Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Olibrius le 24 Septembre 2014 à 13:55:12
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Bonjour !
Je vous embête encore avec ce texte, que j'ai posté il y a quelques jours et que j'ai complètement remanié depuis (à part certains passages).
Enfin, en espérant que vous voudrez bien vous pencher dessus une dernière fois, bonne lecture ! :)
[Edit : voici une dernière version (enfin j'espère :mrgreen:), lâchez-vous sur les commentaires !]
Je suis un peu assommé par toute la nourriture que j'ai récoltée, et j'ai du mal à me déplacer, encore plus à me déplacer en ligne droite. Je me heurte plusieurs fois à une fenêtre qui semble vouloir se mettre en travers de mon chemin. Je crois bien que je l'insulte, d'ailleurs. Enfin, j'arrive à sortir de la maison et à rentrer à la base. Il ne fait plus tout à fait nuit, et heureusement, sinon je ne sais pas comment j'aurais fait pour me repérer. Au final, je crois bien que c'est mon corps qui me porte tout seul, par habitude.
Je n'ai pas tendance à me soûler autant, pourtant, mais hier soir la tentation était trop forte. Une famille entière d'humains endormie sur son canapé ! Je n'ai pas résisté, je les ai dévorés. J'ai aspiré leur sang, encore et encore, jusqu'à ce que la moindre goutte supplémentaire suffise à me faire exploser. Malgré tout, je suis fier de moi ! Ce n'est pas tous les jours que l'on en rapporte une telle quantité à la Reine. Dès que je suis rentré à la base, ses servantes se sont affairées autour de moi, ont prélevé tout le sang que j'avais aspiré, et l'ont expédié dans une immense pièce spéciale, reliée au reste de notre abri par un labyrinthe sophistiqué de galeries. Après quoi on m'a accordé un jour de repos.
Un jour de repos ! Pour quoi faire ? Ces temps-ci, je suis tout le temps en effervescence, comme tous les membres de la colonie d'ailleurs, et ce matin ne change pas des autres. Nous auront bientôt assez de sang, dans quelques semaines tout au plus, et nous pourront enfin débuter l'élevage des petites créatures que nous avons découvertes quelques années auparavant.
Je m'en souviens, enfin je m'en souviens à travers la mémoire de mes ancêtres, puisque plusieurs générations se sont succédées depuis. Nous étions en l'an 2033 sur le calendrier humain, et la Terre était de plus en plus menacée par ceux-ci, les mers noyées de pétrole, les airs envahis de carbone. L'éco-système entier courait à sa perte. C'est alors que nous avons décidé d'intervenir. Enfin, cela ne s'est certainement pas passé aussi facilement, mais je ne connais pas les détails, la mémoire inter-individu a ses limites. Toujours est-il que nous avons mis au point une arme bactériologique capable de s'occuper des humains sans s'attaquer aux autres espèces terriennes. Mais cette arme avait besoin de se nourrir, et de connaître sa victime… elle devait se nourrir de sang humain, beaucoup de sang. Et depuis toutes ces années, sans relâche, nous aspirons le sang des humains pour la nourrir. J'ai la chance de pouvoir assister au final de notre plan ! D'assister à l'extinction humaine !
Il ne faut pas que je m'énerve trop. Dès que je pense aux humains, je suis trop énervé pour faire quoi que ce soit de bien, trop en colère... Mais je ne peux pas rester inactif ! Je vais plutôt m'inscrire à la chasse de ce soir. Celle qui m'accueille au centre d'inscription le plus proche me jette à peine un regard, mais après quelques explications je suis assigné à la chasse de vingt heures. Le point de rendez-vous est sur la plate-forme d'envol la plus proche d'ici.
Vingt heures, cela me laisse du temps. Je le passe à préparer mon arsenal, à aiguiser mes armes naturelles, à faire briller mon armure de cuticule, à vérifier la composition de ma salive, qui peut se révéler d'une grande efficacité, malgré son caractère incongru.
Après tout, les humains se sont préparés pour se défendre contre nous. La nuit, ils se calfeutrent en espérant nous échapper. Mais nous sommes implacables, et perçons leurs défenses, toujours, sans répit, aspirant leur sang, puisant dans leur force vitale. Nous les attaquerions directement, s'ils n'étaient pas aussi nombreux et s'ils n'avaient pas ce gaz, capable de nous tuer en quelques secondes. Des escouades d'humains tentent même de nous chasser en plein jour ! Ils y parviennent rarement, cependant. En plein air, la seule arme qu'ils possèdent contre nous devient terriblement inefficace, et ils se transforment en une proie de plus. Rien que d'y penser, le sang circule plus rapidement dans mon corps. Je déambule un peu, en attendant l'heure dite.
Enfin, vingt heures approchent, et je me rends au point de rendez-vous. Tout le monde est déjà là. On nous explique que la cible est un dortoir d'enfants, à quelques kilomètres. Nous devons nous y introduire en silence, faire le plus de dégâts et aspirer le plus de sang possible sur nos victimes, et filer. Nous acquiesçons en silence, cela ne change pas du programme ordinaire. Nous nous envolons d'un seul mouvement. Je sens l'excitation de mes compagnons. Certains s'agitent frénétiquement. Le trajet me paraît durer une éternité, mais enfin nous arrivons.
Nous entrons doucement par une fenêtre, laissée entrouverte. Aucun enfant ne nous a remarqué. Ce sera un massacre. Nous choisissons tous une cible avec soin. Les enfants les plus jeunes sont privilégiés, ainsi que les fillettes. Enfin, nous passons à l'attaque avec la rapidité de l'éclair. La plupart des victimes ne se réveillent même pas, mais d'autres s'agitent. Certains même font tellement de bruit qu'ils réveillent les autres, et bientôt tout le dortoir est en émoi. Les enfants crient, la plupart de leurs mots nous sont incompréhensibles, mais nous savons qu'ils appellent à l'aide, et nous comprenons que nous n'avons plus beaucoup de temps. Mes camarades et moi-même nous lançons à l'assaut des enfants les plus virulents, engrangeant le plus de sang possible, quand la porte du dortoir s'ouvre violemment. Un homme se tient devant, une bombe de gaz à la main. Dans la pénombre, il ne nous voit certainement pas, mais il s'élance tout de même courageusement. Il presse un bouton, et aussitôt après le gaz s'échappe. Je le vois au ralenti, se répandant en un nuage putride, un nuage de mort. Malgré mon agilité, je ne parviens pas à m'enfuir. Il pénètre par mes voies respiratoires, les obstruant implacablement. Je me sens défaillir. Ça aurait pu être une si belle mission ! Mais mes camarades et moi-même tombons, c'est fini. C'est tellement banal, tellement prévisible. Nous ne trouvons rien d'autre à faire que de nous écraser sur le sol, au milieu des cris des enfants. Je ne ressens pas de douleur, seulement de la haine contre les humains, contre toutes leurs idées préconçues, contre leur arme mortelle, contre leur nature même. Mais quelle importance ? Après tout, nous vaincront finalement. Ce n'est qu'une question de temps. Mes sens se ferment au monde extérieur plus rapidement que je ne l'aurais voulu. J'entends tout de même un dernier cri de l'homme : « C'est fini les enfants, ce n'étaient que des moustiques ! Vous allez juste vous gratter un peu ! »
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Salut
Euh, moi j'ai pas lules versions précédente, donc c'est un avis tout neuf
« C'est fini les enfants, ce n'étaient que des moustiques ! Vous allez juste vous gratter un peu ! »
l'idée est marrante, ça va peut être un peu vite au début mais c'est pas mal.
Après je l'ai vu venir un peu vite, le fait que ce soit des moustiques ( a partir de la reference aux pates je crois)
peut être isi tu augmente encore le flou ou que tu trouve des images qui fasse vraiment plus analogie avec les vampires ( je dis encore plus hein, parce qu'au début c'est pas mal)
bref, un texte très sympathique qui mérite encore (à mon avis) d'être un peu travaillé pour vraiment essayer de surprendre le lecteur (vu que ça doit être le but)
merci pour ce texte
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Déjà, merci pour ton commentaire :)
Je vais revoir certains détails, en effet, mais ça fait du bien d'avoir un avis neuf sur un texte de ce type, parce qu'à force de le lire c'est pas forcément évident ^^
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Salut Olibrius on s'étaient croisés sur ma présentation !!
Bon déjà je dois te dire que j'adore ce genre de textes, l'idée est excellente !
Ton texte ressemble à une nouvelle je trouve qui aurait pour but d'avoir une chute qui surprend le lecteur. C'est très intéressant car cela nous tient en haleine pendant tout le récit. Je trouve que c'est bien écrit, fluide, le vocabulaire est très bien utilisé. J'utilise un vocabulaire un peu plus élaboré mais justement parfois c'est un défaut car je n'emploie pas bien certains mots.
Le seul truc que je reproche à ton texte est que la chute est prévisible, je l'ai compris très vite, presque dès le début. Mais je pense que tu peux continuer dans cette voie là et essayer de mieux nous camoufler certains détails comme quand tu décris les moustiques ou quand tu parles de galeries.
Bref, je t'encourage donc à continuer et j'espère voir d'autres textes !
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Salut Olibrius,
Dès la vitre, j'ai pensé à un insecte... donc si le but du jeu est de prêter à confusion pour arriver à une chute "ah ! ce sont des moustiques !", d'autres passages seraient alors aussi à revoir.
Mais je ne crois pas que ce soit un texte "à chute", si ?
A la fin ils meurent mais le suspense reste quant à la fin de l'humanité. C'est là-dessus peut-être qu'il faudrait enrichir le texte. En effet, une colonie intelligente de moustiques qui crée une arme contre les humains, c'est plutôt SF et c'est super cool. Pourquoi ne pas exploiter plus ce côté là ? J'ai l'impression que ta fin est un peu forcéd, en tout cas je doute que tu aies commencé le texte en visant cette fin là, si ?
Rémi
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Bonjour à tous les deux !
Déjà, merci d'avoir pris le temps de commenter :)
Ensuite, eh bien c'était bien une nouvelle à chute :-X
C'est drôle de voir à quel point l'interprétation du texte change selon l'interprétation du lecteur, notamment si le lecteur devine directement que c'est un moustique !
Enfin, comme je vois que pour la plupart vous le devinez rapidement, je vais travailler à donner un visage plus "vampirique" aux moustiques, et je vous reposterai ça !
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Merci à toi de nous montrer autant d'acharnement à ré-écrire ton texte, je trouve que c'est très bien et tu progresseras très vite !
Je ne le fais pas assez justement, il faudrait que je copie ton acharnement !
Continue comme ça et tu pourras produire des textes de qualités supérieurs !
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Salut Olibrius,
Tu as vraiment beaucoup changé l'esprit de ce texte. Je comprends mieux pourquoi tu l'as posté sur une nouvelle occurrence.
Il est plus riche concernant les motivations du narrateur, de son espèce et cela introduit un côté science-fiction que n'avait pas le texte initial.
Ceci étant dit, ma première remarque reste d'actualité: la chute n'est pas assez étayée et vu qu'elle est facile à voir venir, elle gagnerait à un traitement plus détaillé, à l'instar des motivations du personnage principal.
Je salue ton opiniâtreté à réécrire à ce point un texte. Bravo !
:mafio:
Donald
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Merci pour votre soutien !
J'ai publié la dernière version, si vous pouviez encore vous donner la peine de la relire pour encore la commenter, ce serait vraiment sympa :-[