Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Aventador le 27 Janvier 2015 à 10:20:03
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Salut Avent'
J'ai bien aimé. J'ai un peu été perturbé par ton (érotique) à côté du titre et par "saura vous charmer". Je m'explique : j'ai commencé la lecture en m'attendant à quelque chose d'un peu excitant ou qui titille tu vois. Et de ce côté là, je n'ai pas eu d'émotion "érotique", par contre, ton personnage principal, ses ressorts, son action, ça m'a intéressé. L'ambiance de l'atelier de peinture est palpable, l'érotisme est sousjacent pour les personnages (mais pas le lecteur, enfin, pour moi).
Bref, je pense que tu peux enlever le (érotique), je ne pense pas qu'il faille prévenir un certain public contre ce texte, fin bon.
Sinon, j'ai un peu buté lorsque tu annonces que le maître est accompagné d'un élève. Je me suis un peu demandé d'où il sortait.
...
oui, je confirme après relecture, le premier paragraphe ne parle que de "il", celui qui peint. Peut-être devrais-tu l'appeler "le maître" à la première phrase, pour qu'on le découvre plus facilement avec son disciple.
cette vue imprenable sur mon intimité.
ça m'a fait tiquer en première lecture et je confirme, "vue imprenable" ça fait un peu dépliant touristique...
(contreplongée, ça c'est érotique ! :mrgreen: désolé ^^)
où le Vice prend Racine.
je ne comprends pas l'utilisation des majuscules ici (tu personifies ?) et puis Racine, c'est Racine...
Mais aujourd'hui, le plaisir dérobé d'un triptyque impromptu m'a fait naître amante de deux pinceaux tendus d'une excitation aux couleurs primaires, celles-là même qui éclatent de toutes parts et m'ensorcellent.
vraiment super beau ça
La toute dernière phrase ne me plait pas trop, pas au niveau du sens mais de la formulation.
J'ai cité les petits trucs qui me plaisent moins, j'ai passé cela dit un bon moment de lecture. J'aurais peut-être aimé que le doute sur le lendemain soit plus fort encore, mais je me répète, c'est plus dû à la dernière phrase, le "bouder leur plaisir" qui ne serait pas assez ambigü pour moi, je sais pas...
Merci pour le texte, chouettes persos, chouette ambiance
Rémi
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Hello, et merci à vous deux d'être venu me lire, d'avoir apprécié.
@Rémi :
Effectivement, la situation décrite est érotique, un peu comme si je filmais la scène mais en plan large, pas en plan rapproché ou gros plan. Ma nouvelle n'a pas été écrite pour susciter un émoi érotique, contrairement à "chef-d'oeuvre" (qui est dans le même registre, mais du point de vue du peintre et à une époque plus contemporaine).
J'ai pourtant voulu prévenir du contenu explicite car même si la phrase qui t'a particulièrement plus est drapée de métaphore, elle reste très évocatrice.
Lorsque j'écris "Il peint" au début du texte, il s'agit de l'élève. Le maître reste un observateur silencieux. Jusqu'à ce qu'il intervienne pour expliquer comment il faudrait faire audit élève. C'est à ce moment là qu'on découvre qu'il y a deux hommes.
Je note pour "vue imprenable" qui en plus fait anachronique par rapport à l'idée de l'époque que j'ai en tête. Mais contreplongée ne va pas non plus, ça fait terme cinématographique, donc là aussi anachronique.
Pour le Vice et Racine, oui je personnifie, d'où les majuscules.
Pour "bouder leur plaisir", j'ai effectivement joué l'ambiguïté (sur toute la fin), mais apparemment pas assez.
Merci pour ton com, tes remarques.
@Cassandre :
Waouh, que de compliments! J'en suis plus que flatté, très touché aussi.
Merci à toi.
A très bientôt!
Avent'
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Salut Avent'
Lorsque j'écris "Il peint" au début du texte, il s'agit de l'élève. Le maître reste un observateur silencieux. Jusqu'à ce qu'il intervienne pour expliquer comment il faudrait faire audit élève. C'est à ce moment là qu'on découvre qu'il y a deux hommes.
Comme quoi c'est pas limpide... enfin, pour moi. Tu as une raison particulière pour n'utiliser que le pronom et ne pas nous donner l'info que c'est l'élève ? Je pense que plus de clarté sur qui est qui au début permettrait une meilleure immersion, et donc plus de tension pour la suite.
Concernant contreplongée, c'était une connerie... je voulais pas suggérer d'utiliser ce verbe !
Pour "bouder leur plaisir", j'ai effectivement joué l'ambiguïté (sur toute la fin), mais apparemment pas assez.
la toute fin :
Je reviendrai à l'atelier, demain peut-être.
Le disciple et son maître souhaitent poursuivre leur exploration artistique, affiner leur oeuvre pour la parfaire.
Et je ne voudrais pas les décevoir, ni bouder leur plaisir...
La tension, l'ambiguïté sont créées par :
* le "peut-être"
* la "poursuite de l'exploration" (ça j'aime beaucoup)
* "pas les décevoir"/"bouder leur plaisir" => va-t-elle se donner ? c'est sur ces termes là peut-être que tu pourrais trouver quelque chose d'un peu plus "chaud". Si tu t'arrêtais sur "pas les décevoir..." je trouve qu'il y aurait plus de tension, mais bon, c'est subjectif.
Voilà, je chipote mais le texte est bien, hein !
Rémi
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Hello Rémi.
Disons qu'au début, je ne veux pas dévoiler qu'il y a deux hommes dans l'atelier. Si je mets "l'élève", implicitement ça induit la présence d'un maître.
Merci pour tes suggestions, tes remarques...
A bientôt!
Avent'
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Yop Avent'
Moi j'ai bien aimé aussi.
J'ai tiqué comme Remi sur Vice et Racine. Enfin Vice à la limite, je le comprends et ça passe mais vraiment je comprends pas la majuscule à racine, c'est pas une personnification, puisque c'est juste une expression. Enfin je sais pas je toruve que ça marche pas bien.
C'est en tout cas un tableau très plaisant que tu nous décrit là. L'atelier, les regard des deux hommes tout ça. Je trouve ça fin.
Donc merci pour ce texte
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Hello Baptiste. :)
Merci d'avoir lu, apprécié et commenté mon texte.
Pour le Vice prend Racine, c'est une expression détournée qui, ici, a un double sens. Le sens commun d'une part, et puis le sens "personnifié", le maître représentant le Vice et la femme la Racine, le terme "prendre" s'entendant dans son acception sexuelle.
Voilà, voilà...
A plus. ;)
Avent'