Le fantôme de mes nuits hante
Encore la baie béante
Ses crocs acérés se plantent
Dans mes hanches insignifiantes
Malgré ma plainte assourdissante,
Ses prunelles envoutantes.
Malgré mon âme mourante,
Sa bouche murmurante.
Sa présence attendrissante
Et ses paroles bienveillantes
ont lié des chaînes suffocantes
à mes chevilles rougissantes
Chaque nuit angoissante
Il revient de ses mains languissantes
Soigner mes plaies sanguinolentes
Pour chaque matin les rouvrir d'une parole nonchalante