Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Verasoie le 12 Novembre 2008 à 18:09:40

Titre: [Recueil Ier] Pivoine
Posté par: Verasoie le 12 Novembre 2008 à 18:09:40
Je poste ça tout vite parce qu'il me reste dix minutes de batterie XD.
Le titre, c'est en attendant mieux... je voulais quelque chose qui sonne aussi bien que "Peau de chagrin", mais j'ai pas envie de plagier Balzac. Hem.
Je sais pas trop quoi penser de ce texte, s'il est compréhensible ou si j'ai un peu pété les plombs en l'écrivant. Au début je l'ai vraiment écrit pour moi, donc je sais pas ce que ça donne d'un oeil extérieur... n'hésitez pas à poster vos remarques ^^' de toutes façons il a encore besoin d'être recorrigé, je ne l'ai retravaillé qu'une fois.

***

Le livre était posé sur l’une des étagères, ni plus dissimulé, ni plus en évidence que tous les autres. C’était dans un hangar, une braderie permanente où l’on donnait des objets devenus inutiles, qui étaient revendus pour une somme, il faut le dire, de rien du tout. Mais si j’y passais autant de temps, c’était pour une autre raison. Ce que j’aimais, c’était l’idée que ces objets avaient appartenu à quelqu’un avant moi, et à quelqu’un d’autre, plus tôt encore. Ils avaient une histoire, un spectre, un bout de mémoire qui leur était rattaché. Toute une partie du hangar était envahie par des étagères, ainsi que des planches empilées sur des briques, et dessus, il y avait des centaines et des centaines de livres. De vieux best-sellers oubliés par leur public, de grands classiques littéraires, mais aussi, surtout, des romans parfaitement inconnus et mystérieux, écrits par toutes les plumes et feuilletés par toutes les mains, qui un jour étaient tombés là. Je me suis arrêté devant une vingtaine d’ouvrages alignés, tous reliés de cuir, à l’apparence identique. J’ai vu ce livre et j’ai aimé son titre. Pivoine. En le tirant d’entre les autres, j’ai trouvé sa couverture extrêmement douce au bout de mes doigts. Son odeur aussi m’attirait, l’odeur d’une chose très vieille. J’avais l’impression de l’avoir déjà connue, peut-être au fond d’un grenier, dans une malle remplie de jouets cassés. J’ai jeté un coup d’œil à ceux restés sur l’étagère, qui semblaient être du même auteur, mais ce seul titre me plaisait. Pivoine. Pivoine, c’était comme un appel. Pivoine sans résumé, sans illustration, juste avec son cuir brun, très clair et très doux, ses pages raides et jaunies, et son odeur de vieux, de vrai livre. Alors je l’ai emporté.

La fac, plus tard, ses couloirs trop larges et l’amphithéâtre aux étudiants dispersés. J’ai choisi la place que j’occupais souvent, à deux rangs du haut, rangée de gauche. Elle me permettait de voir la place qu’il occupait souvent, plus bas, rangée du milieu. Dans mon sac il y avait le livre, dont l’odeur de cuir m’a assailli au moment de prendre des feuilles et un stylo plume. Elle avait imprégné mon papier, restait au bout de mes doigts. Il est entré peu après moi, ce type, seul, comme d’habitude. Il a regardé autour de lui et fait mine d’hésiter, mais je crois que je savais déjà qu’il s’assiérait toujours à la même place. Avec cette totale indifférence pour tout ce qui l’entourait, il s’est posé sur la chaise, et j’ai recommencé à le détailler. Cela faisait deux semaines que je l’observais, consciencieusement, à chaque cours que nous avions ensemble. Au début, je l’avais à peine remarqué, comme si le peu d’attention qu’il portait au monde alentour le protégeait d’autres regards. Mais un jour, j’ai ressenti ce besoin, un appel : lui, je devais le comprendre. Le connaître jusqu’à savoir tout ce qu’il allait faire, et quand. Au point de sentir où commençait et s’arrêtait l’air qu’il respirait. Il fallait que je comprenne ses cheveux châtains et le moindre détail dans leur façon de s’emmêler, ses poignets fins, pâles, et le cheminement de leurs veines bleues sous sa peau diaphane, son dos arrondi, et sa façon de poser son menton dans sa main. Je pense que c’était ce qui me paraissait le plus difficile, et le plus important, ce geste. J’étais incapable de le comprendre ou de savoir quand il allait le faire. Juste poser son menton dans sa main, expirer, fermer les yeux un court instant et regarder vers la gauche. Ce type, il fallait que je le sache. Lui en entier.

Le cours a commencé à m’ennuyer, et je me sentais comme appelé. Dans mon sac, à mes pieds, il y avait le livre, et j’étais hanté par le souvenir de son odeur qui venait tout juste de quitter mes doigts. Une odeur forte. Celle du vieux papier, mais dominée par celle du cuir de la reliure. Pivoine que je devais respirer. J’ai continué à regarder alternativement le professeur, et celui qui était assis un peu plus bas, tout en glissant ma main dans le sac, presque sans y penser. J’ai touché, caressé le cuir du livre. Pivoine. C’était un contact très doux, agréable. J’ai glissé mes doigts au dessus de ma lèvre, juste sous mon nez, pour pouvoir sentir. Respirer avidement. Puis j’ai sorti le roman de mon sac, Pivoine, je l’ai ouvert sous ma tablette, tout ça sans cesser de penser à l’odeur dont mes mains s’imprégnaient. La fragrance était tellement lourde que je pouvais visualiser son trajet, du livre à mes mains ouvertes, puis autour de mes poignets, le long de mes avants bras, jusqu’à l’air que je respirais. J’ai d’abord lu un peu distraitement, en continuant à jeter des coups d’œil à l’autre, au cas où, par hasard, il aurait recommencé ce geste, mais non. Il écrivait, son bras gauche sur la tablette, une main posée sur l’épaule par-dessous son pull, la tête contre cette main. Cette façon d’écrire, je la connaissais, je la comprenais déjà. Je crois que je savais presque toujours, quand il était appuyé de cette façon, à quel moment il se redresserait, lâcherait son épaule et frotterait ses yeux. C’était une question d’habitude : quand on regarde longtemps, on finit par comprendre.

Les mots de l’auteur inconnu, les mots de Pivoine me détachaient peu à peu, jusqu’à un moment où il n’y avait plus que le livre et son odeur, le contact très doux du cuir et la peau pâle de l’autre, lui, puis seulement l’odeur, les mots, et des images qui commençaient à venir dans ma tête. Et tout d’un coup, mes yeux ont quitté le livre. J’ai senti que je devais me redresser. J’ai regardé en bas, et je l’ai vu se frotter les yeux avec sa main. Patient, j’ai continué à l’observer. Alors il a posé son coude sur la tablette, renversé le poignet, et l’a approché de son menton pour s’y appuyer. J’avais, je crois, commencé à comprendre. Je l’ai regardé tourner la tête vers la gauche, et quand il faisait ça je pouvais voir son visage, ses lèvres un peu trop épaisses, et sombres, cette expression qu’il avait, ses cils. Il a pivoté encore un peu, vers l’arrière, et ses yeux se sont plantés dans les miens pendant un court instant. Un infime morceau de temps. Ils étaient bleus. C’était trop tard pour détourner le regard, mais il n’a pas fait attention à moi, pas plus que ça. Toujours cette indifférence. Il s’est remis, le menton posé dans sa main, deux de ses doigts caressant lentement ses lèvres, à fixer un point à sa gauche. Ce geste. Je crois que j’avais commencé à le comprendre.

Ce soir-là, j’ai voulu continuer à lire, mais je ne pouvais plus assembler les mots. Je ne comprenais plus rien, je n’arrivais pas à tout connecter pour tomber dans cet état détaché, être capable de recevoir les images nées des phrases et du papier. Pivoine, qui me refusait. Patient, je me suis contenté de caresser le cuir et de sentir son odeur. Elle avait quelque chose, finalement, de douceâtre. La reliure du livre était douce comme une peau de bébé, et j’ai commencé à me dire - et je le savais déjà, je l’avais su dès le début - que c’en était, de la peau. Ce cuir était bien sûr la peau d’une chose morte. Étrange constatation, à ce moment exact, cette idée qui ne devait rien avoir de dérangeant, mais qui ne voulait plus partir. L’odeur aussi, avec quelque chose de lourd et de terriblement doux à la fois, était délétère. Le goût de la mort. La fascination et l’horreur étroitement liées. De la peau. Pivoine me faisait comme une grimace, avec son mystère, son histoire que je ne pouvais pas lire, et son odeur qui me collait aux mains et m’écœurait de plus en plus. Je commençai à sentir une révolte en moi, comment est-ce qu’on pouvait avoir ce genre d’odeur sans que ça dérange personne, je caressais et je respirais un mort. Un sentiment de malaise fit taire mon dégoût. Étrange sensation de nécrophilie. Je suis allé me coucher et je me suis endormi, au plus profond de l’obscurité, d’où on a du mal à ressortir.

Puis j’ai commencé à l’aimer, Sylve. C’est ce que je me suis dit un matin, dans l’amphithéâtre, en continuant à lire et à caresser le livre, et en regardant le type assis plus bas. Je le regardais moins souvent, mais je savais choisir le moment. Je le comprenais de mieux en mieux et je commençais à le savoir. Mais pas entièrement, pas encore. J’avais remarqué aussi que quand je le voyais de loin, ses yeux avaient l’air moins bleus. Bleu, c’était la couleur des yeux de Sylve, le personnage de Pivoine. Je l’ai su à un moment, puis j’ai été incapable de me souvenir si je l’avais vraiment lu. Peut-être que je le savais simplement. Sylve était aussi obsédant, et aussi difficile à comprendre que lui dans l’amphithéâtre. Moi je l’aimais, avec son caractère dangereux, cette instabilité comme s’il allait se briser tout d’un coup, et aussi parce que j’avais l’impression qu’il ressemblait à ce type, en bas. Je l’aimais, même si chaque soir, chez moi, l’odeur de Pivoine me prenait à la gorge et m’horrifiait. J’ai fini par comprendre ce que je ne saisissais pas au début, que Pivoine ne se laissait lire que pendant ses cours, quand j’étais à proximité de l’autre et que je pouvais l’observer. Puis ça m’a paru logique. C’était pour cette raison aussi que je ne pouvais comprendre Sylve que pendant ces moments là. C’était logique.

Un jour, j’ai oublié le livre sur ma table de chevet. Non, c’est inexact, en réalité, je ne laissais jamais Pivoine sur la table de chevet. Je le posais là, au début, après avoir essayé de le lire et que ça ait été impossible, et j’essayais de m’endormir. Mais l’odeur venait jusqu’à mon visage, jusqu’à ce que j’aie l’impression qu’elle m’étrangle, et je savais qu’elle pouvait le faire alors je rallumais toujours la lumière pour prendre le livre, et le reposer par terre. Et un jour j’ai oublié de le remettre dans mon sac, et ce n’est qu’assis dans l’amphithéâtre que je m’en suis rendu compte. J’ai ressenti un malaise au creux de l’estomac, comme la sensation qu’on éprouve quand on se sent coupable de quelque chose. J’ai vu aussi que lui, qui était assis un peu plus bas à droite, je ne le comprenais plus. Même ce geste tout simple, celui de poser sa main sur son épaule et sa tête contre sa main. Je ne savais plus rien, c’était devenu difficile, et quand il tournait la tête vers moi, j’avais envie de fermer les yeux, et les siens avaient l’air toujours moins bleus. Il me fallait cette odeur, de peau d’animal mort ou de bébé mort, peu m’importait, il me la fallait sur mes mains, mes poignets, mon visage. J’en avais besoin. Je savais que jamais je n’avais autant eu besoin de quelque chose. Je suis sorti pendant le cours, ça, c’était la première fois, et surtout la première fois que je partais alors que je pouvais l’observer, lui. Mais il me fallait la présence de Sylve, vite, tout de suite. Et de retour chez moi Pivoine se refusait comme d’habitude, et j’avais envie de vomir tellement cette odeur était affreuse, et je crois que je ne comprenais plus rien.

L’amphithéâtre, sur cette chaise, toujours la même. Pivoine ouvert sur mes genoux, avec sa reliure terriblement douce, ses images qui venaient dans ma tête, son odeur que je devais respirer et que je désirais de plus en plus. Sylve, assis plus bas et plus à droite, non, pas Sylve, l’autre. Celui que grâce à Sylve en tout cas, je comprenais de mieux en mieux, celui que je commençais à savoir. C’était logique, parce que tous les objets ont une âme, un spectre, des bouts de mémoire qui leur sont rattachés, surtout les livres ; et Pivoine, je savais qu’il n’y avait pas que ça, qu’il était un peu différent, et encore plus puissant. Sylve, et le type de l’amphithéâtre, c’était un peu la même personne, et c’est pour ça que je ne les comprenais que quand ils étaient proches l’un de l’autre. Pour ça aussi que lui avait les yeux plus bleus quand il y avait Sylve. Tous les deux, je les savais presque. Je crois que j’avais conscience d’en être tellement proche.

C’est pour ça que ça a été difficile d’arriver à la fin du livre, et qu’il m’a de plus en plus manqué, Sylve. Parce qu’au fur et à mesure que je tournais les dernières pages, j’avais du mal à lire, je recommençais à être horrifié par l’odeur de mort de la reliure, même dans l’amphithéâtre. Ce n’était pas le même refus catégorique qu’avant, quand je sentais que Pivoine ne me voulait pas et que je devais attendre d’être derrière ce type. C’était plutôt comme s’il n’y avait plus personne, plus d’âme dans ce livre pour m’aspirer et me retenir. Sylve n’était plus là. Même si son nom était sur le papier, il avait disparu, et l’autre devant moi avait les yeux presque bruns, et même si je le savais, et que je n’avais plus besoin de le regarder pour savoir quand il allait tourner la tête, ce n’était plus la même personne. Le seul sentiment qui restait en moi était le dégoût. L’odeur triomphait, envahissait ma bouche et y laissait un goût amer.

Mais j’ai fini par le terminer, ce livre. J’ai fini par ne plus sentir son odeur, ou plus de la même façon : elle n’était plus écœurante, mais ne m’attirait plus non plus. À la place, j’ai senti autre chose, comme une présence derrière moi, insaisissable et ténue. J’ai arrêté d’aller en cours, au bout d’un moment, après avoir croisé l’autre plusieurs fois, celui dont je comprenais complètement le corps, mais qui n’était plus qu’une coquille vide. À nous deux, Pivoine et moi, on l’avait tué, je crois. On s’en était abreuvés et on l’avait transformé en quelque chose de vide. Mais même à ce moment, je n’avais pas encore tout compris. La présence a commencé à grandir et à s’affirmer, progressivement, et de plus en plus quand j’ai commencé à rester chez moi, à fermer les volets même le jour et à l’attendre. J’ai jeté le livre, aux ordures quelque part, et à partir de là je la sentais forte, j’ai commencé à savoir qu’à chaque fois que je tournais la tête vers elle, elle se décalait un peu, juste assez pour que je ne puisse pas la saisir. J’ai fini par m’enfermer dans ma chambre obscure aux volets clos.

Je peux te sentir, tu sais. Comme je suis loin du livre depuis assez longtemps, l’odeur a disparu, et comme tu te cachais un peu derrière, je peux te sentir encore mieux. Je sais que tu étais déjà là dans le hangar, tapi dans les pages, dans le cuir étrange et terriblement doux. Je sais que tu n’étais qu’une moitié et que tu attendais un autre esprit pour pouvoir naître. Spectre. Tu as commencé à te renforcer entre lui et moi. Puis en lui, tu étais en lui, je t’ai vu en lui, mais maintenant tu n’en as plus besoin. Ni du livre. Tu es devenu assez fort pour pouvoir exister et tu as cru que tu pouvais exister seul. Tu as essayé de t’enfuir, je l’ai senti aussi. Mais tu sais, tous les deux, nous sommes trop proches, trop intimement liés pour que tu te passes de moi. Et moi de toi. Nous sommes dépendants l’un de l’autre. Bientôt je pourrai te voir, mais de toute façon, tu n’as pas besoin de te cacher de moi.

Car je sais, je sens que tu es là. Bonsoir, Sylve.
Titre: Re : Pivoine
Posté par: Salamandre le 12 Novembre 2008 à 18:57:26
 ???
Je sais pas quoi dire.
C'est hyper bien écrit. Très prenant, du début à la fin. Il y a un seul passage, au milieu, où j'ai un peu lutté pour comprendre, lors de la "substitution". mais en même temps, c'est normal, ton héros aussi cherchait à comprendre.
A un moment aussi, je me suis demandé pourquoi ton perso faisait ça. Et puis j'ai laissé tombé.
J'ai trouvé ton titre très bon, mais étant donné qu'on ne sait pas ce que cache le livre, ça ou un autre, peu importe.
la fin... Brrr  :-\
ça m'a fait penser au Horla.
Titre: Re : Pivoine
Posté par: Kailiana le 12 Novembre 2008 à 20:32:20
Sylve n’était plus là, plus là du tout, même si son nom était encore sur le papier, et le type devant moi avant les yeux presque bruns,
-> avait


Bah... *sais plus trop quoi dire*
Ca m'a laissé une impression un peu semblable à "Alice" de Mil'. Et c'est un gros compliment de ma part  ^^ Au début, lors de la découverte du livre, j'ai également pensé au début de L'Histoire sans Fin, quand Bastien découvre le livre et le vole. Mais ensuite ça s'en éloigne - et se rapproche d'Alice  ^^
Le texte laisse vraiment une impression très forte. J'ai mis quelques paragraphes à être vraiment entrainée, mais une fois que j'étais piégée, je ne pouvais plus en sortir. Bravo^^ Y'a pas à dire, je l'aime beaucoup  :) on peut encore rajouter des textes dans la sélection pour le recueil ?  :-¬?

Dans l'ensemble, c'est très bien écrit, et tu trouve surtout le rythme parfait avec l'histoire. Mais justement comme c'est très bien écrit, j'ai repéré quelques tournures un peu en dessous du reste, je ne sais pas si tu veux que je les relèves  ^^ (si je suis capable de les retrouver, ce qui n'est pas du tout sûr xD mais j'étais trop prise durant la lecture) Enfin elles étaient surtout au début - parce qu'après j'étais tellement prise par le texte que je n'y faisais plus attention.

Bravo, quoi  :)
Titre: Re : Pivoine
Posté par: Leia Tortoise le 13 Novembre 2008 à 16:46:57
Waw! Je ne sais plus si c'était la peau de chagrin ou un autre texte fantastique "classique", mais ça m'a rappelé une de mes meilleurs lectures scolaires, une des rares fois (enfin, rares, j'exagère peut-être un peu ^^) où j'ai vraiment apprécié un texte que j'étais obligée de lire, qui m'avait complètement captivé, embarqué, fasciné...
J'ai beau creuser un peu je n'arrive plus à me rappeler de quel texte il s'agissait au juste (j'ai le nom de Théophile Gauthier en tête mais ce n'était pas forcément de lui).

M'enfin bref, tout ça pour dire que je suis réellement bluffée!

On ne s'ennuie pas une seule seconde, on a le suspense jusqu'au bout, et j'ai adoré l'atmosphère, la fascination et la répulsion pour ce belet étrange livre relié en cuir...

Vraiment bravo!
Titre: Re : Pivoine
Posté par: Verasoie le 14 Novembre 2008 à 09:35:57
Wah, ça me fait vraiment plaisir que vous ayez apprécié la lecture :3 comme dit, à la base j'avais vraiment l'impression de l'avoir écrit seulement par dévidation (ça se dit pas mais vous me comprenez, hein? :mrgreen: ) donc bon me rassurez vraiment :D

Kailiana : je suis flattée, moi aussi j'ai adoré Alice ^^. Pour les tournures qui dérangent un peu, je veux bien que tu en relèves quelques unes, si tu te sens de ré-attaquer le texte... en fait je l'avais d'abord écrit d'une traite avant de refaire la plupart des phrases (c'est ma méthode, mdr) donc il est possible qu'il y en ait qui soient restées du premier jet, et auxquelles j'ai pas trop fait attention. En tout cas, merci ^^
Titre: Re : Pivoine
Posté par: Marygold le 14 Novembre 2008 à 22:33:05
J'aime bien ton écriture, c'est le deuxième texte que je lis de toi et c'est certain : j'aime tes textes ^^

Le titre est très bien, il ne dévoile pas ce qui va suivre, sauf l'importance du livre dans l'histoire. L'atmosphère et le style s'allient superbement, c'est prenant (dès le début du texte pour ma part, parce que l'idée que les objets ont une "mémoire", un passé, m'a rappelé un texte anglais que j'ai lu il n'y a pas longtemps et qui m'avait beaucoup plu) Les digressions sur l'odeur du livre, la texture du livre, sa présence, c'était vraiment génial, surtout quand on le met en relation ensuite avec le "personnage" de Sylve. 
Vraiment bravo !

Citer
on peut encore rajouter des textes dans la sélection pour le recueil ?
Je me suis fait la même réflexion en le lisent ;D Dommage que tu ne l'aies pas posté (ou écrit :mrgreen:) plus tôt !!
Titre: Re : Pivoine
Posté par: Leia Tortoise le 15 Novembre 2008 à 09:23:30
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Je me suis fait la même réflexion en le lisent  Dommage que tu ne l'aies pas posté (ou écrit ) plus tôt !!

Ah ebn on est 3 à y avoir pensé  :D  Ca pourrait peut-être faire un cas de force majeur? Quoique d'un autre côté, si on commence à faire des exceptions on va plus s'arrêter  :mrgreen:
Titre: Re : Pivoine
Posté par: ernya le 16 Novembre 2008 à 00:25:12
j'aime beaucoup ^^

c'est super prenant, je ne voulais pas que ça se finisse, je voulais moi aussi connaître Sylve

bravo, franchement bravo
Titre: Re : Pivoine
Posté par: Verasoie le 18 Novembre 2008 à 11:01:14
Encore merci à vous trois ^^

Et dans ce cas je vais laisser le titre Pivoine ^^
Titre: Re : Pivoine
Posté par: Milora le 18 Novembre 2008 à 19:13:49
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Citation
Je me suis fait la même réflexion en le lisent  Dommage que tu ne l'aies pas posté (ou écrit ) plus tôt !!

Ah ebn on est 3 à y avoir pensé   

4.
(le prochain recueil ?)

J'ai peut-être raté une subtilité, mais j'ai trouvé le texte très compréhensible.
Très bien écrit aussi.
Non.
Extrèmement bien écrit.
On est attrapé au début, et on peut plus lâché. Le rythme fait qu'on sent une sorte d'urgence à lire la suite, c'est presque viscéral, on "ressent" le texte, et l'odeur, et Sylve, et tout et tout :). Et en même temps, on n'est pas largué, comme dans certains textes trop bien écrits !
C'est vraiment super ! Un peu glauque, comme à ton habitude, mais j'aime beaucoup ce texte !

Moi ça m'a fait penser à une nouvelle de Poe où un peintre fait le portrait de sa femme et, un peu selon le même mécanisme mais dans l'autre sens en quelque sorte, l'âme de la femme passe dans le tableau...
Titre: Re : Pivoine
Posté par: Verasoie le 19 Novembre 2008 à 18:56:34
Ah, je crois que j'avais lu cette nouvelle, ça me dit quelque chose... :x
Merci en tout cas :3
Titre: Re : Pivoine
Posté par: Gros Lo le 29 Novembre 2008 à 16:59:54
Le thème n'est pas spécialement original, mais tout est dans la manière de le traiter, non ?


> Pffff :coeur:  <


voilà. Moins que Poisons. Mais... .
Titre: Re : Pivoine
Posté par: Verasoie le 29 Novembre 2008 à 23:35:55
:D

J'ai retravaillé hier soir des formulations qui ne me plaisaient plus, j'édite avec la nouvelle version ^^ rien de nouveau, juste un peu moins de "mal dits" (j'espère XD)
Titre: Re : Pivoine
Posté par: Kathya le 07 Septembre 2010 à 20:54:01
*s'appuie sur sa pioche en sifflotant*

Je ne regrette pas du tout le déterrage, c'est bien écrit et prenant, même si je commence à me dire que tu as un rapport curieux au dessin, à l'écriture et maintenant à la lecture.  :D