LE LION TUE PAR SA FIDELITE
Tirée de faits réels
Moi, votre narrateur, Agoerges Boulenger, vais vous raconter cette toute petite histoire, très vraie qui j'espère vous divertira. (l'idée d'introduire l'histoire ainsi n'est pas mauvaise, mais ici maladroite. Si tu veux améliorer ton texte tu peux commencer par trouver une vraie bonne phrase d'introduction, une accroche plus accrocheuse, sans perdre cette simplicité de la petite histoire qui marche très bien.
À Montpensier après la soumission du Languedoc au roi Louis VIII, en 1226, le médecin-chef donne ses instructions pour soigner le mal du roi (une fièvre et de violentes diarrhées, mais les médecins s'obstinent à dire que l’état du roi est causé par le manque d’une vie sexuelle active) : « Un roi qui n'a pas d'amies intimes, est un roi malade : nous en avons le témoignage sous son règne. Faut-il lui envoyer des jeunes femmes vierges ? Tentons de lui faire recouvrer sa santé. » (Rien à dire, simple et efficace)
C'était elle, elle qui devait (attention ! tu étais au présent dans ton premier paragraphe ! Il faut choisir !)redonner la prospérité au roi. Elle avait le front large, les cheveux blonds, le corps mince, bien fait, et la peau blanche : elle était sculpturale. (très bonne image) Envoyée par les médecins royaux, elle se plaça à quelques mètres du lion endormis. Son corps viril, était agréable à voir, et sa petite taille, mais de faible santé. Elle ne quittait des yeux le roi pâle, ne mouvant pas, avant qu'un garde ne se mette à toussoter : ce qui la fit frémir. Elle avançait donc pieds nus, vêtue d'une chemise et d'une cotte vers le lit du roi pour s'y glisser, frissonnant à la chaleur qui s'y trouvait. Ainsi, comme demandé par les médecins traitants, elle se dévêtit et soulevant son corps embrassé par le souffle du roi, s'approcha de ce dernier. La jeune femme se sentait impuissante, le lion semblait encore dormir. (cette phrase est étrange, un peu gênante dans le rythme. On a du mal à voir son intérêt et ce qu'elle apporte au texte. L'image du lion-roi est déjà utilisé plus haut, et on a du mal à comprendre en quoi elle est impuissante ici. De plus la transition, elle s'approche et le roi se réveil marche mieux sans cette phrase au milieu qui ralentie le rythme. Louis, qui avait dû sentir la respiration soutenue de son " invitée " ouvrit les yeux soudainement : terrorisant ainsi, sans le vouloir, celle qui devait le remettre sur pied. « Que faites-vous ici ? C'est encore ces malsains, ces charlatans... Je ne commettrai d'adultère pour rien au monde, je préfère mourir que de brûler en Enfer. » Il recula son corps, attendant une réponse de la femme.
Ici, il manque quelque chose. Des informations supplémentaires, juste une ou deux phrases. On aimerait en savoir plus sur l'état du roi, son comportement, ça va un peu trop vite)
« - Si vous parlez de vos médecins, oui, ce sont eux Votre Majesté.
- Bien, comment vous appelez-vous ?
- Parvie Votre Majesté. »
Après ces quelques échanges, le roi qui voulait se désaltérer avant de reprendre ses dires, faible, se noya dans l'océan qu'était son lit. (l'idée de l'image est bonne quoi qu'un peu facile. Elle pourrait être développer d'avantage surtout qu'elle marque la transition entre la vie et la mort du roi. Cela on aimerai le voir d'avantage, la façon exacte dont il meurt. C'est presque trop imprécis par rapport au reste du texte. La jeune femme, se leva, regardant comme hébétée le visage fermé du roi, comme si l'agonie fut longue. Les bustes, les trophées de chasse, semblaient rire d'une telle mort, témoins du décès d'un lion qui ne régna que trois printemps sur sa savane. (ça, ça fonctionne très bien !)Elle se mordait les doigts, se tirait la chevelure, croyant que par sa faute le roi était mort. Parvie, à présent rongée par la honte et le désespoir, tournait en rond, ses cheveux perdant peu à peu la couleur du soleil, prit finalement une épée, l'attacha à la grande porte de la chambre, et s'en donna cinq coups, seul le cinquième fut mortel. Elle mourut vierge, jeune, il mourut sans n'avoir jamais trompé l'amour de la reine, jeune aussi.
(la fin est concise, bien. C'est pas trop long, ça pourrait l'être un peu plus. On aimerai plus de détail. On a l'impression qu'elle se donne la mort, comme ça, d'un coup, au pied du lit du roi alors qu'il y a un garde qui tousse au début et qui - à priori, est dans la pièce. Cette petite incohérence est dommage. Il y a une construction à revoir. Ne sois pas trop pressé
Bonjour ! J'aimerais avoir des avis sur ce petit texte que j'ai écris cet après-midi.
Merci d'avoir lu.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Une belle chronique de l'histoire de france ! C'est charmant. C'est bien écrit, il faut juste retravailler encore et encore - comme toujours avec un texte si on veux le rendre vraiment bon.
Il manque légèrement ton point de vu personnel : pourquoi raconter cette histoire ? Juste pour la blague ? alors il faut le rendre plus drôle. Par admiration à la fidélité du roi ? alors il manque une simple petite allusion à insérer, sans que ce soit dit, tout en légèreté pour rendre l'action encore plus prenante et héroïque.
Merci du partage et bon courage pour la suite.