Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Psappha le 23 Janvier 2015 à 21:24:21

Titre: Confession d'une violette
Posté par: Psappha le 23 Janvier 2015 à 21:24:21
Bonsoir :) Voici le début d'une autre histoire ( oui, j'en écris plusieurs en même temps... Oui je suis bizarre  :o )

Elle regarde mon corps meurtri, amaigris, que je tente de dissimuler sous les draps de mon lit. Il y a un éclair de reproche dans son regard, de toute manière il y en a toujours eu dans les yeux de Marie-Antoinette quand elle me reluquait même si elle est ma petite soeur. Elle tente de rester forte, de ne pas montrer son angoisse ni sa tristesse et elle y arrive très bien. On dirai une dame de fer, je l'admirais pour son sang froid à toute épreuve autrefois mais aujourd'hui cela me laisse un goût amer dans la bouche. Elle est bien droite, assise au bord de cette chaise, elle semble être animée d'une vive énergie comme si elle était prête à bondir sur moi si je tombe. C'est une marque d'attention quelque part et ça me rends triste. Marie-Antoinette est belle: son nez délicatement retroussé et ses prunelles noisettes venaient de maman, tandis que son visage fins et ses lèvres pleines venaient de papa. Toutefois l'origine de ses cheveux blond m'était inconnue. Elle est très bien proportionné, grande mais juste ce qu'il faut, svelte et les bras un peu musclés. Cependant son teint est pâle et des cernes cerclent ses yeux: résultat de nuits blanches passées à mon chevet de malade. Je refusais d'aller à l’hôpital et à juste titre. Je vais mourir ce soir. Marie-Antoinette m'aida à m'habiller de mon costume noir d'homme que je m'amusais à porter durant diverses occasions, notamment lors de mes soirées mondaines. J'affectionnais l'image androgyne que je renvoyais dans ces moments là. Je désirai mourir bien habillé au moins. Elle ne posait aucune question sur mes agissements et je l'en remerciais par de discrets sourires, néanmoins elle me demanda si je désirai qu'elle et maman récupèrent mes manuscrits ( ceux que Suzanne ne possédait déjà, puis qu'étant mon éditrice et amie) je lui répondit que non. Celles qui les possèdent comptais - et compte encore pour moi, je me dis que ces papiers leur apporteront quelques soulagements si mon départ les désole. Marie-Antoinette m'avait apporté des violettes blanches, elle sait que ce sont mes fleurs préférés. Je réussis, à grande peine, à lui faire comprendre que je voudrai les même sur ma futur sépulture.  Oh oui, j'avais bien du mal à m'exprimer car ma voix me fuyait au fur et à mesure. Cela fait si longtemps que je ne me suis plus regardé dans une glace, je ne sais même plus à quoi je ressemble, mon reflet a du tellement changer. En réalité je ne veux plus voir mon image car elle est l'expression pure de mon malheur. Cependant, ma petite sœur me souffla une fois que l'automne était devenu hiver et que sa robe de feuilles vermeilles était recouverte pas le givre. Marie-Antoinette n'aimait pas me complimenter mais elle me comparait souvent à un bel automne, je compris qu'elle parlait de moi alors la répulsion de me contempler dans un miroir se fit définitive.
Je n'aime pas le noir, j'avoue que j'en aie peur et pourtant l'obscurité m'attire inexorablement comme  l'océan aux eaux cruelles d'autrefois. Heureusement Marie-Antoinette m'en garde religieusement. Le sombre me rappelle les chambres dans lesquelles je me réveillais après une dure nuit de luxure. Ces soirées m'ont brisés mais je crois que je ne les regretterai jamais.

Aujourd'hui il pleut dehors, je regarde les gouttes d'eau se fracasser contre la fenêtre l'air pensif. Je ne remarque pas Marie-Antoinette s'asseyant à côté de moi.
« On dirait que tu te confesse à l'orage. » Murmura-t-elle
Rassemblant mes forces chancelantes, je réussis à lui répondre. Quoique ma voix était tremblante:
« En effet… Il est plus facile pour moi de parler à la tempête…
- Qu'à moi. Compléta-t-elle. »
Je tournais ma tête vers ma sœur et il me sembla voir ses yeux s'embuer. Je suis persuadée d'avoir imaginé cela. Marie-Antoinette et moi n'avons jamais eu de bons rapports. Elle me reprochait de les avoirs abandonné elle et maman, je ne l'écoutais pas. Maintenant je médite sur ces nombreuses conversations que nous avions pu avoir toutes deux.  Au fond j'avais tord, seulement elle aussi. Nous n'avions plus eut contact ensemble jusqu'à ce qu' elle vienne me voir à l'improviste à Londres, le jour où je faillis m'ôter la vie. Depuis Marie-Antoinette ne me quitte plus.
« Tu arrives encore à parler? Me demanda-t-elle
- Encore, oui… »
A peine ais-je prononcé ces paroles que le visage de ma petite sœur se décomposa. Ses lèvres s'entr'ouvrirent afin de parler mais elle s'y résigna à trois fois avant de me dire:
« Racontes-moi comment tu en es arrivée là, je t'en supplie. Je… Je… Je ne te comprends pas. Tu es belle, intelligente, tu avais du succès avec tes écrits… Alors pourquoi veux-tu que tout cela s'arrête? » Balbutia-t-elle les larmes aux yeux
Je fus extrêmement surprise par cette demande, surtout venant d'elle. C'est bien la première fois depuis des années qu'elle manifeste une quelconque tendresse fraternelle envers moi. Marie-Antoinette se mit à pleurer amèrement sans se retenir. Ce sont des larmes sincères et j'en fus très touché. Je me redressa doucement de ma couche et j'entourai mes bras autours d'elle. Je cala ma tête sur son épaule et respirais son parfum sucrée.
Nous restâmes ainsi enlacées pendant une bonne dizaine de minutes, après quoi je me rallongea et je fixais ma sœur.
« Le veux-tu vraiment? Lui dis-je
- Bien sûr! En y réfléchissant je ne sais pratiquement rien sur toi, je ne veux pas voir ma grande sœur mourir sans qu'elle m'ait raconté toute son histoire.
- Qu'il en soit ainsi... »
Le récit va être bien long, car je fais de multiples pauses dans mes phrases afin de reprendre mon souffle. Mais elle semble patiente ,je vais alors m’exécuter en espérant que mes déboires ainsi que mes choix ne l'indigneront pas. Je commencerai par l'aube de ma naissance, auquel cas ma biographie sera incomplète.

Je porte pour noms Mary-Angélique Pauline Miroir. Je vint au monde le onzième jour du mois de juin 1982 à Londres. Je ne sais plus très bien à quel hôpital mais je me souviens toutefois avoir passé une partie de mon enfance dans la rue de Baker Street. Coin rendu célèbre par Arthur Conan Doyle grâce aux aventures de Sherlock Holmes et du Dr Watson. Je fus bercés par des contes fantastiques et merveilleux que me contait notre père. Tu sais qu'il se nommait John et qu'il était anglais? Oh, il pouvait être sévère parfois malgré tout je l'aimais de tout mon coeur de petite fille. Il a forgé le monde dans lequel je suis, mon wonderland. Par ailleurs, petite anecdote, il me surnommait Alice en hommage à l'héroïne de Lewis Carrol. C'était mon histoire favorite avec tant de frivolité mais je m'égare… Notre mère, elle, était américaine et elle s'appelait Jane Parker. C'était une femme douce et gentille. Papa s'amusait souvent à la courtiser comme une jeune demoiselle. Elle m'apporta la culture, une riche éducation cosmopolite, ainsi je savais parler couramment le français à mes neuf ans jusqu'à le maîtriser à mes treize ans. Nos parents partagèrent avec moi le goût du voyage, de l'aventure et de l'écriture. Si mes souvenirs sont exactes mon premier roman était Frankenstein ou le Prométhée moderne de la très honorable Mary Wollstonecraft Shelley. Mes auteurs favoris étaient Arthur Rimbaud, Jules Verne, Charles Baudelaire, Homère, Dante…  J'étais fascinée par la mythologie grecque. Avec l'ingénue bêtise des enfants je voulais entreprendre l'escalade du Mont Olympe, traverser à la nage le Styx, manger une pomme du jardin des Hespérides et chasser avec Artémis. Je m'étais créée un monde complètement utopique que je garde encore aujourd'hui.
Je suis certaine d'avoir eu l'enfance la plus heureuse de tout être humain. Nos parents me faisaient passer avant leur plaisir personnel, ils n'ont cessé de se sacrifier pour moi. De ces années là, j'en garde de merveilleux souvenirs.

Après, ma chère Marie-Antoinette, tu as foulé la terre de ton existence le 1er décembre 1991. C'est ce jour là que papa est décédé. Tu as longtemps crus que c'était de ta faute mais il n'en est rien, tu le sais. Notre tendre mère s'est ensuite remarié avec Le Français. Tu vois de qui je parle n'est-ce pas? Nous ne l'avions jamais porté dans nos coeur. Toutefois il faut comprendre maman, elle voulait t'offrir un père. Je crois que tu l'as bien compris ça. Il m'est bien pénible de me rappeler de l’existence de ce type alors, je t'en pris, ne me force pas à le décrire... Puis nous avons aménagé en France, en 1993. Tu n'arrêtais pas de pleurer ma pauvre chérie. Tu n'avais que deux ans, mais tu aimais tant Londres… Tu t'accrochais à ma robe à fleur que je portais le dimanche et tu suppliais pour rester en Angleterre. Je t'avais prit dans mes bras et je t'avais parlé en anglais tout le long du voyage. Avec du recul cette scène me fais tellement rire maintenant… Tu étais toute petite, une adorable petite fille que je m'amusais à grignoter et à chatouiller… 

Nous avions aménagé dans le neuvième arrondissement. Un très joli coin en y repensant bien. Dans un appartement du style Haussmannien avec des voisins charmants. Le quartier était sympathique et il débordait de vie.

« Je n'aime pas Paris ! M'étais-je exclamé alors que nous défaisions les cartons
- Tu t'y plaira, Darling Alice. Avait chantonné maman
- Mum, i don't want to stay here ! Avais-tu dis en boudant, tu ne parlais pas encore français.
- Que tu aimes ou non cette ville, j'en ais rien à foutre. »

Le nouveau mari de notre mère était aussi très vulgaire, un vrai charretier ! Quand je songe à ce que ce sale type a put nous faire subir… Enfin, il n'est plus temps de penser à ça.

Nous allions souvent au parc des princes avec nos amis de la petite rue. Des fois nous rentrions les habits déchirés, la peau des genoux écorchés, les mains en sang. Et, parfois, nous avions l'apparence des gueules noires!
Tu te rappelles du jeune garçon avec qui nous nous amusions parfois? Il me semble qu'il se nommait Balthazar, c'était un bien drôle de nom ! Tu l'aimais bien et moi je m'amusais à le surnommer ''tête d'algue'' je ne sais même plus pour quelle raison. Je me demande bien ce qu'il devient maintenant… Mais il n'y avait pas que Balthazar, nous avions d'autres compagnons. C'est étrange, je n'ai pas oublié leur nom, je peux te les citer. Arthur, ou ''poil de carotte'', c'était le petit rouquin. Ludwig était très frêle, brun et grand, sa vision morbide du monde t'effrayais. Malgré ça nous étions une bonne bande de copain.
Titre: Re : Confession d'une violette
Posté par: Kerena le 24 Janvier 2015 à 13:30:02
Hello Psappha,

J'ai lu ton texte =)

Alors, je suis désolée, mais il y a pleeeiiinnn de choses qui ne vont pas :

- les temps : passé simple, imparfait, présent : on s'y perd ! Il faut faire des choix ! Ce que je te propose, c'est de mettre toute la première partie au présent et la suite à l'imparfait et au passé simple.
- Les verbes, toujours : ta conjugaison est anarchique. Et là, je suis désolée mais il n'y a pas de secret : il faut ouvrir un Bescherelle... La conjugaison ne s'invente pas car malheureusement, la langue française est loin d'être logique  :'(
- Les virgules : il en manque un peu partout. Non pas pour la respiration (tes phrases sont courtes) mais pour le rythme.
- Le langage des personnages me semble trop soutenu pour des personnes de notre époque. N'hésite pas à leur donner un langage plus familier - toi tu écris, mais tes personnages parlent !
- Attention aux personnages, justement : ce sont des femmes, alors les verbes sont à conjuguer au féminin quand elles s'adressent l'une à l'autre.

Je suis désolée, je n'ai pas pu relever les fautes, il y en a vraiment trop. Un conseil pour limiter leur nombre : taper ton texte sur Word ! C'est tout simple, et Word en évite un bon paquet (pas toutes, mais nous on peut rattraper le reste).

Sinon, j'aime bien pour l'instant. Ça casse pas des briques, mais ce n'est que le début alors ton histoire a le temps d'évoluer. Les personnages (les deux soeurs) ont l'air assez attachantes.

Tu nous posteras une suite ?