Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: sonadoré le 21 Novembre 2014 à 18:12:41

Titre: Vers le surréaliste
Posté par: sonadoré le 21 Novembre 2014 à 18:12:41
Ce soir-là, il était 18h quand Louise et moi sommes arrivés devant chez l'oncle Frédo.  Le mariage avait débuté aux alentours de midi, et se déroulait depuis dans une atmosphère parfaite alimentée par le soleil et l'alcool. Les cœurs étaient chauds, les paroles aimables. Mille amitiés étaient nées en ce jour grâce à la tireuse. Nous n'avions encore pas passés la barrière de buisson qui délimitait le jardin de la rue que nous entendîmes déjà le jeune marié crier à la gloire de notre arrivée. Nos deux sourires s'élargirent un peu plus. A peine le temps d'embrasser et de féliciter l'oncle, nous nous retrouvâmes plongés dans la plus chaleureuse des ambiances. Le reste de la famille défila alors sur nos joues, suivi par l'ensemble des amis des mariés que nous ne connaissions pourtant pas le moins du monde. J’apercevais alors la longue robe blanche au fond de l'immense toile de tente dressée pour l'occasion par les parents de ma neo-tante par alliance.
Je laissais donc Louise au plaisir des retrouvailles émues afin de filer discrètement vers la dernière table. Je partis avec tant de silence que j'oubliai ensuite de me manifester une fois arrivé devant la belle jeune femme. Surprise, elle oublia de me sourire lorsqu'elle me vit. Je lui fis remarquer avec humour sa maladresse qui était un comble le jour de son mariage mais elle ignora la remarque. Il était vrai que le ''wind of change'' de Scorpion vociférait considérablement, mais cela ne dérangeait personne. Je pensais alors que le pouvoir de la bonne humeur était étonnant sur la perception des sens, le nota rapidement dans un mémo de mon téléphone et me concentra de nouveau sur mon interlocutrice. Tout ça ne m'avait pris que quelques secondes, et pourtant le regard de ma tante était déjà vide. A peine une minute qu'elle m'avait découvert à ses côtés, et elle ne me voyait déjà plus. Je décidais de profiter de cet instant, et de l'observer dans ses moindres détails jusqu'à ce qu'elle revienne à elle.
Je vis alors la plus grande des tristesses. J'étais face aux limites du bonheur, face aux limites d'un monde rêvé. Les yeux mélancoliques au possible elle s'imaginait déjà, le jour même de son mariage, trompée et salie. Elle s'imaginait trahie par le bel homme saoul qui racontait une énième fois la blague du gendarme unijambiste. Elle s'imaginait déchirer son élégante robe dans un accès de rage après avoir deviné l'adultère. Elle s'imaginait nue sur un sol glacé, pleurant son bonheur d'autrefois. C'est en tout cas ce que je crus bon d'analyser de ce regard sans vie. Je fixai alors mes yeux sur ses lèvres fines. Il s'en dégageait un pouvoir érotique incontestable que je ne me permis cependant pas d'approfondir, parce que je n'en avais pas le droit, parce que je n'avais que quatorze ans. Laissant ma vue se balader sur son corps, j'admirais les contours de ses seins puis de ses hanches, sa peau bronzée, sa longue chevelure brune , ses doigts entrelacée avec beaucoup d'esthétisme et ses jambes croisées à la manière d'une femme sûre d'elle, ce qu'elle n'était peut-être pourtant pas tant. L'examen terminé, je me convainquis que toutes mes précédentes pensées étaient malsaines. Comment penser à ce que sa tante avait pour charme, alors qu'elle avait probablement besoin de réconfort. Je toussotai.
Elle se ressaisit aussitôt puis, comme si elle me voyait pour la première fois, elle me sourit exagérément, me serra dans ses bras, me fit la bise, me demanda de mes nouvelles, me laissa quatre secondes pour la féliciter, me fit savoir qu'elle était très contente que j'arrive enfin, me questionna sur la cause de mon retard, me laissa cinq secondes cette fois pour lui dire que je jouais un match décisif pour la montée, ne me réclama pas le score et me proposa un coca. Je déclinai poliment en lui expliquant que je n'avais pas dit bonjour à tout le monde et elle me laissa partir sans déception. Je fis deux pas. Je me retournai. Ça ne va pas trop, me dit-elle. Cela ne m'étonnait pas. Je restais stoïque quelques secondes avant de fuir l'atmosphère devenue étouffante de cette tente, sans un mot pour la mélancolique mariée.
J'avais décidé d'aller aux toilettes, histoire de me donner quelques moments de répit afin de réfléchir aux événements. C'était très certainement mon plus grand défaut, vouloir réfléchir à tout, tout le temps. Je courrais presque quand je suis arrivé devant la porte et quand celle-ci fut ouverte brusquement de l'intérieur, me laissant face à Louise que je retrouvais et une fille de notre âge vêtue d'un haut à fleurs. Oh cousin – c'est ainsi qu'elle aimait m'appeler devant ses nouvelles rencontres, comme si elle tirait fierté que je fasse partie de sa famille, ou tout simplement qu'elle avait une famille – je te présente Flora. Je fis rapidement le rapprochement entre son prénom et son haut mais m’abstins d'en faire une plaisanterie. Enchanté, répondis-je d'un air gaie et sincère. Bonne formule, répliqua-t-elle. Mes nerfs survoltés me firent lâcher un rire d'une stupidité déconcertante. Les filles parurent étonnées de me voir ainsi, et décidèrent de poursuivre leur chemin. Je ne me sentais pas encore déçu.
De retour des toilettes – ou des latrines comme il faut dire quand ma grand-mère me le demande -, je me sentis léger, et cette sensation m'amusa. Je me sentais capable de courir cent kilomètres, de nager le long des plages, de dire à ceux que j'aime que je les aime, de vaincre toutes mes angoisses, enfin. Puis, je distinguais l'ombre de la mariée sur le goudron et dans la mer, et mes angoisses ressurgirent avec hargne.
Le vent me rafraîchissait le visage, quel agréable sentiment. Je me dirigeais vers mes deux sœurs, saluées avec précipitation une demi heure plus tôt, le sourire bien ancré. Cette journée faisait vraiment tout pour me séparer de mon pessimisme.
Alors ton match ?
Gagné 3-0, on monte.
Fantastique, bravo petit frère !
Je les remerciais quand je vis la robe blanche portée par la mariée se balader à une vingtaine de mètres de nous. Elle déambulait d'une manière très humaine, pourtant aucun corps n'habitait le tissu. Le vêtement flirtait avec la pelouse en se faufilant entre les convives, cependant personne ne remarquait sa présence hors mis moi. Je m’abasourdissais de cette vision, je n'écoutais plus les paroles de mes sœurs.
C'était chose rare, car elles étaient mes repères, les phares de mes côtes, les lampadaires de mes trottoirs, et quelques uns des plus beaux rayons de mon soleil. J'ai compris cet amour un soir de juin, dans un camping breton. Un vieil homme m'avait attrapé et réprimandé parce que j'envoyais trop souvent mon ballon dans son emplacement. Elles avaient alors pris ma défense, défiant ainsi leur peur bleue du bonhomme. Je ne me suis pas rendu compte sur l'instant de l'importance de cet acte. Je compris plus tard qu'elles préféraient souffrir à ma place, quand elles ont sacrifié leurs nuits pour calmer mes angoisses en répétant « dors vite mon p'tit, je ne veux pas que la vie t'abîme de trop ». Chaque soir, avant de dormir, il y avait le toc toc. L'idée était simple. Ma chambre touchait celle d'une de mes sœurs. Avant de m'endormir, je tapais deux fois sur le mur adjacent – le fameux toc toc -, Léa me répondait par le même frappement. Je disais alors bonne nuit, fais de beaux rêves. Elle transmettait le message à Charlotte en tapant sur l'autre mur. Ainsi, nous savions tous les trois que j'allais dormir, et nous nous souhaitions tous bon courage pour ce qui était à l'époque une épreuve. Je crois même que mon frère, qui dormait à l'autre bout de l'étage, souriait en entendant ce rituel nuptial. Je m'apaisais ainsi. Plus tard, j'appris à calmer mes angoisses à l'aide d'un pédopsychiatre, que je revois parfois, comme une visite de contrôle. J'appris à respirer, à relativiser. Je me mis à lire pour me calmer, à écouter des musiques appropriées. Je trouvais aussi mes propres méthodes. Il m'arrivait d'ouvrir la fenêtre et de profiter du ciel noir, de dessiner sans pour autant savoir le faire, ou encore de me masturber lorsque je pris de l'âge. Tout était, et est toujours bon pour faire cesser ces angoisses. Ce sentiment d'oppression, de panique me hante depuis l'âge de cinq ans. Je saurais décrire chacune des crises que j'ai subies. C'est, pour le moment, le combat de ma vie.
Perdu dans ses pensées, ma vue s'était troublée. Le temps d'effacer le flou, la robe avait disparu. Je ne voyais maintenant plus que la fille à fleurs. Je sentais quelque chose d'étrange en elle. Je voulus aller vers elle, mais on entendit tout à coup un cri strident émanant de la tente, ce genre de cri qui stoppe tout, qui fait se retourner la plus grande des masses humaines, et qui déchire le ventre. Je ne laissais pas le temps à la foule le temps de se précipiter à l'intérieur, j'accourrais auprès de l'origine du bruit. Je ne fus même pas surpris d'apercevoir ma tante, nue, pleurant à chaude larmes, comme je l'avais imaginée quelques instants plus tôt lors de ma malsaine observation. Je le fus en revanche lorsque je vis Flora arriver auprès de moi, vêtue de la robe, celle qui avait arpenté la pelouse, celle qui manquait sur le dos de ma tante. Je me rendis compte que l'attraction que j'avais éprouvée en voyant ma tante était due à la robe. Alors que la totalité des convives s'écriait de rage et d'étonnement à la vue de cet étrange spectacle, je fus pris d'une terrible envie de serrer la fille à fleur dans mes bras, de l'embrasser avec toute l'envie dont je pouvais faire preuve, de parcourir avec elle les frissons de l'amour, de sentir mon corps en symbiose avec le sien. Je me mis à trembler de plaisir. Puis de rage quand je vis l'oncle Frédo s'en prendre violemment à elle, lui arrachant la robe et la jetant à terre. Elle restait alors au sol, perdue, choquée, vêtue d'une culotte et d'un soutien-gorge noirs. Je repris mes esprits et lui tendis la main. Elle me sourit puis déclina.
La mariée aussi semblait reprendre ses esprits. Se rhabillant en hâte, elle se mit à fuir vers la maison, l'oncle à ses trousses. Personne ne comprenait ce qui venait de se passer. Les regards était perplexes, et le silence lourd. Ma mère vint me cacher les yeux, comme pour tenter de me cacher le terrible spectacle, voulant se donner bonne conscience mais sachant tout de même que c'était trop tard. Ses mains étaient douces et délicates, et je les savais pleine de bonnes volontés. Je voulus regarder par terre, à l'endroit où était Flora, mais un brusque mouvement de précipitation de la foule vers la sortie m'en empêcha. Le monde s'était remis à hurler. Je ne compris pourquoi que lorsque je fus hors de la tente, et que je vis au centre de celle-ci un faisceau de lumière bleu, qui dégageait une chaleur intense que je parvenais à ressentir en me trouvant à plusieurs mètres. Je ne te veux pas, murmura la lumière. Le silence revint, la boule disparut. La soirée devenait carrément folle. Les gens commençaient à rentrer chez eux avec vitesse.
Bientôt, seuls Louise et moi restâmes dans le jardin, abandonnés de tous. Elle pleurait nos familles, je pleurais la fille à fleur. Dans nos larmes se déversait la peur pure. Celle que je pouvais subir pendant mes crises d'angoisses. Nos bouches étaient sèches, nos joues trempées. Nous continuions à pleurer des heures, la nuit tombait. L'espace autour de nous était cruellement vide. Il devint en plus cruellement silencieux quand nos larmes cessèrent. Je me retrouvais face à mes cauchemars. Les sentiments  n'influençaient plus les événements. Les choses étaient inexplicables.
Soudain, Flora apparut, habillée des vêtements qu'elle portait au début de la journée.
Es-tu morte, je lui demandais. Tu oses me demander ça... me répondit-elle.
Je ne comprends pas, déclarai-je perplexe.
Pourquoi nous as-tu tués ?
Mais je ne suis pas mort ! Et toi non plus ! Putain !
Toi non, pas encore mais tu te brûles sans cesse. Tu veux savoir ce qu'était cette flamme dans la tente, c'est le feu de ton auto-destruction, celui que tu alimentes par tes angoisses. Mais moi je suis morte, parce que tu m'obligeais à t'aimer. Tu m'as regardé la première fois d'une manière si forte que je l'ai su. Je ne peux pas t'aimer, nous aurions pu être proches, mais jamais amoureux, alors tu m'as tué. Ou plutôt as-tu poussé les autres à me tuer.
C'est du délire... Je dois halluciner, répondais-je, abasourdis. Dis-moi que tout ça se passe dans ma tête.
Bien sûr que ça se passe dans ta tête. Mais pourquoi cela signifierait que ce n'est pas réel ? me demanda-t-elle.
Je fermais les yeux et les rouvris dans l'espoir que tout aurait disparu. Ce ne fut pas le cas. Louise semblait dormir sur le sol. Flora me fixait. Je compris alors que je m'étais déjà trop brûlé, et que l'amour m'avait détruit à partir du jour où il s'était associé à la peur. Je me rapprochais lentement de la fille à fleur, ou plutôt de son fantôme, et me laissais déchiré par ses baisers qui me détruisait petit à petit, jusqu'à me réduire en cendre. Je savais que je pourrai renaître. Dans mes cendres, le vent dessina des lettres. On pouvait alors lire ''Sonadoré''. Je compris le mot sans m'étonner de pouvoir le lire. C'était un hommage au mot espagnol ''sonador'', le rêveur. Il était associé au terme ''doré'', comme pour montrer que ça pouvait être beau. Je me promis alors de renaître par les mots.
Titre: Re : Vers le surréaliste
Posté par: Rémi le 24 Novembre 2014 à 20:42:07
Salut Sonadoré !

Quoi, un texte en page 2 de la liste sans commentaire ??? Pas bien ça !

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J’apercevais alors la longue robe blanche
un participe passé nan ?

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le nota rapidement dans un mémo de mon téléphone et me concentra de nouveau sur mon interlocutrice.
notai ; concentrai

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Je décidais de profiter de cet instant,
un participe passé nan ?

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Je courrais presque quand je suis arrivé
courais

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Oh cousin – c'est ainsi qu'elle aimait m'appeler devant ses nouvelles rencontres, comme si elle tirait fierté que je fasse partie de sa famille, ou tout simplement qu'elle avait une famille
qu'elle eût ?

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Enchanté, répondis-je d'un air gaie et sincère.
un air gai

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De retour des toilettes – ou des latrines comme il faut dire quand ma grand-mère me le demande -, je me sentis léger, et cette sensation m'amusa. Je me sentais capable de courir cent kilomètres, de nager le long des plages, de dire à ceux que j'aime que je les aime, de vaincre toutes mes angoisses, enfin.
il a fumé ? pris un rail ? pq ce changement d'attitude ?

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Le vent me rafraîchissait le visage, quel agréable sentiment. Je me dirigeais vers mes deux sœurs,
sentiment ou sensation ?
Participe passé à "dirigeai" ?

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sa présence hors mis moi.
hormis

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j'accourrais auprès de l'origine du bruit.
bizarre cette formulation (le début de phrase pour dire qu'il est le plus rapide aussi)

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Les regards était perplexes,
étaient

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je les savais pleine de bonnes volontés.
pleines

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Les gens commençaient à rentrer chez eux avec vitesse.
avec vitesse ?

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et me laissais déchiré par
déchirer

Citer
alors tu m'as tué.
tuée

Voilà pour le détail. Sur le fond, je ne suis pas vraiment rentré dedans. Tu intègres dans ce texte de nombreuses pistes, de nombreuses idées mais elles n'entrent pas bien en résonnance entre elles et je trouve que la composition est déséquilibrée : la mariée sans robe arrive au milieu et avant cela il n'y a pas de prémices de fantastique, il ne se passe pas grand chose en cohérence avec la suite. Pourquoi tant de détail sur la famille, le foot... je trouve que ça n'éclaire pas suffisamment ton personnage (par rapport aux couchers avec les soeurs et les ptits coups dans le mur).
Ensuite, la lumière bleue, les autres qui fuient ou disparaissent je n'ai pas compris (ils ne peuvent pas tous se sauver de la lumière bleue et les laisser en plan, sans que personne ne revienne ou regarde de loin). Alors évidemment, rendre crédible la fin du texte est très délicat. Peut-être as-tu voulu faire comprendre la métaphore de la disparition et du changement profond au sein du narrateur qui se réfugie dans l'écriture.
L'art comme recours à la condition humaine, c'est un sujet très intéressant. Ici, j'ai cru sentir cette volonté mais encore une fois la structure et la composition du texte m'ont un peu déroutés.
Côté écriture je ne suis pas super emballé mais ça se lit bien, quelques petites touches poétiques, quelques passages sympas (ex : atmosphère alimentée par le soleil et l'alcool). Peut-être un poil trop descriptif.

C'est un chouette travail en tout cas. A lire les dernières lignes, il est certainement assez personnel, mon avis est pas hyper positif mais il est sincère et j'espère qu'il te servira.

Rémi