Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: nevizhed le 31 Janvier 2015 à 14:20:16
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(Salut tout le monde. Voilà un texte de moi. Bonne lecture à tous et à toutes :) !)
Mes souvenirs faussement oubliés
- Quel est votre nom, madame ?
- Claire.
- C'est charmant.
Mon crayon danse succinctement sur la page en formant le prénom de la femme et quelques mots de salutations. Je ferme le livre et relève la tête.
- Tenez, je vous souhaite une bonne lecture... Claire.
- Merci, dit-elle avec un sourire.
Elle repart, le livre sur sa poitrine étreint par ses mains.
Je regarde la personne suivante et lui demande d'avancer, je vois, un peu plus loin, la file de personnes qui se prolonge – je n'en vois même pas le bout. Ils semblent tous pressés, certains se penchent d'un côté pour me voir. D'autres, particulièrement des filles, tremblent et exultent de bonheur en me voyant. Moi-même j'ai du mal à y croire, tout cela s'est passé si vite. Il est vrai que j'avais investi corps et âme dans l'écriture de cet ouvrage mais je n'imaginais pas qu'il serait si populaire.
Surtout, le plus jouissif, ce fut lorsque l'éditeur m'appela, après lui avoir déposé mon manuscrit, pour me dire ces mots qui, encore aujourd'hui, résonnent en moi comme un triomphe qui ne saurait que hurler sa fierté.
Et aujourd'hui c'est ma troisième séance de signature et cela ne me déplaît nullement ! Chaque fois que j'use de mon encre en signant mes livres pour mes lecteurs, je sens en moi l'euphorie qui fait battre mon cœur avec une plénitude totale. De plus, lorsque je ferme les yeux, j'entends la foule devant moi qui parle et qui tape du pied : je songe alors à un monstre affamé de signatures et de mes mots personnels que je lui adresserais s'il voulait bien attendre.
Puis un peu plus tard se présente à moi une dame, en l'analysant je jauge son âge qui semble proche du mien, très proche. Elle est salement habillée : son pantalon est troué çà et là et tous ces orifices ne sont certainement pas les traces de la mode. Aussi, en guise de chaussures elle porte des sandales – des sandales en milieu d'automne – et son buste est couvert par un drap verdâtre – du moins cela ressemble à un drap – lui aussi déchiqueté.
Découvrant son accoutrement, je me dis qu'elle ne veut pas ce que tout le monde veut dans cette salle et en écoutant ses premiers mots je remarque que j'avais raison
- Salut, Adrien.
Sa voix est enrouée, si enrouée qu'on pourrait croire qu'elle a une boule de poils qui obstrue son œsophage. Mais surtout, ce qui me choque tant n'est pas son timbre vocal mais ce qu'elle vient de dire : mon nom. Comment quelqu'un comme elle peut me connaître alors que j'ai bien pris soin de cacher le plus possible mon identité – dans les journaux ainsi que sur internet – or il faut croire qu'il y a eu une fuite quelque part.
- Tu t'souviens pas d'moi ? continue-t-elle avec un sourire vicieux.
- Pas vraiment, pourriez-vous m'éclairer, s'il vous plaît ?
Alors, de son habit, elle extirpe ses cheveux, ses cheveux de braise. Néanmoins une braise gorgée de crasse : petit à petit, quelques bribes de mon passé resurgissent. Elle plaque ses mains abîmées aux ongles sales et longs sur ma table et me regarde d'un air hautain – le menton relevé avec des yeux exorbités qui me fixent d'un semblant d'envie de meurtre.
Ainsi je me souviens de ce visage, de cette expression de tyran qui, pendant ma jeunesse, n'avait été que mon principal tourment. Cette fille, pouilleuse en ce présent et reine des calomnies dans le passé, ne cherche qu'une chose : sa gloire de jadis. Cependant, je feins de ne pas me souvenir d'elle, alors je la regarde comme si j'étais choqué par sa tenue.
- Excusez-moi, madame mais je ne vois pas ce que vous cherchez. Si c'est une signature, alors je vous la fais de suite.
- Arrête ! tempête-t-elle en me montrant les crocs et en se ridant le visage plus qu'il ne l'est déjà.
Pour ne pas me soumettre à ses besoins de gamines, je me lève promptement en posant avec lourdeur les poings sur la table.
- Si vous ne souhaitez pas de signature alors je vous demande de laisser la place aux autres.
Dans la file, des protestations se font entendre, mais la dame en face de moi ne se laisse pas déranger et continue.
- Oh ! Alors tu t'souviens pas d'tout ce que t'as bouffé au collège ?
- Des choses simples : brocolis, viandes, frites... dis-je en plaisantant avant qu'elle ne me coupe.
- Ta gueule ! Fais pas l'idiot, t'sais très bien de quoi je parle.
Étrangement, cette insulte ne provoque en moi aucune colère, au contraire, je pouffe et mets ma main sur ma bouche pour garder ne serait-ce qu'un peu de respect. Mais au final, je m'esclaffe. J'exhume de moi la raillerie d'un démon qui verrait devant lui sa proie dans l'agonie car la contempler dans un pétrin pareil est jubilatoire.
Heureusement, je reprends très vite mon calme et répète :
- Non, je ne vous connais pas. Vous vous méprenez et j'aimerais que vous sortiez.
- Qu'on fasse sortir cette folle d'ici ! hurle quelqu'un
Elle tremble, pas de peur mais d'animosité. Je connais son envie, mais si elle avait connu la mienne dans le passé lorsque nous étions encore collégiens, je suis sûr qu'elle comprendrait. D'ailleurs, c'est bien cela qui est le plus désespérant : c'est qu'elle ne comprenne toujours pas.
- J'sortirai pas tant qu'j'aurai pas c'que j'suis venue chercher, fit-elle en reniflant fort du nez.
- Et que voulez-vous ?
- La richesse !
Encore une fois, je m'esclaffe. Comment une femme aussi pouilleuse et cruelle qu'elle peut dire de telles choses alors qu'elle n'est certainement pas en position pour demander cela. Puis, peu à peu, mon passé s'exhume à mesure que je la vois.
Je me souviens alors de ce que j'ai subi : j'ai été battu par d'autres collégiens, ils m'ont insulté et ont ri de moi. Il arrivait aussi qu'ils me volent dans mon cartable. Et à chaque fois j'étais seul et n'avais pour compagnie que la voix du vent et parfois même ses sifflements. Toutefois, le pire, c'était elle ! Elle m'a fait endurer les mille souffrances aussi pénibles et atroces que celles données par Satan aux damnés.
Elle riait de moi, n'hésitait pas à me rabaisser encore plus profondément que ne le faisaient déjà les autres.
Mais un jour, elle mit dans mon cartable les excréments de son chien – elle avait préparé son coup à l'avance et s'était glissée dans la salle de cours pendant une récréation pour y accomplir son sombre dessein.
Lorsque nous rentrâmes dans la salle, au début, l'odeur ne se distingua pas vraiment, mais peu à peu, j'entendais les autres collégiens qui reniflaient et ma voisine écartait sa chaise de la mienne, aussi elle chuchotait derrière quelques mots, pour moi inaudibles. Bientôt, ils me regardèrent tous, les yeux exorbités et le professeur semblait percevoir, lui aussi, ce relent d'excrément.
Bien sûr, moi aussi je sentais cette odeur mais je ne voulais pas me faire remarquer et encore une fois me faire insulter.
Puis les autres aux alentours me murmuraient de méchantes paroles, comme : « Tu pues la merde ! », « À un âge pareil, il fait toujours dans sa couche : c'est pitoyable... ». Je fus encore victime de nombreuses moqueries, on me montrait du doigt. Même dans les autres collèges, ceux qui me reconnaissaient, car ma photo défilait sur les réseaux sociaux, m'insultaient, me tabassaient et tout ça à cause d'elle, de cette diablesse qui ne trouvait rien de plus amusant que de foutre en l'air la vie des autres pour son pauvre petit plaisir de catin !
Mais le temps liait pour moi et la solitude un lien d'amitié, au moins seul ma propre conscience serait susceptible de me tourmenter.
Souvent, je voyais quelques collégiens qui en suivaient un autre : " quelle bande de moutons ! me disais-je. ".
Suite à tous ces problèmes, je m'étais décidé à avancer en solitaire. Je m'étais enfui dans le sens des mots de l'écriture, je parcourais les lignes, valsais avec les phrases et riais avec ses personnages artificiels. Je m'étais créé un monde rien qu'à moi où la mentalité divergeait de celle de l'univers réel et cette divergence ne me déplaisait guère, bien au contraire !
Et les années défilaient jusqu'à ce que je n'entende plus parler d'elle. C'est alors que la notoriété littéraire commença à me côtoyer. Puis quelques années plus tard, je me retrouve dans la position actuelle : homme de la Littérature – même s'il arrive que l'on rencontre des gens mal intentionnés. Or cette fois-ci, je résisterai et jusqu'au bout, je ne tomberai pas, en tout cas pas avant elle.
- Madame, vous l'avez déjà la richesse, la richesse des rustres : votre vocabulaire fort développé et cette politesse dont seul un Dieu peut faire preuve !
- Vas-y ! Fous-toi de ma gueule !
La foule s'impatiente, tandis que certains filment la scène et que d'autres partent, je vois, sous son habit, un mouvement qui se répète ; comme une main qui caresse quelque chose. À cet instant, mon sang ne fait qu'un tour. Elle tremble, elle empeste la frénésie et serre tellement les crocs qu'ils paraissent être susceptibles de se briser. Elle fait volte-face brutalement, sort de sa poche un revolver et annonce avec rage :
- Adrien, si tu m'donnes pas c'que j'suis v'nue chercher, j'en bute un, ici. C'est clair ?!
Je panique et me mords les lèvres. Puis je réfléchis, encore et encore. Ma réflexion se pousse encore plus loin et laisse alors place à la logique. Alors mon calme revient, mais elle s'impatiente : elle pointe l'arme vers un passant.
- Alors comme ça, en plus de ta misère, tu veux t'infliger une mort sur la conscience ? Tu es proche de la folie qui te renvoie à ta primitivité, tu sais ?
Elle ne répond pas, je poursuis :
- De plus, je vais encore le répéter mais tu sembles t'obstiner à ne pas comprendre alors soit, je ne me souviens aucunement de toi, tu ne me rappelles absolument rien, voilà.
- C'est faux, c'est faux, c'est faux ! T'sais très bien qui j'suis !
- Une misérable folle sans dignité prête à tout pour la richesse et la gloire.
Elle se tait, ses lèvres tremblent, mais une lueur scintille dans ses yeux. Je me questionne et me rends compte de ma bêtise – j'en ai trop dit.
- T'as dit quoi, la gloire ? Ma gloire du passé ? répète-t-elle.
Je réfléchis à la réponse que je vais lui apporter :
- Oui, ta gloire, car il me semble que les personnes misérables qui veulent connaître la richesse l'ont déjà eue jadis, me tromperais-je ?
Elle frémit de peur, je m'approche doucement : elle pointe directement le canon de son revolver vers moi. Pas à pas, je progresse lentement en prenant plus de précautions et je suis certain qu'elle n'osera pas tirer ou que son chargeur est vide.
- T'approche pas, comme tu l'as dit, je suis prête à tout !
- Mais pas à t'enfoncer encore plus que tu ne l'es déjà.
Je mets ma main sur le revolver qui s'abaisse peu à peu. Ses yeux luisent et sont prêts à verser des larmes hypocrites. Elle s'agenouille – l'arme tombe au sol, je la repousse plus loin avec le pied, au cas où –, et se met à quatre pattes : ses cheveux crasseux recouvrent son visage.
Enfin je contemple l'abomination soumise à moi. Mais le plus beau, le plus triomphal est ce que je m'apprête à faire : absolument répugnant, certes mais ce sera une justice tardivement rendue
- Relève la tête et regarde-moi. lui dis-je
Elle s'exécute les larmes aux yeux et c'est à ce moment-là que le processus d'anéantissement de vie commence. Derrière mon expression faciale qui reste terne et dure, une mécanique se met difficilement en place : chaque ride de mon visage doit rester sèche, il ne faut surtout pas ne serait-ce que l'augure d'un sourire. Et mon regard, lui aussi, doit rester de marbre. Il faut qu'il possède ce même dédain avec lequel elle me soumettait, avec lequel elle m'effrayait, avec lequel elle avait ruiné ma jeunesse. Ce même dédain qui ruinera le reste de sa vie.
Au moment de prononcer la phrase tant attendue, au loin, des sirènes de police retentissent – quelqu'un a dû l'appeler – et j'exulte de triomphe. Chaque particule, chaque atome frémit d'entendre cette fameuse phrase inspirée des cruautés d'un démon.
- Non, tu ne me dis absolument rien.
-
Bonjour,
la file de personnes qui se prolongent
prolonge
- Des choses simples : brocolis, viandes, frites... fis-je en plaisantant
Le récit est au présent, donc : "fais-je", ou "dis-je"
- Qu'on fasse sortir cette folle d'ici ! hurle une personne.
hurle quelqu'un, plutôt qu'"une personne", ça me paraîtrait mieux, plus fluide.
La richesse !
Il manque le tiret du dialogue
Comment une femme aussi pouilleuse et cruelle qu'elle peut dire de telles choses alors qu'elle n'est certainement pas en position pour demander cela et mon passé s'exhume peu à peu, à mesure que je la voie.
Trop longue, cette phrase, tu devrais la couper en deux (à partir de "et mon passé...")
Sinon, c'est "en position de", il me semble.
Et "à mesure que je la vois"
pour y faire son sombre dessein
pour y accomplir son sombre dessein
Lorsque nous rentrions dans la salle
C'est une action unique, donc pas d'imparfait. Moi j'aurais écrit "fûmes rentrés"
elle chuchotait derrière quelques mots, pour moi, inaudibles.
pas de virgule entre "pour moi" et "inaudibles"
C'est alors à ce moment-là
Pléonasme. Choisis entre "c'est alors" ou "c'est à ce moment là"
serre tellement les crocs qu'ils paraient être susceptibles
paraissent
Ma réflexion se pousse encore loin
"encore plus loin", non ?
l'ont déjà eu jadis
eue (on parle de la gloire, si j'ai bien tout compris)
elle pointe directement le canon de son fusil vers moi
Avant c'était un revolver, et maintenant un fusil ? Après ça redevient un revolver...
je suis certain que soit elle n'osera pas tirer ou que soit son chargeur est vide
je suis certain que soit elle n'osera pas tirer, soit son chargeur est vide
ou alors : je suis certain qu'elle n'osera pas tirer ou que son chargeur est vide
T'approches pas
approche
le plus triomphale
triomphal
Et sinon, quand tu mets un commentaire entre tirets, si le commentaire finit la phrase il ne faut pas mettre le tiret de fin. Comme je ne suis pas sûr de bien m'expliquer, exemple :
...la file de personnes qui se prolongent – je n'en vois même pas le bout –. pas bien
...la file de personnes qui se prolongent – je n'en vois même pas le bout. bien
Voilà, sinon l'histoire est sympa, c'est assez prenant, bien raconté. J'aime bien cette idée du narrateur qui saisit l'occasion d'une vengeance très froide, bien que non prévue.
Le contraste entre la femme complètement excitée et le narrateur d'un calme olympien, froid et réfléchi, est bien rendu, je trouve.
a+
Moi.
-
Salut Neviz'
Salut tout le monde. Voilà un texte de moi.
Un texte de "moi", commenté par Moi passé avant moi.
:viviane:
Bon, la phrase d'intro est sûrement moins soignée que le texte...
...
- Merci. dit-elle avec un sourire.
tu dois mettre une virgule à la place du point quand tu poursuis par "dit-elle"
Elle repart, le livre, sur sa poitrine, étreint par ses mains.
pourrait être plus léger (entre ses mains, nan ?). Un peu beaucoup de virgules, enfin, celle après livre.
que je lui adresserai s'il veut bien attendre.
adresserais
avec des yeux exorbités qui me fixent avec un semblant d'envie de meurtre.
double "avec" un peu lourd
je me lève succinctement
sens de succinctement ?
Suite à ma parole, dans la file, des protestations
tu peux enlever "suite à ma parole" qui n'est pas franchement classe.
- J'sortirai pas tant qu'j'aurai pas c'que j'suis venue chercher. fit-elle en reniflant fort du nez.
comme tout à l'heure : virgule avant "fit-elle"
Et à chaque fois j'étais seul, aussi seul et triste qu'un chaton rejeté par sa mère.
miaou ! Sérieux, t'es sûr de l'image ? ça fait un peu gagToutefois, le pire, c'était elle ! Elle m'a fait endurer les mille souffrances aussi pénibles et atroces que celles données par Satan aux damnés.
Elle riait de moi, n'hésitait pas à me rabaisser encore plus profondément que ne le faisaient déjà les autres.
Mais un jour, le pire
deux fois "le pire"
d'autant plus lorsque celle-ci est une rature de la société. Quant au cas contraire : on vient vers la personne, on lui demande l'objet désiré et après on lâche cette pauvre âme qui s'est acharnée à donner de son temps et d'un de ses biens.
pas très clair et tu perds en émotion ici
C'est alors que la notoriété commença à me côtoyer.
l'inverse, non ?
je me retrouve dans la position dans laquelle je me trouve actuellement :
je me retrouve dans ma position actuelle :
(pas plus fluide ?)
Madame, vous l'avez déjà la richesse, la richesse des rustres : votre vocabulaire fort développé et cette politesse dont seul un Dieu peut faire preuve ! Lui dis-je avec une ironie particulièrement bien maîtrisée.
elle est super bien maîtrisée l'ironie... c'est pour ça qu'il ne faut pas l'écrire, ça claque mieux pour le lecteur.
Suite à ma réplique, elle frémit de peur,
"suite à ma réplique" tu peux l'enlever, on comprend sans, ça alourdit
je m'approche doucement vers elle : elle pointe directement le canon de son revolver vers moi. Pas à pas, je progresse vers elle
trois fois "vers"
l'abomination soumise à moi qui m'avait soumis avant.
pas super joli
Chaque particule, chaque atome frémit d'entendre cette fameuse phrase de la plus grande ironie jamais maîtrisée ne souhaitant que vengeance d'adolescence.
encore le "de la plus grande ironie jamais maîtrisée" qui me semble en trop.
Tu dis au lecteur ce qu'il doit comprendre ce qui nous sort de la lecture (et alourdit).
Bon, dans l'ensemble ça colle pas mal. Ça reste encore parfois lourd, normal, tu as souhaité imprimer par le style la narration d'un écrivain, et y mettre d'autant plus de noirceur. C'est parfois bien mené, mais évite de trop raconter au lecteur ce qu'il doit comprendre seul ('fin c'est mon avis).
La vengeance est très cruelle, belle chute. Par contre, le personnage féminin, je trouve que tu pourrais nous la proposer un peu moins crasseuse, parce que là, elle fait tellement pitié, on se dit qu'elle est sdf, alors être aussi vache avec elle pour une histoire de gamins, c'est assez psychopathe...
Ton texte ne me laisse pas insensible en tout cas, belles idées pas mal développées,
à la prochaine,
Rémi
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Il est vrai que j'avais mis corps et âme dans l'écriture de cet ouvrage mais je n'imaginais pas qu'il serait si populaire.
Je ne sais pas si on peut dire "mettre corps et âme". ça me paraît bizarre. S'investir corps et âme peut-être?
Surtout, le plus jouissif, ce fut lorsque l'éditeur m'appela, après lui avoir déposé mon manuscrit, pour me dire ces mots qui, encore aujourd'hui, résonnent en moi comme un triomphe qui ne saurait que hurler sa fierté.
Le temps ne va pas. Pour montrer l'antériorité, il faut utiliser du passé composé, puisque ton texte est au présent.
Chaque fois que j'use de mon encre en signant mes livres pour mes lecteurs, je sens en moi l'euphorie qui fait battre mon cœur avec une plénitude totale.
ça fait un peu "moi je moi je moi je" => mon encre, mes lecteurs, en moi, mon coeur, cela fait beaucoup de possessifs pour une phrase.
Pour ne pas me soumettre à ses besoins de gamines, je me lève succinctement en posant avec lourdeur les poings sur la table.
Succinctement n'est pas adapté à ce que fait le narrateur, il y a un problème de vocabulaire.
car ma photo défilait sur les réseaux sociaux,
Petit souci de chronologie... Ou alors il faudrait préciser que la scène se passe dans le futur. Parce qu'à mon avis, cela n'existait pas dans la jeunesse d'un quarantenaire actuel.
Je n'ai pas répété les fautes déjà repérées par mes prédécesseurs.
J'aime l'idée de l'inversion des rôles, la dominante qui devient faible, le dominé qui devient fort. La dernière phrase est très forte. La seule chose que je pourrais dire pour t'aider, c'est que je trouve le narrateur très (trop?) cérébral en situation de crise. Je ne suis pas sûre qu'il ait véritablement le temps d'être si réfléchi et calme face à un revolver ou l'apparition d'une ancienne persécutrice.
J'espère que ça t'aidera!
Mel
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Salut tout le monde !!! :D
Pfiouuuuuu, tout corrigés !
Mel :
Et bien je voulais créer un personnage très calme gardant son sang-froid facilement car, pour moi, il a eu le temps de réfléchir à toute ces choses pendant sa jeunesse. Que ferait-il dans certaines positions, comment réagirait-il ? Certes je n'ai pas précisé tout cela et il est évidemment normal que tu le trouves assez " cérébral " - pour reprendre ton terme - mais je suis le seul détenteur de ces informations vu que je suis l'auteur :) !
Après, dans un récit raconté essentiellement au présent... on ne peut pas mettre du passé simple ou imparfait ?
Voilà, merci beaucoup à toi et sache que pour moi chaque commentaire - qu'il soit négatif ou positif - est de l'expérience en plus acquise. :) !
Petit souci de chronologie... Ou alors il faudrait préciser que la scène se passe dans le futur.
Je ne l'ai pas précisé mais pour moi, c'est un écrivain précoce qui a connu la popularité littéraire vers la vingtaine et tout s'est enchaîné très vite alors voilà :) !
Rémi de Lille :
Salut Rémi !!!! :)
Comme d'habitude, super commentaire - comme les autres d'ailleurs -, je vais essayer de ne pas trop alourdir mes écits par des : "suite à ça etc..."
Je vois que l'intro t'as partiellement fait rire :) !
Bon, dans l'ensemble ça colle pas mal. Ça reste encore parfois lourd, normal, tu as souhaité imprimer par le style la narration d'un écrivain, et y mettre d'autant plus de noirceur. C'est parfois bien mené, mais évite de trop raconter au lecteur ce qu'il doit comprendre seul ('fin c'est mon avis).
La vengeance est très cruelle, belle chute. Par contre, le personnage féminin, je trouve que tu pourrais nous la proposer un peu moins crasseuse, parce que là, elle fait tellement pitié, on se dit qu'elle est sdf, alors être aussi vache avec elle pour une histoire de gamins, c'est assez psychopathe...
Ton texte ne me laisse pas insensible en tout cas, belles idées pas mal développées,
à la prochaine,
Oh mon dieu, est-ce un rêve ? Tellement content que tu me dises cela ! Tout tes commentaires constructifs n'ont pas été vains alors ! :)
Après c'est plus difficile pour raconter des choses alors qu'il doit les comprendre seul, je fais ça justement pour éviter que le lecteur se perde ; je suis peut-être trop indulgent avec lui :)
Merci, c'est dans ma ,nature d'être cruel :mrgreen:
Bah en fait, oui c'est un peu une SDF pour monter qu'elle est vraiment tomber de haut la pauvre hé hé
Je voulais vraiment montrer par ce personnage la médiocrité que l'on voit parfois dans l'humanité...
Oh mon dieu ce n'est pas un rêve, c'est bien la réalité :) !!! Très heureux que cela t'ait plu, vraiment. J'espère que les prochains seront meilleurs !
Merci beaucoup pour ton commentaire, de ton passage et de ton temps.
Moi :
Merci beaucoup pour ton commentaire, Moi - c'est pas un chelou, j'ai l'impression d'être schizo :) ! Le prend pas mal :)
Et sinon, quand tu mets un commentaire entre tirets, si le commentaire finit la phrase il ne faut pas mettre le tiret de fin. Comme je ne suis pas sûr de bien m'expliquer, exemple :
...la file de personnes qui se prolongent – je n'en vois même pas le bout –. pas bien
...la file de personnes qui se prolongent – je n'en vois même pas le bout. bien
Voilà, sinon l'histoire est sympa, c'est assez prenant, bien raconté. J'aime bien cette idée du narrateur qui saisit l'occasion d'une vengeance très froide, bien que non prévue.
Le contraste entre la femme complètement excitée et le narrateur d'un calme olympien, froid et réfléchi, est bien rendu, je trouve.
Meci beaucoup pour le renseignement, à l'avenir j'y penserai. Merci aussi pour tes compliments qui me donnent chaud au coeur !!! Quel commentaire constructif aussi, c'est super sympa !!! J'ai honte de mes commentaires parfois :(.
Encore une fois un grand merci à vous trois pour vos commentaires géniaux qui m'apprennent, jour après jour, à mieux manier ma plume. :)
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Très belle chutte ! La progression et les retours dans le passé sont interressants, néanmoins je suis d'accord que le personnage de la fille n'a pas forcément besoin d'être sdf pour être misérable. C'est une lâche et une pauvre fille, ça me semble suffisamment clair pour le lecteur sans avoir besoin de la décrire littéralement comme une pouilleuse.
Bravo et merci en tout cas, c'est une belle vengeance !
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Salut et merci beaucoup pour ton passage :) !
Oui au début, je mimaginais plus une fille assez bien fringuee mais vachement vicieuse. J'sais pas ce que ça aurait rendu...
Sinon merci pour tes beaux compliments. :)