L'arbre aux pendus [Explicite]
Maman, elle disait toujours qu'on pouvait aimer qui on voulait. Moi, je la croyais parce que je savais qu'elle et papa, ça avait été dur au début. Enfin, je la croyais jusqu'à ce qu'elle parle avec Mrs Bergson de moi et Lloyd. J'aimais bien Mrs Bergson, c'était la meilleure amie de maman, c'est elle qui lui a appris à se servir d'un colt quand elles étaient enceintes en même temps. Maintenant, Mrs Bergson, j'aimerais qu'elle soit morte. J'aimerais que ses yeux soient dehors de son crâne et que son cerveau coule par les trous.
Elle était gentille pourtant, Mrs Bergson. Quand avec Lloyd on venait acheter des bonbons dans sa boutique elle en mettait toujours un peu plus que prévu dans le sac. Elle m'ébouriffait les cheveux et elle me disait que j'étais une gentille petite.
Lloyd, c'est mon frère. C'est le plus beau garçon du monde et le plus gentil aussi. On est nés le même jour. C'est la seule personne que j'aime. Il y avait bien papa, mais il est mort. Les autres de la ville aimaient pas qu'il soit indien et qu'il ait épousé maman et qu'il lui ait fait des enfants, alors un jour ils sont venus le chercher à la maison et ils l'ont emmené et le lendemain on l'a retrouvé pendu dans l'arbre de la route principale. C'est ce qu'on fait par ici quand quelque chose va pas "comme il faut". Il avait le corps qui balançait et sa langue qui sortait. C'est Billy qui m'a raconté ça, parce qu'on a pas voulu me laisser voir, j'étais trop petite. Billy c'est le fils de Mrs Bergson. C'était notre meilleur ami à moi et Lloyd quand on était petits. Maintenant j'aime plus Billy. Je voudrais qu'il brûle et tout son monde avec.
Après que papa est mort, c'était comme si maman était morte aussi. Alors il y avait plus que Lloyd et moi. On avait dix ans et c'était pas facile, mais Mrs Bergson venait de temps en temps, elle s'occupait de maman et nous faisait à manger, et elle nous apprenait à nous débrouiller tout seuls. C'était bien, cette époque. On avait le droit de tout faire, on allait pas à l'école et à la place on partait se balader dans la plaine autour de la ville. Après maman est revenue de sa mort et on a dû mieux se comporter. Elle allait mieux maman à ce moment-là, elle souriait, elle avait ce petit air droit et ces épaules jetées en arrière qui lui allaient bien. C'est vers là qu'elle a commencé à me dire que je pouvais aimer n'importe qui et qu'on s'en foutait de ce que les autres diraient. C'est peut-être parce que je commençais à ressembler à une fille. Moi j'aimais Lloyd, juste Lloyd.
On était à l'âge où on sépare les petits garçons des petites filles, où on dit qu'ils sont trop grands pour dormir ensemble. Je me souviens de ce jour-là : maman empaquetait toutes mes affaires pour les transporter à l'autre bout du couloir, dans la chambre d'amis. J'avais refusé de l'aider et avec Lloyd on s'était cachés dans un placard, on avait défait tous les lacets de toutes les chaussures pour se ligoter ensemble avec. Ca avait pris un temps fou à maman de nous démêler, et le soir venu, elle nous avait envoyés chacun dans notre chambre sans souper. Au final ça nous arrangeait bien, parce qu'on avait une planque de bonbons sous une latte de parquet, et tant qu'elle était en bas à manger, elle pouvait pas savoir qu'on était ensemble en haut. C'était comme ça, la vie avec Lloyd. Mon frère-amour. Il disait qu'on se séparerait jamais et moi je répondais que je le protègerais toujours, et après il disait non c'est moi qui te protège c'est moi le garçon et alors je le frappais pour jouer. La nuit, quand maman dormait, je me faufilais hors de ma chambre d'invités et je retournais dormir avec lui, dans notre lit. Le lendemain, maman nous trouvait toujours. Elle me grondait pour de faux et me disait retourne dans ta chambre jeune fille, mais je savais bien qu'elle souriait dans le dedans. J'aimais maman aussi. Je l'aimais beaucoup jusqu'à ce qu'elle parle à Mrs Bergson. Maintenant, si elle était pas morte toute seule, j'aurais craché du poison dans son thé pour la faire mourir.
J'ai mal partout. Notre salon est à l'envers, il fait presque noir, et pourtant j'arrive à voir les marques de leurs doigts sur mes poignets. Ils sont encore entrés sans me demander mon avis, et ils m'ont frappée pendant des heures en me traitant de pute et de négresse rouge. Il y avait Billy aussi. Sale Billy. J'ai mal partout.
Billy avant, c'était le premier à nous défendre quand les autres nous traitaient de peau-rouge. C'est parce qu'on ressemble à Papa, et les gens de la ville aiment pas les Indiens. Mais Billy c'était pas pareil, c'était un peu mon chevalier servant, j'aimais bien. Il nous offrait des bonbons qu'il piquait chez sa maman et quand on a grandi, il allait me ramasser des fleurs. Moi je trouvais ça un peu nul les fleurs mais j'acceptais pour lui faire plaisir, parce que c'était mon ami. Après, il a commencé à se faire d'autres copains et il était moins gentil, mais on s'entendait toujours bien. Maman disait qu'il était amoureux de moi. Menteuse. On fait pas mal aux gens qu'on aime. Par exemple, moi j'ai rien fait quand Lloyd s'est laissé embrasser sur la bouche par Suzie Shepherd. Et c'est pas faute d'être une soeur jalouse. Billy, il me demandait de plus en plus souvent qu'on sorte, que tous les deux. Il voulait m'emmener boire un verre dans les saloons et fumer des cigarettes derrière le théâtre. Je disais non. Tout ça, c'est avec Lloyd que je le faisais. On piquait dans la tabatière de maman et on allait se cacher au fond du jardin, une bouffée chacun son tour, comme on faisait avant quand on avait juste une sucette à se partager.
En fait, c'est pas vrai que j'ai rien fait quand Lloyd a embrassé Suzie Shepherd. C'était sur la place du village, elle se baladait avec toutes ses jolies copines bien blondes et bien blanches en riant, et quand elles nous ont vu passer avec Lloyd, elles se sont mises à faire des bruits de dindons. Au début j'ai cru qu'elles se moquaient de nous et j'étais prête à aller leur casser la figure, mais en fait non. Elles riaient, c'est tout. Elles se sont donné des petits coups de coudes comme pour s'encourager, et puis Suzie s'est avancé sans me regarder, et elle a dit tiens Lloyd, j'ai quelque chose à t'offrir. Elle s'est levée sur la pointe des pieds – elle est toute petite Suzie, alors qu'avec Lloyd, on dépasse pas mal de monde par ici – et elle a mis sa bouche sur la sienne. Cette sale petite garce. Moi j'attendais que Lloyd la repousse, mais non. Il est resté immobile un temps interminable puis il a fermé les yeux, et ça m'a mise tellement en colère, tellement en colère, j'ai donné un coup de pied dans le tibia de Suzie et je suis partie en courant. J'ai entendu Suzie qui criait dans mon dos et Lloyd qui m'appellait et j'ai pas répondu. Je suis rentrée à la maison, Lloyd est arrivé pas longtemps après, il m'a appelée, mais je m'étais enfermée à clé dans ma chambre d'invités, et il est resté longtemps derrière la porte à essayer de me parler. Moi j'étais à ma fenêtre, celle qui donne sur la rue. C'était l'été, on avait quinze ans. Billy est passé en sifflotant. Je l'ai appelé, je lui ai fait hé Billy ! Il a soulevé son chapeau en me souriant. Salut Sally, ça va ? J'ai répondu oui. Je lui ai demandé s'il voulait qu'on sorte ensemble ce soir-là, et il a eu l'air content. Que tous les deux ? Ouais, que tous les deux. Il a dit qu'il passerait me chercher vers huit heures et il est reparti en sautillant. Moi je me fichais un peu de sortir avec Billy, mais je savais que Lloyd derrière la porte avait tout entendu, et il n'a plus fait de bruit de toute l'après-midi. Je crois que c'est la première fois qu'on se disputait. Le soir, j'ai mis une de mes plus jolies robes, la bleue. J'ai dévérrouillé la porte et Lloyd était toujours assis dans le couloir. Il m'a regardée avec ses yeux tristes et il a dit "S'il te plaît Sally, ne va pas avec William ce soir." Quand Lloyd est fâché contre Billy, il l'appelle par son vrai nom. J'ai failli lui dire d'accord je reste avec toi, et puis je me suis souvenue de son visage collé à celui de Suzie Shepherd. Je l'ai ignoré et je suis sortie. Maman m'a dit d'être prudente et de pas rentrer trop tard, j'ai dit oui, et j'ai rejoint Billy devant la maison.
Trop d'indices. On avait laissé trop d'indices. Les gens avaient commencé à voir. Cet été de jalousie, quand on avait quinze ans, et les quelques mois qui ont suivi, ça leur avait posé des questions. Trop fusionnels, ils disaient. Trop proches. Indécents. Quand on se prenait dans les bras, en public, et parfois par la main. Quand on allait se rouler dans les champs et sur les banquettes abandonnées derrière le théâtre. N'importe qui aurait pu nous voir. On a été tellement, tellement imprudents. Mais on savait pas, vous voyez. On savait pas. C'est maman. Elle disait toujours qu'on pouvait aimer qui on voulait.
J'ai continué de voir Billy pendant tout l'été. Je voulais faire payer très cher à Lloyd. Et lui, pour se venger, il continuait de sortir avec Suzie Shepherd. J'essaie de pas penser à ce qu'ils ont peut-être fait tous les deux, quand ils sortaient le soir. Moi j'étais avec Billy, et pour les gens de la ville c'était sûr qu'on couchait ensemble. Ils aimaient pas trop ça à cause de ma peau et de papa, mais comme ils aimaient bien maman, ils laissaient passer. C'est pas pareil, un Blanc qui prend une Indienne et un Indien qui prend une Blanche. C'est plus une souillure, ça devient un caprice. "Du temps qu'il se met pas en tête de l'épouser", qu'ils disaient. Ça me faisait bien rire. Billy, il aurait peut-être voulu, mais moi j'aurais jamais dit oui. Et puis j'ai jamais rien fait avec Billy. Il essayait, à chaque fois qu'on se voyait, et à chaque fois je disais non. C'était un peu lourd. Mais j'imagine que c'est le prix à payer quand on fait semblant d'aimer quelqu'un.
Et puis Billy a compris. Je sais pas comment, mais il a compris. C'était peut-être le soir où on s'est trouvés tous les quatre, Billy et moi, Lloyd et Suzie, dans le même saloon, ou peut-être avant. C'est ce jour-là que tout a dégénéré en tout cas. Il a dû voir comment je les regardais. Il a dû voir comment à chaque geste qu'ils faisaient je répondais par un geste vers lui. Je l'ai vu qui devenait de plus en plus énervé. On a fini nos verres et on est sortis. Il m'a tirée par le bras sur trois rues, et moi je disais arrête Billy, tu me fais mal. Je l'ai dit plein de fois, ce soir-là. Lui, c'était comme s'il avait un diable dans la tête, il était blanc de colère. Il m'a jetée contre un mur, il a crié des choses que je m'en souviens pas. Il a essayé de m'embrasser, je l'ai frappé, il m'a frappée en retour. Il m'a coincée contre les briques rouges de la mairie, il a remonté ma robe. Moi je hurlais je le griffais je le mordais. Je lui donnais des coups de pieds comme je pouvais parce qu'il avait bloqué mes bras. Ça n'a rien fait. D'une manière ou d'une autre, il a enfoncé son sexe dans mon corps, et ça a été comme de mourir et j'ai commencé à pleurer tellement il me faisait mal. Arrête Billy. J'ai cru que ça durait des heures. Puis il a poussé un grognement dégoûtant, il s'est enlevé, et je suis tombée par terre, avec ma robe déchirée, mes hématomes et mes cuisses tachées. Il m'a craché dessus et il est parti. Salope. Je suis restée longtemps là, à pleurer. Je marche plus dans cette rue maintenant. Plus jamais. C'est depuis ce soir-là que je déteste Billy. Après, je sais plus trop comment, je suis rentrée à la maison. J'ai vu que maman dormait dans un fauteuil, devant le feu, alors j'ai pas fait de bruit pour pas la réveiller. J'ai monté les escaliers. Il y avait de la lumière sous la porte de Lloyd – c'était sa chambre à lui, maintenant qu'on dormait plus ensemble. J'ai frappé à sa porte, il était encore habillé quand il a ouvert. Il avait l'air triste, et un peu fâché peut-être. Puis quand il a vu dans quel état j'étais il a commencé à crier qu'il allait le tuer ce sale enfoiré et j'ai plaqué ma main sur sa bouche pour qu'il arrête de faire du bruit. En bas, maman a sursauté. Tout va bien les enfants ? Elle a crié vers en haut. Oui oui maman, j'ai dit. Avec Lloyd, on est entrés dans la chambre et j'ai recommencé à pleurer. Il m'a aidée à me déshabiller. Il a enfermé ma robe dans un coffre et il a dit je la brûlerai demain. Il m'a lavée avec un linge, et sur chaque bleu, sur chaque plaie, il appliquait un baiser. Pardon, pardon il disait, et à chaque fois je répondais non, c'est moi pardon. On s'est allongés sur le lit, il m'a prise dans ses bras. J'ai regardé nos mains l'une dans l'autre, parfaitement semblables, la mienne peut-être un peu plus amochée. J'ai mal, Lloyd, j'ai sangloté. Dis-moi où tu as mal. Je lui ai montré. Comme il avait fait pour chacune de mes plaies, il a mis sa tête entre mes jambes, et m'a embrassée pour faire partir la douleur.
J'aimais bien être avec Lloyd. Après ça, on est toujours restés ensemble, de nouveau inséparables, en mieux. Un jour, on a attrapé Billy et on lui a refait le portrait tous les deux. Il a arrêté de voir Suzie Shepherd aussi, il disait qu'elle était pas intéressante. On ne se cachait pas vraiment. On évitait de s'embrasser sur la bouche devant les autres, et on était plus discrets devant maman. Au fond, on sentait bien que les gens auraient pas aimé savoir ce qu'on faisait. La preuve avec Mrs Bergson. Et puis les gens ont commencé à nous regarder bizarrement. Maman, surtout. Maman je la déteste. Et je suis bien contente qu'elle se balance à coté de Lloyd sur l'arbre aux pendus.
Elle aurait jamais, jamais dû parler à Mrs Bergson. Je m'en souviens. J'étais dans la maison, derrière la porte, j'allais sortir rejoindre Lloyd en ville mais elles parlaient dans la cuisine et j'ai entendu que maman sanglotait alors je me suis arrêtée pour écouter. Et elle lui racontait tout, des choses que je savais même pas, et je me sentais terriblement bête et terriblement en colère, d'avoir laissé passer tout ça, et de l'entendre tout raconter. Elle lui parlait de bruits parfois la nuit qu'elle avait essayé d'ignorer, elle lui disait qu'elle nous voyait nous embrasser dans les couloirs de la maison et elle disait que plusieurs fois, en entrant le matin tôt dans la chambre de Lloyd – notre chambre – elle nous trouvait nus et enlacés. Puis elle a dit je sais pas quoi faire je sais plus quoi faire, aide-moi s'il te plait, mais pitié ne le dis pas, et Mrs Bergson a répondu je sais pas Prue, c'est trop difficile ce que tu me demandes, je sais pas quoi te dire. Maman a pleuré plus fort et Mrs Bergson a dit quelque chose comme c'est une abomination et alors je suis entrée dans la cuisine, j'étais tellement énervée, j'ai renversé les chaises et jeté de la vaisselle et Mrs Bergson est partie en courant en disant elle est folle, j'ai hurlé sur maman pourquoi tu lui as dit, pourquoi tu lui as dit ? Maman m'a giflée et enfermée dans ma chambre. Elle m'a dit de me taire et qu'elle voulait plus m'entendre. Lloyd est rentré, ils se sont disputés en bas, puis il a monté les escaliers et il a voulu entrer dans ma chambre, mais maman hurlait qu'elle nous laisserait plus jamais nous voir. Après, tout s'est passé très vite. On a frappé à la porte et il y avait plein de gens du village, le sherif en tête, qui ont dit qu'ils allaient emmener Lloyd, ce sale petit bâtard qui ose baiser sa soeur, qu'ils savaient très bien ce qu'il se passait ici et que notre sang, il était plus pourri encore que celui de tous les Indiens réunis. Mrs Bergson avait tout raconté. Maman a dit non, non, s'il vous plait et ils ont dit écarte-toi Prue. J'ai entendu Lloyd se débattre. Je les ai entendus le frapper. Moi dans ma chambre je hurlais, je hurlais comme une folle pour qu'ils le laissent en paix. Je pensais à papa avec la langue qui pendait et je pleurais. Ils sont sortis de la maison. Par la fenêtre, trop haute pour que je saute, je les ai vus qui l'emportaient ces lâches, à plus de quinze contre un, et maman qui courait derrière en suppliant, comme si elle y était pour rien, comme si tout ça c'était pas sa faute.
Maintenant tout est vide, le monde est mort. Maman est revenue, on aurait dit un fantôme, comme avant. Elle a ouvert ma porte. Je lui ai craché au visage et j'ai couru à l'arbre aux pendus. Il était là, mon Lloyd, mon frère, avec la nuque brisée et les pieds à un mètre au-dessus du sol, avec ses yeux noirs et tout vitreux. Je suis restée là des heures, à le regarder, à pleurer et à enlacer ses jambes. J'ai pas osé le décrocher. Puis un assistant du sherif est venu, et il m'a dit de déguerpir, il m'a traitée de trainée dégénérée. J'ai voulu le frapper et il m'a tordu le poignet tellement fort que j'ai cru qu'il le cassait. J'ai continué de me débattre, je refusais de partir. Alors il m'a jetée par terre et il a commencé à me trainer par les cheveux vers la maison, jusqu'à ce que je me relève et que je parte en courant. Je me suis enfermée dans notre chambre, roulée dans notre lit, dans son odeur. La nuit, j'ai entendu maman qui sortait. Et le lendemain matin, il y avait des gens dans la maison qui me montraient du doigt et m'accusaient d'avoir tué ma propre mère et j'ai compris qu'elle était allée se pendre aussi. J'ai ri, j'ai dit que c'était bien fait pour elle, et ils m'ont frappée, parce que je leur plaisais pas, parce que j'aimais pas comme il fallait. Moi je pensais juste à Lloyd, à Lloyd qui était plus là.
Ils reviennent parfois, Billy et ses amis, s'amuser avec la pute rouge dans la maison en ruine. Moi j'ai arrêté de me débattre. J'ai mal toujours, dedans et dehors. La nuit, je repense à tous leurs visages, Mrs Bergson, Billy, le sherif, Maman, Suzie Shepherd. Je repense à leurs visages.
Et j'attends que le monde brûle.