Le Monde de L'Écriture
Salon littéraire => L'Atelier => Cuisiner la langue : ustensiles et méthodes => Discussion démarrée par: Aphone le 14 Octobre 2014 à 23:30:04
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:)
J'en parlais il y a quelques semaines à certains intéressés. J'avais promis d'en expliquer ce que j'en savais, ma manière de la pratiquer. Avec l'abord du Nano 2014, je me dis que l'ouverture de ce fil arrive à point nommé.
Pour commencer, autant attirer l'attention de ceux qui souhaiteraient éventuellement la tester pour préparer leur Nano. Une petite mise en garde sur la question du timing. La méthode flocon peut être longue ou non. Je veux dire par là qu'elle comporte dix étapes, que vous pouvez choisir de toutes utiliser ou non. Selon les types d'ouvrages, certaines seront survolées, peut-être même éclipsées. Rien ne doit être figée. Il s'agit là d'un outil de conception et non d'un processus figé. Le délai que je vous donnerai pour chaque étape est lui aussi assez modulable. Tout dépend de votre nécessité à vous attarder sur chaque étape, de quels éléments vous paraissent indispensables...
Tout ce dont je vais vous parler ici est tiré du site espaces comprises (http://espacescomprises.com/la-methode-dite-du-flocon-expliquee-et-illustree-etape/) qui, au passage, est une vraie mine d'or. Balladez-vous, vous serez ravis.
Pour ceux qui sont suffisamment patients, je vous propose de suivre cette méthode, étape par étape dès maintenant. Je vais l'utiliser durant les quelques jours qui me séparent du Nano 2014 et, chaque fois que je franchirais une étape, je vous en ferai un résumé ici. Ce premier message sera mis à jour après chacune d'elle.
ETAPE 1 - Ruminer.
Cette étape est géniale. C'est l'embryon. La quintessence de l'oeuvre. Le moment où l'inspiration vous souffle une idée, une image, un vent nouveau. Une idée, sa jumelle, ses jumelles. Du vrac. Il n'y a aucune retenue, aucune contrainte, quelle qu'elle soit. Cette étape peut durer autant de temps que vous le souhaitez. Être accompagnée de notes si, comme moi, vous savez pertinemment qu'une idée peut s'évaporer. Ou juste laisser les idées s'enchevêtrer et peindre une toile, simplement belle. Cette étape est pour moi ponctuée de ballade avec ma chose poilue, dans ces bois calmes et inspirants. La nature ouvre l'esprit. Mais aussi au contact de lectures, de séries et de films. De conversations et de silences. De couleurs et de sons. De tout ce qui m'entoure.
Cette étape est géniale.
Il peut être utile de choisir un titre dit de travail pour son oeuvre. Je ne le fais pas. Je m'attache facilement aux noms, qu'ils soient des titres, des lieux ou des personnages.
ETAPE 2 - L'accroche de conception (1 heure)
C'est certainement une des étapes les plus complexes. Parce qu'au terme de l'étape, où on se trouve dans un capharnaüm d'idée, il faut ressortir celle qui en est l'épicentre, autour de laquelle tout gravite. Sortir en une phrase ce qui, non content de résumer, sera le coeur de votre histoire.
Espaces comprises conseille d'utiliser ces questions pour y parvenir :
Quel personnage a le plus à perdre ?
Qu’est-ce que ce personnage a à gagner ?
Quelle est l’action qui lie les deux
Dans la plupart des romans, elles fonctionnent bien. Pas dans tous. A manier avec intelligence. Pour mon nano 2014, j'ai 7 histoires différentes. Je vais donc m'amuser ( :-¬?) à créer une accroche de conception pour chacune d'entre elles.
Prenez le temps de travailler cette accroche car elle est aussi une base essentielle dans la conception d'un synopsis, cette étape ardue souvent demandée lors de l'envoi auprès d'un éditeur.
ETAPE 3 - La 4e de couverture
On reprend notre accroche de conception et on développe. L'idée est de donner à cette quintessence du rebondissement, du conflit. C'est là que rentre en jeu la partie scénarisée. Il s'agit là de transformer l'unique phrase de l'étape deux en un paragraphe de cinq phrases découpé comme suit :
Une phrase de Situation initiale (présentation du personnage principal, du contexte)
Une phrase pour le premier élément perturbateur (ce qui chamboule le contexte initial et amène le personnage principal à en sortir)
Une phrase pour le deuxième élément perturbateur
Une phrase pour l'élément de résolution (l’événement qui amène des péripéties à la situation finale)
Une phrase qui résume le dénouement (un éventuel retour à la situation initial ou pas)
Le but de ce paragraphe n'est pas d'être vendeur. Il ne s'agit pas là de convaincre un lecteur ou un éditeur de lire votre histoire, mais d'une première trame autour de laquelle va s'articuler votre histoire. Une sorte de toile d'araignée, dans laquelle nous allons broder.
ETAPE 4 - Description des personnages principaux et lieux (1 heure par fiche)
Une fois la quatrième de couverture définie, les premiers personnages doivent apparaître. Il est temps de faire un certain focus sur eux. Rien de bien précis pour le moment, juste pour débroussailler un peu. Pour cela, pour chacun d'eux, vous pouvez lister les éléments suivants :
- Nom
- Phrase d’accroche
- Motivation
- Besoin
- Conflit (obstacle qui rend sa tâche plus ardue)
- Epiphanie (l'enseignement qu'il en tire)
- Résumé
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merci pour ce lien, il va m'être bien utile
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merci pour ce lien, il va m'être bien utile
Je croyais que tu maitrisais déjà bien la technique :kei: fufufu :ninja:
Merci Aphone je vais suivre les étapes en meme temps que toi je pense, enfin j'en suis à là aussi quoi :mrgreen:
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Je te préviens tout de suite que je vais éluder certaines étapes pour être prêt pour le1er novembre.
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Je croyais que tu maitrisais déjà bien la technique
pas à ce point là hélas. ::)
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ETAPE 2 - L'accroche de conception (1 heure)
C'est certainement une des étapes les plus complexes. Parce qu'au terme de l'étape, où on se trouve dans un capharnaüm d'idée, il faut ressortir celle qui en est l'épicentre, autour de laquelle tout gravite. Sortir en une phrase ce qui, non content de résumer, sera le coeur de votre histoire.
Espaces comprises conseille d'utiliser ces questions pour y parvenir :
Quel personnage a le plus à perdre ?
Qu’est-ce que ce personnage a à gagner ?
Quelle est l’action qui lie les deux
Dans la plupart des romans, elles fonctionnent bien. Pas dans tous. A manier avec intelligence. Pour mon nano 2014, j'ai 7 histoires différentes. Je vais donc m'amuser ( :-¬?) à créer une accroche de conception pour chacune d'entre elles.
Prenez le temps de travailler cette accroche car elle est aussi une base essentielle dans la conception d'un synopsis, cette étape ardue souvent demandée lors de l'envoi auprès d'un éditeur.
ETAPE 3 - La 4e de couverture
On reprend notre accroche de conception et on développe. L'idée est de donner à cette quintessence du rebondissement, du conflit. C'est là que rentre en jeu la partie scénarisée. Il s'agit là de transformer l'unique phrase de l'étape deux en un paragraphe de cinq phrases découpé comme suit :
Une phrase de Situation initiale (présentation du personnage principal, du contexte)
Une phrase pour le premier élément perturbateur (ce qui chamboule le contexte initial et amène le personnage principal à en sortir)
Une phrase pour le deuxième élément perturbateur
Une phrase pour l'élément de résolution (l’événement qui amène des péripéties à la situation finale)
Une phrase qui résume le dénouement (un éventuel retour à la situation initial ou pas)
Le but de ce paragraphe n'est pas d'être vendeur. Il ne s'agit pas là de convaincre un lecteur ou un éditeur de lire votre histoire, mais d'une première trame autour de laquelle va s'articuler votre histoire. Une sorte de toile d'araignée, dans laquelle nous allons broder.
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ETAPE 4 - Description des personnages principaux et lieux (1 heure par fiche)
Une fois la quatrième de couverture définie, les premiers personnages doivent apparaître. Il est temps de faire un certain focus sur eux. Rien de bien précis pour le moment, juste pour débroussailler un peu. Pour cela, pour chacun d'eux, vous pouvez lister les éléments suivants :
- Nom
- Phrase d’accroche
- Motivation
- Besoin
- Conflit (obstacle qui rend sa tâche plus ardue)
- Epiphanie (l'enseignement qu'il en tire)
- Résumé
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Merci beaucoup, Aphone !
J'ai lu tes posts, je suis aussi allée voir les liens que tu as donnés et impossible, rien à faire, c'est trop rigoureux pour moi. Je crois que je ne me servirai probablement jamais de cette méthode. Je préfère partir dans tous les sens, cela me correspond davantage.
Est-ce que d'autres personnes qu'Aphone et Tim s'en servent ? Quels sont justement vos ajustements par rapport à ladite méthode, Aphone et Tim ? Quels avantages concrets y trouvez-vous ?
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Petit déterrage de sujet en règle :mrgreen:
Déjà, j'avais JAMAIS entendu parler de cette méthode alors que Miro vient de la citer assez naturellement dans un post... Est-ce qu'elle a été utilisée par des membres qui n'en auraient pas parlé dans ce topic ? Vous avez des infos ? Qui l'utilise ou s'en inspire ? : )
De ce que j'en lis, je crois que je suis très fidèle à l'étape 1 de rumination. Puis je passe à l'étape 10. MDR.
Je trouve que la méthode a l'air très intéressante à utiliser dans le cadre d'un projet "inhabituel". Par exemple j'ai jamais écrit de polars, j'aimerais bien écrire un polar (ou un thriller) mais je me sens complètement incapable de le faire actuellement (notamment parce que ma méthode "ruminer puis écrire" permet pas d'énormes rebondissements de situation bien ficelés haha) et je me dis que je pourrais bien utiliser cette méthode (ou m'en inspirer) pour concrétiser le projet.
Mais globalement elle me donne quand même une impression de rigidité et de travail un peu scolaire, elle me branche plus pour "m'exercer" (à faire quelque chose qui sort de mes habitudes) que pour kiffer et me laisser aller.
Quelqu'un sait pourquoi ça s'appelle flocon ? Je m'attendais à un truc complètement barré avec 6 branches qui elles-mêmes vont se diviser en branches mais avec des symétries partout pour faire un kaléidoscope littéraire, mais du coup c'est pas ça du tout et je suis déçue. :mrgreen:
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C'est pas parce qu'elle se forme en "effet boule de neige" ou en cristal : t'as ton euh, centre de nucléation et pouf tu t'agrandis autour de plus en plus vite jusqu'à former la dernière couche visible qui est ton roman. En tout cas, c'est comme ça que je l'ai toujours compris (et non, je l'ai jamais utilisée, je trouve juste son nom chouette)