Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Habit-sale le 01 Octobre 2014 à 03:06:05
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Dans le vacarme du temps, dans l’abominable lenteur du quotidien, de la routine, de sa jute, de sa flamme et sa candeur, un ange passe, blanc, blanc, affreusement blanc. Il raillonne, il scintille, il vole. Un ange, un ange, comme un mythe qui progresse, comme un rêve d’occident, blanc tout blanc. Une note de clavecin l’accompagne, blanche, blanche, une note blanche, une note blanche de clavecin l’accompagne. Elle résonne, lui passe, elle résonne et lui passe.
Un enfant regarde, il a peur, il cri, il cri, il cri, puis il pleur. Il pleur et l’ange passe, il pleur mais l’ange passe.
Une puanteur se dégage, terriblement délicate, elle pu le souvenir, le souvenir d’amours déchus, d’amours déçus, de vies bâclées, d’espoir scellés.
C’est un homme qui soupire un homme qui fût un enfant, c’est un homme qui soupire, qui soupire pour ne plus sourire, pour ne plus sourire à un ange qui passe dans la brume immonde du temps qui s’écoule.
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Salut,
orthographe :
rayonne / crie / pleure / pue
sinon j'ai pas compris l'intérêt de répéter les mots, une façon de donner l'impression qu'il veut retenir le temps ?
c'est peut-être plus un poème en prose au final, beaucoup d'images.
toutefois il a manqué quelque chose à ces images pour vraiment me parler, je ne me suis pas sentie touchée, je n'ai pas vraiment su pourquoi l'enfant crie puis devient homme et soupire. j'ai l'impression que ça peut porter beaucoup de choses et que c'est une bonne base pour faire germer un texte avec des idées Mais en l'état, je reste sur une impression de brouillon...
au plaisir :)
Milla
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Hay !
J'ai lu ce texte trois fois avant de me lancer dans sa critique. J'étais moi aussi déconcertée par ces répétitions, ma foi, étranges !
Finalement, de forte bonne humeur, j'ai pris la décision de le lire à haute voix et j'ai réalisé que ton texte sonnait comme un langoureux baiser. Pour moi, tout l'intérêt réside dans la musicalité et non dans la profondeur. Est-ce voulu ?
Au sujet du fond, j'ai eu l'impression d'avoir affaire à un enfant qui devient homme et dans cet adulte en devenir demeure l'enfant : contemplateur désespéré de son état.
Intéressant !
Selon moi, le rythme dicté par la ponctuation est à revoir. J'aime la cadence effrénée procurée par le texte, mais elle reste à travailler. Les virgules, les points semblent placés de façon aléatoire.
Au plaisir, Habit-sale.
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J'ai beaucoup hésité à commenter ce texte, parce que j'étais très partagée.
J'ai aimé les sonorités, les répétitions qui à moi ne me gênent pas (notamment "Elle résonne, lui passe, elle résonne et lui passe." qui est très habile).
Par contre je ne vois pas du tout où tu veux en venir. Honnêtement, je n'ai rien compris, peut-être que je suis passée à côté ?
Mais j'ai ressenti des trucs sympas, alors un petit bravo quand même.
Pourrais-tu expliquer ta démarche ?