Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Verasoie le 27 Octobre 2008 à 11:47:27
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À la demande générale (ou pas, mdr). C'est mon premier texte "long" (plus d'une demi-page word, disons). Je l'ai écrit en première (arf, ça nous rajeunit pas tout ça :/) sûrement après une séquence de français sur Baudelaire. Récemment je l'ai retravaillé (quand on a fait les corrections du recueil de PF), la plupart des phrases me sortaient par des trous de nez. Donc pour ceux qui connaissent déjà le texte, c'est exactement le même en moins mal écrit (j'espère ^^').
Bref, je le mets là mais je pense pas le recorriger encore, c'est juste au cas où ça en intéresserait certains ;). J'ai aussi écrit autre chose récemment mais je posterai plus tard, j'me laisse le temps de retravailler. Voilou.
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Je mourrai ce soir.
Voilà dix ans que la mort m’attend ; en réalité, l’inverse est presque vrai. Mais ce soir, je vais mourir. Je mourrai seul dans une pièce dont l’air est oppressant de parfums et le sol jonché de fioles brisées, et la décomposition de mon corps finira par l’emporter sur les essences des fleurs. On sentira la charogne à plusieurs mètres, depuis l’extérieur.
Pour qui ne sait pas à quoi l’associer, le parfum de la décomposition a un charme envoûtant et attirant. C’est ce que je pensai toute ma vie, depuis le moment où je respirai pour la première fois une bouffée de cette odeur, tout à la fois âcre et doucereuse. À ce moment, curieux, je m'écartai du chemin de forêt qui me menait à l’école pour entrer dans le sous-bois et découvrir d’où venait l’effluve ; c’est la première fois que je vis Louis. Agenouillé sur le tapis de feuilles, il en avait dégagé un espace où il creusait un trou avec ses ongles. A côté de lui gisait le cadavre d’un oiseau, un merle probablement; la taille était la même, mais l’état de pourriture dans lequel il se trouvait m’empêchait d’en être sûr. Quand je compris que l’étrange odeur venait de la carcasse à terre, je couvris mon nez et ma bouche de mes mains, et des larmes de répulsion me montèrent aux yeux. Louis ne me regardait pas, absorbé par sa tâche. Je lui demandai ce qu’il faisait ; il répondit sans lever les yeux que le cadavre de l’oiseau resterait au bord du chemin pendant longtemps encore si personne ne faisait rien, et qu’il ne voulait pas sentir son odeur tous les matins. Cela résonnait tellement faux avec ses mouvements lents et précautionneux. Je ne saurais dire ce qui m’attira si brutalement chez lui, mais j’attendis patiemment qu’il ait agrandi le trou comme il le souhaitait, je le regardai y déposer l’oiseau et je poussai même avec lui la terre retournée, avant d’y remettre quelques feuilles. Il se leva enfin et, sans échanger un mot, nous repartîmes côte à côte sur le chemin forestier.
Quelques années plus tard, je mesurai le gouffre qui le séparait du reste des élèves, sa nature profondément différente - pourtant je n’aurais su dire en quoi à l’époque - et sa noirceur psychologique. Bien sûr, la plupart des personnes qui auraient vu un enfant enterrer un oiseau à demi décomposé auraient été révulsées par la carcasse autant que par l’être agenouillé. Moi, il m’avait simplement intrigué, et depuis ce jour nous ne nous quittâmes plus, bien que rien ne semblât nous lier. Je ne savais pas encore que mon âme était bien plus sombre que la sienne et que je l’entraînais dans des gouffres sans fonds ; en Louis, je ne voyais qu’un adolescent différent, assez grand et très pâle, avec des cheveux longs qui cachaient son regard la plupart du temps. Ses yeux bleus, à chaque fois qu’ils croisaient les miens, me faisaient l’effet d’une décharge électrique. Il aimait les fleurs. Il les voulait toutes, désirait chacune d'elle quand elles apparaissait au détour d’un chemin. Il les cueillait, les faisait sécher et les conservait, car ce qu’il aimait, il avait peur de le voir disparaître. Il se l’appropriait en l’emprisonnant. Parfois nous gravissions des falaises pour attraper la fleur solitaire qui nous observait d’en haut… Et nous remarquions, sans y voir une quelconque métaphore, la façon dont les corolles s’assombrissaient en séchant. En automne et en hiver, quand il regardait les feuilles voler et les flocons de neige tourbillonner, ses yeux bleus étaient empreints d’une étrange mélancolie.
Nous vivions ensemble dans un immeuble dont nous louions toute la mansarde. Un jour, je l’entendis monter les escaliers à grand bruit ; il tambourina à la porte en me criant qu’il avait « trouvé de la ciguë ! » et fit irruption dans la pièce, poussant devant lui une jeune fille hilare que je m'empressai de saluer. Ses cheveux châtains et longs tombaient sur ses épaules, elle avait un rire de miel qu’elle semblait communiquer à Louis. Dans l’atmosphère euphorique qui venait d'inonder notre morne appartement, je rassemblai trois chaises autour de notre table de fortune, et mon ami nous présenta. Je compris vite pourquoi il avait parlé de ciguë : notre invitée s’appelait Cecily, et le nom anglais de la plante était Fool’s Cicely. L'analogie était séduisante; nous n'appelâmes plus Cicely que par ce nom. Louis, quant à lui, la taquinait souvent, lui rappelant que la ciguë était un poison mortel. À cela il ajoutait parfois, avec ce regard grave qui semblait toujours exprimer ses pensées sombres, que peu de personnes pouvaient soupçonner un tel pouvoir d’une fleur aussi commune.
Cicely m'avait parut d'un caractère joyeux mais léger le jour où je l'avais rencontrée ; je me rendis compte plus tard qu'elle avait une personnalité aussi profonde que Louis et moi. Elle demeura avec nous. Je ne m’étais en aucun cas senti exclut de la vie de Louis quand il était rentré avec elle; de son côté elle avait immédiatement pris une importance pour nous deux. Son éclat illuminait parfois, pendant un bref instant, les ombres qui rampaient sur le visage de mon ami. Mon cœur ne me paraît pas capable de connaître un sentiment pareil au bonheur ; mais le temps que nous vécûmes tous les trois ensemble est celui pendant lequel, pour la première fois, je connus cette curieuse impression de sérénité, cette plénitude apaisante d’être entouré.
La donne changea pourtant un matin, quand Louis reçut des nouvelles de sa famille, chez laquelle il dut se rendre au plus vite. Il nous lança un au revoir étouffé par une tartine beurrée, tout en enfilant son éternelle longue veste, déjà à la moitié de l’escalier. Jamais je n’aurais pensé que c’était là la dernière fois que je voyais la forme de son dos s’arquer pour ajuster son vêtement, ses cheveux voler autour de son visage pour dévoiler et masquer tour à tour ses yeux bleus. Quelques jours plus tard, nous apprîmes qu’il était mort. Sans plus de cérémonie, par une simple lettre, quelque expéditeur m’annonçait que j’avais perdu une partie de moi-même. Je pris le premier train à destination de la ville où habitaient ses parents; Cicely ne me suivit pas. Là bas, je n’obtins pas plus de renseignements: sa famille refusa de me voir et, à mon entêtement désespéré, elle répondit simplement qu’il s’était suicidé et avait déjà été enterré, discrètement, pour ne pas provoquer un scandale. Apprendre que Louis s’était lui-même donné la mort n’avait pas été un choc pour moi ; il n’avait jamais pris de goût réel à la vie, malgré la présence de Cicely. Je ne savais pas ce qui l’avait poussé, quand il était rentré chez lui, à vouloir mourir si soudainement. Mais je n'aurais pu rendre personne responsable de la mort de mon ami, car je connaissais sa nature. Je l’avais toujours connue, depuis le jour où je l’avais vu enterrer la carcasse d’un oiseau mort depuis longtemps.
Quand je rentrai, je trouvai Cicely dans un des lits de la mansarde, le teint blême, les sourcils froncés et la respiration sifflante. Je laissai tomber mes affaires pour me précipiter vers elle. Assis au bord du lit, je lui pris la main, qu’elle serra convulsivement. Je l’assaillis de questions angoissées et pressantes, auxquelles elle répondit évasivement. Puis je compris, je compris pourquoi elle était tombée malade et pourquoi sa respiration semblait si pénible ; après tout, nous nous étions tous deux intéressés aux même plantes toxiques. Moi, en suivant Louis dans la quête des fleurs les plus rares, les plus belles et les plus dangereuses; elle, probablement en feuilletant l’épais herbier conservé dans une malle au fond de la mansarde. Ou peut-être son surnom l’avait-il intéressée à la ciguë, et, de fil en aiguille, aux pouvoirs de toutes ces fleurs. Moi-même j’avais parfois eu l’envie dévorante de goûter un empoisonnement, de savoir qu’une mort proche coulait dans mes veines et de la sentir s’emparer de moi comme une étreinte glacée. Cicely avait probablement avalé des baies de lierre. Facile à trouver, la plante provoquait d’abord un semblant de maladie puis une mort par asphyxie quand la respiration, d'abord de plus en plus difficile, devenait impossible. Je ne savais pas que les lierres portaient déjà ces baies, j’en fis la remarque à voix haute, et Cicely commença de pleurer. Elle ne pleurait pas par peur de la mort, elle ne pleurait pas la perte de Louis ; elle pleurait de honte. Elle aurait aimé mourir avant que je ne comprenne ce qu’elle avait fait, car elle pensait que je la dédaignais, elle qui ne savait pas surmonter sa peine. Elle avait tort. Je le lui dis. Ses sanglots, ajoutés à l’asphyxie imminente que promettait le poison, secouaient douloureusement sa poitrine. Fasciné, je regardai sa peau blanche se soulever convulsivement, sa bouche se déformer, sa gorge se crisper, ses épaules monter et descendre par à-coups ; je regardai ses dents blanches mordre ses lèvres rosées, ses mains pâles agripper le drap, puis encore sa poitrine qui se soulevait et s’abaissait de plus en plus vite sous le drap à mesure que sa cage thoracique était traversée d’un souffle panique. Elle agonisait sous mes yeux.
Quand je repris mon sang froid, quand je me souvins que la femme qui venait de mourir devant moi avait été aimée par le seul ami que j’aie jamais eu, et que cet ami était mort, je tombai à genoux, j’agrippai ses draps, ses vêtements, ses membres, cachant mon visage dans les tissus du lit. Il était trop tard. Je me relevai, une mèche de cheveux entre les doigts - je ne m’étais même pas senti les lui serrer si fort - et je m’enfuis. Je laissai là notre ciguë à la beauté fanée, emportai le lourd herbier de Louis et je m’enfuis.
Je retournai au village de Louis et me rendis au cimetière. Je n'eus pas de mal à trouver la tombe. Soudain, en voyant la pierre froide à terre, la seule dépourvue de fleurs et d’ornements, je sentis une haine naître en moi, dirigée vers le corps qui gisait dessous. Vers sa gorge blanche, dont la voix s’était tue en emportant ses mots et leur étrange charme. Ce devaient être des insectes, maintenant, qui sortaient de sa bouche et glissaient sur ses lèvres, avant de rejoindre la terre à laquelle elles étaient plaquées en un dernier et éternel baiser. Et ses yeux à présent, délibérément fermés, qui poignarderaient-ils? Ils étaient caves, probablement envahis par la vermine, et ils n'auraient bientôt pour tout regard que des orbites vides. À cause de lui qui gisait sous terre, Cicely aussi s’était donné la mort. Cicely, notre fleur la plus précieuse, avait utilisé la plante la plus commune qui soit pour se suicider. Elle était morte asphyxiée, elle s’était étouffée avec les larmes de sa honte. J’ouvris l’herbier sur la pierre et j’arrachai une à une toutes les pages, toutes les fleurs que nous avions fait sécher, pour les laisser s’envoler au vent, et le papier se désagréger sous la pluie qui tombait à verse. Je ne gardai qu’une feuille au creux de la main crispée, et je m’enfuis.
Cela fait dix ans à présent. Qu’ai-je fait pendant ces dix ans ? J’ai vagabondé. J’ai repensé à Louis et à Cicely, à ces quelques temps que nous avions passés, à cette retraite fragile que nous avions trouvée. Parfois, je me demande encore comment Louis s’est donné la mort. Je l’imagine souvent, dans la chambre où je suis à présent - chambre à l’étage d’une maison déserte depuis des années, où il ne subsiste que quelques éléments de son passage. Je l’imagine briser un des nombreux vases contenant ses fleurs séchées, ou une des fioles dans lesquelles il conservait leur parfum, puis entailler la peau fragile de ses poignets, là où elle bleuissait, laissant apparaître ses veines. Dans certains cauchemars, je le vois pendu, je vois le ravage qu’a fait la corde sur sa gorge lisse et blanche, son cou chatouillé par quelques mèches de cheveux plus sauvages. Bien qu'au fond de moi, je sus toujours que s’il s’était suicidé, c'était en avalant du poison, probablement l’un de ceux que nous avions fabriqués nous-mêmes. J’étais même persuadé qu’il avait choisi celui de la belladone, la fleur qu’il avait toujours préférée pour sa rareté et sa toxicité violente. Toujours, je pense aux insectes qui dévorent sa peau, ses lèvres, ses mains, tout comme celles de Cicely ; et chaque fois que j’imagine leurs deux corps, sous la terre depuis dix ans, je sens un amour mêlé de jalousie m’attirer vers eux.
Voilà pourquoi je vais mourir ce soir. Après dix ans, je suis retourné dans la chambre de Louis, dans la maison désertée par ses parents, la maison où plane le mystère de son suicide, de la nouvelle qui l’y a poussé. Nous n’étions pas nés pour mourir naturellement, ni lui, ni elle, ni moi. Après dix ans, j’ai brisé par terre les fioles de parfums floraux qui emplissent l’air d’une senteur écœurante, une senteur qui sera couverte par ma propre odeur. Devant moi il n’y a plus qu’une mèche de cheveux blonds et une page arrachée d’un cahier, sur laquelle reste encore une fleur séchée de belladone.
A côté de ces reliques, il y a une fiole intacte, le premier poison que nous avions fabriqué. Il s’agit de la grande ciguë, une plante assez commune pour que nous la trouvâmes facilement, et assez discrète pour que personne ne soupçonne notre entreprise. Je porte le liquide à mes lèvres. Mon corps refroidira, deviendra inerte et je mourrai. Les senteurs dont je suis entouré, si capiteuses qu’elles en sont écœurantes, envelopperont ma mort; puis le temps passera et l’odeur de mon cadavre attirera les passants.
Malgré le temps qui a passé et l’inexpérience que nous avions alors, je sais que le liquide est mortel.
Mon corps étreindra la terre comme ceux de Louis et Cicely avant moi, et j’emporte le dernier baiser de la Fool’s Cicely.
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Arf.
J'adoooooooore :coeur:
très bien écrit, entraînant, noir à souhait et en même temps beau
franchement j'admire et me délecte ^^
bravo, franchement, bravo :)
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J'ai pas relu (manque de temps), mais sache que ce texte m'avait laissé une très forte impression, et que je m'en souviens encore assez nettement. Vraiment, c'est le genre d'histoire que je n'aime pas du tout, pourtant, tu prends ton lecteur au début, tu le déposes à la fin, et il n'a pas eu l'occasion de décrocher. J'avais même gardé plusieurs jours la sensation (un peu de malaise ^^) qu'il m'avait laissée.
Bravo, donc.
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C'est en faisant ma petite liste de textes pour le recueil que j'ai eu envie de lire cette histoire (je ne crois pas avoir lu quelque chose de toi avant ça).
Et j'ai vraiment beaucoup aimé !
Par contre, je n'arrive pas à commenter... J'essaye de relire des morceaux du texte pour dire quelque chose, mais c'est comme s'il était tout entier et indivisible... Je peux dire que j'ai adoré dès le premier paragraphe, et j'ai adoré la dernière phrase, et au milieu j'étais fascinée et emportée par le texte.
Bravo ;)
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C'est très beau... Tu mêles le morbide à la beauté, et le résultat est vraiment saisissant. Vraiment réussi... Pour le coup, je vois pas non plus comment commenter. J'ai vraiment beaucoup aimé ; malgré le ton morbide, voire glauque, le tout sonne juste, et il y a une certaine... poésie. Très noire, certes...
C'est en plus très bien écrit. Bravo ^^
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Whaou ! :D
J'ai lu, d'une traite, entraînée par l'écriture, le rythme et l'ambiance enivrants. C'est sombre mais très beau. Et puis au fil de la lecture on est enveloppé d'odeurs, de couleurs, de sons (pour moi). Ce côté un peu morbide, terne/poussiéreux - mais dans le bon sens. J'adore ! C'est envoûtant, très "baudelairien" :coeur:
Bon c'est pas un commentaire très développé mais voilà, juste bravo ! ^^
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Han, merci pour vos commentaires... c'est trop gentil, je sais pas quoi dire =3
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J'adore toujours ce texte. Il a un peu un parfum Trelawnyen. Quand je pense à "Poisons", je vois tout de suite des toiles d'araignée, un cercueil, des fleurs desséchées et un peu de rose quelque part.
Et oui, Trelawney est un vampire :huhu:
J'adore la manière dont tu le racontes, c'est soutenu mais jamais lourd, tu gardes une fluidité étonnante alors que tu fais défiler les années et que l'évolution des personnages se passe en douceur, avec une crédibilité rare. En gros : c'est trop trop bien. D'ailleurs je l'avais rajouté à ma liste pour le recueil.
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Vous pourrez lire ce texte (éblouissant ^^) dans Papiers Froissés et autres trouvailles, que vous pourrez vous offrir pour Noël et faire dédicacer par Vera si vous la croisez :noange:
C'est pas de la pub je gagne rien sur ce bouquin, vous achetez que le papier :huhu:
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Hé bien, ça faisait longtemps que je n'étais pas venue faire un tour dans la section, et je ne suis franchement pas déçue!
J'ai trouvé ce texte magnifique, envoutant par son ambiance à la glauque, morbide, mais délicate... à l'image des fleurs dont il est question!
En plus, tu as très bien sû mener la narration à la première personne, ce qui n'est pas toujours chose facile (enfin pour moi tout du moins, du coup j'admire ceux qui y parvienne aussi bien!).
Que dire de plus... cela me rappelle les romans gothiques et les mangas de Kaori Yuki. Un magnifique hommage aux ténèbres humaines.
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Franchement très étonné par ce texte
emporté d'un bout à l'autre sans envie de le quitter
très envoûtant même si cette noirceur me déroute
( pour mettre une critique tout de même il y a quelques redites qui si elles étaient supprimées donneraient plus de force)
Il y a dans ce récit un étrange mélange d'adolescence et de maturité
Et une certaine sérénité dans la désespérance.
Il laisse un goût amer dans la bouche comme les teintures mères végétales
quel est ton métier si ce n'est pas indiscret ?
bravo mille bravos !
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Merci d'avoir lu :D
Zach : mdr pour la pub ^^ (enfin je plussoie, dans Papiers Froissés vous pourrez même lire Alice, de Milora, le texte-aux-mille-déterrages :mrgreen: (c'est le premier exemple qui me revient à l'esprit parce que j'ai vu le topic re-déterré il y a cinq minutes, lol))
Cam : non ce n'est pas indiscret, pas de souci ^^ je suis en L1 de psycho ^^
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Alors d'où vient cette connaissance des poisons végéteaux ?
un hobbie ?
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En fait je me suis intéressée aux poisons à partir de certaines lectures, je pense (par exemple l'Assassin Royal, d'un côté, ou God Child, un manga, de l'autre, dans lequel le héros collectionne les poisons). Mais pour la "connaissance", c'est surtout beaucoup de wikipédia et un site spécialisé ^^ enfin je m'intéresse relativement à toutes les plantes depuis un ou deux ans (médicinales ou toxiques, les deux :D)
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J'ai retrouvé la même fascination captivante que dans Pivoine. Et je sais pas quoi dire de plus... Très beau texte, bravo!
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Mes premières critiques... je n'ai pas encore fait ça mais on a tous en nous quelque chose de méchant n'est-ce pas?
non je plaisante, de toute manière, ton texte ne peut pas être démonté, il est bien écrit (quelques fautes je crois, c'est moi où tu as un problème avec la première personne de l'imparfait? il ne manque pas à chaque fois un S ??) et c'est vrai qu'on est vite pris par le flot de tes mots. Et pourtant je trouve la lecture de textes sur écran d'ordinateur assez déplaisante.
c'est personnel mais je trouve néanmoins que les relations entre les 3 protagonistes auraient gagné à être un peu plus développés, leur amitié, la passion qui les unies. Même si je me doute que c'est un choix de laisser planer le mystère sur les causes de la mort de Louis et meme un peu de celle de cecilia (accident ou suicide par chagrin?), nous emmener un peu plus proche de la vérité ne m'aurait pas déplu, pour que ce texte ne soit pas uniquement une fenetre ouverte sur des suicides, et amener davantage de reflexion autour de ce theme grave peut etre. Il ne faut pas absolument pas que ça tourne à la psychanalyse, mais je crois que ça amenerait davantage de profondeur.
Sinon j'aime beaucoup le fait que tu annonces à l'avance chaque drame (peut-être même encore appuyer ce trait pour Louis, en quoi son amitié avec la narratrice le mène vers sa fin? ) à la manière des tragédies grecques.
Et rapidement; j'ai aussi lu Pivoine, moins aimé pour ma part mais je pense qu'il faudrait que je la relise parce que je crois que j'ai pas tout compris :-[ Seule remarque, j'ai l'impression que Pivoine aurait gagné à être raconté à la 3ème personne. Pourquoi? je sais pas .... une impression que ça aurait donné plus de profondeur...
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quelques fautes je crois, c'est moi où tu as un problème avec la première personne de l'imparfait? il ne manque pas à chaque fois un S ??
Je crois surtout que c'est du passé-simple, non ?
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Je crois surtout que c'est du passé-simple, non ?
Oulà! autant pour moi. on va faire comme si personne n'avait rien vu.... :-¬?
Décidément j'ai du mal avec la narration à la première personne... surtout au passé....
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En effet, c'était du passé simple ^^
Merci pour ta critique détaillée, Seymour :) C'est vrai que j'avais volontairement peu développé les relations entre les personnages, je voulais me concentrer sur la personnalité de Louis, les poisons etc. Pour le suicide de Cicely, elle se suicide de chagrin en effet, et non par accident, mais je pensais que c'était dit clairement ? Enfin c'est vrai que c'est un passage que j'ai dû pas mal retravailler ^^
Sinon, je garde ce que tu as dit en poche pour les prochains textes, au sujet des relations et des causes du suicide ^^
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avant de rejoindre la terre à laquelle elles étaient plaquées en un dernier et éternel baiser.
Waw...
Plus mystérieux que les autres texte que j'ai pu lire de toi ( il y a tant de choses que tu n'expliques pas, et la période est si longue.. ), il ne perd pas en qualité pour autant. J'ai d'ailleurs l'impression que moins tu en dit sur les personnages plus ils gagnent en profondeur. Ou alors dis-tu juste ce qu'il faut ?
Mais son attrait n'est pas fondé uniquement sur les personnages, l'ambiance est très prenante
En tout cas, merci pour ce texte, je ne suis pas prêt de l'oublier ^^
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Hi ça fait plaisir des déterrages :o
C'est vrai qu'il est probablement plus "flou", comme c'est un de mes premiers textes il y a beaucoup de choses que je n'ai pas abordées, je n'ai pas vraiment eu de souci du détail, probablement. Tant mieux si ça reste équilibré et que ça fait pas "lacunes". Merci ^^
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Je crois que ma préférence va à Fusains, mais peut-être est-ce simplement parce que j'ai eu trop de cours de botanique sur les plantes toxiques. (D'ailleurs je m'attendais presque à ce qu'il meurt pas car il y a énormément de plantes qui ressemblent à la ciguë... =p)
Ton style est toujours aussi prenant, on lâche pas le texte avant de l'avoir fini d'une traite, bravo. ^^
*disparaît avec sa pelle à déterrage*
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Bon, je crois que c'est la première fois que je lis et commente un texte de toi. A vrai dire pas tout à fais, j'ai essayé plusieurs fois de te lire. Mais c'est tellement sombre et désespéré que j'ai pas la force souvent de continuer...
Ici, dans Poisons( je suis allé sur ta page perso et j'ai pris le premier venu donc) le contexte est pas très gai. Aussi, j'ai du mal à rentrer dans une pareille histoire. Si seulement la porte de sortie laissait place à l'espérance, mais c'est pas le cas. Est-ce un mauvais coup du hasard, cette rencontre avec ce jeune garçon qui entraîne inéluctablement la suite des événements à de fâcheuses conséquences? Possible mais pourquoi la narratrice ne porte pas secours. Toujours s'enraciner dans le mal pour le mal et à quelle fin? Je suis diametralement opposé à ce choix, je zappe la mort et je la nargue. Sans doute les parcours de l'enfance nous guide chacun sur une route. Le chemin est sans doute plus difficile pour certains... En fait, je sais pourquoi j'arrive pas à te lire, c'est que j'entends rien à la psychologie. Même avec mes grands enfants je suis pas fin psychologue.^^
Pour revenir au texte, il n'y a alors aucune alternative et l'odeur du poison envenime le récit tout le long. personne y réchappe et seule la mort vient frapper. Aucun espoir, rien!
Mais quand même l'écrit est sauf et le texte se lit bien avec de jolies formes. Mais que d'effort pour sortir du marasme dans lequel ce texte nous plonge...
Oriente moi Verasoie vers un texte de toi où l'histoire est plus légère! Sinon je crois que mon commentaire te sera jamais en rien profitable. ;)
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Coucou !
Merci de l'avoir lu même si ce n'est pas ton genre dans ce cas ^ ^ C'est vrai que j'ai beaucoup fait dans le glauque XD. En même temps, au début, j'arrivais pas vraiment à m'exprimer autrement, vu que j'arrivais à écrire du glauque, je cherchais pas beaucoup plus loin. Et j'aime bien aussi ^ ^ (Je cherche pas à me justifier, c'est juste pour dire qu'il ne faut pas m'identifier aux textes, je suis heureuse de vivre hein :mrgreen:)
Enfin pour des textes moins sombres je dirais que ce serait L'étranger, ou Desinit in piscem ; et pour carrément pas glauque, Rain m'avait défiée d'en écrire un, c'est Noël sabbatique ^ ^
Merci pour ton message !
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Purée ! tant de texte que je n'ai pas commenté, mais que j'ai déjà lu... La journée va être longue ^^
Ben, pour changer de otut le monde... J'adore ce texte. Il est juste magnifique ma chérie (A dire avec l'accent de Cristina Cordula dans Nouveau look pour une nouvelle vie...). Bon, je l'ai pas relu là, tout de suite, mais je l'ai relu il y a pas très longtemps dans le recueil premier. Non mais comme Fusains c'est juste génial.
Glauque, mais génial :mrgreen: