l'idée d'une métaphore de suicide. On se dit "Et si, après tout oui, elle était folle, s'imaginait tout ça, et que son départ final dans le tableau n'est qu'en fait une manière pour elle de minimiser son geste et de rendre le tout joli et acceptable ?".
CiterOui, j'avais fait exprès pour l'aspect symbolique, mais du coup pour moi c'était au sens de : elle réutilise la lettre qui incarne son malêtre pour le changer en support à son bonheur...
C’était la lettre recommandée de l’autre jour.
Et là tu en rajoute une couche dans l'aspect symbolique ;D Son évasion prend forme sur ce qui lui est arrivé de pire récemment.
CiterCiterAaaaah, bien vu. Mais ça m'embête, parce que j'aimais bien cette mention. Je vais peut-être essayer d'arranger ça en disant qu'ils sont dans le champ de vision de Pierre-Auguste mais qu'on ne les voit pas de l'extérieur du tableau, comme ça ils peuvent bouger légèrement, eux...
L’arête du toit en tuiles grises était déjà diluée, floue, étalée entre le bleu baveux et le blanc crépit de la façade.
On dirait de la peinture qui coule…
Citer
(…) mais en cet instant, clients et commerçant, figés dans leurs transactions quotidiennes, levaient en l’air des mines stupéfaites et légèrement horrifiées.
Là, je t’avoue que ça me semble paradoxal…S’ils sont figés dans leurs transactions quotidiennes, je vois la boulangère qui prend un pain de l’étage, le client qui tend sa monnaie, toussa. Mais là tu dis dans le même moment qu’ils lèvent des mines stupéfaites. Peut être dire qqchose comme « clients et commerçants jusque là figés dans leurs transaction, levaient désormais la tête vers… » (phrase mal construite mais tu vois l’idée).
Non, je ne donne pas l'information tout de suite, mais il me semble que le texte contient la réponse à cette question et que c'est pas un fil narratif abandonné tout seul dans la nature, du coup je pense que je vais laisser tel quel...
CiterCiterAh, ça peut pas s'employer dans ce cas, contenir ? (je doute, soudain...)
lesquels Pierre-Auguste aurait pu contenir tout entier.
"tenir"CiterAh ! Alors du coup, tu y lis un suicide au sens propre, raconté de façon métaphorique...? :/
À savoir l’intérieur d’une cuisine démesurée, un tabouret branlant en formica assez large pour supporter toute la rue, un meuble de rangement accroché au mur et approchant des dimensions d’un hangar à bateau, où se tassaient des pots de verre estampillés « Riz » et « Gros sel » dans lesquels Pierre-Auguste aurait pu contenir tout entier.bizarre, ça se dit ça ? c un effet spécial ? pourquoi pas "tenir" ?
Un visage de femme qui se tenait au-dessus d’eux, des mèches auburn en désordre, une joue marquée de grains de beauté, des lèvres pâles arrondies par la stupéfaction, et deux yeux bleus écarquillés.ah non tenir tu l'as juste là donc ça ferait une répétition, mais ça la fait de toute façon même avec contenir, je pense qu'il faut en changer un des deux ;)
Pierre-Auguste salua la jeune dame en soulevant poliment son chapeau.excellent ! Bon sur tout ce début, j'adore l'écriture, l'idée d'animer ce tableau, c'est d'une poésie exquise et très intriguant.... :coeur: :coeur: :coeur: J’avais lu des comm avant de me décider à lire le texte (faut dire que ton annonce de départ était aps franchement vendeuse) donc je savais qu'il y avait une histoire de tableau. je sais pas ce que ça donne quand on n'en sait rien et à quel moment on capte, mais franchement c'est excellent !
Elodie en perdit le souffle.vu que tu mets le saccent sur les A, il faudrait en mettre sur les é de élodie ;)
Une larme oubliée finit son trajet à la pointe de son menton et vint s’écraser au bord du cadre, diluant l’aquarelle au niveau du passage piéton moche avec lequel elle avait défiguré la scène.je comprends qu'elle a peint le passage piéton en dernier. mais s'il est bien fait de grands rectangles blancs comme c'est le cas communément, ça pose question car je crois qu'il n'y a pas trop de blanc en aquarelle, c'est pas couvrant et on utilise plutôt celui de la feuille. à confirmer par des peintre qui s'y connaissent mieux que moi hein, ou apr toi c'est c'est ton dada, mais ça m'a titillé à la lecture...
Son poids sur le bout de ses doigts était plus imaginaire que réel.:)
Il mit ses mains sur ses hanches en signe de consternation, en fit tomber son attaché-case qu’il s’empressa de ramasser, puis plaça son chapeau melon contre sa poitrine en un geste grave pour marquer cet instant solennel. Puis il soupira et se mit à examiner la cuisine avec curiosité.enchainement de deux "puis" pas glop
En vrai, c’était juste une cuisine, petite, miteuse, dont la peinture s’écaillait par endroits derrière les meubles, même si ça, il ne pouvait pas le voir. Qu’est-ce qu’on pouvait voir, avec des yeux d’un millimètre ? Juste que c’était moche, sans doute, que ça manquait de couleurs et que si Elodie posait là ses peintures, c’était parce qu’il n’y avait pas assez de lumière dans le reste du deux-pièces. Elle avait essayé de dessiner l’endroit, une fois. De le rendre plus beau, de lui ajouter des courbes élégantes, une ambiance surannée, un lierre dissident qui traçait ses arabesques entre la cafetière et le haut du frigo. Mais ça n’avait servi qu’à faire ressortir la laideur du vrai appartement. C’est là qu’elle avait commencé à craquer.peut-être un vrai de trop à mon goût
À l’origine, elle peignait pour réinventer le monde, parce que le vrai ne lui plaisait plus.
Absurde. Cela ne se faisait pas.:viviane: ben oui, zut ! les dominos c'est la moindre des choses !
Elle se dirigea d’un pas décidé vers sa chambre pour allez chercher un jeu de dominos.
La journée fut plaisante et Pierre-Auguste se félicita d’avoir posé ses valises – enfin sa petite mallette – chez une hôtesse pleine de bonne manière.j'aurai vu "bonne manière" au pluriel
Pierre-Auguste savait que son autre lui-même, celui qu’il n’était qu’en mémoire mais qui avait tout autant droit de cité que son moi de 15h03 devant la boulangerie de l’Hôtel de la gare, cet autre lui-même était habitué à dîner à 19 heures précises.pas convaincue. il était figé, je trouve ça étrange qu'en fait il ait eu une "vie" faite de besoins fondamentaux, ça impliquerait que le tableau s'animait dans le dos d'Elodie à d'autres moment pour qu'il aille manger, pisser, etc. je prefère l'idée qu'il découvre le mouvement au début comme tu le dit à ce moment là d'ailleurs. à la limite, tu nous dirait ici qu'il ressent la faim pour la première fois de sa vie et que ça s'explique par sa mise en mouvement qui a défigé ses besoins naturels ça passerait mieux, mais l'habitude antérieure non...
Pour la deuxième ration, la jeune femme se permit d’ajouter au feutre quelques couleurs. Ça avait déjà meilleure consistance.par contre l'idée qu'il lui faut de la nourriture dessinée est excellente ^^
Hélas, Pierre-Auguste eut beau plonger ses mains dans le dessin, attirer le chat avec lui, ce ne fut qu’une sorte d’ersatz mou et flasque, couvert de poils blancs mais totalement inanimé, qu’il ramena dans le monde réel. Vaguement dégoûtée, Elodie mit le faux chat à la poubelle.:( :(
Le reste n’était qu’une brume à peine réelle, une longue stase abrutie qu’il fallait traverser comme un épisode de fièvre, avant de revivre lorsqu’elle quittait le bureau et rentrait chez elle et d’oublier ce qui avait était la réalité de sa vie.été
Le facteur sonna à la porte, ce jour-là. Elle entrebâilla la porte.répétition moche. il peut tout à fait sonner tout court on comprendra ;)
Ou, peut-être, en vrai, plutôt par peur que le facteur ne le voie pas. Si elle avait perdu l’esprit, elle ne voulait pas qu’on le lui dise, elle ne voulait pas que cette sale vie lui rappelle que toute échappatoire était une maladie. Parce qu’elle se sentait mieux, quand même, maintenant qu’elle était folle.:coeur: :coeur: j'adore
Le recommandé venait de son bureau. Elle avait oublié d’y aller, la veille. Tout simplement oublié. Elle abandonna la lettre sur la table pour aller s’occuper des finitions du bureau.répétition. "travail" pour le premier ?
Il avait acquis une certaine pratique en la matière et ne s’affalait plus par terre avec des soubresauts vexés comme au début.:D
À gauche de la fenêtre, côté intérieur, il y avait une bibliothèque, et de l’autre côté, dépassait un bout d’établi de peintre.établi ? :\? j'aurais jamais utilisé ce mot. atelier ? chevalet ?
Je remercie aussi Tomoyo qui a lu sans commenterça fait "merci pour son sacrifice, nous ne l'oublierons pas" |-|
Pierre-Auguste observaitJe trouve ça fort que le personnage d’une peinture s’appelle comme Renoir ::)
Il y avait des semaines qu’il se tenait là, face à l’Hôtel, avec son melon sur la tête, à observer.Sauf que plus loin on apprend qu’il a une vie, qu’il rentre manger tous les soirs à 19 h etc. Donc soit il a une vie à lui depuis 30ans et la peinture fige un instant, soit il reste planté dans sa peinture à observer l’hôtel depuis des semaines (admettons que ce soit il y a quelques semaines que le tableau est commencé).
Une autre goutte ruissela, dévia sur la courbe d’un nuage et atterrit sur le pavé, noyant ses bords netsLà j’ai eu un problème de perspective à la première lecture : j’étais à la place du bonhomme, en ayant compris que j’étais dans un tableau, du coup que la goutte longe un nuage, j’arrivais pas à me le représenter depuis le point de vue Pierre Auguste. C’est pas une goutte pour lui, c’est un château d’eau qui explose quoi. Si c’était une goutte, il la verrait pas sur le nuage… du coup après je me suis dit que je devais être en point de vue Elodie, mais ça me semble peu logique… bref ça m’a perturbée :-\.
Au rez-de-chaussée de l’édifice, la vitrine de la boulangerieQuestion qui doit pas être très pertinente mais c’est pour mon instruction propre : il peut y avoir une boulangerie au rez-de-chaussée d’un hôtel ?
Jamais, de mémoire d’homme, il n’avait plu sur l’Hôtel de la GareJ’aime beaucoup ce côté éternel de la peinture :)
depuis cette petite gouttière au-dessus des fenêtres du hautje sais pas si « du haut » c’est nécessaire, ça rallonge pour pas grand-chose, si la gouttière est au-dessus des fenêtres, perso j’imagine que c’est en haut du bâtiment.
Mû par un sentiment d’urgence difficilement explicableJ’aime ::)
Ce fut comme s’extirper d’une masse volumineuse à laquelle on l’aurait engluéLà encore, c’est surement mon instruction qui est à peaufiner, mais j’ai du mal avec « engluer à une masse »… on englue à la colle, à la chaux (truc qui enduit quoi), etc. mais à une masse… je comprends pas. C’est pas plutôt englué dans une masse ? ou alors c’est pas engluer… je sais pas… :\?
jamais été englué à une masse volumineuse d’aucune sortebis repetita de mon problème de masse et de glue
une joue marquée de grains de beautébelle asymétrie :mrgreen:
Pierre-Auguste salua la jeune dame en soulevant poliment son chapeau.Genre « je sors d’un tableau mais je perds pas mes bonnes manières et surtout je ne m’affole de rien, sauf peut-être que l’heure du thé est passée » :D
Une larme oubliée finit son trajet à la pointe de son menton et vint s’écraser au bord du cadre,Ah oui, détail, mais je me dis que quand même, elle pleure de grosses larmes et beaucoup, pour avoir gâcher un si grand tableau sur autant de surface :-\. En plus elle bouge au-dessus du tableau pour bien en mettre dans tous les coins, autant sur les nuages que sur le passage piéton, qui sont à deux endroits opposés du cadre.
Le personnage hocha la tête avec reconnaissance, ajusta son couvre chef et, solennellement, fit un pas hors du tableau.Il fait soooo british :D
blanche et vide d’un homme de dos observant la scènesi c’est blanc et vide, on ne peut pas savoir que c’est de dos. On comprend juste que c’est la silhouette d’un homme
Qu’est-ce qu’on pouvait voir, avec des yeux d’un millimètre ? Juste que c’était moche,xD
Trente-deux ans, boulot ordinaire, vie ordinaire, ville ennuyeuse, le petit hobby du dimanche.Cette phrase, elle est mais terrible, c’est très simple mais c’est d’un dramatique à me faire attraper une plaquette de chocolat :s
mais embellies, emballées dans de jolis arrêts sur imageembellies, emballées c’est marrant ^^
Il faisait un tour de France pour goûter tous les croissants de toutes les étapes du trajetAh mais j’avais zappé cette phrase à la 1ere lecture ! c’est pour ça qu’elle lui refile des croissants après !
Et puis, petit à petit, elle s’était rendu compte que ça ne servait à rien. La vie grise déteignait sur des toiles grises. Ce n’était que des morceaux sans âme d’un train-train habituel tout aussi fade. C’était moche, moche comme cette cuisine et comme cette vie. Dans ces moments de crise existentielle, Elodie en voulait à tout, au monde entier et à elle-même. Elle se mettait au-dessus d’un de ses tableaux pour essayer d’en aspirer quelques bouffées d’espoir, de rêve, d’ailleurs. Et des fois les larmes coulaient, et ça tombait sur la toile, et elle s’en fichait, parce que de toute façon le trait de crayon n’était pas assez net, les couleurs mal choisies et la scène idiote.Douce mélodie du bonheur, pourquoi je ne t’entends plus #:s ? c’est très bien rendu, mais alors ça te fiche un coup de mou quand même :(
On ne saurait dire si l’ensemble de ces réflexions avaient traversé le regard d’Elodie et s’y lisaient à livre ouvert. Si Pierre-Auguste les avait saisies dans un élan soudain d’empathie. Probablement pas.J’aime po la ponctuation de ce passage, tu me force à baisser le ton là où je veux pas :huhu:
et de revenir prudemment au centre de la paume en tapotant d’un petit doigt sur son encore plus petit attaché-case.Du petit doigt ?
Elle se demanda si elle avait pensé à lui peindre des oreilles.xD
À moitié consciente de ce quelle faisaitC’est déjà relevé mais comme c’est rare et que ça te motivera peut-être à corriger plus vite : bouh vilaine faute :P
Que faisait-on d’un gentleman en chapeau melon mesurant huit centimètres, qui faisait les cent pas sur la table de la cuisine (moche) ?Qui ne s’est pas déjà posé cette question, hm ?
chez une hôtesse pleine de bonne manièreidem que ma petite camarade, je mettrais un pluriel
à en croire la pendule à motif de dauphins maintenue par un aimant contre la porte du réfrigérateurelle fait tout pour mochiser aussi :relou:
Le problème suivant surgit néanmoins à dix-neuf heures tapantes.Owi je suis pénible, mais 2 phrases au-dessus tu dis « six heures » et pas dix-huit. Du coup il faudrait, en suivant la belle logique, que tu mettes sept heures là :mrgreen:
Bien qu’ayant passé toute sa vie réelle planté devant l’Hôtel de la Gare, cette scène avait lieu à 15h03 précises.Cette phrase me dérange dans sa formulation, j’ai dû la lire trois fois avant de saisir le sens, j’avais l’impression qu’il manquait un bout.
cet autre lui-même était habitué à dîner à 19 heures précises. Or, 19 heures étaient passéest’as mis en lettres avant, faudrait surement continuer en lettres…
Or, 19 heures étaient passées depuis quarante bonnes minutes que la dame ne semblait pas décidéeC’est accepté ça ? ça fait oral je trouve.. m’enfin je me trompe surement, j’aurais mis « et la dame » :???:
Elle installa une assiette à table et fit réchauffer une sorte de mixture à l’allure de cassouletCordon bleu :mrgreen:
L’aquarelle avait été si détrempée que plusieurs pans du tableau étaient à présent méconnaissablesMais enfin c’est pas humain d’autant pleurer |-|
avec une délectation quelque peu entachée par la fadeur du goût. Pour la deuxième ration, la jeune femme se permit d’ajouter au feutre quelques couleurs. Ça avait déjà meilleure consistance.J’aime bien que la couleur donne le gout :)
Aussi étrange que cela puisse paraître, les jours passèrent.En même temps, ça, ça me parait le moins étrange de l’histoire, que le temps continue de s’écouler ::)
(La vérité est qu’elle ne s’était jamais beaucoup entraînée sur les natures mortes, et que ses essais de saumon aux pommes vapeurs avaient ressemblé à des taches de moisi au fond d’une cuve à vin).Mais mdr xD
attirer le chat avec lui,c’est pas attirer à ?
ce ne fut qu’une sorte d’ersatz mou et flasque, couvert de poils blancs:s
Vaguement dégoûtée, Elodie mit le faux chat à la poubelle.Je vois tellement un chat empaillé raté…. C’est horrible ><
Le reste n’était qu’une brume à peine réelle, une longue stase abrutie qu’il fallait traverser comme un épisode de fièvre, avant de revivre lorsqu’elle quittait le bureau et rentrait chez elle et d’oublier ce qui avait était la réalité de sa vie.Mais ouin :s
Il fallait faire attention à ce que tous les petits tiroirs aient leur poignée, soient régulier,Réguliers
Le facteur sonna à la porte, ce jour-là.Je sais pas quel jour, elle racontait des évènements passé. Ou alors il faut aller à la ligne ?
Si elle avait perdu l’esprit, elle ne voulait pas qu’on le lui dise, elle ne voulait pas que cette sale vie lui rappelle que toute échappatoire était une maladie. Parce qu’elle se sentait mieux, quand même, maintenant qu’elle était folle.Passage brillant :aah:
Le recommandé venait de son bureau. Elle avait oublié d’y aller, la veille. Tout simplement oublié.Le « elle avait oublié d’y aller, la veille » induit en erreur, on a l’impression qu’elle a loupé que la veille. Or non c’est des dizaines de jours…..
l’œil brillant et le sourire prompt,et poil soyeux… :relou:
Il n’avait plus jamais revu cet air de tristesse profonde sur le grand visage solairedonc il qualifie de visage solaire un visage qu’il trouve par ailleurs fort triste…. :\?
lors d’une de ses précédentes crises de création ?en plus c’est une rechute :-X
Secrétariat, autobus, queue au supermarché… Tout ça n’avait pas plus de sens qu’une cuisine moche dans un deux-pièces terneMais ouin :s
le chapeau bien posé au centre de son crânesommet ? ou alors c’est le crane qui est enfiché dans le centre du chapeau ? non mais oublie, cette intervention n'existe pas
Et par-dessus, on avait peint. Avec un souci de précision comme seules peuvent en avoir des mains minuscules.Comment il a fait avec un pinceau deux fois grand comme lui :???:
Des champs s’étendaient jusqu’à une haie d’arbre fruitiers.Arbres
À gauche de la fenêtre, côté intérieur, il y avait une bibliothèque, et de l’autre côté, dépassait un bout d’établi de peintre. Au loin, si on forçait le regard, on distinguait un petit nuage blanc avec une mouette, et encore plus loin, la forme fine, irréelle, d’un dragon.C’est un A4, c’est difficile de mettre tout ça sur un A4 ou du moins de le distinguer :-\
Au milieu du tableau, sur le rebord de la fenêtre, se découpaient deux silhouettes blanches, non peintes. La forme de deux personnes assises les jambes dans le vide et regardant au loin.Il sont assis sur le rebord de la fenêtre, les jambes dans le vides ? mais c’est dangereux ! :neutre:
Elle griffonna des instructions pour le faire parvenir à sa sœur et le ranger dans la cave.Mais non ! l’encadrer et mettre sous verre, sinon il va gondoler et moisir :aah:(quoique, il doit déjà être tout gondolé vu que c’était pas du papier pour peindre, et en plus il y a une lettre ultimatum écrite derrière :\?…) mais il faut le protéger et pas ranger ça à la cave dans la moisissure !
Oui moi aussi j'aime bien cette mention! Juste, je pense qu'il faudrait peut être dire que 1. Ils sont dans leur quotidien et 2. ils regardent vers le ciel, et cela les extirpe de ce quotidien. Enfin tu fais comme tu veux :pAh oui, peut-être ! Je réfléchis sur ce point :)
Alors : "contenir" c'est pour un contenant, Pierre-Auguste n'est pas un contenant, il serait alors le contenu dans ce cas. Donc soit "tenir tout entier" soit "être contenu tout entier" :)Non mais oui, carrément. J'étais à l'ouest.
Et disons que j'ai la sensation qu'on peut y lire un suicide métaphorique, et sans avoir tes commentaires, je crois que oui, c'est l'impression que j'en aurai.Bigre ; ou comment écrire un truc sans s'en apercevoir soi-même :o
pas convaincue. il était figé, je trouve ça étrange qu'en fait il ait eu une "vie" faite de besoins fondamentaux, ça impliquerait que le tableau s'animait dans le dos d'Elodie à d'autres moment pour qu'il aille manger, pisser, etc. je prefère l'idée qu'il découvre le mouvement au début comme tu le dit à ce moment là d'ailleurs. à la limite, tu nous dirait ici qu'il ressent la faim pour la première fois de sa vie et que ça s'explique par sa mise en mouvement qui a défigé ses besoins naturels ça passerait mieux, mais l'habitude antérieure non...
Sauf que plus loin on apprend qu’il a une vie, qu’il rentre manger tous les soirs à 19 h etc. Donc soit il a une vie à lui depuis 30ans et la peinture fige un instant, soit il reste planté dans sa peinture à observer l’hôtel depuis des semaines (admettons que ce soit il y a quelques semaines que le tableau est commencé).
Je préfère qu’il ait une vie, du coup je préfère qui n’observe pas l’hôtel depuis des semaines mais qu’il passe devant tous les jours… ou pas, tu fais bien comme tu veux :-¬?
Oui, c'est un effet spécial "Milora est à l'ouest". C'est corrigé :-[CiterÀ savoir l’intérieur d’une cuisine démesurée, un tabouret branlant en formica assez large pour supporter toute la rue, un meuble de rangement accroché au mur et approchant des dimensions d’un hangar à bateau, où se tassaient des pots de verre estampillés « Riz » et « Gros sel » dans lesquels Pierre-Auguste aurait pu contenir tout entier.bizarre, ça se dit ça ? c un effet spécial ? pourquoi pas "tenir" ?
J’avais lu des comm avant de me décider à lire le texte (faut dire que ton annonce de départ était aps franchement vendeuse)Je... je plaide coupable :-[ :-[
Alors en fait, j'ai relu sous LibreOffice et le raccourcis pour mettre les accents aigus sur les majuscules n'y fonctionne pas :mrgreen: Mais je suis sur Word, sur cet ordi, alors j'ai corrigé ^^CiterElodie en perdit le souffle.vu que tu mets le saccent sur les A, il faudrait en mettre sur les é de élodie ;)
Ah bigre. C'est pas faux, ça, j'y avais absolument pas pensé...CiterUne larme oubliée finit son trajet à la pointe de son menton et vint s’écraser au bord du cadre, diluant l’aquarelle au niveau du passage piéton moche avec lequel elle avait défiguré la scène.je comprends qu'elle a peint le passage piéton en dernier. mais s'il est bien fait de grands rectangles blancs comme c'est le cas communément, ça pose question car je crois qu'il n'y a pas trop de blanc en aquarelle, c'est pas couvrant et on utilise plutôt celui de la feuille. à confirmer par des peintre qui s'y connaissent mieux que moi hein, ou apr toi c'est c'est ton dada, mais ça m'a titillé à la lecture...
J'ai réglé son compte au premier :mafio:CiterEn vrai, c’était juste une cuisine, petite, miteuse, dont la peinture s’écaillait par endroits derrière les meubles, même si ça, il ne pouvait pas le voir. Qu’est-ce qu’on pouvait voir, avec des yeux d’un millimètre ? Juste que c’était moche, sans doute, que ça manquait de couleurs et que si Elodie posait là ses peintures, c’était parce qu’il n’y avait pas assez de lumière dans le reste du deux-pièces. Elle avait essayé de dessiner l’endroit, une fois. De le rendre plus beau, de lui ajouter des courbes élégantes, une ambiance surannée, un lierre dissident qui traçait ses arabesques entre la cafetière et le haut du frigo. Mais ça n’avait servi qu’à faire ressortir la laideur du vrai appartement. C’est là qu’elle avait commencé à craquer.peut-être un vrai de trop à mon goût
À l’origine, elle peignait pour réinventer le monde, parce que le vrai ne lui plaisait plus.
Ben oui, quoi :huhu:CiterAbsurde. Cela ne se faisait pas.:viviane: ben oui, zut ! les dominos c'est la moindre des choses !
Elle se dirigea d’un pas décidé vers sa chambre pour allez chercher un jeu de dominos.
bah c'est pas niais enfin !!! par contre je crois avoir vu parler de suicide dans certains comm et je l'interprète pas forcément comme ça. je comprend qu'on puisse le faire, elle s'isole, est en pleine dépression, "sort du monde" littéralement en intégrant le tableau. mais chai pas ça me fait pas cet effet. déjà, elle ne le fait pas par desespoir. l'idée ne vient pas d'elle si on part du principe que Pierre Auguste sortant du tableau est un fait réel (ben quoi, on a plus le droit de rêver ? :D) Donc pour moi elle part juste dans un monde qui lui est plus adapté...Merci beaucoup :-[
sinon, je l'ai déjà un peu dit mais c'est super bien écrit, très beau et très poétique.
j'ai beaucoup beaucoup aimé :coeur: :coeur:
CiterC't'ait un peu l'idée :huhu:
Je remercie aussi Tomoyo qui a lu sans commenter
ça fait "merci pour son sacrifice, nous ne l'oublierons pas" |-|
CiterAlors ça, ça m'embête :D J'avais pas la moindre idée du prénom de Renoir, mais du coup ça colle pas super bien (Elodie, elle, doit le connaître). Mais ça m'embête tellement de changer le nom d'un perso une fois qu'il est fixé !
Pierre-Auguste observait
Je trouve ça fort que le personnage d’une peinture s’appelle comme Renoir ::)
CiterNan, c'est bien une goutte. Une très grosse goutte. Il dit qu'il "pleut", mais en fait il lui tombe des gouttes géantes dessus, c'est pas de la vraie pluie à son échelle. C'est pas non plus un château d'eau qui explose, c'est comme si des gouttes de la taille de ta tête tombaient en effaçant ce qu'elles croisent sur leur trajet... Donc si, il la voit sur le nuage... :/
Une autre goutte ruissela, dévia sur la courbe d’un nuage et atterrit sur le pavé, noyant ses bords nets
Là j’ai eu un problème de perspective à la première lecture : j’étais à la place du bonhomme, en ayant compris que j’étais dans un tableau, du coup que la goutte longe un nuage, j’arrivais pas à me le représenter depuis le point de vue Pierre Auguste. C’est pas une goutte pour lui, c’est un château d’eau qui explose quoi. Si c’était une goutte, il la verrait pas sur le nuage… du coup après je me suis dit que je devais être en point de vue Elodie, mais ça me semble peu logique… bref ça m’a perturbée :-\.
CiterPourquoi y en aurait pas...? (j'ai l'impression qu'un des chaînons logiques de ton raisonnement m'échappe... :-X )
Au rez-de-chaussée de l’édifice, la vitrine de la boulangerie
Question qui doit pas être très pertinente mais c’est pour mon instruction propre : il peut y avoir une boulangerie au rez-de-chaussée d’un hôtel ?
CiterNon mais là c'est parce que tu me parles du premier sens de engluer : une substance qui englue (genre, typiquement, de la colle). Mais on peut aussi être englué (être pris dans un truc gluant). L'emploi B (http://www.cnrtl.fr/lexicographie/engluer).
Ce fut comme s’extirper d’une masse volumineuse à laquelle on l’aurait englué
Là encore, c’est surement mon instruction qui est à peaufiner, mais j’ai du mal avec « engluer à une masse »… on englue à la colle, à la chaux (truc qui enduit quoi), etc. mais à une masse… je comprends pas. C’est pas plutôt englué dans une masse ? ou alors c’est pas engluer… je sais pas… :\?
CiterJe me suis dit ça aussi à la relecture. Corrigé, elle en a plus qu'un :huhu:
une joue marquée de grains de beauté
belle asymétrie :mrgreen:
Ce premier paragraphe est celui que j’aime le moins (tout est relatif, il est bien écrit, mais je ne le trouve pas aussi clair et précis que le reste du texte).Ben, j'avoue que c'était un peu ça que je voulais :-[ Un début qui donne des images morcelées, avant qu'on comprenne, par une sorte de zoom arrière mental, qu'en fait il est dans un tableau et qu'il en sort...
J’imagine qu’il faut que j’explique mieux ? je pense que c’était l’effet que tu cherchais, mais j’ai des juxtapositions d’images qui m’ont fait changé de point de vue sans arrêt pour comprendre où j’étais, même si le champ lexical de la peinture est clair, il y a beaucoup d’informations sur ce tableau, l’hôtel, immeuble, boulangerie, ruelle, vélo, passant, mouette, nuage. Certes à présent j’ai une image plutôt nette de à quoi ressemble le tableau mais d’entrée de jeu j’ai été emmêlée et pas stable dans ma lecture.
Mais bon, si c’est ce que tu souhaites, mon intervention est à oublier :huhu:
Ah oui, détail, mais je me dis que quand même, elle pleure de grosses larmes et beaucoup, pour avoir gâcher un si grand tableau sur autant de surface :-\. En plus elle bouge au-dessus du tableau pour bien en mettre dans tous les coins, autant sur les nuages que sur le passage piéton, qui sont à deux endroits opposés du cadre.C'est vrai qu'elle doit pleurer beaucoup, pour faire autant de dégât, et que j'ai jamais mesuré la quantité de larmes versées dans une crise de pleurs... :\?
Ah oui parce que pour moi le tableau fait bien 80x100, vu que PA fait 8cm :huhu:
CiterBen, c'est pris dans un contexte : on sait qu'il était de dos, donc même une fois découpé, on se doute bien que. Je veux dire qu'ici, c'est plus une information livrée par le texte qu'une déduction associée à la forme de la silhouette, quoi... :/
blanche et vide d’un homme de dos observant la scène
si c’est blanc et vide, on ne peut pas savoir que c’est de dos. On comprend juste que c’est la silhouette d’un homme
CiterJe comprends pas pourquoi elle te chamboule tellement :s
Trente-deux ans, boulot ordinaire, vie ordinaire, ville ennuyeuse, le petit hobby du dimanche.
Cette phrase, elle est mais terrible, c’est très simple mais c’est d’un dramatique à me faire attraper une plaquette de chocolat :s
CiterAh, j'attendais que quelqu'un le relève, en bien ou en mal, pour voir si ça passait ou si ça faisait trop, niveau allitérations ^^
mais embellies, emballées dans de jolis arrêts sur image
embellies, emballées c’est marrant ^^
CiterVoui !
Il faisait un tour de France pour goûter tous les croissants de toutes les étapes du trajet
Ah mais j’avais zappé cette phrase à la 1ere lecture ! c’est pour ça qu’elle lui refile des croissants après !
Citer:mrgreen:
et de revenir prudemment au centre de la paume en tapotant d’un petit doigt sur son encore plus petit attaché-case.
Du petit doigt ?
Comment l’attaché-case peut être encore plus petit que son petit doigt…. Il y a clairement une scène qui se joue là et que je visualise pas correctement :\?
CiterCorrigé !
Le problème suivant surgit néanmoins à dix-neuf heures tapantes.
Owi je suis pénible, mais 2 phrases au-dessus tu dis « six heures » et pas dix-huit. Du coup il faudrait, en suivant la belle logique, que tu mettes sept heures là :mrgreen:
CiterNon, tu as raison : pour la simple raison que cette phrase est incorrecte. J'avais pas remarqué jusqu'à ce que tu la relèves (merci !), mais dans une construction comme ça, il faut que la subordonnée du début (Ayant...) ait le même sujet que la principale. Or c'est pas le cas ici : ayant ça porte sur Pierre-Auguste, alors que la principale a "la scène" comme sujet.
Bien qu’ayant passé toute sa vie réelle planté devant l’Hôtel de la Gare, cette scène avait lieu à 15h03 précises.
Cette phrase me dérange dans sa formulation, j’ai dû la lire trois fois avant de saisir le sens, j’avais l’impression qu’il manquait un bout.
Je la lisais « bien qu’ayant passé sa vie devant l’hôtel (cette scène avait lieu à 15h03), il….. » donc il me manquait la partie avec le « il… », et ça n’avait pas vraiment de sens… mais j’attendais que la phrase qui suit le « bien que » concerne le bonhomme puisque tu dis « bien qu’ayant passé sa vie »
Je chipote pas tant que ça, j’ai vraiment eu du mal avec cette phrase, par contre c’est bien possible que je sois la seule concernée par le souci de lecture :huhu:
CiterAh ? Je sais pas, pour le coup ! Moi ça me semblait correct (bien que pas spécialement recherché, comme niveau de langue), mais je suis peut être errante dans l'erreur ! :/ Des avis ?
Or, 19 heures étaient passées depuis quarante bonnes minutes que la dame ne semblait pas décidée
C’est accepté ça ? ça fait oral je trouve.. m’enfin je me trompe surement, j’aurais mis « et la dame » :???:
CiterEffectivement, tu as raison, ça se dit pas, ça ! :-X
attirer le chat avec lui,
c’est pas attirer à ?
ou alors prendre avec lui ? je sais pas c’est bizarre
CiterC'est pas flasque, quand c'est empaillé :mrgreen:
Vaguement dégoûtée, Elodie mit le faux chat à la poubelle.
Je vois tellement un chat empaillé raté…. C’est horrible ><
CiterOui, c'est fait exprès, pour le cours du temps (le temps a passé, et on sait pas exactement combien)
Le facteur sonna à la porte, ce jour-là.
Je sais pas quel jour, elle racontait des évènements passé. Ou alors il faut aller à la ligne ?
CiterEuh, non, elle a juste oublié la veille. Avant, il lui est arrivé de sécher plusieurs fois, mais ça fait pas des dizaines de jours qu'elle n'y va pas, non...
Le recommandé venait de son bureau. Elle avait oublié d’y aller, la veille. Tout simplement oublié.
Le « elle avait oublié d’y aller, la veille » induit en erreur, on a l’impression qu’elle a loupé que la veille. Or non c’est des dizaines de jours…..
CiterAh, pour moi, solaire c'était au niveau de la taille, donc ça n'était pas contradictoire avec le fait qu'elle soit triste...
Il n’avait plus jamais revu cet air de tristesse profonde sur le grand visage solaire
donc il qualifie de visage solaire un visage qu’il trouve par ailleurs fort triste…. :\?
CiterJe pense pas que la taille du pinceau soit un problème ; déjà ils doivent faire sa taille, pas le double, ensuite tu peux arracher des poils du pinceau et peindre avec, ou avec les mains directement, ou autres...
Et par-dessus, on avait peint. Avec un souci de précision comme seules peuvent en avoir des mains minuscules.
Comment il a fait avec un pinceau deux fois grand comme lui :???:
[...]
Citer
À gauche de la fenêtre, côté intérieur, il y avait une bibliothèque, et de l’autre côté, dépassait un bout d’établi de peintre. Au loin, si on forçait le regard, on distinguait un petit nuage blanc avec une mouette, et encore plus loin, la forme fine, irréelle, d’un dragon.
C’est un A4, c’est difficile de mettre tout ça sur un A4 ou du moins de le distinguer :-\
Mais non ! l’encadrer et mettre sous verre, sinon il va gondoler et moisir :aah:(quoique, il doit déjà être tout gondolé vu que c’était pas du papier pour peindre, et en plus il y a une lettre ultimatum écrite derrière :\?…) mais il faut le protéger et pas ranger ça à la cave dans la moisissure !Ouais, je l'imagine tout gondolé, aussi ^^
Bon ben ayé !
Déjà dit mais je répète, c’est pas un revers de plume, c’est pas un conte niais, je ressens une immense tristesse (même si cette deuxième lecture était plus douce pour le coup) et je suis triste qu’Elodie n’ait pas trouvé comment être heureuse dans la vraie vie #:s.
Sinon, c’est un peu fou et tellement crédible à la fois. Elle est peut-être vraiment folle et s’est laissée mourir sur cette table basse, ou alors elle vit vraiment dans un dessin sur une lettre recommandée de son bureau :\?… C’est bien écrit et c’est un texte qui fait ressentir des choses (même si ce ne sont pas les choses que je préfère ressentir :relou:).
Beau récit :)
Merci pour ce texte ! :D
déjà, elle ne le fait pas par desespoir. l'idée ne vient pas d'elle si on part du principe que Pierre Auguste sortant du tableau est un fait réel (ben quoi, on a plus le droit de rêver ? :D) Donc pour moi elle part juste dans un monde qui lui est plus adapté...Oui, voilà, c'était comme ça que je le voyais, personnellement :-[
Citer
Citer
Or, 19 heures étaient passées depuis quarante bonnes minutes que la dame ne semblait pas décidée
C’est accepté ça ? ça fait oral je trouve.. m’enfin je me trompe surement, j’aurais mis « et la dame » :???:
Ah ? Je sais pas, pour le coup ! Moi ça me semblait correct (bien que pas spécialement recherché, comme niveau de langue), mais je suis peut être errante dans l'erreur ! :/ Des avis ?
Et bien pour le coup, moi je te suis Milora. Je comprends ton point de vue et ce que tu veux dire. Je crois juste que ton explication dans le texte intervient trop tard. Ce n'est pas un rebondissement, juste une explication, donc ça pourrait tout aussi bien être dit dès le début. Ce serait plus clair.
Mais sinon, l'idée que la peinture fige un instant précis de la vie d'un personnage inventé, ça se tient. Ca se tient tout autant que le personnage, s'il prend vie, aura une mémoire de ce qu'est habituellement sa vie, avec un caractère, des horaires etc... Ca me parait cohérent. Il faut juste l'expliquer de telle sorte que ça n'empiète pas sur l'effet figé de la peinture. Eviter toute temporalité sur cet aspect figé (éviter par exemple les "cela faisait des semaines qu'il observait la façade" etc...) puisque cela contredit la distinction entre instant figé / vie "réelle" du personnage.
Euh... je sais pas si j'ai été très claire... :PCiterAlors ça, ça m'embête :D J'avais pas la moindre idée du prénom de Renoir, mais du coup ça colle pas super bien (Elodie, elle, doit le connaître). Mais ça m'embête tellement de changer le nom d'un perso une fois qu'il est fixé !
Pour l'instant, j'hésite avec Pierre-Octave ou Pierre-Henri (mais je me suis habituée à Pierre-Auguste du coup c't'agaçant... :'( )
CiterCiterPourquoi y en aurait pas...? (j'ai l'impression qu'un des chaînons logiques de ton raisonnement m'échappe... :-X )
Au rez-de-chaussée de l’édifice, la vitrine de la boulangerie
Question qui doit pas être très pertinente mais c’est pour mon instruction propre : il peut y avoir une boulangerie au rez-de-chaussée d’un hôtel ?
C'est vrai qu'elle doit pleurer beaucoup, pour faire autant de dégât, et que j'ai jamais mesuré la quantité de larmes versées dans une crise de pleurs... :\?Pour ma part, plus que la quantité de larmes, ce qui m'ennuie c'est qu'elles tombent sur le tableau.
Or, 19 heures étaient passées depuis quarante bonnes minutes que la dame ne semblait pas décidéeAh ? Je sais pas, pour le coup ! Moi ça me semblait correct (bien que pas spécialement recherché, comme niveau de langue), mais je suis peut être errante dans l'erreur ! :/ Des avis ? [/quote]
C’est accepté ça ? ça fait oral je trouve.. m’enfin je me trompe surement, j’aurais mis « et la dame » :???:
Il n’avait plus jamais revu cet air de tristesse profonde sur le grand visage solaireAh, pour moi, solaire c'était au niveau de la taille, donc ça n'était pas contradictoire avec le fait qu'elle soit triste... [/quote]
donc il qualifie de visage solaire un visage qu’il trouve par ailleurs fort triste…. :\?
Je croyais pas qu'on puisse penser qu'elle a inventé Pierre-Auguste et qu'elle est morte sur sa table :o Parce que oui, elle elle doute, mais le lecteur, il a accès au point de vue de Pierre-Auguste, donc ça ne peut - théoriquement pas - être une invention de la part d'Elodie... :-\Oui, mais en fait on pourrait tout à fait interpréter le point de vue de PA comme nous provenant par l'intermédiaire d'Elodie. Dans le sens où elle reste le personnage principal, et qu'ainsi le narrateur peut tout à fait s'immerger dans sa "folie", en voyant ce qu'elle voit et croit être réel...
Et sinon, moi ça me perturbe que vous trouviez ça triste qu'elle parte vivre dans le tableau :D Vu qu'elle a pas d'attaches dans le monde réel, moi je trouve ça cool d'aller dans le monde du tableau, qui colle parfaitement avec ce qu'elle recherche dans sa vie et n'arrive pas à avoir !Cela reste une fuite. Un abandon. Et elle a forcément quelques attaches, au moins sa soeur, son amie dont tu parles aussi. C'est juste elle qui ne les vois plus, ne veut plus les voir.
Eviter toute temporalité sur cet aspect figé (éviter par exemple les "cela faisait des semaines qu'il observait la façade" etc...) puisque cela contredit la distinction entre instant figé / vie "réelle" du personnage.En fait, non, parce qu'il a été peint il y a quelques semaines, donc du coup même s'il est figé avec sa mémoire, il est aussi là depuis quelques semaines, devant l'Hôtel.
Euh... je sais pas si j'ai été très claire... :P
Pierre-Henri ça fait trop chic je pense. Pierre-Octave convient mieux à la personnalité du petit bonhomme.Oui, c'est vrai... Mais j'hésite encore à changer, dans "auguste" y a le sens qui me plait, aussi... *affres de l'hésitation et trituration de méninges*
Et bien en fait, une boulangerie au rez-de-chaussée d'un bâtiment oui. mais un hôtel, habituellement, utilise son propre rez-de-chaussée pour son accueil, sa réception, son restaurant, etc... Surtout comme tu nous décris ça, on dirait pas un hôtel immense, plutôt un petit hôtel sur une largeur de bâtiment pas gigantesque. Donc je vois mal aussi comment il pourrait y avoir à al fois la réception de l'hôtel et une boulangerie en vitrine...C'est-à-dire qu'il me semble avoir croisé des tonnes de bâtiments avec un hôtel "en haut", relié à une porte d'entrée et donc une réception, mais dont le rez-de-chaussée est occupé par un autre commerce (techniquement, les hôtels qui occupent tout le rez-de-chaussée avec un restau et une salle de réception, c'est quand même ceux qui sont un peu classes), non ? :\?
Pour ma part, plus que la quantité de larmes, ce qui m'ennuie c'est qu'elles tombent sur le tableau.Oui, en fait c'est dit dans le texte : elle se met au-dessus de ses tableaux pour aspirer un peu de leur ambiance, donc elle est en effet penchée au-dessus, et donc les larmes coulent dessus (j'ai fait le test avant d'écrire :mrgreen: Enfin, sans pleurer, mais en subodorant la trajectoire lacrymale moyenne). D'une manière générale, quand on pleure beaucoup et qu'on s'en fiche d'être vu, si on n'utilise pas de mouchoirs, ça mouille quand même pas mal, il me semble...
Déjà, quand on pleure, les larmes coulent sur les joues, puis dans le cou. A la limite, elles tombent du menton. Ou du bout du nez ;D Mais pas nombreuses. Et puis bon, c'est pas très glamour mais tu pleure rarement sans que ton nez coule aussi. Du coup, il y a fort à parier qu'elle a des mouchoirs avec elle et que donc, seules quelques larmes parviennent tout de même à tomber.
Et puis, il faut donc que le tableau soit pile sous son nez et son menton. Donc qu'elle l'ait par exemple posé sur ses genoux, et qu'elle soit penchée dessus et pas qu'elle se tienne assise de manière naturelle.
Fais le test, assied-toi avec un papier sur tes genoux et observe-le. Imagine le chemin de larmes qui coulent. Arriveraient-elles vraiment sur le papier ?
Et enfin, la taille du tableau. Si PA fait 8cm, c'est déjà bien grand ! Pour que tout ce que tu as décrit rentre sur un tableau, il sera d'une taille respectable, et suffisamment grand pour ne pas facilement tenir sur les genoux d'Elodie.En fait je crois que j'ai pas du tout les tailles dans la tête. 8cm, c'est la taille d'un stylo-bille, non ? J'avoue que j'imagine le tableau de la taille d'un tableau moyen qu'on accroche au mur... :/
Et bien soui, solaire a une connotation positive. L'adjectif solaire permet de désigner, quand c'est par analogie, un élément qui a soit la forme, soit la luminosité ou la couleur d'un soleil. Quand l'adjectif se rapport à une personne, c'est synonyme de "rayonnant de bonheur, de joie de vivre". Visage solaire = visage radieux. (cf CNRTL section C- 2) a )Ah, oui, d'accord, je comprends le problème !
Oui, mais en fait on pourrait tout à fait interpréter le point de vue de PA comme nous provenant par l'intermédiaire d'Elodie. Dans le sens où elle reste le personnage principal, et qu'ainsi le narrateur peut tout à fait s'immerger dans sa "folie", en voyant ce qu'elle voit et croit être réel...Je suis pas trop trop d'accord, mais sur ce point y a pas vraiment à avoir raison ou pas, chacun perçoit le fantastique à sa façon, je pense. Mais j'avoue que quand je lis du fantastique, si le texte me dit quelque chose (avec un narrateur omniscient, tout ça), je le tiens pour vrai. Si le personnage me dit quelque chose ou que j'ai une information uniquement par le point de vue d'un personnage, alors là j'accepte le doute, si le scénario l'appelle.
Cela reste une fuite. Un abandon. Et elle a forcément quelques attaches, au moins sa soeur, son amie dont tu parles aussi. C'est juste elle qui ne les vois plus, ne veut plus les voir.Ouais... Non mais je comprends bien ce que vous me dites et votre perception de la situation ! :) Seulement ça me perturbe quand même. Moi, à la place d'Elodie, j'aurais choisi le tableau, je pense ^^
Et puis, point important, à aucun moment tu ne nous décris sa "nouvelle vie" dans le tableau, même brièvement. Tu nous montre qu'elle y est, mais nous restons extérieurs, avec la vue d'Elodie dans le tableau avec PA, sa main sui se pose sur son épaule. Et point.
Et tu insiste sur le côté "figé" de la peinture en nous expliquant que ce qui est peitn fige un instant précis. Mais tu ne nous parle pas de ce que sera sa vie "autour" du tableau, sa vie en mémoire, sa vie virtuelle qui existera pour elle quelque part dans son esprit.
Tout ça augmente la métaphore de sa fin de vie. :-¬?
C'est-à-dire qu'il me semble avoir croisé des tonnes de bâtiments avec un hôtel "en haut", relié à une porte d'entrée et donc une réception, mais dont le rez-de-chaussée est occupé par un autre commerce (techniquement, les hôtels qui occupent tout le rez-de-chaussée avec un restau et une salle de réception, c'est quand même ceux qui sont un peu classes), non ? :\?
En fait je crois que j'ai pas du tout les tailles dans la tête. 8cm, c'est la taille d'un stylo-bille, non ? J'avoue que j'imagine le tableau de la taille d'un tableau moyen qu'on accroche au mur... :/
Je suis pas trop trop d'accord, mais sur ce point y a pas vraiment à avoir raison ou pas, chacun perçoit le fantastique à sa façon, je pense. Mais j'avoue que quand je lis du fantastique, si le texte me dit quelque chose (avec un narrateur omniscient, tout ça), je le tiens pour vrai. Si le personnage me dit quelque chose ou que j'ai une information uniquement par le point de vue d'un personnage, alors là j'accepte le doute, si le scénario l'appelle.
En fait je pensais que tout le monde marchait pareil, j'avais pas pensé qu'on puisse le prendre autrement ; c'est intéressant ! :)
Citation de: TotoNon mais dis |-|
Alors, non, c'est pas illogique, à mon sens - mal expliqué, je vous l'accorde volontiers. Mais quand on invente un personnage, mettons, là, j'invente Ratifmol. Je décide que Ratifmol a 75 ans, est un vétéran de la guerre du Golfe, qu'il aime les sandwiches aux crevettes et qu'il a l'habitude de prendre le thé à 16h tous les jours. C'est possible : le personnage est comme ça. Donc il a 75 ans et tous ces traits distinctifs. Mais techniquement, il n'existe que depuis environ 30 secondes...Non mais j’avais bien compris ça |-|… c’est juste que Pierre Auguste dit qu’il reste devant cet hôtel depuis des semaines, alors que non, il rentre tous les soirs manger à 19h chez lui, et j’imagine qu’il va bosser en journée. Il ne peut pas dire qu’il reste devant l’hôtel à le regarder depuis tout ce temps s’il a une vie par ailleurs. Ou alors il n’a pas de vie par ailleurs et oui, il passe son temps à regarder l’hôtel (mais j’aime pas cette éventualité) donc je suggérais juste de changer le passage où il dit qu’il prend racine devant l’hôtel…. (est-ce qu’on a bien compris que je parle du passage où il dit qu’il reste à regarder l’hôtel depuis des semaines ? je suis pas sure d’avoir été explicite. En tout cas je parle du moment où il dit qu’il regarde l’hôtel depuis des semaines).
C'était ça, que je voulais exprimer avec Pierre-Auguste. Ça n'implique absolument pas que le tableau s'anime pendant qu'Elodie a le dos tourné...
Je vais chercher un moyen de l'expliquer de façon moins équivoque, plus tôt dans le texte.
En fait, non, parce qu'il a été peint il y a quelques semaines, donc du coup même s'il est figé avec sa mémoire, il est aussi là depuis quelques semaines, devant l'Hôtel.Ah mais non, pour moi , même s’il est peint, il continue de vivre ses journées ! (sinon à quoi bon rentrer dans un tableau à la fin si c’est pas pour vivre…)
je comprends qu'elle a peint le passage piéton en dernier. mais s'il est bien fait de grands rectangles blancs comme c'est le cas communément, ça pose question car je crois qu'il n'y a pas trop de blanc en aquarelle, c'est pas couvrant et on utilise plutôt celui de la feuille. à confirmer par des peintre qui s'y connaissent mieux que moi hein, ou par toi c'est c'est ton dada, mais ça m'a titillé à la lecture...Mon dieu Milla mais c’est énooooorme :o ! sherlock de la cohérence du texte. J’adore ! :D
Je pense que je vais laisser et tant pis pour les puristes de la peinture, sauf si je trouve autre chose...Comment je ne vais penser qu’à ça maintenant en lisant ce texte :kei:
Alors ça, ça m'embête J'avais pas la moindre idée du prénom de Renoir, mais du coup ça colle pas super bien (Elodie, elle, doit le connaître). Mais ça m'embête tellement de changer le nom d'un perso une fois qu'il est fixé !Mais enfin Elodie a bien le droit d’appeler son bonhomme anglais fan de croissants du nom d’un artiste qu’elle aime bien :\?. Ça me dérange pas que ça reste en Pierre-Auguste. Et puis il a pas le monopole pour ce prénom composé (même si je ne suis pas sure de son succès passé et futur, au prénom)
Pour l'instant, j'hésite avec Pierre-Octave ou Pierre-Henri (mais je me suis habituée à Pierre-Auguste du coup c't'agaçant... )
Nan, c'est bien une goutte. Une très grosse goutte. Il dit qu'il "pleut", mais en fait il lui tombe des gouttes géantes dessus, c'est pas de la vraie pluie à son échelle. C'est pas non plus un château d'eau qui explose, c'est comme si des gouttes de la taille de ta tête tombaient en effaçant ce qu'elles croisent sur leur trajet... Donc si, il la voit sur le nuage...Mais… quand je suis dans Pierre-Auguste (sans commentaire) et que je lève la tête, les nuages sont loin… même une goutte de la taille de ma tête, je la vois pas à cette distance…. Sauf si quand t’es dans Pierre-Auguste, tu ne vois pas un monde à la même échelle que le monde normal :\?.
Nineve lit en moi comme dans un livre ouvert, sauf qu’elle l’exprime vachement bien :mrgreen:Citation de: MilPourquoi y en aurait pas...? (j'ai l'impression qu'un des chaînons logiques de ton raisonnement m'échappe... )
Et bien en fait, une boulangerie au rez-de-chaussée d'un bâtiment oui. mais un hôtel, habituellement, utilise son propre rez-de-chaussée pour son accueil, sa réception, son restaurant, etc... Surtout comme tu nous décris ça, on dirait pas un hôtel immense, plutôt un petit hôtel sur une largeur de bâtiment pas gigantesque. Donc je vois mal aussi comment il pourrait y avoir à la fois la réception de l'hôtel et une boulangerie en vitrine...
C'est-à-dire qu'il me semble avoir croisé des tonnes de bâtiments avec un hôtel "en haut", relié à une porte d'entrée et donc une réception, mais dont le rez-de-chaussée est occupé par un autre commerce (techniquement, les hôtels qui occupent tout le rez-de-chaussée avec un restau et une salle de réception, c'est quand même ceux qui sont un peu classes), non ?C’est que tu vas dans trop d’hôtels, faut te poser :huhu:. Non mais je sais pas mais j’aurais dit comme Ninève, spontanément :-\
1/ En effet, maintenant que tu dis ça, il est possible que j'ai déjà vu ça aussi, les hôtels avec juste une porte d'accès.… bon j’aurais dit spontanément comme la 1ere intervention de ninève |-|
Enfin après tout, oui, comme c'est tout à fait possible, tu peux le laisser.
Pour ma part, plus que la quantité de larmes, ce qui m'ennuie c'est qu'elles tombent sur le tableau.Vas y Ninève, c’est l’osmose entre nous \o/
Déjà, quand on pleure, les larmes coulent sur les joues, puis dans le cou. A la limite, elles tombent du menton. Ou du bout du nez Mais pas nombreuses. Et puis bon, c'est pas très glamour mais tu pleure rarement sans que ton nez coule aussi. Du coup, il y a fort à parier qu'elle a des mouchoirs avec elle et que donc, seules quelques larmes parviennent tout de même à tomber.
Et puis, il faut donc que le tableau soit pile sous son nez et son menton. Donc qu'elle l'ait par exemple posé sur ses genoux, et qu'elle soit penchée dessus et pas qu'elle se tienne assise de manière naturelle.
Fais le test, assied-toi avec un papier sur tes genoux et observe-le. Imagine le chemin de larmes qui coulent. Arriveraient-elles vraiment sur le papier ?
Et enfin, la taille du tableau. Si PA fait 8cm, c'est déjà bien grand ! Pour que tout ce que tu as décrit rentre sur un tableau, il sera d'une taille respectable, et suffisamment grand pour ne pas facilement tenir sur les genoux d'Elodie.
En revanche, je n'ai rien à opposer à l'argument de Tomoyo sur la répartition des larmes sur le tableau. Je conclurai donc par TGCM.
Et bien soui, solaire a une connotation positive. L'adjectif solaire permet de désigner, quand c'est par analogie, un élément qui a soit la forme, soit la luminosité ou la couleur d'un soleil. Quand l'adjectif se rapport à une personne, c'est synonyme de "rayonnant de bonheur, de joie de vivre". Visage solaire = visage radieux. (cf CNRTL section C- 2) a )tout pareil +1 comme vous dites
Ah, oui, d'accord, je comprends le problème !Je suis triste que tu ne comprennes que quand c’est Ninève qui te parle *part pleurer, cheveux au vent
Oui, mais en fait on pourrait tout à fait interpréter le point de vue de PA comme nous provenant par l'intermédiaire d'Elodie. Dans le sens où elle reste le personnage principal, et qu'ainsi le narrateur peut tout à fait s'immerger dans sa "folie", en voyant ce qu'elle voit et croit être réel...Mais tellement d’accord encore une fois… ça en devient inquiétant… :\?
Ben, j'avoue que c'était un peu ça que je voulais Un début qui donne des images morcelées, avant qu'on comprenne, par une sorte de zoom arrière mental, qu'en fait il est dans un tableau et qu'il en sort...Non mais si c’est voulu, oublie. Tu sais bien que j’aime ce qui est clair, explicité, qu’on me tienne par la main et qu’on me lache pas avant la fin du trajet. ::)
Je verrai si ça gêne d'autres lecteurs, mais si c'est pas le cas, je compte le laisser, j'avoue...
Ceci dit, je me représente pas ce que fait 80x100 cm, mais je vois pas le tableau immense-immense, non plus...Cf ce que dit Ninève. Il fait 8Cm et il est face à un hôtel, même s’il est au 1er plan, il faut au moins un tableau de 80cm pour y caler le ciel, la rue etc…
Ben, c'est pris dans un contexte : on sait qu'il était de dos, donc même une fois découpé, on se doute bien que. Je veux dire qu'ici, c'est plus une information livrée par le texte qu'une déduction associée à la forme de la silhouette, quoi...Ben peut-être que ça ne turlupine que moi à la lecture :-\
Parce que… elle résume sa vie à l’ennui, l’ordinaire et la non spécificité. Sa vie est décrite comme quelque chose qui ne vaut pas le détour. Elle passe à coté de la magie de sa vie en pensant ça, c’est petit et noir, c’est étouffant et douloureux. C’est une phrase qui me fait de la peine :sCiter
Trente-deux ans, boulot ordinaire, vie ordinaire, ville ennuyeuse, le petit hobby du dimanche.
Cette phrase, elle est mais terrible, c’est très simple mais c’est d’un dramatique à me faire attraper une plaquette de chocolat
Je comprends pas pourquoi elle te chamboule tellement
Ah, j'attendais que quelqu'un le relève, en bien ou en mal, pour voir si ça passait ou si ça faisait trop, niveau allitérationsJ’aime bien ^^
C'est pas flasque, quand c'est empailléEmpaillage raté ! tu sais, comme le renard là, sur internet, mais en mou
Euh, non, elle a juste oublié la veille. Avant, il lui est arrivé de sécher plusieurs fois, mais ça fait pas des dizaines de jours qu'elle n'y va pas, non...Ah… c’est pas évident non ? Je suis peut etre lente aussi :\?
Mais après, ça dépend de l'état de ta cave, la mienne est toute propre et bien rangéeC’est pas une vraie cave, c’est un local en rez de chaussée ça :huhu:… les caves, c’est souterrains avec des murs humides… c’est ….*visions de la cave chez grand-mère… :s
Et sinon, moi ça me perturbe que vous trouviez ça triste qu'elle parte vivre dans le tableau Vu qu'elle a pas d'attaches dans le monde réel, moi je trouve ça cool d'aller dans le monde du tableau, qui colle parfaitement avec ce qu'elle recherche dans sa vie et n'arrive pas à avoir !Ça te perturbe, mais tu le comprends et le conçois, non ?
Moi, à la place d'Elodie, j'aurais choisi le tableau, je penseben je vais me réjouir que tu ne sois pas elle alors :relou:
Nineve lit en moi comme dans un livre ouvert, sauf qu’elle l’exprime vachement bien :mrgreen:
Vas y Ninève, c’est l’osmose entre nous \o/
Mais tellement d’accord encore une fois… ça en devient inquiétant… :\?
Mil, faut que tu saches de Ninève est la voix que je n’ai jamais eue, cette aptitude à exprimer clairement des ressentis ou pensées floues. :huhu:
l pleuvait au-dessus de l’Hôtel de la Gare et le ciel dégoulinait sur le monde.J'aime bien cette intro
Ce fut comme s’extirper d’une masse volumineuse dans laquelle on l’aurait englué, du moins le supposa-t-il – car il n’avait, à sa connaissance, jamais été englué dans une masse volumineuse d’aucune sorte.Je suposse que c'est pour chapeaux melon, mais je trouve ça un peu bizarre. Mais c'est peut être voulu.
Ce fut comme s’extirper d’une masse volumineuse dans laquelle on l’aurait englué, du moins le supposa-t-il – car il n’avait, à sa connaissance, jamais été englué dans une masse volumineuse d’aucune sorte.:D
, qui faisait les cent pas sur la table de la cuisine (moche)C''est vraiment un minuscule détails, mais j'aime pas la parenthèse à ce moment là. j'assumerai plus en gradant le moche et en virant les parenthèses.
Prenant son chapeau melon sur son gironRepetit détails minuscule et pas important, mais pour moi "giron" s'emploie surtout pour une femme (et le tlf me le confirme). Du coup, c'est pas une erreur mais ça me fais bizarre.
le metssans s
Le recommandé venait de son travail. Elle avait oublié d’y aller, la veille. Tout simplement oublié. Elle abandonna la lettre sur la table pour aller s’occuper des finitions du bureau. Pierre-Auguste se hissa sur le pli du papier et lut le contenu. Une ombre passa sur son visage. Il apprit le nom de son hôtesse, qu’il trouva joli, et découvrit qu’elle n’était pas peintre à temps plein, loin de là. Apparemment, elle n’était pas grand-chose à temps plein, puisque ses absences au travail ne la plaçaient même pas dans la catégorie d’assistante de direction plénière et, disait la lettre en des termes pompeux, ne la placeraient plus du tout dans la catégorie d’assistante de direction quoi que ce soit, si elle manquait un seul autre jour.Bon je sais bien, que le réalismen'est pas de rigueurs, mais je suis pas sur que tu recoivent un recommandé le lendemain d'un jour d'absence. faudrait le grossir un peu. Genre "elle avait oublier d'y aller comme de nombreuse fois ce mois ci" mais en mieux dit. et en même temps on s'en fiche surement un peu.
Un petit trou blanc au niveau de l’épaule, juste la place pour que Pierre-Auguste y passe son bras.:coeur: caybô
le blanc crépit de la façade.J'ai un doute: on n'écrit pas "crépi" sans "t"?
Une autre goutte ruisselaSi j'en crois mon amie la rousse, ruisseler signifie "couler en abondance et de façon continue", ou "se répandre à profusion", ou "être inondé". Bref, des significations qu'il me semble difficile d'attribuer à une seule goutte.
Le personnage hocha la tête avec reconnaissance, ajusta son couvre chefJ'image que les deux versions sont admises, mais perso je préfère mettre un trait d'union à "couvre-chef".
Juste que c’était moche,La discussion sur le thème des répétitions étant bientôt un classique entre toi, MillaNox et moi, je relève que tu utilises huit fois l'adjectif "moche" dans ton texte, souvent d'une manière qui attire l'attention du lecteur (entre parenthèses, doublés,...) Du coup, je trouve que cela alourdit un peu le récit. On comprend bien qu'Elodie ne voit pas le monde au travers de lunettes roses...
Ce petit bonhomme, là, qu’on voyait de dos face à « l’Hôtel de la gare » d’un village anonyme,Tu écris parfois "Hôtel de la Gare" et parfois "Hôtel de la gare"... (je chipote, je chipote...)
Or, 19 heures étaient passées depuis quarante bonnes minutes que la dame ne semblait pas décidée à arrêter la partie de dominos pour procéder à l’élaboration de cette excellente chose qu’on appelle repas.Phrase que je trouve d'une lourdeur inhabituelle dans ta prose raffinée...
L’aquarelle avait été si détrempée que plusieurs pans du tableau étaient à présent méconnaissables.D'autres l'ont relevé avant moi, aussi ne m'attarderai-je pas inutilement sur le fait que cela fait beaucoup de larmes, pour détremper une aquarelle au point de la rendre méconnaissable. :'( :'( :'(
Elle avait laissé la télé au cas oùPlus tard, tu utilises le mot complet "télévision", que je préfère.
Élodie, dans une sorte d’état de transe,Formulation qui me semble un peu lourde.
Elle avait essayé de toucher ses créations, d’un doigt timide. Ils étaient d’une substance aussi friable que de la peinture qui s’écaille.Comme il s'agit de ses créations (féminin), c'est probablement "Elles étaient d'une substance"?
Aline, une collègue qui se piquait d’être son amie, l’invita à dîner avec son mari et ses enfants, parce que « tu as l’air bizarre, cette semaine ».Encore un gros chipotage de ma part, mais en lisant cette phrase, je me suis demandé "pourquoi elle insiste sur le fait qu'elle l'invite à diner avec son mari et ses enfants"? Aline, une collègue qui se piquait d’être son amie, l’invita à dîner parce que « tu as l’air bizarre, cette semaine ». me semble plus léger et éviter d'introduire des figurants inutiles, non?
Il aurait été un peu moins à elle, il aurait attiré la curiosité d’un autre, l’ébahissement de quelqu’un qui ne l’avait pas créé et qui n’avait pas le droit de ressentir ça.J'ai vraiment beaucoup aimé ces deux phrases. Autant la jalousie exprimée dans la première que la peur d'être folle dans la seconde sont décrits avec beaucoup de justesse. :coeur:
Ou, peut-être, en vrai, plutôt par peur que le facteur ne le voie pas. Si elle avait perdu l’esprit, elle ne voulait pas qu’on le lui dise, elle ne voulait pas que cette sale vie lui rappelle que toute échappatoire était une maladie. Parce qu’elle se sentait mieux, quand même, maintenant qu’elle était folle.
Il sembla lutter pour y enfoncer son pied, comme quand on essaie d’avancer dans de la neige tassée.Je pense que tu auras envie de me donner des baffes pour être si terre-à-terre :putainlafaute:, mais je crois que l'image ne fonctionne pas ici, ou alors à l'envers... Marcher dans de la neige tassée, c'est justement pas bien difficile, puisque c'est tassé... C'est de marcher dans de la neige poudreuse qui est pénible. J'ai bien compris que pour Pierre-Auguste, rentrer dans son tableau, c'est comme essayer d'enfoncer les pieds dans de la neige tassée, mais on ne peut pas dire que c'est comme quand on essaie d'avancer dans de la neige tassée, puisque c'est facile... Putain, je raconte vraiment n'importe quoi, moi, là, non? :facepalm: Faut que j'aille me coucher...
un ptit mot pour dire que j'ai enregistré ce texte pour l'audiothèque :Oh, Milla ! :coeur: :coeur: :coeur: Je suis trop touchée !! ça fait tout drôle d'entendre ses mots avec la voix d'un autre ! J'aime beaucoup comment tu lis les passages d'Elodie, en particulier. Et tu as une super jolie voix, dis donc !
Jour de pluie dans une cuisine (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,15827.0.html), de Milora, lu par MillaNox, lecture (https://soundcloud.com/monde-criture/jour-de-pluie-dans-une-cuisine)
Milora j'espère que tu me pardonneras, y a deux fois un mot qui a sauté, ma langue a été plus rapide que mes yeux ><
Je sais pas si je me suis pas un peu embrouillée dans le ton à un moment... enfin j'espère que ça te plaira. :-[
Pour ma part, je ne me lasse pas de ce texte, ni de son magnifique titre :coeur: :coeur: :coeur:
Merci, et encore plein de revers de la plume de ce genre hein ^^
CiterJe crois que c'est pas la bonne citation, du coup j'ai pas saisi la remarque :-[
Ce fut comme s’extirper d’une masse volumineuse dans laquelle on l’aurait englué, du moins le supposa-t-il – car il n’avait, à sa connaissance, jamais été englué dans une masse volumineuse d’aucune sorte.
Je suposse que c'est pour chapeaux melon, mais je trouve ça un peu bizarre. Mais c'est peut être voulu.
CiterAh ? Je vais y réfléchir (je crois que j'aimais bien, mais entre ta remarque et celle d'Algache, ça me fait hésiter ^^)
, qui faisait les cent pas sur la table de la cuisine (moche)
C''est vraiment un minuscule détails, mais j'aime pas la parenthèse à ce moment là. j'assumerai plus en gradant le moche et en virant les parenthèses.
CiterSérieux ? Je savais pas du tout ! :o
Prenant son chapeau melon sur son giron
Repetit détails minuscule et pas important, mais pour moi "giron" s'emploie surtout pour une femme (et le tlf me le confirme). Du coup, c'est pas une erreur mais ça me fais bizarre.
Bon je sais bien, que le réalismen'est pas de rigueurs, mais je suis pas sur que tu recoivent un recommandé le lendemain d'un jour d'absence. faudrait le grossir un peu. Genre "elle avait oublier d'y aller comme de nombreuse fois ce mois ci" mais en mieux dit. et en même temps on s'en fiche surement un peu.Ah ? Oui, possible... En fait ça fait quand même plusieurs fois qu'elle fait le coup ; dans ma tête, le patron est en mode "la prochaine, c'est le recommandé et la suivante, elle est virée, la p'tite secrétaire, là".
J'arrive un peu après la guerre, mais du coup je profite des corrections que tu as déjà faites après la première vague de comm ;)Oh, non, ça tombe à pic : je venais justement pour relire les commentaires afin de voir comment le retoucher (j'aime bien laisser reposer les textes avant d'y retoucher), et c'est là que j'ai vu vos trois messages :)
Citation de: Milora le 26 février 2015 à 11:50:11Ah, possible :-[ :-[
le blanc crépit de la façade.
J'ai un doute: on n'écrit pas "crépi" sans "t"?
Citation de: Milora le 26 février 2015 à 11:50:11Ah bon ? :o Je pensais que c'était plutôt pour couler... Je vais réfléchir, du coup !
Une autre goutte ruissela
Si j'en crois mon amie la rousse, ruisseler signifie "couler en abondance et de façon continue", ou "se répandre à profusion", ou "être inondé". Bref, des significations qu'il me semble difficile d'attribuer à une seule goutte.
Citation de: Milora le 26 février 2015 à 11:50:11Tu dois avoir raison, ça doit être soit couvre-chef soit couvrechef (?), et comme j'aime bien les tirets, j'vais en rajouter un !
Le personnage hocha la tête avec reconnaissance, ajusta son couvre chef
J'image que les deux versions sont admises, mais perso je préfère mettre un trait d'union à "couvre-chef".
Citation de: Milora le 26 février 2015 à 11:50:11Ah, bien vu, dis donc ! Je vais tenter d'en retirer quelques uns (ou de mettre des variantes, au moins, bigre)
Juste que c’était moche,
La discussion sur le thème des répétitions étant bientôt un classique entre toi, MillaNox et moi, je relève que tu utilises huit fois l'adjectif "moche" dans ton texte, souvent d'une manière qui attire l'attention du lecteur (entre parenthèses, doublés,...) Du coup, je trouve que cela alourdit un peu le récit. On comprend bien qu'Elodie ne voit pas le monde au travers de lunettes roses...
Citation de: Milora le 26 février 2015 à 11:50:11Il faut, il faut ! et merci pour ça !
Ce petit bonhomme, là, qu’on voyait de dos face à « l’Hôtel de la gare » d’un village anonyme,
Tu écris parfois "Hôtel de la Gare" et parfois "Hôtel de la gare"... (je chipote, je chipote...)
Citation de: Milora le 26 février 2015 à 11:50:11C'est parce qu'on est dans la tête de Pierre-Auguste, dans cette phrase-là, et il pense un peu comme ça, avec une lourdeur surannée ; mais je conçois que ça ne se sente pas et que ça semble juste lourd. Je le note pour l'alléger :) !
Or, 19 heures étaient passées depuis quarante bonnes minutes que la dame ne semblait pas décidée à arrêter la partie de dominos pour procéder à l’élaboration de cette excellente chose qu’on appelle repas.
Phrase que je trouve d'une lourdeur inhabituelle dans ta prose raffinée...
Citation de: Milora le 26 février 2015 à 11:50:11*retrousse ses manches*
L’aquarelle avait été si détrempée que plusieurs pans du tableau étaient à présent méconnaissables.
D'autres l'ont relevé avant moi, aussi ne m'attarderai-je pas inutilement sur le fait que cela fait beaucoup de larmes, pour détremper une aquarelle au point de la rendre méconnaissable. :'( :'( :'(
Ah oui !
Citation de: Milora le 26 février 2015 à 11:50:11
Elle avait essayé de toucher ses créations, d’un doigt timide. Ils étaient d’une substance aussi friable que de la peinture qui s’écaille.
Comme il s'agit de ses créations (féminin), c'est probablement "Elles étaient d'une substance"?
Citation de: Milora le 26 février 2015 à 11:50:11Ah bon ? En fait c'était pour donner un petit détail qui fasse réel. D'une manière générale, je trouve que ce sont les petits détails quotidiens qui font qu'un texte a moins l'air transparent et un peu plus présent. Je sais pas, mais je crois que je vais laisser le détail en question, là...
Aline, une collègue qui se piquait d’être son amie, l’invita à dîner avec son mari et ses enfants, parce que « tu as l’air bizarre, cette semaine ».
Encore un gros chipotage de ma part, mais en lisant cette phrase, je me suis demandé "pourquoi elle insiste sur le fait qu'elle l'invite à diner avec son mari et ses enfants"? Aline, une collègue qui se piquait d’être son amie, l’invita à dîner parce que « tu as l’air bizarre, cette semaine ». me semble plus léger et éviter d'introduire des figurants inutiles, non?
C'est jontil ! :coeur:
Citation de: Milora le 26 février 2015 à 11:50:11
Il aurait été un peu moins à elle, il aurait attiré la curiosité d’un autre, l’ébahissement de quelqu’un qui ne l’avait pas créé et qui n’avait pas le droit de ressentir ça.
Ou, peut-être, en vrai, plutôt par peur que le facteur ne le voie pas. Si elle avait perdu l’esprit, elle ne voulait pas qu’on le lui dise, elle ne voulait pas que cette sale vie lui rappelle que toute échappatoire était une maladie. Parce qu’elle se sentait mieux, quand même, maintenant qu’elle était folle.
J'ai vraiment beaucoup aimé ces deux phrases. Autant la jalousie exprimée dans la première que la peur d'être folle dans la seconde sont décrits avec beaucoup de justesse. :coeur:
Citation de: Milora le 26 février 2015 à 11:50:11C'est vrai ! En fait je forçais un peu l'image (genre : se déplacer au milieu d'une congère...), mais avec "poudreuse" ça fait plus cohérent, tu as raison :)
Il sembla lutter pour y enfoncer son pied, comme quand on essaie d’avancer dans de la neige tassée.
Je pense que tu auras envie de me donner des baffes pour être si terre-à-terre :putainlafaute:, mais je crois que l'image ne fonctionne pas ici, ou alors à l'envers... Marcher dans de la neige tassée, c'est justement pas bien difficile, puisque c'est tassé... C'est de marcher dans de la neige poudreuse qui est pénible. J'ai bien compris que pour Pierre-Auguste, rentrer dans son tableau, c'est comme essayer d'enfoncer les pieds dans de la neige tassée, mais on ne peut pas dire que c'est comme quand on essaie d'avancer dans de la neige tassée, puisque c'est facile... Putain, je raconte vraiment n'importe quoi, moi, là, non? :facepalm: Faut que j'aille me coucher...
Merci beaucoup, Algache !
Trève de bavardages. Comme d'autres avant moi, j'ai beaucoup aimé ton texte et je pense qu'avec quelques adaptations relativement mineures, tu peux le rendre encore meilleur. J'ai trouvé quelques longueurs dans la première moitié du récit. On sent que tu veux bien poser le décor, mais je pense qu'on peut le faire avec un poil plus de concision. Le lecteur accroche vraiment dès qu'Elodie se rend compte que Pierre-Auguste peut faire apparaitre ce qu'elle dessine; cette idée-là est vraiment bien exploitée. J'ai trouvé magnifique la dernière partie, où ils rentrent ensemble dans le tableau. C'est touchant et poétique, et la chute finale avec le bras sur l'épaule est comme une cerise sur le gateau.
Merci pour ce texte qui, loin d'être un revers de plume, est abouti et bien maîtrisé!
couvre chefcouvre-chef
Alors elle attrapa un bout de papier coincé sous un magnet, un crayon qui gisait au-dessus du réfrigérateur, et ébaucha en quelques traits un croissant. Elle posa le tout sur la table à côté de la coupelle de cassoulet récalcitrant. Plongeant ses mains dans le dessin, Pierre-Auguste avala le mets précieux avec une délectation quelque peu entachée par la fadeur du goût. Pour la deuxième ration, la jeune femme se permit d’ajouter au feutre quelques couleurs. Ça avait déjà meilleure consistance.:coeur:
Le soir arriva et une idée avec lui. Et si l’essence du petit bonhomme, sa capacité à faire exister ce qu’elle dessinait, était en fait le point de départ d’un pouvoir merveilleux ? Celui de faire apparaître dans la réalité absolument tout ce qui lui passait par la tête ?:coeur:
Lui, profitaLui, il profita ou Lui profita
dont elle n’était même pas sûre qu’elle existe hors de son imaginationparfois le subjonctif présent passe dans un texte au passé, mais là je ne trouve pas : existât ou existait (l'indicatif est correct ici)
C’est cette fois-là qu’elle avait peintC'était
- Les caractères des personnages : J'ai remarqué que tu rapproches ton style par moment des personnages (le mot "moche" appartient à Elodie et non au narrateur) mais on ne distingue pas de réelles différences de caractère entre les deux personnages, surtout Pierre-Auguste semble sans caractère. Durant toute la nouvelle, son absence de caractère ne m'a pas dérangé comme il n'était rien qu'un "bout de papier" mais à la fin ! Quelle surprise ! Et je n'y croyais pas : pourquoi Elodie irait-elle avec lui ? Je sais qu'elle est désespérée de sa vie réelle, mais Pierre-Auguste ne parle pas avec elle, n'a aucun caractère, rien n'en fait une vraie personne. Pour moi, elle s'est jetée sur la feuille avec une simple présence. Et cela m'a dérangé un peu. Au final, Pierre-Auguste n'est ni rien, ni réellement quelqu'un. Je ne dis pas qu'il faut absolument qu'il ait un caractère ou plus de caractère, mais je trouve que les passages avec Elodie sont très internes et ceux avec lui très distant tout de même.J'entends tout à fait les remarques sur l'épaisseur des personnages et sur la dépression d'Elodie peinte à gros traits. Mais du coup, j'ai cherché à voir pourquoi je n'avais pas suivi cette direction (focalisation interne suivie et travaillée), et c'est parce que je cherchais à rendre un ton de conte. Il me semble que le conte va toujours avec une forme de distance par rapport aux personnages : on les suit, on a des aperçus de leur intériorité, mais on ne colle pas au plus près de leurs pensées, et du coup des fois, ils font des choses qu'on n'a pas vu se mettre en place. Il me semble que c'est vraiment ce que je visais : un récit avec quelques entrées dans leurs pensées mais surtout des personnages qu'on voit de loin, et du coup un ton de narration distant (pas complètement, mais dans l'ensemble). Je pense aussi que si on rendait davantage immersif le malaise d'Elodie, le ton léger du texte ne passerait pas du tout. (Je dis pas que sa version actuelle a trouvé le bon équilibre, mais je pense que ça ne fonctionnerait pas davantage en faisant ressentir plus subtilement le caractère malheureux d'Elodie). Je cherchais un ton qui soit un peu dans un entre-deux : fond triste/ton léger, personnages distants/pas réalistes. Je vois que ça ne marche pas bien, ceci dit.
- Trop de détails psychologiques /manque de subtilité : j'ai trouvé que beaucoup de thématiques soulevées dans les réflexions d'Elodie sont super, mais amenées de manière "journal intime" et cela ne m'a pas plu après le brio de ton introduction de nouvelle. J'imaginais une nouvelle bien plus subtile, qui me ferait deviner tout ce ressenti plutôt que de me le dire. J'aimerais voir Elodie dans son quotidien, ressentir son malaise, sans qu'elle semble me le raconter.
(attention, il m'a semblé qu'un des paragraphes m'avait égarée, je pensais qu'on changeait de personnage à chaque paragraphe et là, le changement ne m'a pas paru évident - paragraphe 3, je croyais toujours être Elodie)En fait, j'ai relu pour vérifier, mais il n'y a pas la structure A paragraphe = 1 point de vue. C'est de l'omniscient tout du long (sauf le paragraphe 1 qui est un peu en externe avec quelques incursions dans a tête de P-A). :/
- La fin : la fin m'a un peu dérangée car tu ne laisses pas beaucoup de mystère sur ce qui arrive et en même temps je n'arrive pas à comprendre Elodie qui suit un bout de papier dans un tableau, pour quoi faire ? Pour ne plus rien faire ? Peut-elle bouger ? Va-t-elle vivre vraiment dans le tableau ? Si tu voulais laisser toutes ces questions ouvertes, ce qui est une bonne idée, alors trop de choses ont été révélées par ailleurs, on a l'impression d'une fin rapide, d'une facilité pour finir alors que l'idée de fin inversée par rapport au début est très bonne. On ne sait pas si ils sont amoureux, si elle sera heureuse, ne voulait-elle rien d'autre que de rester sans rien faire devant un beau paysage ? car dans la vraie vie aussi il y en avait ! Elle pouvait déménager ? Et elle abandonne toute sa famille... Enfin, ici, je n'arrive pas à la suivre, malgré tout le côté psychologique développé avant. [Avis perso]:\?
le lecteur a envie de comprendre pourquoi elle pleure sur sa toile, pourquoi elle se met à vivre uniquement pour ce personnage, et il aimerait le découvrir vers la fin, alors que là, toutes les clefs sont données à chaque pas et on ne se demande rien, sauf au début et à la fin. Je ne sais pas si je suis très claire, mais il m'a manqué dans le milieu de ressentir cette petite curiosité : "mais que va-t-il se passer ?". Alors que je le répète, le début m'avait totalement intrigué et je me demandais tout en lisant : "Mais que se passe-t-il ? Pourquoi il attend devant l'Hôtel chaque jour ? Qui est cette géante qui pleure ? etc".Oui mais ça, il me semble que ça ne vient pas du fait que des clés soient données, mais du fait que la structure du texte est super classique, non ? L'enjeu est pas censé être la compréhension du moteur interne des personnages, mais la curiosité de savoir ce qui VA se passer maintenant que P-A est sorti du tableau. Du coup, je comprends tout à fait que ça ne marche pas bien, mais je ne suis pas trop trop convaincue par le fait que ce soit parce que ça donne trop de clés sur les personnages. Peut-être que le texte est trop long - comme le disait quelqu'un dans un commentaire précédent - ou, surtout, trop déjà-vu ?
Le petit passage sur Pierre augustin qui a son idée pourrait être plus détaillé selon son point de vue aussi, au tout début c'est centré sur lui quand même, et on perds cette narattion là après, même dans ce passage, et ca serait cool de retrouver plus la même, notemment sur ce passage.Pour le rétrécissement, j'ai un peu fait exprès, l'idée c'était "et maintenant, TGCM on est dans un conte et voilà :D" mais je comprends tout à fait que ça puisse gêner.
Le retrécicement d'Elodie me parait vite expédié aussi...
Désolée, j'ai l'impression que ma réponse a l'air d'une fin de non recevoir. C'est pas du tout le but et tes remarques m'ont fait réfléchir, mais du coup plutôt pour un autre texte que celui-ci, parce que j'ai l'impression que c'est pas la direction vers laquelle j'avais essayé d'aller. Je note ceci dit que le texte n'a pas su trouver son équilibre en l'état, du coup.
Merci pour ta lecture ! :mafio: