La vie
A l'aube, apercevant les premiers rayons de soleil éclairer le sommet de la colline, des pensées inhabituelles me viennent à l'esprit. Je me met à penser à la vie, à ma vie... Cette immense richesse si souvent oubliée... Pour réfléchir à notre tendre existence rien de mieux qu'une tendre bouffée d'air frais. Alors que monde dors encore, je suis là, au dehors de ma demeure, je marche le long de la Vesle, tout en regardant somptueusement la faune et la flore s'éveiller. Alors que le chant des oiseaux retenti seulement, et que les douces fleurs s'ouvrent lentement, je suis là, assis sur l'herbe fraîchement humidifiée par la rosée de notre vigoureux été. Je parle, je parle au monde de la nuit qui petit à petit disparaît dans la brume matinale, je parle au monde inconscient du soleil levant. Je leurs raconte les plus harmonieux moments de mon enfance. Ces instants inoubliés qui à jamais resteront dans mes pensées. Tandis que le vent viens heurter ma peau encore endormie, je décide de partir... Je n'ai pas eu besoin de beaucoup de temps pour prendre ma décision , l'heure est venue. Ma tendre destinée à décidée, pour la dernière fois de m'embrasser... Je me relève lentement, je marche sans savoir où je vais, je marche... Quand soudain, un bourdonnement viens chatouiller mon oreille, ce bourdonnement s'accentue, il est de plus en plus fort, mais moi, dans mes funestes pensées j'avance, sans prêter attention au monde qui m'entoure. Je salut pour l'ultime fois le doux rossignol sifflant, j'avance. Alors que d'un pas décidé je rode vers l'inconnu, le bourdonnement devient incessant. Quand soudain, une vive douleur à la hanche me prend, j'ai reçu un coup, sans même avoir le temps de tourner la tête, je sens mes pieds, mon corps glissés le long des chemins boueux... Le bourdonnement s'est arrêter, une voix inconnue viens perturber la douleur qui, pendant ce temps s'empare de moi. C'est un homme, je crois qu'il me parle, je ne peux pas le vérifier mes yeux sont clos... Je n'arrive pas à comprendre ce qu'il dit, il à l'air paniqué. Sa voix rugueuse et angoissante monopolise mes pensées. Je ne peux pas l'aider... Je suis toujours là, couché ou plutôt plaqué à un sol humide et boueux. La voix de l'homme s’atténue jusqu'à disparaître totalement.