Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Donaldo75 le 07 Décembre 2014 à 14:40:17
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Petite fille
Candie marche seule dans la rue.
Maman ne lui lavera plus la bouche avec du savon. Jamais. Elle ne la punira pas cette fois-ci.
Les lumières de la ville aveuglent la petite fille.
Candie avance de son mieux au milieu d’une forêt de jambes, dans la cohorte des adultes pressés d’en finir avec leurs courses et de revenir bien au chaud dans leur foyer. Les magasins commencent à fermer, à baisser les stores sur leurs vitrines débordant de cadeaux ou de gourmandises.
« Ferme tes yeux, Candie ! » semble lui dire le mannequin habillé en mariée.
L’enfant obéit. Elle s’arrête sur le macadam froid du quartier commerçant. Personne ne la remarque tellement elle est minuscule, perdue dans l’immense foule des dernières courses de Noël.
De toutes façons, Candie n’est rien d’autre qu’une gouttelette parmi des millions de gouttes d’eau d’un océan informe. A l’école, les grands la surnomment le microbe, les moyens la poussent dans les escaliers et les petits lui tirent la langue. La maîtresse ne s’occupe pas d’elle quand elle lui dit qu’elle est fatiguée ou qu’elle a mal.
Candie se souvient.
Maman ne pourra pas la traiter de menteuse. Impossible. Elle ne lui criera pas dessus.
Les images du passé submergent son cerveau.
Candie revoit son doudou, un gentil hippopotame en peluche marron aux grosses pattes si douces. Il l’écoute en silence quand elle lui raconte les monstres du placard, les douches glacées et les coups de martinet.
« Cours, Candie, ne te retourne pas ! » lui hurle son double meurtri.
La petite fille reprend sa route. Elle accélère le pas, slalomant entre les inconnus, évitant les sacs à main et les valises à roulettes. Les néons rougeoient, les voitures égrènent leur concert de klaxons tels des animaux fantastiques dans le vacarme urbain.
Dans son imaginaire d’enfant, Candie se voit en princesse abandonnée par son père, un roi trop occupé à combattre des créatures légendaires pour s’occuper d’un ange torturé par les démons de sa mère. A la maison, elle doit se débrouiller seule pour se laver, s’habiller et prendre son petit-déjeuner. La reine lui reproche d’être dans ses jupons alors que Candie ne cherche qu’un peu de chaleur maternelle.
Candie se retrouve dans une ruelle sombre.
Maman ne la poursuivra pas dans le noir. Fini. Elle ne l’enfermera plus.
Les cartons et les bouts de plastique l’invitent à prendre du repos.
Candie se construit une cabane de fortune, loin de l’univers de poupée promis par ses parents au dernier repas de famille. Elle ne les croit plus. Ils ne disent que des mensonges déguisés en rêves.
« Rejoins-nous, Candie ! » lui souffle le vent d’hiver.
L’enfant se pelotonne dans son lit improvisé. Elle rabat un drap plastifié, une sorte de ruban transparent fait de bulles comme il y en a tant dans la cave familiale. Le calme la rassure. Le bitume lui rappelle les nuits passées sur le plancher du salon, quand sa mère l’interdisait de chambre au nom d’une punition méritée selon elle. Candie pleure au souvenir des injustices et des brimades subies pendant ces soirées.
Dans sa logique enfantine, elle ne comprend pas pourquoi sa mère, si gentille avec les bébés des autres, s’acharne à la gronder, à lui reprocher d’exister et à lui interdire le moindre câlin. Candie essaie pourtant de jouer à la petite fille sage, à la marionnette qui sourit tout le temps, même pendant les corvées de ménage et les séjours forcés dans le placard à balais.
Candie se laisse aller.
Maman ne saura pas où chercher. Loin. Elle ne la ramènera pas.
Le froid n’est plus aussi dur à supporter.
Candie détend ses pieds, ses jambes et ses bras. Son doudou hippopotame lui sourit de nouveau, du fond de sa poubelle. Il est quand même avec elle, malgré son torse déchiré et sa tête à moitié brûlée par les cigarettes. Rien ni personne ne peut empêcher Candie d’avoir un ami.
« Endors-toi, Candie ! » barrit doucement son compagnon imaginaire.
La petite fille ferme les yeux. Elle songe aux jouets fracassés, aux peluches éventrées et aux dessins refusés. Ce monde d’avant se transforme progressivement, grâce à la magie des contes de fées.
Ses crayons de couleurs s’agitent dans une frénésie de courbes et de nuages. Un monde s’anime dans son esprit, avec des fils d’argent, des fleurs sucrées et des figurines dansantes.
Candie sourit à son tour puis se met à rire. Sa poitrine se soulève, ses joues rosissent et ses cils se mouillent de larmes salées. Elle serre son hippopotame en peluche contre son cœur recollé.
Son nouvel univers se parsème d’étoiles filantes, dans un feu d’artifice d’or et de lumière.
Candie s’endort profondément, laissant son fidèle doudou lui tenir la main pour son dernier voyage.
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J'ai commencé à lire - malgré le thème qui ne m'inspirait pas particulièrement - et je je me suis laissé entraîner jusqu'au bout. C'est une très belle histoire, parfaitement racontée. Le mélange entre le discours du narrateur et le discours indirect de la petite fille est très bien fait, les pensées de cette dernière et sa vision du monde sont bien rendues. C'est à la fois triste, naïf, onirique, enfantin. On ressent bien cette sorte de résignation (ce n'est pas vraiment le mot juste) que peuvent avoir les enfants face à la maltraitance et aux tragédies du quotidien.
Certains passages m'ont fait penser à Cendrillon, sans la bonne fée. J'ai bien aimé aussi le doudou hippopotame, qui apporte un je ne sais quoi d'essentiel au texte. En tout cas je te félicite, c'est une façon très pudique d'aborder le sujet de la maltraitance des enfants.
Seule remarque : tu écris "Candit" et "Candi" à la fin. La forme étant maîtrisée du début à la fin, je me suis demandé s'il s'agissait d'une erreur ou de quelque chose que j'aurais manqué.
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Merci Honnirique,
C'est une erreur de ma part dans les deux cas.
J'ai corrigé.
A bientôt,
Donald
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Salut Donald!
Alors écoute, je salue ton immersion dans le corps d'une petite fille (tu es un homme, c'est marqué sur ton profil :mrgreen:) Après je t'avoue que je trouve ton texte un tantinet cliché. J'aurais aimé qu'il se positionne clairement soit comme un conte soit comme un texte empli d'émotions et il n'est ni l'un ni l'autre. Du coup, c'est un peu frustrant à la lecture. J'aurais aimé que tu creuses plus tes descriptions ou plus les émotions du personnage. En l'état, ton texte ne m'apporte pas grand chose. Je vois l'histoire, la scène, mais elle est (malheureusement) un peu banale. Maltraitance / fuite / suicide plus ou moins conscient. En fait, on sent qu'il y a de la poèsie dans ton histoire mais ça ne va pas au bout et je reste sur ma faim.
Je ne sais pas si j'ai été très claire et j'espère surtout ne pas t'avoir blessé. J'attends ton avis.
:mafio:
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Salut Elhora,
En général, dans mes textes courts, je laisse le lecteur libre d'interpréter l'histoire.
C'est le cas ici. En gros, je laisse de côté les explications longues et les descriptions inutiles. Faisant cela, je sais que je frustre une catégorie de lecteurs (j'ai d'ailleurs écrit un texte appelé 'un petit pas pour le rêve' et posté ici, qui traite de ma vision de l'écriture et du lectorat) et que j'ai droit aux commentaires associés (du genre le texte est cliché, il ne se positionne pas clairement dans un registre, il ne va pas au bout, etc...).
Dans un récent post, j'ai expliqué à Rain, un auteur du cru, que j'écrivais plus dans une optique abstraite que figurative. J'ai décrit le parallèle avec la peinture (Miro/Kandinsky vs Goya/Velasquez).
Je crois que c'est bien résumé ainsi.
Pour terminer, vu que je suis habitué à ce type de commentaires, sache que tu ne m'as pas blessé. On n'est pas d'accord. Si je réécrivais ce texte maintenant, tu arriverais à la même conclusion parce que c'est ma façon d'écrire.
Concernant les clichés (d'ailleurs commencer un commentaire de cette manière n'est-ce pas en soi un cliché ?), j'entends souvent ce terme. Autant je suis d'accord avec quand il y a de longs passages sur un sujet éculé, autant dans un tableau abstrait je pense que ledit cliché représente un symbole (à l'instar de ce que faisait Andy Warhol avec la canette de coca).
Pour ce qui est des émotions de Candie, en faire plus, même dans un texte figuratif, serait redondant avec l'action, comme mettre de la guimauve dans de la crème fouettée.
Je t'ai donné mon avis puisque tu l'attendais.
En tant que lecteur, j'ai du mal avec les histoires où tout est expliqué, les descriptions longues et les émotions à gogo. En général, ça me passionne autant que de lire la notice de montage de mon téléviseur. Je n'écris pas pour satisfaire tous les lecteurs (ce serait une utopie et en plus un manque d'authenticité).
Comme disait Lao-Tseu: " Des paroles carrées n'entrent pas dans des oreilles rondes."
Bye
Donald
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Salut Donald!
Et bien on peut dire que tu défends très bien ton texte. Je comprends ta démarche et puisqu'elle te convient alors c'est parfait!
Il est vrai que je n'aime pas l'abstrait en peinture et que je ne suis pas fan de Miro. Donc des goûts et des couleurs!!
Très bonne journée à toi
:mafio:
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Salopiot de Donald !
Tu veux me gâcher les fêtes ???
Déjà, je trouve pas de faute, incongruité, inversion... (J'ai mal cherché ?? Caramba !)
Ensuite c'est d'un triste, même pas une blagounette genre "Candie sucre les fraises tant elle a froid"...
Bref c'est bien écrit, mais froid (humour 8)).
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Désolé Georges,
Je n'avais plus de grosse rigolade à écrire, avec détective privé, extra-terrestre bouffeur de pizza, exploiteur de Père Noël et autres joyeusetés de la fiction donaldienne.
Du coup, je suis passé du côté sombre de la farce, celui de nos frayeurs passées, présentes et futures.
Je sais, mon psy va se faire des couilles en or avec moi. Je négocierai une remise des mille séances.
Bye
Donald
PS: Je pense que nous ne sommes pas de la même génération. Pour moi, Candie est une héroïne d'un dessin animé japonais pour les petits, tiré d'un manga, diffusé à la fin des seventies quand je n'étais qu'un caneton. C'était gravement triste. Rien à voir avec le sucre, quoi (mais j'apprécie le jeu de mots, vraiment, bravo). Je dis ça juste pour te donner le contexte (heureusement que je n'ai pas pris Goldorak comme prénom, ça aurait donné du lourd avec fin du monde et tout ça tout ça comme dirait ma concierge).
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Si 75, ce n'est pas ton département mais ton année de naissance, en effet.
Tu fais Alexandre Dumas (fils), vingt ans après. :'(
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Salut Donald,
j'ai beaucoup aimé, c'est sobre et puissant à la fois.
J'aime la naïveté de ton personnage, sa douce douleur d'enfant.
Les petits bobos de la pauvre Candie sont ici poussés jusqu'à une violence extrème. Ce qui m'a le plus touché, c'est la stupidité et la méchanceté des trous de cigarette sur le doudou.
Rémi
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Personne ne la remarque tellement elle est minuscule,
J'ai un doute... "qu'elle", plutôt, non :\? ?
Dans son imaginaire d’enfant, Candie se voit en princesse abandonnée par son père, un roi trop occupé à combattre des créatures légendaires pour s’occuper d’un ange torturé par les démons de sa mère.
waouh, elle tape dure celle-là #:s
Les cartons et les bouts de plastique l’invitent à prendre du repos.
jolie tournure astucieuse, j'aime beaucoup :)
Ils ne disent que des mensonges déguisés en rêves.
et re-paf #:s
« Rejoins-nous, Candie ! » lui souffle le vent d’hiver.
heuh, nous (pl) / le vent (sing) ; ça colle pas, chef :huhu:
Candie essaie pourtant de jouer à la petite fille sage, à la marionnette qui sourit tout le temps même pendant les corvées de ménage et les séjours forcés dans le placard à balais.
peut-être une virgule quelque part (entre temps et même pas exemple), parce que c'est looong ;)
autre possibilité : remplacer la vigule par 'ou' et la claquer entre temps et même :\?
Texte émouvant, laissant quand même sur sa faim (se laisse-t-elle dépérir à mourir :\? ?). Le leïtmotif sur la mère passe bien, ça maintient la pression sur le lecteur, le tout servi par une écriture très belle (malgré quelques "et" surnuméraires à mon goût). On est clairement happé par le texte et on suit, impuissant, la chute désespérante de cette fillette incomprise. Bien qu'on aimerait en savoir plus sur la raison exacte de la fuite, ce n'est finalement pas nécessaire (au début, j'ai cru à un décès comme raison de l'absence définitive de la mère fortement suggéré par la formulation et le futur).
Je reste persuadé que ça pourrait faire parti d'un texte plus grand (avec un avant et un après), car on a une seule scène (la fillette seul qui a décidé de partir et qui s'endort dans des détritus/emballages sur le trottoir) bien décrite, mais sans grande consistance global en tant qu'oeuvre "one shot", je dirais.
Ce reste cependant un belle et émouvante lecture. Merci :)
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Merci Viviane,
Pour les modifications.
La première: je ne suis pas certain non plus. Du coup, je laisse comme ça.
Concernant le vent, il parle pour les autres éléments d'où le nous.
Sur la phrase longue, j'ai opté pour la virgule.
Enfin, le texte aurait pu être plus long mais je n'en avais pas la force parce que ça m'épuise d'écrire des textes émouvants et je n'aurais pu tenir la distance.
A bientôt.
Donald
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C'est tellement émouvant ! Et bien écrit en plus!
:coeur: :coeur: :coeur:
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je confirme : tellement "elle est minuscule" est correct !
Bonne année !
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Concernant le vent, il parle pour les autres éléments d'où le nous.
j'ai relu, chui pas convaincu :/ (disons que c'est pas super clair/évident pour le lecteur)
je confirme : tellement "elle est minuscule" est correct !
ça marche, chef ;)
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Après la lecture de "Pifou"? j'ai choisi de lire ce texte court que tu as rédigé ( il est 4H30, c'est pour ça!)
Style totalement différent de "Pifou": tu passes habilement d'un style à un autre.
Ton texte est très triste, c'est réussit. Encore une fois, je l'ai lu en entier sans avoir envie de zapper et de passer à un autre.
Quelques remarques de fond:
"Les magasins commencent à fermer, à baisser les stores sur leurs vitrines débordant de cadeaux ou de gourmandises."--> commencent à fermer et baisser les stores: c'est redondant. Il faudrait peut-être choisir soit l'un, soit l'autre?
"une goutelette parmi des millions de gouttes d'eau": goutelette et goutte se répètent.
" Candie essaie pourtant de jouer à la petite fille sage, à la marionnette qui sourit tout le temps, même pendant les corvées de ménage et les séjours forcés dans le placard à balais."--> en lisant ce passage, je me suis dit "ça sonne comme des clichés".
As-tu déjà été publié?
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Merci TiAna,
C'est sympa de commenter aussi tôt dans la matinée.
Insomniaque ?
Je réponds à tes commentaires.
La redondance est aussi un procédé littéraire. Je l'utilise ici pour exprimer la fin de la journée, donc le passage d'un monde habité à une ville désertée par ses habitants.
Goutelette = enfant.
Goutte = adulte.
Ce n'est pas une répétition mais une image.
Je ne sais pas si les nombreux enfants qui subissent les corvées de ménage et les séjours forcés dans les placards à balais apprécieraient qu'on qualifie leur situation de clichés. Pour moi, malheureusement, ce n'en sont pas.
A bientôt,
Donald
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Pas insomniaque: bébé dort mal :/
Ce que je qualifiais de cliché n'etait pas le vécu de ces enfants, jamais je ne me le permettrait, mais ces images que tu as choisie et qui résonne spontanément dans mon esprit en «
Cliché». C'est mon ressentit de lectrice.
Peut être retravailler ces images en leur donnant vie en quelques lignes leur donnerait plus de muscles. Ça permettrait de se plonger dans la peau de cette enfant et de ressentir sa souffrance. On devine sa souffrance mais on ne la ressent pas.
Tiana
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Wah
J'en reste bouche bée. (Qu'Est-ce que j'aimerais savoir écrire aussi bien !)
tu sais vraiment raconter les histoires. ton style d'écriture est... envoutant.
c'est splendidement bien écris, félicitations !
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Remontage pour le recueil !
Je vais court car je n'ai pas relevé de phrases lourdes ou de fautes. Je vais aussi faire court parce que je suis globalement d'accord avec d'autres commentaires et que tu as déjà répondu. Je fais effectivement partie de ces lecteurs frustrés qui auraient aimé que tu développes un peu plus cette histoire. J'aurais aimé suivre un peu plus cette Candie ou que la fin du texte se fasse plus explicite.
Mais tu ne le feras pas donc tantpitre.
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Hélas, on ne change plus à mon âge.
:-¬?
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Lu pour le receuil également.
C'est rigolo, pour le coup moi je trouve la fin un peu trop explicite. Enfin l'expression "dernier voyage" ça me parait pas mal clair, quoi.
Pour donner un avis autant j'ai trouvé plein de qualité dans le style d'écriture, et il y a quelque chose de touchant quoiqu'un peu de pathos quand même.
Mais ce qui m'a fait pas trop accorcher, c'est le rythme en général.
Cette idée de faire des refrains sur la base :
Candie...
Maman ne ...
Et des espèce de couplet avec une amorce de dialogue dans le deuxieme paragraphe systematiquement
L'idée Est a mon avis très bonne (enfin ça fait partie des trucs que j'aime bien dans ton texte) mais traité ainsi je sais pas, je m'en suis un peu lassé vers la fin alors qu'au contraire ça devrais être le moment dramatique.
Pourquoi ? je saurais pas trop dire. Peut être que j'aurais voulu quelque chose de plus formel, avec a chaque fois un rythme identique comme en poesie. Ce n'est bien entendu qu'une suggestion et un ressenti personnel
Merci pour ce texte
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Exact Baptiste, ce texte est bâti comme une chanson, pas un poème. C'était aussi ça l'idée.
Merci d'être passé.
Donald