Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Sémiramis le 31 Décembre 2014 à 15:52:22
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Il fait froid dans la chambre.
Plusieurs couvertures protègent mon enfant : un épais duvet, une couette, quelques lainages. Ce n'est pas suffisant. Je me suis roulée en boule. J'hiberne. Je ne veux pas me lever, chausser mes souliers froids. Nous sommes bien, aux confins de moi-même, mon enfant, et moi.
Au point du jour, il est né. Les murs étaient nus, le sol bien propre. Une dame s’est penchée vers moi.
Maternité, c'était cela.
Ce que la lumière ne recouvre pas appartient au monde minéral, même les rêves qui sont argent fondu sous les paupières. Alors, les bras en croix, ignorant la caresse des hommes, j’avais laissé couler ce qui est sans mémoire, le fleuve mien.
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pas la fenêtre
par
Nous sommes bien, aux confins de moi-même
belle expression :coeur:
Ce que la lumière ne recouvre pas appartient au monde minéral, même les rêves qui sont argent fondu sous les paupières. Alors, les bras en croix, ignorant la caresse des hommes, j’avais laissé couler ce qui est sans mémoire, le fleuve mien.
c'est chouette, mais vachement hermétique quand même :/
Endshuldigung (je crois lool), mais peut-être qu'un sous-titrage de l'allemand serait appréciable, non ? (mes souvenirs du collège sont trop loin, tant au kilomètrage, qu'au chronométrage :P) sauf si ce n'est vraiment pas nécessaire.
A la louche, la maman meurt lors de l'accouchement ? :\?
Ce texte me semble un peu dépouillé, il m'en manque un peu pour l'apprécier. :-\
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Merci Viviane, j'ai corrigé la faute et étoffé un peu le texte.
La traduction du texte en français est ici : http://www.recmusic.org/lieder/get_text.html?TextId=96607
J'ai choisi ce poème, car Richard Strauss l'a très joliment mis en musique.